dimanche 9 septembre 2007

Les conséquences d'une séparation de la Belgique

La télévision belge diffusa voici quelques mois un docufiction intitulé "Bye bye Belgium" réalisé par Philippe Dutilleul, annonçant la séparation de la Belgique d'une manière si authentique qu'elle trompa même certains ministres d'Etat au point que l'administrateur de la télévision reçut un avertissement du CSA pour avoir mélangé les genres sans préavis.
Cette émission était-elle prémonitoire ? A l'heure où la Belgique est sans gouvernement depuis 3 mois en raison de divergences d'opinions concernant les questions communautaires qui empoisonnent la vie politique, la question de la scission de la Belgique revient au devant de la scène. Analysons brièvement cette problématique et les conséquences d'une éventuelle scission de la Belgique.
D'abord un rappel de l'histoire géopolitique de la Belgique.



Une question politique
Qui demande la séparation de la Belgique ? C'est une revendication qui émane des quelques rares partis extrémistes flamands que compte le pays dont le Vlaams Belang, faisant écho aux nationalistes flamands qui ont voté en faveur de l'autonomie de la Flandre.
Cette situation est confirmée par trois sondages récents montrant que 40 à 45% des Flamands sont favorables à l'indépendance. Mais cela signifie également que plus de 55% des Flamands et notamment les partis modérés, majoritaires, ainsi que plus de 80% des Francophones ne sont pas de cet avis. Dans l'ensemble, près de 70% des Belges veulent maintenir l'union du pays, y compris dans des fiefs situés au coeur de la Flandre comme Anvers. En fait, aucun parti démocratique ne demande la séparation.
La question préoccupant moins d'un tiers de la population, faut-il dès lors lui accorder autant d'attention ? Certainement dans un Etat de droits où l'on respecte les minorités, du moins du chef de la Communauté française qui ne supporte aucune forme de ségrégation ou d'extrémisme ! La question de l'indépendance de la Flandre est une question politique entretenue par des partis d'Extrême droite ou partageant leurs vues ainsi que par des groupuscules de sympathisants foncièrement racistes et intolérants, un sentiment qui se développe en fait dans tous les pays d'Europe subissant fortement la pression des étrangers.
Les arguments des Flamands
Quels sont les arguments évoqués par les Flamands pour revendiquer leur autonomie et la séparation de la Belgique ?
1. Une Belgique à deux vitesses
Il y a d'abord le faux problème que la Flandre doit supporter les contre-effets d'une Wallonie paresseuse et corrompue qui a raté le train de la modernité. Les Flamands extrémistes (Flamingants) mettent en exergue le système soi-disant instauré par le Parti socialiste francophone depuis quarante ans qui serait un système qui vit du chômage plutôt que du travail et entretien la corruption ! Or c'est totalement faux et un cliché suranné. Au cours des dernières années, les statistiques économiques ont démontré que la Wallonie a rattrapé son retard et se développe même dans certains secteurs plus rapidement que la Flandre.
Quant à la corruption, le gouvernement Wallon a pris le problème à bras le corps depuis des années et a déjà coupé les branches pourries, notamment à Charleroi et à Liège.
Les Flamingants oublient de dire que la corruption sévit également chez eux. Que font-il pour y remédier ?
2. Le financement des entités
Les Flamands reviennent également avec des questions financières plus générales impliquant l'Etat fédéral, comme celles de la dette extérieure ou du prix de la sécurité sociale par exemple, sans oublier la question du financement et de la gestion de Bruxelles.
S'il est vrai qu'actuellement la Flandre est 22% plus riche que la Wallonie, les Flamands ont la mémoire courte car ils oublient que pendant des décennies, du temps où les industries textiles, les charbonnages et la métallurgie étaient florissantes en Wallonie, celle-ci faisait appel à de la main d'oeuvre d'origine flamande. Ce sont les citoyens wallons qui les ont aidés à supporter leur déficit afin que la Flandre arrive à relever la tête. Belle ingratitude que d'oublier le passé ! Cet argument, les ministres d'Etat francophones l'ont toujours en travers de la gorge. Tant qu'on y est, les Flamands peuvent aussi remettre en question le poids de la dette extérieure qu'ils supportent à concurrence de 61%. On y reviendra.
