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mercredi 1 août 2012

Outlook.com remplace Hotmail

Pour concurrencer Google et sa messagerie gmail, Microsoft vient de lancer Outlook.com. Après 16 ans de succès, Hotmail prend de l'âge et son interface est un peu démodé. Aussi Microsoft a décidé de remplacer ce produit par une nouvelle interface.
Outlook.com reprend notamment tous vos contacts dans les réseaux sociaux (Facebook, Linked In, and co) et de MSN, les notions de tuile propres à Windows 8 et le Skydrive (service de stockage).
L'outil se veut convivial, plus pratique et plus complet, aussi facile à utiliser avec la souris sur un ordinateur que sur une tablette tactile. A utiliser sans modération.


Vous pouvez télécharger Outlook.com en utilisant votre identifiant Hotmail ou Live.com.
Dernière nouvelle
Le produit est déjà un succès. Deux semaines après son lancement, 10 millions d'utilisateurs ont déjà installé Outlook.com.
Pour plus d'information consultez la présentation d'Outlook.com sur ZDNet.

samedi 28 août 2010

Microsoft Kinect : une nouvelle façon de jouer

Nintendo et Sony ont de quoi s'inquiéter avec la nouvelle invention de Microsoft : Kinect pour la console Xbox 360.
"Kinect" est un néologisme né de la contraction des mots "kinetic" (cinétique) et "connect".
Sans manettes de jeu
En effet, contrairement aux consoles WII et autres PS3, vous n'avez plus besoin de manettes ou de capteurs fixés sur le corps pour jouer.
L'installation comprend une console Xbox 360 redessinée (slim) équipée d'un disque dur de 250 GB et d'une connexion Wi-Fi, deux caméras et un micro que l'on place sur l'écran (TV).
Le système reconnaît votre voix, votre visage et vos mouvements. Vous pouvez ainsi jouer dans votre salon ou votre chambre en toute liberté.
Selon Microsoft, Kinect sortira le 4 novembre 2010 un peu partout dans le monde. La console sera vendue 249 € avec le jeu "Kinect Adventures" proposé à 149 €.
Démonstration :

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Avec cette nouvelle façon de jouer, Microsoft vient de se démarquer de ses concurrents. Malheureuseument Microsoft n'est pas réputé pour la qualité de ses produits, encore moins de ses consoles Xbox qui accusent un pourcentage certain de pannes. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Une invention, pas une révolution
Si l'invention revisite la manière de jouer virtuellement, ce n'est pas encore une révolution car il lui manque un élément essentiel : les sensations, le "retour de force".
En effet, c'est grâce à des manettes que vous prenez en main ou des capteurs corporels, que les consoles de jeux modernes vous permettent de ressentir la réaction du système, le volant ou l'objet qui résiste quand il répond à vos actions ou lorsque vous approchez des limites du système.
Or en utilisant un système comme Kinect, purement virtuel, sans aucun contact physique ou capteur corporel, il vous est impossible de ressentir l'action dans votre corps.
Vous ressentez juste vos propres gestes : les effets de vos propres mouvements exécutés virtuellement "dans le vide". Vous n'avez aucun objet en main qui pourrait produire un retour de force. C'est ici que Kinect atteint ses limites.
Ceci dit, la nouvelle console Xbox 360 accepte évidemment les manettes de jeu. Vous pourrez continuer à ressentir le retour de force et les vibrations mais pas avec les jeux Kinect.
Un marché de 53 milliards de dollars
En fait, en sortant cette nouvelle console, Microsoft s'adresse aux nouveaux clients qui n'ont pas encore acheté de console de jeu, faisant le pari qu'il prendra des parts de marché à ses concurrents. Nous verrons.
Actuellement les consoles Playstation de Sony représentent plus de 50% des ventes, c'est le leader inconstesté. Sony vend 4 fois plus de consoles que ses concurrents.
Microsoft peut-il relever le défi avec Kinect ? En tout cas, le géant de l'informatique se devait de réagir. En revanche, a-t-il choisi la meilleure solution ? Je ne pense pas.
Pour rappel, le marché des consoles de jeu est estimé à 53 milliards de dollars en 2010 et devrait, selon les experts, atteindre 87 milliards de dollars en 2014.
Dernières nouvelles : l'open source a gagné
Début novembre 2010, Phillip Torrone de la société new-yorkaise Adafruit spécialisée dans la vente de matériel électronique a offert 3000$ de récompense à la première personne qui créerait des pilotes open source (gratuits) permettant de faire fonctionner Kinect sur autre chose qu'une console Xbox.
A l'annonce de cet projet, le 7 novembre le usergroup "OpenKinect" a vu le jour et rassemble déjà 522 collaborateurs. Les choses ont ensuite été très vite. Le 10 novembre Hector Martin Cantero, un jeune informaticien espagnol âgé de 20 ans a publié des pilotes pour Linux accompagnés d’une démonstration en vidéo de ses possibilités. Démonstration.


