vendredi 9 janvier 2015

Durcir la politique européenne antiterroriste

Si "Charlie" veut continuer son beau métier et encore nous faire rire demain avec son humour "crasse" comme le considèrent certains - disons plutôt insolent - , il faut être réaliste et prendre conscience que le monde a changé depuis les attentats du 11 septembre 2001 et on peut même dire depuis 50 ans.
Les terroristes ont remplacé leur arme de poing et leur pistolet par des armes de guerre et des missiles, ils  ne communiquent plus par courrier ou talky-walkies mais par Internet et GSM et ne font plus partie de petits cellules nationalistes mais d'organisations terroristes internationales.
Vers des réformes
A présent que des Français pacifiques et même désarmés ont été sauvagement assassinés chez Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, que leur courage et leur sacrifice ne soient pas vain et que tous les gouvernements en tirent la leçon.
Puisque la France veut jouer à égal avec les Etats-Unis et l'Angleterre notamment, qu'elle se donne les moyens de ses ambitions ou arrête de jouer dans la cour des grands au risque de subir encore d'autres attentats.
Ce n'est pas une menace mais la conséquence logique de la politique étrangère et interventionniste de la France et dans une moindre mesure des autres pays européens membres de la coalition de l'ONU.
C'est aussi le résultat de la liberté d'expression quand elle entre en conflit avec la culture de peuples vivant dans des régimes non démocratiques ou des extrémistes qui jugent que ceux ne pensent pas comme eux doivent être condamnés à mort, même pour de simples dessins.
Et à ce sujet, puisque tous les états démocratiques sont solidaires et potentiellement ciblés, c'est toute l'Europe qui doit revoir sa politique antibanditisme et antiterrorisme.
Ce n'est pas non plus "une guerre de civilisation" comme l'a évoqué Sarkozy; le terrorisme est un régime de terreur qui n'a rien à voir avec une "civilisation" en particulier. Décidément monsieur Sarkozy à des idées bien étroites voire xénophobes, indignes d'un démocrate. Logique me direz-vous, il est républicain et surtout de droite, une autre forme d'extrémisme.