3. Le financement de Bruxelles
Sur cette question, Flamands et Wallons ont un point de vue diamétralement opposé. Pour les Wallons, Bruxelles est bien géré mais manque d'argent alors que les Flamands estiment que les francophones gèrent mal Bruxelles. Problème structurel ou financier ? Il est avant tout structurel, dans la manière dont les communautés financent la capitale et en tire profit à ses dépens.
La capitale fait notamment travailler des Flamands et des Wallons - cela représente 350000 navetteurs - et produit sa propre richesse. Toutefois, une étude publiée en 2002 précise que Bruxelles a besoin d'environ 500 millions d'euros chaque année pour répondre à ses obligations envers les deux autres communautés. Sans cet argent, la capitale court à la faillite.
En cas de scission de la Belgique, les communautés Flamandes et Francophones devront trouver un moyen de refinancer Bruxelles sans léser les Bruxellois tout en rétribuant les communautés à leur juste valeur. Il y a peu de chance que cela passe par de nouveaux impôts directs, les Belges étant déjà taxés au maximum (45%).
Les richesses produites par Bruxelles doivent d'une manière ou d'une autre se transformer en ressources budgétaires. Aux fiscalistes d'explorer de nouvelles pistes. L'une d'entre elles pourrait être d'imposer les travailleurs dans la région où ils travaillent plutôt que là où ils résident.
4. La question du français
Enfin, selon les Flamingants, quand un Francophone parle de la Belgique, il serait attaché à un Etat francophone unilingue, dédaignant les droits de la communauté flamande ! Cet argument est également totalement faux et pure allégation gratuite ! Croire cela équivaut à refuser le statut de la Belgique moderne et la réalité des flux migratoires. Ces extrémistes imaginent que la majorité des Belges vivent encore comme il y a deux générations au moins où, de fait, la Belgique était francophone et où les habitants de La Panne, Ostende, Gand, Anvers ou Louvain, situés en territoire Flamand, étaient fiers de parler français ! Aujourd'hui, c'est une vision presque colonialiste et tout à fait dépassée.L'agglomération bruxelloise et les 6 communes à facilités (entre parenthèses le nombre de francophones). Document de source francophone. Ce n'est pas non plus de la faute des Francophones si la majorité des étrangers qui s'établissent en Belgique parlent français (d'où la réticence des Flamands à leur accorder le droit de vote). C'est ainsi depuis l'indépendance du pays (1830) et le sera plus encore dans les années à venir du simple fait que le français est une langue internationale qui arrive en deuxième place derrière l'anglais et qui se pratique dans 35 pays dont beaucoup de pays européens, contrairement au néerlandais. On ne peut empêcher la population de parler français si elle le désir et où elle veut, n'en déplaisent aux Flamingants.
Ceci dit, en économie, on voit mal comment une entreprise pourrait se développer si ni les commerçants ni les clients ne se comprennent. Il est donc obligatoire que le commerçant s'adapte à ses clients et fasse donc l'effort de parler leur langue, au risque de perdre sa clientèle. Quant à envisager une séparation de la région Wallonne de la Communauté française qui englobe Bruxelles, c'est exclu. Politiquement, non seulement cela va diviser les deux communautés et affaiblir les revendications francophones, mais Bruxelles est la capitale européenne et participe au développement du pays, et notamment de la Wallonie. Il est donc plus que nécessaire de renforcer ce lien économique, d'autant plus que beaucoup de Wallons travaillent ou étudient à Bruxelles. De plus, ainsi que le montre la carte ci-dessus, dans au moins six communes flamandes à facilités situées en périphérie de Bruxelles, les Francophones sont majoritaires (par ex. Linkebeek: 80%, Wezembeek-Oppem: 75%, Drogenbos: 75%, Crainhem: 76%, Rhodes-Saint-Genèse: 56%, etc) mais ne peuvent pas exprimer leurs droit linguistique parmi d'autres. La Communauté française ne peut donc pas les laisser tomber.