Microsoft n'a pas réagi et c'est sans doute là que réside l'idée géniale du géant américain ! En effet, on peut supposer que Microsoft pense déjà qu'il va décupler ses ventes de Kinect en acceptant cette ouverture.
Notons que des chercheurs se sont également intéressés à la Kinect mais cette fois à des fins scientifiques.
Bravo Microsoft ! Mais curieusement son action côtée en bourse (MSFT) n'a pas encore accusé de hausse importante, même si la tendance est haussière. En toute logique, cela ne devrait pas tarder, avis aux amateurs.

jeudi 13 mai 2010

Microsoft et Facebook peuvent aider la justice

Nous savons tous qu'Internet n'est soumis à pratiquement aucun contrôle et est à ce titre un lieu de liberté d'expression. Mais cette liberté présente un revers.
Même si vous n'avez rien à cacher, voici une bonne raison de plus pour ne pas publier d'informations confidentielles sur Internet; vous ignorez ce qu'un hébergeur ou une société de vente en ligne peut en faire. Les malhonnêtes par exemple les revendent à des sociétés de mailing qui envahiront votre mailbox de courriers non désirables (spams).
Pour leur part, Microsoft et Facebook se soustraient à leurs responsabilités en fournissant des informations à la police et à la justice lors d'une éventuelle enquête.
Microsoft
Le site Cryptome a publié en mars 2010, un fichier contenant des informations sensibles appartenant au groupe Microsoft. Le fichier ne contient pas de mots de passe mais juste des informations tirées d'un dossier baptisé "Global Criminal Compliance Handbook".
Ce document contient les données des internautes utilisant les services de Microsoft : Windows Live Mail, Windows Live ID, Windows Live Space, MSN et Xbox Live.
Dans le cas de Windows Live Mail, selon ce document Microsoft peut fournir, sur demande officielle d'un juge, les adresses IP des connexions des 60 derniers jours, login, nom, prénom, lieu de résidence et adresse IP ayant permis la création du compte. Bref, des données privées fournies par l'utilisateur et celles de ses contacts.
Sur réquisition judiciaire des policiers pourraient également accéder à l'ensemble des e-mails stockés en ligne. Si les courriers ont été téléchargés et effacés du webmail de Microsoft, l'éditeur de Windows indique ne plus y avoir accès.
Pour Windows Live ID, en plus des données du Live Mail, Microsoft archive les dates et heures de connexion.
Pour Windows Live Space et MSN, les services de Microsoft peuvent fournir les contenus privés mis en ligne et les moyens de paiement associés au compte MSN, à une adresse IP enregistrée, etc.
Pour les joueurs, la plate-forme Xbox Live archive les informations fournies par les utilisateurs : date de naissance, nom, adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone, le numéro de carte bancaire, etc.
Microsoft a annoncé qu'il attaquerait "Cryptome" pour contrefaçon. L'entreprise américaine a toutefois annulé sa procédure.
Facebook
"Facebook confidential and property", tel est le nom d'un document interne à la société Facebook expliquant aux forces de l'ordre ce que le portail du réseau social international peut fournir aux autorités lors d'une réquisition judiciaire.
Facebook explique qu'il lui faut entre 2 et 4 semaines pour fournir l'identité complète d'un internaute concerné par une enquête : login, nom, prénom, adresse IP, date de naissance, e-mails connus, compte Messenger ID, numéro de téléphone, adresse et données concernant la période liée à l'activité illicite. Les logs sont conservés 90 jours.

Pour limiter l'accès à vos données, il y a peu de temps encore vous deviez cliquer sur plus de 40 options ! Heureusement, depuis mai 2010 et sous la pression de ses membres, Facebook a revu et simplié les menus de confidentialité.

Le document précise aux autorités : "L'équipe de sécurité de Facebook est en mesure de récupérer des informations spécifiques. S'il vous plaît, contactez Facebook si vous avez un besoin spécifique avant de nous délivrer une citation à comparaître ou un mandat".
Si vous souhaitez vérifier la privacité de vos données sur Facebook, consultez l'article du New York Times "Price of Facebook Privacy? Start Clicking" publié le 12 mai 2010 qui reprend le graphique présenté ci-dessus.
La responsabilité de Facebook est engagée
Précisons qu'aux Etats-Unis, où est abrité Facebook, très peu d'information sont du domaine privé. Même les photos que vous placez dans votre profil peuvent être revendues à votre insu à des tiers, notamment à des sites de rencontres. Toutefois, face à un avocat européen, vous pouvez défendre votre "droit à l'image" et interdire à Facebook d'utiliser vos informations privées. Mais pour y parvenir, il faut en principe leur faire un procès...
Questions : Que pense le Parlement européen de cette divulgation d'informations privées par Microsoft et Facebook à l'insu des Internautes ? Comment les Européens peuvent-ils contraindre ces deux sociétés de droit américain à ne pas divulguer d'informations privées ? Peut-on obliger Facebook à placer des serveurs en Europe comme l'a fait Swift pour éviter que des données confidentielles traversent l'Atlantique ? Si les internautes sont seuls responsables du contenu de leur profil, Facebook n'est-il pas responsable de leur utilisation ? Comment contrôler tout cela ?
Le Fisc belge aussi
En Belgique, le ministère des Finances utilise Facebook pour étudier le profil des internautes. "Facebook est une véritable mine d'or", a affirmé un jeune inspecteur, dans la presse flamande en 2008. "Des indépendants qui selon leur déclaration gagnent peu, mais qui n'arrêtent pas de commenter leurs hobbies coûteux sur Facebook. Des chefs d'entreprise qui déclarent un voyage d'étude en Chine comme dépense professionnelle et publient des photos d'excursions familiales sur leur page".
Interrogé à ce sujet, Bernard Ligot, le porte-parole du SPF Finances tenait à préciser que "c'est une initiative regrettable de la part d'un fonctionnaire trop zélé". Mais selon ce fonctionnaire, il s'agit d'une pratique courante chez les jeunes contrôleurs. Autant savoir.

mercredi 8 juillet 2009

Google Chrome prévu pour le second semestre 2010

Le webzine Ars Technica a annoncé de source sûre que le système d'exploitation "Google Chrome", le concurrent de Windows et destiné avant tout aux internautes, sortira au second semestre 2010. L'information a été confirmée par Google.
Google a expliqué que cet OS qui sera disponible gratuitement est open source (libre de droits) et léger, permettant aux utilisateurs d’accéder rapidement au web.
Google affirme que son système d’exploitation sera exempt de virus (sic!) du fait qu'il exploite une architecture de sécurité entièrement nouvelle articulée autour d'un noyau Linux. Le système à base de fenêtres sera compatible avec les processeurs de type x86 et ARM.
Cet OS est donc différent d’Android bien qu’il y aurait des recoupements de concepts et de fonctionnalités entre les deux plates-formes.