Ce bébé né le jour de l'attentat, a déjà le poing levé, tout un symbole. Document Ledadableu.
La guerre contre la barbarie
Il est grand temps que le gouvernement Hollande et les services de renseignements prennent conscience que leur politique étrangère, intérieure et d'immigration sont trop laxistes et inefficaces puisque n'importe quelle cellule terroriste peut agir sur le territoire, même celles fichées par les services de renseignements !
C'est ce qu'on appelle un dysfonctionnement et plus précisément un défaut de surveillance, des analyses mal interprétées et un manque d'action. Mais dans ce cas ci, il fut fatal pour 17 personnes en l'espace de 3 jours !
Responsabilités et libertés
Comme ailleurs en Europe, la France a décidé qu'un intégriste pouvait rester sur le territoire dès lors qu'il n'avait pas commis de meurtre. Il est temps que cette politique change.
A entendre certains politiciens, les chroniqueurs de Charlie Hebdo auraient été irresponsables en jouant avec les terroristes sur le ton de l'humour.
Mais qui est le plus irresponsable ? Le caricaturiste qui ne fait pas de politique et se limite à communiquer par le biais de dessins et d'images humoristiques ou le politicien et toutes les équipes de renseignements qui ne prennent pas la mesure du risque terroriste ? Le journaliste qui relate des évènements ou le politicien qui refuse d'investir dans un plan de lutte antiterrorisme pour soi-disant éviter de se mettre à dos son électorat ?
Une telle situation ne serait jamais survenue aux Etats-Unis où ces terroristes n'auraient même pas pu mettre les pieds sur le sol américain (cf. la TSA No-Fly List qui reprend plus de 95000 individus). Par ailleurs, aux Etats-Unis tout passager, même étranger, est tracé, jusqu'aux données de son compte bancaire (une technique que le Parlement européen n'apprécie pas mais qui pourrait changer).
Selon Charles Pellegrini, ancien chef de la lutte contre le banditisme, actuellement la France n'a pas les moyens de lutter contre le terrorisme. Cet aveu de faiblesse d'un ancien responsable donne le frisson. Il faut donc d'urgence augmenter le budget alloué à cette lutte.
De la même manière, l'Europe doit durcir le contrôle aux frontières, notamment à propos du trafic d'armes, et ne plus tolérer le moindre écart des intégristes présents sur son territoire.
Dans ces domaines, la politique européenne est bien trop laxiste, timide et bon enfant quand on la compare à celle des autres grandes puissances.
Sous prétexte que nous vivons en démocratie, tout semble permis. Mais c'est totalement faux. Vivre dans un Etat de droit signifie que les citoyens ont des droits mais aussi des devoirs. Et le premier est de respecter la vie humaine, le second celui de respecter la loi et notamment l'interdiction d'inciter à la violence, à la discrimination et au racisme à l'égard d'autrui.
Dessiner serait-il devenu un acte incitant à la haine et aussi criminel que celui qui porte une arme d'assaut ?
Jusqu'à preuve du contraire, en démocratie, dessiner des personnages dans un journal d'actualité ou ailleurs, même des caricatures acerbes n'est pas offensant ni un crime, c'est juste divertissant et parfois comique. Même les enfants dessinent des soldats ou des religieux, ce n'est pas pour autant qu'ils ont des idées xénophobes ou criminelles ! C'est juste la liberté de s'exprimer et il n'y a pas à y voir autre chose sauf dans l'esprit des extrémistes.
Plan de lutte antiterrorisme urbain
Si l'Europe veut vraiment aider les migrants honnêtes et pacifiques, il est tout à fait possible de s'en occuper tout en durcissant les politiques nationale et européenne envers le grand banditisme et les intégristes religieux.
Nous avons expliqué dans l'article consacré au terrorisme qu'on peut lutter contre ce fléau sur plusieurs plans simultanément : politique, financier, économique, éducatif, etc.
Dans les attentats perpétrés contre les membres de Charlie Hebdo et les policiers, on a constaté que les Etats-Unis ont immédiatement collaboré avec les services de renseignements français. Cela n'aurait pas été le cas avant les attentats du 11 septembre 2001. Le changement de stratégie en cette matière a donc été utile.
Mais le fait que ces assassinats aient eu lieu et que cette action fut suivie le lendemain par deux prises d'otages (probablement fomentées par la même cellule terroriste) qui firent quatre morts parmi les civils prouve que tout le monde a été surpris, y compris les services de renseignements.