Mais la Flandre n'abandonnera pas non plus ces communes aux francophones car, si elle ne le dit pas ouvertement, elle sait très bien que dans la plupart de ces communes résident des familles riches payant un cadastre et des impôts à la hauteur du prestige de leur propriété de haut standing.
Des citoyens en quête de libertés
Que veulent réellement la majorité des Belges ? Des besoins tout simples. La population souhaite pouvoir travailler, se déplacer, s'exprimer et vivre là où elle veut, librement, comme dans tout Etat démocratique respectant les libertés fondamentales universelles. La constitution belge et le pouvoir législatif des différentes communautés garantissent ces droits. En revanche, chaque communauté est également en droit d'édicter ses propres règles tant qu'elles n'entrent pas en contradiction avec des lois plus générales, nationales ou européennes. A défaut, le conflit se réglera devant la Cour européenne de Justice à La Haye.Le drapeau de la Flandre.
Or pour des raisons bassement ségrégationnistes, les Flamingants souhaitent un affrontement direct avec les Francophones et regagner soi-disant leur liberté. Ces Flamingants veulent non seulement ignorer tout le passé et le passif de la Belgique et notamment l'aide que la Wallonie consacra durant des décennies à la Flandre, mais ils interprètent également à leur façon les lois nationales et internationales ! En Flandre par exemple, c'est le droit de la terre qui prime sur tout autre droit. C'est intolérable ! Sur leurs terres flamandes par exemple, la population doit respecter des lois racistes et discriminatoires : obligation des citoyens de parler la langue de Vondel sous peine de ne pouvoir y résider, monolinguisme obligatoire des autorités publiques (ils ne feront pas l'effort de vous répondre dans une autre langue), aucun support envers les communautés francophones ou étrangères établies sur ses terres, etc. A une époque où les directives européenne vont dans le sens opposé, les positions du gouvernement Flamand ne sont ni tolérables ni crédibles. La meilleure preuve est que les Flamingants considèrent que Bruxelles est soi-disant en territoire Flamand (ils se basent sur le droit du sol) et pensent pouvoir lui appliquer leur droit communautaire. Or aucun Bruxellois francophone - ils sont plus de 90% - ne considère qu'il vit en Flandre et ne tolère cette ingérence, que dis-je, ce diktat de la Flandre !
La Belgique dans l'Europe
Bruxelles n'est ni en Flandre ni en Wallonie ! La région de Bruxelles-capitale bénéficie d'un statut légal particulier en tant que capitale de la Belgique et tire largement profit de son statut de capitale européenne (siège du pouvoir législatif du Parlement européen, du pouvoir exécutif de la Commission européenne et du Conseil de l'Europe notamment).
Etonnemment, les Flamingants considèrent également que Bruxelles est une ville francophone et disent clairement que moins de 9% de sa population parle néerlandophone. Mais ils considèrent qu'on y parle autant arabe que français pour en arriver à la conclusion que la capitale est peuplée de minorités d'étrangers et qu'il faudrait donner à Bruxelles un statut de condominium, celui d'une région cogérée par plusieurs pouvoirs, comme on l'a fait avec Washington, D.C.
Le drapeau de la région Bruxelles-capitale. Document T.Lombry.Il est évident qu'un tel point de vue repose sur une interprétation biaisée de la situation réelle de Bruxelles, puisqu'il n'y a jamais eu de recensement linguistique.
Les Belges francophones sont de fait majoritaires à Bruxelles, où l'arabe n'est parlé que par une minorité de gens. En 2005, il y avait 27% d'étrangers à Bruxelles, cela ne représente pas la majorité. Aujourd'hui, près de 60% des habitants de Bruxelles sont d'origine étrangère, un record en Europe voire dans le monde, mais bon nombre sont déjà naturalisés belges. Dans l'Europe du XXIe siècle, multinationale et multilingue, ouverte au monde extérieur, Bruxelles assure le rayonnement de la Belgique dans les secteurs économiques, industriels et culturels notamment. L'ignorer revient à refuser la réalité de la politique économique belge et ses relations internationales.