Certains experts estiment que Google Chrome a pris un mauvais départ. D'abord, ce ne serait pas le premier qui tenterait de s'attaquer au monopole de Microsoft et s'y casserait les dents. Seul point qui le différencie de son concurrent, Google a beaucoup d'argent.
Ensuite, si Google Chrome ne sortira pas avant un an, que feriez-vous si vous saviez que Microsoft sortira Windows 7 en fin d'année ? Vous n'allez pas attendre Google Chrome...
Enfin, et c'est le plus important (et le plus ennuyeux pour Google), Windows est au coeur des systèmes informatiques de 70% des sociétés et est utilisé globalement par 90% des informaticiens.
Etant déjà donc pénalisé au départ, ce n'est donc pas demain que Google gagnera cette bataille... comme ce n'est pas demain non plus que Microsoft gagnera la bataille des browsers où Google règne en maître incontesté (l'offre de Microsoft sur Yahoo! n'ayant toujours pas abouti).
Bref, la guerre entre les deux géants de l'informatique continue. Qui gagnera ? Les utilisateurs !

samedi 23 mai 2009

Mode d'emploi de Windows 7

Le webzine américain Gizmodo vient de mettre en ligne son mode d'emploi de Windows 7 RC1 (Release Candidate), une version corrigée et optimisée comparée à la dernière version beta (Build 7077) sortie en janvier 2009.
Après Clubic, Puissance PC et Pappy Geek parmi d'autres qui testèrent les performances et l'interface du nouvel OS de Microsoft au début du mois, Gizmodo décrit l'installation et l'utilisation de Windows 7 RC1, notamment sur un PC portable (Dell) et un MacBook.
Meilleur que Vista
Quel que soit vos connaissances en informatique, l'installation de Windows 7 RC1 est effectivement facile. Après un moment d'hésitation lorsqu'on perd ses repères avec Vista, les menus s'avèrent conviviaux, les drivers présinstallés, l'interface ergonomique et l'OS un peu plus rapide que Vista, bref que du bon.
Même l'import des images raw d'un APN réflex par le port USB, le transfert par l'interface Twain des images scannées et la lecture d'un DVD via le Media Center se sont déroulées sans anicroche.
Windows 7 RC1 est aussi plus performant et beaucoup plus stable que Windows XP, étant développé sur un noyau Vista. Mieux programmé, il exige également moins de ressources que Vista.
Mais derrière cette image conviviale, le webzine 01net a tout de même relevé 10 raisons pour que Windows 7 fasse "un bide", des remarques qui touchent tant à la compatibilité, l'absence de certaines options qu'il faut télécharger qu'à l'aspect commercial du produit et de l'intérêt réel de migrer sous Windows 7. Mais il relève aussi immédiatement dix autres bonnes raisons de l'utiliser.
Bref malgré le fait qu'il soit perfectible et plus un produit marketing qu'une révolution conceptuelle, Windows 7 les a séduits.
De son côté Gizmodo conclut à son tour que "l'interface graphique a plus évolué qu'il ne l'avait fait depuis des années", dispensant l'utilisateur de l'installation de drivers et autres "stupides codecs", "l'installation de gadgets pluggins est un jeu d'enfant, il est mieux sécurisé, bref il facilite la vie de tous les utilisateurs de PC", sentiment que tous les utilisateurs semblent partager.
Bien que Microsoft précise que cette pre-release ne doit pas devenir votre système d'exploitation, Gizmodo estime au contraire que cette version "le deviendra immédiatement".
Cela dit, méfiez-vous car la RC1 se plante encore de temps en temps. Dans ce cas là, heureusement qu'elle dispose d'un mode Windows XP où la compatibilité downward est totale (du moins avec les PC équipés de processeur AMD car le mode d'émulation XP semble parfois buguer avec les processeurs Intel, leur programmation étant plus pointue).
Signalons également que les constructeurs de logiciels y compris d'anti-virus (Kaspersky) ont déjà développé une version Windows 7 de leurs produits.
Téléchargement
Bien que Windows 7 ne devrait pas sortir avant les fêtes de fin d'année, la version RC1 est déjà disponible gratuitement en téléchargement depuis le 5 mai 2009. Vous pouvez la télécharger depuis le site du TechNet en français ou en anglais.
Une fois enregistrée, cette version RC1 est fonctionnelle, mais à compter du 1er mars 2010 (donc longtemps après la commercialisation de la version définitive), le système se coupera automatiquement toutes les deux heures.

Pour utiliser Windows 7, Microsoft recommande la même configuration que pour Vista, à savoir un processeur de 1 GHz, 1 GB RAM, 128 MB de mémoire graphique (supportant optionnellement DirectX 9 pour les fonctions Aero), et il occupe 16 GB sur disque.
Seul contrepoint, selon la rumeur, le prix de Windows 7 devrait être supérieur à XP et Vista.
Pour plus d'information, consultez le TechNet, Microsoft Store (Fr) et les liens précités.

mercredi 16 juillet 2008

Photoshop CS3 tourne-t-il sous Vista ? Bof...