Il faudrait donc changer les procédures et les adapter au terrorisme urbain avant d'assister à un nouveau carnage.
Parmi les nouvelles mesures, pourquoi n'adopterions-nous pas les politiques citoyennes suivantes qui ne vont pas à l'encontre des droits de l'homme ni des lois :
- Modifier la législation afin de faciliter la lutte antiterrorisme et notamment pour neutraliser toute tentative de guérilla urbaine (plus de caméras de surveillance, fichage des suspects, détention préventive, amendes plus sévères, extradition, expulsion plus rapide, etc).
- Renforcer la surveillance des prosélytistes islamistes et exclure plus rapidement ceux suspectés d'organiser le terrorisme. Certains sont en Europe depuis qu'ils sont nés et agissent pratiquement à visage découvert depuis des années, sans que les services de renseignements ne les inquiètent. S'entendre dire "nous les connaissons" par les autorités et constater ensuite que ces terroristes ont commis des attentats où sont des récidivistes, est une situation intenable qui impose un changement radical de stratégie et beaucoup plus de fermeté.
- Collaborer plus étroitement avec tous les pays luttant contre le terrorisme et mieux surveiller les pays à risque. En effet, si les pays européens n'ont aucune antenne dans les pays d'où proviennent les terroristes ou dans les pays où ils s'entraînent, autant dire qu'ils sont aveugles et sourds et deviennent une cible toute désignée pour les terroristes.
- Retirer la double nationalité à ceux qui la possèdent, sans exception. La personne garde sa première nationalité (en principe celle de ses parents), quitte à ce qu'elle fasse ensuite des démarches pour changer de nationalité.
- Accorder plus de moyens (budget et personnel) aux services de renseignements et de lutte contre le grand banditisme et le terrorisme. On estime qu'il faudrait tripler le budget français consacré à la sécurité nationale et à la lutte antiterrorisme (sans garantir évidemment que le risque sera réduit à zéro). La Belgique a également immédiatement besoin d'au moins 200 fonctionnaires.
- Accorder en parallèle plus de moyens à la Justice (plus d'avocats, plus de séances, etc). Si le pouvoir judiciaire appréhende plus d'individus, ces derniers se retrouveront automatiquement sur le banc des accusés. Sans avocat, pas de justice, et sans justice ce sont les fondements même de la démocratie qui vacilleront.
- Renforcer la collaboration entre les services de renseignements et les autres services de sécurité (il est notoire que la communication entre ces services - GIGN, RAID, BRI, DGSE notamment - passe mal en France) ainsi qu'avec les services secrets des pays alliés, notamment américains (qui dans cette affaire en savaient bien plus que les services français) et de tous les pays modérés impliqués dans la lutte contre le terrorisme.
- Surveiller les réseaux sociaux, fermer les sites Internet incitant au terrorisme et poursuivre leurs auteurs.
- Renforcer la surveillance aux frontières de l'Europe et notamment dans les aéroports locaux, les zones portuaires, les transports en commun et les routes aux frontières de l'espace Schengen.
- Créer un fichier central des données des passagers des transports aériens (PNR) comme le demande depuis des années l'Europe
- A la première sanction pénale, que les individus non européens fichés par les services de renseignements (il y a plus de 5000 personnes sur le sol français proches ou membres de cellules intégristes dont environ 1500 combattent en Irak) soient expulsés et reconduits dans leur pays d'origine.

Carte du terrorisme et de la violence politique 2014. Document AON.
Nombre d'attentats (confirmés ou potentiels) perpétrés en Europe jusqu'en 2012.
Si les islamistes radicaux ne sont pas les plus actifs, ils ont prouvé qu'ils étaient les plus barbares.
Autant réduire ce risque en modifiant notre arsenal législatif et le motus operandi des services de sécurité.
Bien entendu, la France n'est pas le seul pays qui doit revoir l'organisation de sa sécurité intérieure. La Belgique, l'Angleterre et l'Allemagne notamment sont également confrontés aux mêmes problèmes.
Les cellules terroristes en sommeil
Le risque le plus dangereux auquel les pays démocratiques sont confrontés est l'inconscience de sa population et la naïveté des autorités face à la violence organisée.
En effet, au cours des dernières décennies, la population a eu le sentiment d'être en sécurité alors que l'Etat sait pertinemment bien à travers les comptes-rendus de son pouvoir exécutif que des groupes révolutionnaires et des cellules terroristes sont en sommeil (ce qui veut dire qu'elles gardent un oeil ouvert sur l'actualité) ou tentent d'organiser des attentats dans les principales villes européennes.
Mais ce n'est pas en mettant 10 milliards d'euros sur la table (tous services confondus y compris la sous-traitance) pour lutter contre le terrorisme qu'on va avancer et réduire le risque si l'agent infiltré ou le policier doit remplir dix documents et contacter autant de services pour obtenir l'autorisation de mettre une personne sur écoute, en garde à vue prolongée ou pour appréhender un terroriste potentiel venant de se réveiller. Dans l'intervalle, le suspect a bien eu le temps de disparaître et même de quitter temporairement le pays.
D'un autre côté l'Etat ne veut pas non plus céder sous la menace terroriste ni transformer le pays en un état policier où les libertés seraient brimées sous prétexte que nous sommes (potentiellement) menacés.
Pourtant, vu ce qui c'est récemment passé en France, il va falloir réduire ce risque coûte que coûte au risque qu'il y ait rapidement une place de libre au Ministère de l'Intérieur ou au siège du Gouvernement des pays les plus menacés.