Conserver un attitude extrémiste est dépassée et ne peut conduire qu'au suicide de la Flandre. Pourquoi ? Car la Flandre ne tient pas compte des désirs de ses citoyens et encore moins de la réalité socio-économique qui dépasse ses frontières. En effet, aujourd'hui, un Etat ne peut survivre sans avoir un regard socio-économique rationnel : la séparation d'un Etat doit être bénéfique aux entreprises et à la population et donc s'orienter vers une vision globale. Appliquée à la Belgique, cela passe obligatoirement par un Etat fédéral ouvert aux autres communautés.
On peut réaliser des transfert de compétences entre communautés, mais si celles-ci n'ont pas la volonté de vouloir vivre ensemble ou du moins de collaborer, la séparation de la Flandre et de la Wallonie sera surtout source de problèmes pour les entreprises et les citoyens.
Des conséquences inattendues
Si les Francophones n'obtiennent pas une clarification claire des objectifs politiques des Flamands, les Francophones n'ont aucune raison de leur accorder la moindre concession. Autant acheter un chat dans un sac, n'est-ce pas ! Telle est la situation actuelle à la source du clivage entre les deux communautés linguistiques.
On sent très bien que certains partis et la population conservent une attitude émotionnelle face à la question de la scission de la Belgique. Mais l'émotion est un sentiment subjectif dangereux et dépassé en ce XXIe siècle, où la Belgique se développe dans une économie mondiale et où Bruxelles consolide son rôle de capitale de l'Europe.
Comme dans un divorce, pour se séparer il faut que les deux communautés passent une série de nouveaux contrats et de reconnaissances avec tous les acteurs nationaux et internationaux. Et par nature, ce n'est pas gagné d'office, sinon la ratification des contrats n'aurait aucune raison d'être.
Les drapeaux de la Flandre et de la Wallonie.De nombreuses études ont été publiées sur les conséquences socio-économiques d'une scission de la Belgique. En cas de séparation, le nombre de problèmes à résoudre est considérable et il n'y a pas aujourd'hui de réponses claires. Quelques chiffres sont toutefois avancés.
Parmi les problèmes à résoudre citons pèle-mêle quelles seront les collectivités qui seront souveraines, le statut des minorités, le statut de chacun à l'autodétermination, comment passer les frontières, quel sera le statut des frontaliers, comment gérer l'impôt des ex-sociétés "belges" établies dans les deux communautés, qui financera Bruxelles, que devient le statut de la monarchie, comment régler l'adhésion des communautés aux institutions internationales, etc. La Flandre devra également se débrouiller seule avec son nom pratiquement inconnu à l'étranger, et sans le support de Bruxelles. Voyez ce qui se passe aux Etats-Unis. Le petit Etat de Virginie par exemple fait sa promotion en ne parlant pratiquement que de Washington. Or la situation est plus simple là-bas que dans une Belgique fédérée et trilingue. La Wallonie n'a pas ce problème car Bruxelles est déjà intégré dans la communauté française mais cela nuira de toute façon à son image à l'étranger.
Enfin, la Flandre oublie également que son premier client économique, c'est la Wallonie et Bruxelles. Or sans client, pas de commerce. Si la Flandre exige la scission, on peut supposer que les clients francophones ne voudront plus travailler avec des Flamands et se tourneront vers les marchés Wallon, français et allemand, tout à leur bénéfice.
Le prix de la séparation
En cas de séparation de la Belgique, si les Flamands seront peut-être euphoriques dans un premier temps, le goût de la victoire aura rapidement un coup amer.
Actuellement, les Flamands gagnent en moyenne 22% de plus que les Francophones. En cas de séparation, s'ils gagneront l'impôt de tous les "frontaliers" qui travaillent en Flandre, ils perdront leurs cotisations sociales, les frontaliers étant pris en charge par leur pays de résidence.
Si la Belgique se sépare, plusieurs études confirment que, toutes choses étant égales, chaque Wallon perdrait jusqu'à 1900 € par an et chaque Bruxellois perdrait 200 € de son budget annuel. Cela aura un impact évident sur la politique du gouvernement Wallon et les aides qu'il accorde aux provinces ou aux villes défavorisées.