Pour le lecteur qui se plaint de ne pouvoir installer Adobe Photoshopo CS3 sous Windows Vista, contrairement à ce qui disent la plupart des intervenants sur les forums, la version CS3 devrait tourner sous Vista. Et de fait, elle tourne sur certains PC, mais elle se plante sur beaucoup d'autres !
Ainsi, dans la Knowledge base "Technote", Adobe explique plusieurs méthodes pour résoudre certains problèmes techniques.
Mais personnellement, je doute que cela résolve tous les problèmes car de très nombreux utilisateurs se plaignent, peu importe les droits d'accès dont ils disposent, la vitesse du processeur ou la RAM disponible.
Toutefois Adobe insiste sur le fait qu'ils ne supportent pas le hardware et donc qu'il est possible que vous ayez une incompatibilité hardware (driver, etc)...

samedi 8 décembre 2007

Comment augmenter notre mémoire digitalement

La startup gérant le site web Miomi à l'intention d'augmenter digitalement la mémoire humaine en permettant aux Internautes de parcourir virtuellement le temps à la recherche d'événements.
Le projet Miomi
La startup britannique fondée par trois étudiants de l'Université d'Oxford, Charly Toni, Thomas Whitfield et Richard Schreiber, s'engage à "fournir une toute nouvelle manière d'enregistrer en ligne les souvenirs du monde".
Ses fondateurs font appel au public pour contribuer à l'expansion du site en y téléchargeant les "moments clés de leur vie" à travers des documents photographiques, vidéos, audios et textuels qui pourraient être partagés avec le monde, quelques amis ou même conservés à titre privé.
Ces souvenirs seront placés sur "une flèche du temps géante s'étendant de l'aube des temps au futur éloigné", a déclaré Miomi.
L'organisation des enregistrements historiques fait appel à des informations publiques de sources telles que Wikipedia, l'encyclopédie libre en ligne.
"Démocratiser le temps et l'histoire en capturant les souvenirs du monde" est un slogan qui peut paraître étrange. Certains se demandent si des Internautes peuvent s'intéresser au "futur éloigné" sachant que d'autres réseaux sociaux ont démontré leur déloyauté chronique, pour ne citer que Facebook. Toutefois, le projet a reçu l'approbation des géants du secteur.
En effet, Microsoft a déclaré que Miomi avait le potentiel d'être "le prochain Facebook ou même meilleur que Facebook".
Quand Miomi gagna la compétition "Idea idol" de l'Université d'Oxford (une version de Dragons' Den) en 2006, Brightstation Ventures, une société de capital à risque (venture) dit aux fondateurs de Miomi d'oublier le prix de 5000£ – et qu'à la place elle ferait "tout ce qu'elle pourrait" pour les combler.
Ce genre de business fait aujourd'hui l'objet d'une compétition acharnée, plusieurs concurrents souhaitant également créer des systèmes de "mémoire de substitut".
Selon les chercheurs, le but final de tels projets vise à permettre à un individu de 65 ans par exemple de trouver une conversation qu'il eut étant adolescent aussi facilement qu'un enfant utilise le moteur de recherche de Google.
Miomi, qui espère rentabiliser son projet en faisant de la publicité, a expliqué qu'il espère attirer un public allant des touristes souhaitant préserver les images de leurs vacances – où il existe pourtant déjà beaucoup de concurrents en ligne tels que Photobucket et Facebook – jusqu'aux "chercheurs de vérité" qui désirent révéler la réalité derrière, disons la guerre d'Irak, en accédant aux témoignages de témoins directs, un domaine traditionnellement couvert par les journalistes et récemment par les blogueurs.
Total reQuall
D'autres ventures s'intéressent à la façon dont on pourrait améliorer la mémoire humaine en lui associant reQall, un service développé le groupe américain QTech qui consiste en une "mémoire digitale" permettant aux utilisateurs de se rappeler des numéros importants, des pensées, des tâches et des événements.
Comme il est expliqué sur le site du développeur, quand un utilisateur compose le numéro de téléphone gratuit 1-888-9-REQALL, reQall convertit son message vocal en texte, organise son enregistrement et renvoie des rappels par e-mails, SMS et d'autres médias.
Le système est déjà opérationnel aux Etats-Unis, où Apple en fait la promotion pour son iPhone. reQall sera prochainement lancé en Angleterre.
L'un des cofondateurs et directeur exécutif de reQall est Rao Machiraju. Il fut responsable scientifique chez Apple pendant 10 ans.
MyLifeBits
Le principal projet similaire de Microsoft explorant la possibilité d'augmenter la mémoire humaine s'appelle MyLifeBits. Microsoft prétend qu'il est directement issu du projet visionnaire "Memex" du célèbre Vannevar Bush imaginé en 1945.
Gordon Bell, un membre de l'équipe de Microsoft et fondateur du Computer History Museum installé dans la Silicon Valley, a rassemblé ce qu'il appelle une "mémoire de substitut" sur ordinateur – le contenu de toute une vie sous forme de livres, cartes, CDs, lettres, mémos, articles, photos, présentations, films, enregistrements vidéos analogiques et sonores qu'il a stocké digitalement. "C'est à présent totalement numérisé", a expliqué un porte-parole de Microsoft.
Les opposants à cette technologie disent que les personnes âgées des pays occidentaux ne vont jamais payer pour accéder à un système de stockage numérique.
Les défenseurs du projet leur répondent que les conseillers de reQall comprennent Gordon Bell, responsable du Media Presence Research Group chez Microsoft et Peter Cochrane, responsable des technologies chez British Telecom. Une source proche de la société les décrit comme des "experts seniors d'un certain âge". Il ajoute "peut-être même que les plus grands esprits de la technologie pourraient trouver un avantage à utiliser cette mémoire à mesure qu'ils deviendront plus âgés."