L'existence même des cellules terroristes en sommeil - il en existerait une vingtaine en Europe de l'Ouest selon les services de renseignements - représente un risque de sécurité majeur auquel nos gouvernements ne font pas suffisamment attention.
Si l'Etat s'en donne les moyens et réforme son système judiciaire, il peut assez facilement tracer les individus suspects jusqu'à leur compte en banque et leurs appels téléphoniques et agir rapidement dès que l'alarme vire à l'orange (jugement, amende, emprisonnement, expulsion, extradition, etc).
C'est d'ailleurs ce que font déjà les services de renseignements et de police en fonction de leurs moyens. Malheureusement l'actualité nous a démontré que c'était très insuffisant.
Mais ces réformes et ces nouvelles procédures administratives ont un prix et peuvent très rapidement se voir opposer les droits de l'homme. Toutefois, l'intérêt suprême de la nation peut toujours valider ce genre de réforme.
Nous verrons dans les prochaines semaines et prochains mois qu'elles sont les plans d'actions imaginés par le gouvernement français et ceux des pays limitrophes.
En parallèle, il y a la méthode douce, celle qui passe par l'éducation et l'intégration des plus jeunes.
Education et intégration
Sur les plans éducatif et social, à tous les niveaux de pouvoir, l'Etat doit se donner les moyens de former la jeunesse, y compris sur le plan moral, de suivre leur évolution et les aider dans leur intégration dans la société.
C'est parce que certaines personnes sont désoeuvrées, isolées, paumées et ont perdu tous leurs repères qu'elles deviennent des proies faciles pour les groupes radicaux qui vont directement profiter de leurs faiblesses et de leur naïveté pour les attirer dans leur piège machiavélique.
Enfin, sur le plan médiatique, les journalistes et autres chroniqueurs ont un rôle citoyen mais également éducatif très importants à jouer car c'est à travers les journaux et les médias que le public s'informe et s'instruit et forge de plus en plus son opinion.
Sans que leurs propos deviennent "paroles d'Evangile" comme c'est parfois le cas pour certaines personnes peu critiques, l'information est devenu la pierre angulaire de nos sociétés et mérite un traitement encore plus spécifique que par le passé en accordant notamment une attention toute particulière à l'éthique, y compris à l'authenticité des informations, aux dérives et aux mauvaises interprétations.
Toutefois on ne peut pas s'auto-censurer sous prétexte qu'on risque de froisser tel ou tel groupe de la population comme le pensent certains, y compris des journalistes et même le Pape. L'éducation et la pédagogie peuvent ici aider chacun à développer les bonnes pratiques en matière d'information et d'instruction sans pour autant réduire le rayonnement de la démocratie et des libertés.
Du bon usage d'Internet
Si Internet doit rester une plate-forme d'expression libre de toute contrainte, c'est également le support favori des groupes terroristes et autres criminels. La démocratie est incompatible avec leur idéologie. Il est donc important qu'Internet reste un médium universel multiconfessionnel et multiracial, à usage pacifique et tolérant.
Au lendemain des attentats, le gouvernement français demande aux citoyens de signaler tout propos qu'ils auraient lu sur les réseaux sociaux incitant à la violence à l'égard d'autrui (et notamment favorable aux attentats ou prônant le terrorisme) sur le site internet-signalement.gouv.fr rattaché au Ministère de l'Intérieur.
Les sanctions sont sévères; les auteurs de ces propos risquent 9 ans d'emprisonnement. Les dénonciations mensongères sont également sanctionnées de 5 ans d'emprisonnement et jusqu'à 45000 € d'amende.


