dimanche 25 novembre 2007

Le vaccin anti-grippe et la maladie d'Alzheimer

"Le vaccin anti-grippe est constitué de fragments d'ARN double brin, il bloque donc certains gènes. Ce dernier, injecté à des personnes âgées, dont les gènes des cellules se ralentissent ou diminuent leur production, va donc bloquer certains gènes déjà déficients,comme exposé par le prix Nobel. Il en résulte un fonctionnement anormal des cellules, au premier plan desquelles les neurones ! D'où la floraison actuelle grandissante des cas d'Alzheimer qui grèvent le budget et la vie des citoyens et qu'on tend à nous faire croire inéluctable et pourvoyeuse d'emplois !", écrivait le webzine canadien Mondialisation le 28 novembre 2006.
Telle une rumeur, l'information s'est ensuite propagée sur la toile jusqu'à réapparaître dernièrement sur le forum e-santé notamment où des internautes s'inquiétaient de l'utilité ou des contre-indications liées à ce traitement, en cette période propice à la grippe.
Y a-t-il réellement un lien entre le vaccin anti-grippe et la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson ? Info ou intox ?
Le site Mondialisation est connu pour être provocateur, alarmiste et polémiste. Il n'hésite pas à avancer des propos sans avoir la moindre preuve ou à publier textuellement l'opinion de personnes lésées ou des arguments fallacieux pour faire de l'audience. Cela fut encore récemment le cas avec l'affaire de l'Arche de Zoé. Il faut donc déjà se méfier a priori de leurs commentaires et de l'objectivité avec laquelle ils publient des contre-vérités.
L'avis des scientifiques
Dire que le vaccin anti-grippe est dangereux ou provoquerait la maladie d'Alzheimer est de la désinformation.Influenza, le virus de la grippe. Document U.Cape Town.
Pour déclencher la production d'anticorps afin que l'organisme lutte contre le virus de la grippe, influenza, dont on voit une photographie à droite, il faut ajouter à l'antigène sélectionné une substance qui stimule la réponse immunitaire, ce qu'on appelle un adjuvant. Dans ce cas ci, il s'agit d'un sel d'aluminium. Il est utilisé pour fabriquer de nombreux vaccins (DTP, contre l'hépatite, la rage, etc) afin d'augmenter leur efficacité.
Dans certains cas, il faut éviter la réaction immunitaire liée au vaccin.
En effet, on peut comprendre que certains patients en bonne santé s'inquiètent d'une réaction bénigne. Mais le vaccin représente surtout un risque pour la personne ayant d'importants risques cardiaques et pulmonaires. Dans ce cas, le patient doit choisir le moindre mal après discussion avec des médecins spécialisés.
Le virus de la grippe évolue rapidement. C'est pourquoi ce vaccin est actualisé chaque année. Le vaccin peut créer des réactions plus ou moins violentes, notamment mimer temporairement les symptômes de la maladie, mais il n'entrainera jamais de complications.
Sur la population, il est démontré que le vaccin anti-grippe fait plus de bien que de mal, bien qu'on ne puisse pas certifier qu'il soit avantageux pour chaque personne individuellement, tout dépendant de son état de santé et de son système immunitaire.
La toxicité de l'aluminium
Reste la question de la toxicité de l'aluminium. A forte dose, cette substance peut effectivement provoquer des maladies, ainsi que l'explique le mensuel suisse Que Choisir.
Les synapses des cellules nerveuses.L'hydroxyde d'aluminium est présent dans le sang humain à des concentrations d'environ 15 µg/litre (mais elle n'est pas mesurée lors d'une analyse sanguine). Il est principalement absorbé par voie orale, au cours de l'alimentation.
Les seules réactions connues et imputables à l’aluminium contenu dans les vaccins sont des réactions inflammatoires locales.