mercredi 5 décembre 2007

Office 2007: le SP1 disponible le 11 décembre 2007

Bien que Microsoft se focalise actuellement sur le premier Service Pack pour Windows Vista et la troisième mise à niveau de Windows XP, la société de Redmond n'oublie pas son autre cheval de bataille, la suite Office.
Microsoft annonce qu'à partir du 11 décembre 2007, le Service Pack 1 pour Office 2007 sera officiellement disponible en téléchargement (sur le site français ou sur le site US), quelques mois plus tôt que prévu. Le Service Pack 1 de Windows Vista sera disponible au cours du premier trimestre 2008.
On sait encore peu de chose du Service Pack Office, si ce n'est qu'il va naturellement optimiser les performances du logiciel, sa fiabilité et la sécurité, tout en répondant aux désideratas des utilisateurs, selon John Rajunas, Account Technology Specialist chez Microsoft.
Le Service Pack 1 d'Office 2007 sera un upgrade critique pour l'équipe de développement "Office System" de Microsoft.
Cette mise à jour devrait, selon Microsoft, simplifier le déploiement de l'application dans les parcs en réseau, offrir officiellement le support de Windows Server 2008 et corriger les bugs des logiciels MS-Projet et Project Server.
Ce Service Pack 1 n'utilisera pas le système de mise à jour automatique (Automatic Update Deployment) qui fut une source de problèmes pour les utilisateurs, a rappelé Rajunas.

jeudi 29 novembre 2007

Microsoft annonce un update pour Windows Mobile

Microsoft a présenté sa deuxième conférence MobiUS le 29 novembre 2007 à Amsterdam. Le fabricant a brièvement annoncé la sortie de la prochaine version de son système d'exploitation Windows Mobile (idem en VF).
Non ! Il ne s'agit pas de la fameuse version Windows Mobile 7.0 alias "Photon" qui est prévue pour 2008, voire 2009 selon les mauvaises langues, mais d'une simple mise à jour plus que d'un upgrade de son OS pour mobiles et autres smartphones.
En effet, la volonté de Microsoft dépend également des fabricants de hardware. De ce fait, l'update logiciel qui leur sera livré au cours du premier trimestre 2008 fonctionne sur le matériel actuel et ne fait que modifier l'interface utilisateur (GUI) pour lui donner un air de ressemblance avec les produits concurrents tournant sur l'iPhone d'Apple évidemment, mais également sur le LG KE850 Prada, le Meizu M8 et le Samsung Ultra Smart F700 (alias SHG-F700).
De prime abord, l'interface est conviviale et comprend de nouvelles fonctionnalités forts attendues, qui étaient déjà disponibles sur d'autres mobiles. Avec cette mise à jour, Microsoft espère sans doute conserver ses clients.
Microsoft n'a pas donné de détails précis concernant les fonctionnalités et le GUI qui seront certainement communiqués dans les prochaines semaines.
Du coup, cette annonce à tout l'air d'un coup de publicité de Microsoft pour rassurer les fabricants face à l'offensive d'Apple, Samsung et autre Meizu qui proposent des OS propriétaires. Les clients et prospects n'ont rien à attendre d'une telle annonce qui ne fait que les frustrer davantage.

vendredi 2 novembre 2007

Intel et Microsoft proposent un PC portable à 200$

L'agence Reuters nous informe qu'Intel et Microsoft ont annoncé avoir livré 150000 ordinateurs portables "Classmate" au gouvernement Libyen au mois d'août dernier.Le PC portable Classmate.
Modèle alternatif au laptop XO proposé par la fondation OLPC, le Classmate est également destiné aux enfants des pays en voie de développement. Le prix est d'environ 200$, et donc en concurrence directe avec le modèle XO.
Ainsi, la concurrence s'attaque aujourd'hui au tiers-monde. L'OLPC de Nicholas Negroponte se demandait depuis quelques temps pourquoi ses ventes plafonnaient à 300000 unités... elle a aujourd'hui un début de réponse ! Intel annonce qu'il livrera d'autres PC à bas prix au Pakistan et bientôt au Nigéria.
Comme quoi, il n'y a pas de petits bénéfices pour les grands constructeurs qui se font même de la concurrence sur le dos des plus pauvres ! Décidémment, ces capitalistes n'ont aucune éthique.