Vous pouvez également signaler les contenus subversifs ou illicites trouvés sur Internet sur Point de contact.net.
Enfin, vous pouvez également signaler des comportements inadéquats que vous constatez sur Twitter.
Vous pouvez également signaler les propos ou les images que vous jugez subversives sur YouTube.
Dénoncer des individus incitant au crime n'est pas de la délation, au contraire, cela fait partie de votre devoir de citoyen.
Une nouvelle politique citoyenne européenne
Ces changements de la politique sécuritaire ne peuvent pas être mis en place sans une politique "citoyenne". En effet, il faut d'abord sensibiliser le public à ce changement de politique. Renforcer les contrôles et la surveillance notamment sont contraignants pour tout le monde, y compris financièrement pour l'Etat.
Se greffe sur ces questions purement pratiques, les questions très sensibles relatives aux droits de l'homme et aux libertés individuelles (cf. le Patriot Act américain dont voici une critique et ce qu'il est advenu du statut des prisonniers du camp de détention de Guantanamo).
Après l'attentat chez Charlie Hebdo et les prises d'otages, on peut imaginer que les Français accepteront un renforcement de leur sécurité intérieure et que le gouvernement reverra sa politique étrangère.

La France a déjà décidé de mobiliser 10000 militaires pour assurer la sécurité des points sensibles. Toutefois, le rôle de l'armée n'est pas celui d'assurer la sécurité des civils ou la veille anti-terroriste en temps de paix. Qu'elle assure ce type de mission de manière exceptionnelle en renfort des forces de police est une chose, mais elle ni formée ni destinée à cette fonction. Document AFP.
Si des politiciens ou le public s'oppose à ce changement, nous prenons tous le risque que les guérillas urbaines et les assassinats d'innocents deviennent plus fréquents. Pesant le pour et le contre, le choix devrait être vite fait.
Mais la France ne peut pas agir seule ou son action n'aura que des effets limités. S'imposer un niveau de sécurité supérieur alors que de l'autre côté de la frontière les souris dansent, n'a pas beaucoup de sens.
La France fait partie de l'Union européenne et de l'OTAN qui peuvent chacune collaborer afin d'harmoniser et simplifier les plans de lutte contre le terrorisme.
Si la France durcit ses positions et renforce son arsenal législatif, alors les autres pays européens et leurs alliés doivent également modifier la manière dont ils coopèrent avec la France et durcir également leur politique sécuritaire.
L'Europe a donc son mot à dire et nous l'attendons avec impatience. Mais pour l'instant, à part la manifestation silencieuse des fonctionnaires à Bruxelles, c'est la grande muette, comme si le Parlement européen avouait son impuissance. Ce n'est pas rassurant. Espérons qu'il prépare une réponse ferme et durable.
Ceci dit, rappelons que la Directive européenne 2001/97/CE impose des sanctions contre le blanchiment d'argent et le Conseil de l'Europe dispose depuis 2005 d'une convention pour la prévention du terrorisme.
Donc nous savons que l'Europe y travaille mais elle pourrait être un peu plus loquace et nous expliquer ce qu'elle propose pour harmoniser la lutte contre ce fléau au vu des derniers évènements.
Pour plus d'informations
Le terrorisme ou l'apologie du crime, Luxorion
Les cellules terroristes en sommeil : un risque sous-estimé (sur ce blog)
European Union Terrorism Situation And Trend Report 2014 (TE-SAT 2014), Europol
Police et sécurité : dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, Loi n°2014-1353 du 13 novembre 2014, Assemblée Nationale (F)
La lutte contre le terrorisme "n’autorise pas tout", AFP, CNCDH dans Libération, 26 sept. 2014
Monsieur Cazeneuve, votre loi antiterroriste est antidémocratique, AFP, Libération, 18 sept. 2014
TSA No-Fly List.
Cet article a été envoyé au journal Libération et posté sur le forum Polémique du journal Le Soir.

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