Dans le sud du pays, le taux de pauvreté passerait de 13 à 18%. Il y aurait quelque 170000 nouveaux pauvres. Le coût socio-économique sera très lourd pour les Francophones, mais les Belges ont connu pire au cours de précédentes crises politiques.
Dans un scénario séparatiste optimiste, la prospérité de Bruxelles serait sponsorisée par l'Union européenne, finançant la capitale de l'Europe par l'application de conventions internationales qui obligeraient les frontaliers à lui verser des impôts et des cotisations.
Encore faut-il que la ville reste capitale de l'Europe et que chacun conserve son emploi dans la capitale, ce qui n'est pas garanti si les institutions ou les entreprises déménagent.
Envisager le pire pour Bruxelles est un scénario possible mais il est très lointain et très hypothétique. Rien ne sert donc de projeter des plans sur la comète si celle-ci ne repasse pas. La prochaine génération aura le temps d'y réfléchir. Mais cela pourrait aussi arriver plus tôt qu'on ne le pense.
Les armoiries de la Belgique.Dans cette aventure, la Flandre sera certes gagnante à court terme avant d'être pénalisée, elle aussi, par des effets secondaires que les séparatistes semblent ignorer. Ainsi, si la Flandre récupère le pactol financier des transferts entre communauté ou vers le fédéral, il s'en suivra une baisse immédiate de l'impôt des sociétés et des personnes physiques (30% d'impôt au lieu de 45-55%) ce qui dopera la compétitivité des entreprises flamandes que l'on verra encore plus envahir le marché Wallon. Mais quelle société n'a pas un bureau ou un site de production installé dans l'autre communauté ? Revers de la médaille, ce séparatisme va créer d'énormes difficultés pour gérer les revenus de ces sociétés, au point de créer une concurrence fiscale entre la Flandre et la Wallonie.
Si les chefs d'entreprises se plaignent déjà de la lourdeur et de la complexité de l'administration, ils seront gratifiés ! En conséquence, il ne serait pas étonnant que les multinationales déménagent sous des climats plus cléments, à la fiscalité simplifiée. On peut imaginer les conséquences que ces fermetures entraîneront sur l'emploi.
Les Flamands oublient également que s'ils se séparent, ils devront assumer 61% de la dette extérieure du pays. Certes, elle est à plus de 99% détenue par des Belges et la Flandre peut la supporter, d'autant qu'elle diminue chaque année (passant de 137% du PIB en 1993 à 80% en 2007).
Mais alors que les Flamands refusent depuis 1948 un recensement linguistique de la population (c'est même interdit depuis la loi du 24 juin 1961) sachant très bien qu'ils sont minoritaires en comptant tous les étrangers, on peut se douter que soudainement les Flamingants seront en faveur de ce recensement pour réduire leur dette extérieure en dessous de 50% !
En 2007, cette dette s'élevait à plus de 280.5 milliards d'euros ! On peut en faire des choses avec quelques milliards d'euros...
Enfin, il y a des problèmes plus sournois qui n'apparaissent que si on a une vision à long terme des conséquences du séparatisme : le vieillissement de la population.
Du fait que sa population est plus nombreuse et vit sur un territoire exigu, la Flandre est très concernée par le nombre grandissant de ses retraités qui se soldera dans quelques années par un manque de main d'oeuvre, de terrains disponibles et des frais de santé de plus en plus élevés.
Si la Flandre peut supporter le coup durant une génération, à terme sa population ne peut pas s'en sortir plus riche. En fait, à long terme, toutes les études confirment que les trois régions seront pénalisées par une scission de la Belgique.
Si les médias flamands étaient capables d'expliquer cela à leurs concitoyens en insistant sur les conséquences économiques d'un scission de la Flandre, il est évident que les Flamands comprendraient qu'il s'agit d'un suicide collectif. Mais pire que cela, ils risquent d'entraîner dans leur chute les deux autres régions.
Pour plus d'information
Consultez l'article de la Libre Belgique "Bye-bye Belgium, une fiction révélatrice" ainsi que celui d'Actu24 "Séparation du pays: De Croo pose quelques questions clés".

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