mardi 30 octobre 2007

Microsoft veut créer la nouvelle génération de PC

Avec "l'Ultime ordinateur" tournant sous Windows, Microsoft envisage de créer un nouvelle génération d'ordinateurs pour tous les adeptes du "style de vie numérique".
A la différence d'Apple qui propose une plate-forme fermée tant au niveau du hardware que des logiciels - ce que Steve Wozniak, co-fondateur d'Apple a récemment déploré - et une ligne de produits propriétaires tournant autour des Macintosh et du Mac OS X Leopard, Microsoft fait des caprices en ce qui concerne l'originalité de ses produits qui pêchent pas leur banalité et leurs défauts.
Mais ce n'est pas pour autant que Microsoft n'essaye pas d'innover dans la conception d'ordinateurs tournant sous Windows et nous l'avons vu récemment avec l'étonnant "Surface computer".
C'est dans ce contexte d'innovation que Microsoft vient d'annoncer l'ouverture du concours Next-Gen PC Design Competition.
"Le thème de la compétition de cette année se concentre sur les conceptions qui peuvent aider les gens à assouvir leurs passions, que ce soit la musique, les voyages ou la photographie.
Les concepts de la deuxième génération de PC doivent présenter des scénarii et des fonctions permettant d'aider les utilisateurs à développer plus facilement leurs passions, plus puissants et plus agréables - et leur permettant même d'obtenir des résultats qu'ils n'avaient jamais cru possible. C'est également la première année où la compétition va considérer le logiciel et le hardware comme faisant partie intégrante de la conception du PC. Les participants devront se concentrer non seulement sur la conception, la forme et la couleur extérieures, mais ils devront également prêter attention aux programmes qui devront augmenter la passion que ressentent les utilisateurs. Les propositions retenues permettront de définir clairement les attentes du public des points de vue culturel, du style de vie, des habitudes et des pratiques des consommateurs", a expliqué Microsoft. Toutes les soumissions doivent parvenir à Microsoft pour le 14 décembre 2007 au plus tard.
La compagnie de Redmond insiste sur le fait que la compétition vise à établir un pont entre la communauté des concepteurs, les fabricants de PC et les consommateurs. Selon Microsoft, l'innovation, l'expérience et l'interaction de l'utilisateur, l'esthétique, l'intégration des technologies, Windows, la viabilité du marché, le processus de fabrication et l'écologie sont des critères qui seront pris en considération pour juger les solutions.
Le premier prix sera un chèque de 10000$, 5000$ sera offert au second lauréat et 2500$ au troisième lauréat. En complément, un Prix du Président d'une valeur de 10000$ et un Prix du Public d'une valeur de 2500$ seront également attribués.
Avec ce concours, il faut reconnaître que Microsoft cherche concrètement la façon d'intégrer son futur ordinateur avec le système d'exploitation, reprenant l'idée de Steve Wozniak, selon laquelle le système d'exploitation doit passer à l'arrière-plan et servir l'utilisateur, même si ce concours vise avant tout à booster les ventes de Vista.

lundi 22 octobre 2007

Microsoft a plié devant la Commission Européenne

Ainsi que nous le présagions le mois dernier, suite à sa condamnation en 2004 pour abus de position de dominante sur le marché des systèmes d'exploitation pour serveurs, la société Microsoft vient d'annoncer qu'elle acceptait de se plier aux exigences formulées par la Commission Européenne. Devant les foudres de l'Europe, Bill Gates a rompu le combat.Les foudres de l'Europe contre Microsoft.
Microsoft fournira donc à ses concurrents la documentation technique nécessaire pour garantir l'interopérabilité de leurs produits avec les siens.
Microsoft a également accepté de baisser les royalties pour accéder à cette documentation à un montant unique de 10000 €. En outre, le montant de la licence permettant d'utiliser certains brevets au niveau mondial a été ramené de 5.95% du montant total des ventes générées par les produits liés à ces brevets à 0.4%. A l'origine Microsoft demandait 7%.
Microsoft reverra également certaines de ses politiques de licence de façon à ce que celles-ci n'entravent pas les éditeurs spécialisés dans l'open source (les licences libres).
"Je me félicite que Microsoft a finalement pris des mesures concrètes pour appliquer complètement la décision de 2004. Il est regrettable que Microsoft les a seulement appliquées après un délai considérable, deux décisions de justice et l'imposition d'astreintes journalières", a déclaré Neelie Kroes, Commissaire européenne à la Concurrence. "Ces mesures garantiront aux concurrents de Microsoft sur le marché des serveurs, y compris ceux qui reposent sur le modèle de l'open source, un accès aux informations permettant l'interopérabilité à des conditions raisonnables, ce qui se traduira par une compétition et une innovation accrues sur ce marché", explique la Commission Européenne dans un communiqué. Reste à présent à l'Exécutif européenne à fixer le montant des pénalités de retard adressées à Microsoft.
Les abus ne sont plus tolérés