Des chercheurs ont constaté que dans certaines maladies dégénératives du système nerveux, dont les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, les cellules malades contenaient plus d'aluminium que la normale. On a également constaté qu'à fortes doses, à partir de 60 µg, l'aluminium était toxique pour les cellules de soutient des neurones et pour l'organisme en général.
En revanche, aucune étude n'a pu démontrer qu'aux doses médicinales, les sels d'aluminium vaccinal ingérés seraient à l'origine d'un déséquilibre métabolique et conduiraient au stockage de cet aluminium dans le corps. Tout ceci est pure spéculation, raison pour laquelle l'OMS a maintenu l’usage des vaccins contenant de l’aluminium.
Le lien avec la maladie d'Alzheimer n'est pas démontré non plus. Rien ne dit que cette maladie dégénérative ne surviendrait pas beaucoup plus tôt dans la vie du patient, ni plus que le seul apport massif d'aluminium serait responsable de cette maladie.
Dans ce contexte, on pourrait tout aussi bien invoquer l'effet de la pollution, des champs électromagnétiques, des OGM voire un châtiment divin ! De telles affirmations sont irrationnelles et ne font qu'alimenter la polémique, le débat est stérile car rien ne permet encore de démontrer la moindre de ces théories et d'un lien de cause à effet.
Si vous êtes en bonne santé, il est donc inutile de vous alarmer. Bien sûr, il y a de plus en plus de personnes victimes de la maladie d'Alzheimer, mais c'est essentiellement la conséquence d'un processus biologique naturel lié au vieillissement de la population.
Reste donc à chacun d'évaluer l'intérêt du vaccin en fonction du risque supposé et du bénéfice avéré.
La vaccination contre la grippe
La grippe est une maladie infectieuse qui se déclare en 1 ou 2 jours. Elle est relativement grave en cas de complication car elle touche à nos organes vitaux.
Notre système immunitaire se défend difficilement contre les virus. Contrairement aux bactéries qui sont vivantes et autonomes et que l'on peut tuer avec des antibiotiques, les virus ne sont pas vivant en soi. Ils doivent infecter des cellules hôtes pour se répliquer et mutent facilement au cours de ce processus.
Dans le cas de la grippe, notre système immunitaire a peu ou aucune expérience de la souche H5N1, influenza A. Autrement dit, nos anticorps ne la reconnaissent pas et ne peuvent donc pas détruire le virus.
Quand nous disposons par hasard des anticorps adéquats, généralement, c'est pour la sous-souche H5 ou une souche apparentée. La réponse de notre organisme est soit lente ou tardive voire inefficace. Dans ce cas, la seule solution est le vaccin.
A partir de 65 ans, la vaccination contre la grippe est recommandée et même obligatoire pour toute personne travaillant dans un institut de santé ou en contact avec des personnes à risque. Dans tous les cas, demandez l'avis de votre médecin généraliste.
La vaccination doit être administrée entre septembre et novembre, l'épidémie ayant son pic d'activité fin février comme le montre ce graphique de l'évolution de la grippe et des infections respiratoires aiguës en Belgique.
Le vaccin protège contre la grippe après 10 jours et reste actif durant au moins 6 mois.
Pour plus d'information sur les différentes formes de grippes, consultez les plans pandémiques européens et Influenza.

1 commentaire :

  1. j'avoue je n'ai même pas lu la totalité de l'article
    j'ai simplement percuté sur le terme ALZHEIMER............ allez voir chez les allemands et les USA ce qu'ils en pensent de l' ORIGINE de la maladie d'alzheimer.Vous ne serez pas déçu!!!!!
    Quand aux vaccins ce n'est plus une culture de germe mais bien une culture des SOUSSSSSSSSSSSSSSSSSS.
    Combien de labo différents se battent sur marché pr le vaccin de la grippe: au moins 4!!!!!
    Et le vaccin contre le cancer de l'utérus????Il existe depuis belle lurette à l'étranger.
    Que fait la france????????

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