A travers cette décision, l'Europe conforme qu'elle jouer un rôle majeur sur le marché de la concurrence, rappelant clairement qu'elle ne tolère aucun monopole ni abus.microst
Le cours de l'action Microsoft depuis 1 an.Après avoir avoir essuyé une première condamnation en 2000 à propos de son navigateur Internet Explorer puis avec son Media Player et à présent avec son système d'exploitation, Microsoft n'a plus d'autre choix que de devenir raisonnable et d'accepter les règles du marché, celles de l'ouverte à la concurrence, sous peine de s'exposer à de nouvelles amendes s'il ne respecte pas les termes de cette décision.
Cela va permettre au marché de s'ouvrir aux logiciels libres, au consommateur de choisir librement les applications qu'il souhaite utiliser, ce qui peut conduire à une baisse du prix des logiciels. Tout cela est très bon pour l'économie de ce secteur.
Si Microsoft a compris la leçon, elle n'a pas affecté la santé financière de l'entreprise de Redmond ni la confiance des actionnaires. L'action Microsoft clôturait ce jour en hausse de 0.86% à 30.43$ sur le Dow Jones.
Rappel des précédents épisodes
Mieux qu'un roman de fiction, la saga des batailles judiciaires de Microsoft vaut bien un film.
Décembre 1998: l'éditeur de logiciels Sun Microsystems porte plainte contre Microsoft auprès de la Commission Européenne. Selon Sun, Microsoft l'évince du marché en refusant de lui donner les informations qui permettraient à ses logiciels pour serveurs de dialoguer avec les produits Microsoft (problème d'interopérabilité).
Février 2000: la Commission Européenne annonce qu'elle enquête sur un abus de position dominante du groupe américain dans le cadre du lancement de Windows 2000.
Août 2000: Bruxelles envoie une première liste officielle de griefs à Microsoft (basée sur la plainte de Sun), qui sera suivie par des listes plus exhaustives en août 2001 (Bruxelles dénonce l'intégration dans Windows du logiciel Media Player), puis août 2003 (proposition de mesures correctives).
24 mars 2004: La Commission Européenne reconnaît Microsoft coupable d'abus de position dominante tant sur le volet l'interopérabilité que sur le volet Media Player. Elle inflige une amende record de 497 millions d'euros et demande des "mesures correctives".
8 juin 2004: Microsoft dépose un recours devant le Tribunal de première instance de la Cour européenne de Justice (CEJ), demandant l'annulation de sa condamnation par Bruxelles.
25 juin 2004: Microsoft dépose un second recours à Luxembourg, demandant la suspension des mesures correctives dans l'attente du jugement sur le fond.
1 juillet 2004: Microsoft s'acquitte de l'amende de 497 millions d'euros.
22 décembre 2004: la justice européenne porte un premier coup à Microsoft en lui ordonnant d'appliquer les mesures correctives avant même que l'affaire ne soit jugée sur le fond.
23 mai 2005: la Commission fixe un ultimatum en demandant à Microsoft de se conformer entièrement à ses exigences avant le 31 mai, sous peine de lui imposer des amendes supplémentaires.
1er juin 2005: après d'ultimes propositions de Microsoft, la Commission reconnaît qu'il a fait des concessions importantes sur l'interopérabilité. Toutefois, elle met un bémol, estimant qu'il doit également fournir une documentation appropriée aux éditeurs de logiciels libres. Elle suspend provisoirement sa menace d'amendes, dans l'attente de l'arrêt de la justice européenne.
8 juin 2005: Microsoft distribue en Europe des versions de Windows purgées du Media Player.
5 octobre 2005: la Commission Européenne nomme un expert informaticien, Neil Barrett, chargé de l'aider à vérifier la bonne application des mesures correctives.
11 octobre 2005: les soutiens à la Commission Européenne s'amenuisent. Microsoft signe la paix avec RealNetworks, moyennant 761 millions de dollars.
21 décembre 2005: s'appuyant sur une analyse de Neil Barrett, la Commission Européenne envoie de nouveaux griefs à Microsoft. Elle le somme de prouver, avant le 15 février, qu'il se conforme aux mesures correctives sous peine d'amendes pouvant atteindre 2 millions d'euros par jour.
25 janvier 2006: Microsoft annonce qu'il va publier certaines parties du code-source de Windows pour ouvrir son produit à la concurrence.
15 février 2006: Microsoft répond dans les temps à la Commission Européenne qui analyse sa réponse.
22 février 2006: une nouvelle plainte est déposée contre Microsoft, par une association (ECIS) regroupant IBM, Oracle et encore Sun. La plainte vise notamment la suite bureautique Office ainsi que Windows Vista.
30-31 mars 2006: lors d'une audition à huis-clos, Microsoft tente de convaincre la Commission Européenne qu'il a bien respecté ses exigences.
24 au 28 avril 2006: Microsoft essaye de démontrer aux juges de la Cour européenne de Justice à Luxembourg (CEJ) que la Commmission a eu tort de le condamner en mars 2004.
17 septembre 2007: Le Tribunal du CEJ à Luxembourg inflige un camouflet à Microsoft en confirmant pour l'essentiel, la condamnation de la société, ainsi que l'amende de 497 millions d'euros. Cette fois, Bill Gates et ses avocats renoncent à faire appel de la décision.
22 septembre 2007: Microsoft annonce qu'il accepte les conditions, qu'il réduit ses prix et s'ouvre à la concurrrence. The End.

lundi 17 septembre 2007

La justice confirme la condamnation de Microsoft

Le Tribunal de première instance de la Cour européenne de Justice (CEJ) à Luxembourg a infligé un camouflet à Microsoft en confirmant ce 17 septembre 2007, pour l'essentiel, la condamnation très lourde pour abus de position dominante du groupe américain Microsoft, sanction déjà prononcée en mars 2004 par la Commission européenne, ainsi que l'amende record de 497 millions d'euros dont il était redevable. Bill Gates et ses avocats ont renoncé à faire appel de la décision. Bill Gates.
On peut supposer que suite à la confirmation des jugements antérieurs et au quasi doublement de l'amende (en juillet 2006, la Commission condamna Microsoft à payer 280.5 millions d'euros, décision contre laquelle Microsoft fit appel), devant la fermeté de la justice européenne et sa volonté d'ouvrir les marchés, les avocats de Microsoft ont compris qu'il valait mieux accepter le verdict que de s'engager dans un nouveau mauvais procès, probablement voué à l'échec et encore plus cher, qui n'a déjà duré que trop longtemps.
Un procès vieux de 7 ans
Il faut en effet se rappeler que tout commença en... février 2000 lorsque la Commission Européenne lança une enquête contre Microsoft pour abus de position dominante, suite à une plainte de l'éditeur de logiciels Sun Microsystems, complété en août 2000 puis en 2004 par un plainte pour abus de position dominante pour la documentation technique et le Media Player.
Malgré les "mesures correctives" et les bonnes intentions exprimées par Microsoft, trop c'est trop. Il faut un moment arrêter les frais et s'avouer vaincu, au risque de perdre de nouvelles parts de marché.
Ouverture et documentation du système
Parmi les points de la décision rendue contre Microsoft, le Tribunal a confirmé la décision de la Commission sur "l'interopérabilité", c'est-à-dire que Microsoft devait fournir des informations techniques à ses concurrents afin qu'ils puissent concevoir des logiciels compatibles avec son système d'exploitation Windows Server.
Selon les juges de Luxembourg, "l'absence d'une telle interopérabilité a pour effet de renforcer la position concurrentielle de Microsoft sur le marché et risque d'éliminer la concurrence".
Abus de position dominante
Deuxième point, le Tribunal a jugé que Microsoft a bien pratiqué "une vente liée abusive" en vendant automatiquement le lecteur Windows Media Player avec sa plate-forme.
Le Tribunal a estimé qu'il existait bien "une demande distincte des consommateurs pour les lecteurs multimédias" et que, "en dépit de la vente liée, un nombre non négligeable de consommateurs continuaient d'acquérir séparément des lecteurs multimédias concurrents".
Le Tribunal a considéré que cette pratique a "permis à Microsoft d'obtenir un avantage sans équivalent en termes de distribution pour son produit et de garantir l'omniprésence de Windows Media Player sur les PC dans le monde".
La Commission a fait valoir que l'affaire Microsoft était un "cas exceptionnel", avec des "abus particulièrement préjudiciables" de la part d'une entreprise "en situation de quasi-monopole sur un marché".
Une amende record
Troisième point, l'amende de 497 millions d'euros est confirmée et donc presque deux fois plus salée que la première amende de 2006. Microsoft l'a aussitôt payée. Il faut savoir qu'elle représente à peine 4% de son budget annuel.
Les conséquences
Selon Brad Smith, directeur-général du service juridique de Microsoft, les conséquences de cette décision n'auront pas seulement des effets à court terme, dans les prochains développements de Windows mais également à long terme dans la manière dont le marché va réagir face à cette décision de justice qui concerne tous les développeurs travaillant sur PC.
Neelie Kroes.En effet, non seulement cela forcera Microsoft à changer de stratégie commerciale et à proposer des produits plus ouverts à la concurrence, des documentations techniques moins cher, etc, mais cela va offrir un bol d'air aux entreprises concurrentes qui pourront enfin vendre leurs produits personnalisés pour l'environnement de Windows.
En revanche, selon la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, d'autres compagnies qui abusent actuellement de leur position dominante en Europe auront également du soucis à se faire à l'avenir.
Selon l'ECIS, une association qui comprend notamment IBM, Oracle et Sun Microsystems, cette décision de justice est "un grand jour pour les entreprises et les consommateurs européens" a déclaré Thomas Vinje, porte-parole de cette association qui s'oppose depuis des années à Microsoft. "Enfin, cette décision ouvre la possibilité d'une concurrence dynamique dans l'industrie du logiciel", a-t-il ajouté.
Ce sera aussi tout bénéfice pour les clients qui pourront enfin choisir librement les outils qu'ils veulent utiliser pour visionner des vidéos notamment, le Real Player d'Apple par exemple étant beaucoup plus utilisé que le produit de Windows, mais cela s'applique à toutes les produits.
Par ce geste du CEJ, l'Europe entend jouer un rôle majeur sur le marché de la concurrence et rappelle clairement qu'elle ne tolère aucun monopole ni abus. De plus cela réconforte le rôle de la Commission qui a vu ces dernières années ces décisions plusieurs fois annulées par la justice. Cette fois, un homme averti en vaut deux.

mardi 11 septembre 2007

Microsoft développe un système anticopie inviolable

En décembre 2006, Peter Gutmann, un expert informatique néo-zélandais, publia un long article qui fut remis à jour en juin 2007, dans lequel il critiquait vertement les mécanismes anticopies implémentés dans Windows Vista, les fameux droits numériques (DRM) visant à protéger les contenus multimédias dans le respect des droits d'auteurs.
Document T.Lombry.
Cet article avait soulevé bien des critiques, mais propagea surtout beaucoup de fausses rumeurs autour de Windows Vista, à se demander si cela n'avait pas été orchestré pour nuire à Microsoft.
On prétendait notamment que le nouvel environnement interdisait de lire les fichiers MP3 sur Internet où que les experts en imagerie médicale par exemple allaient établir de mauvais diagnostics du fait que Vista allait dégrader les images numériques, etc.
Même chose concernant les connexions vidéos. Vista n'autoriserait que la norme de protection HDCP (High-Bandwidth Digital Content Protection), dégradant volontairement les nouveaux formats Blu-Ray et autre HD-DVD pour éviter tout risque de copie. La liste des griefs est longue.
Pour répondre à toutes ces rumeurs, Nick White, Product Manager chez Microsoft et qui travaille dans l'équipe de Windows Vista a publié sur son blog une FAQ à propos de ce fameux DRM, remettant les choses à leur juste place.
S'il ne nie pas certains procédés anticopies, globalement Microsoft répond que Vista protège uniquement les fichiers multimédias si la politique de l'éditeur l'exige. Mais dans tous les cas, la qualité ne sera jamais inférieure à celle d'une enregistrement audio ou vidéo standard.
Quant aux fichiers MP3 et à l'imagerie médicale, les rumeurs sont totalement infondées. Si vous pouvez lire actuellement des fichiers MP3, des images ou des vidéos sous XP, vous continuerez à le faire sous Vista.
Visiblement la technologie DRM implémentée dans Windows Vista n'est qu'un prélude, car aujourd'hui Microsoft annonce son intention de développer un système anticopie inviolable.
En effet, le 4 septembre 2007, la société de Richmond a déposé une série de brevets afin d'insérer des filigranes (watermarks) inviolables dans les enregistrements audios.
Selon Microsoft, cette empreinte digitale est inviolable et indélébile. "Le filigrane est conçu pour survivre à tous les types de traitements, y compris la compression, l'équalisation, la conversion D/A et A/D, l'enregistrement analogique, etc. Il est également conçu pour survivre à une attaque malicieuse qui tenterait de supprimer ou de modifier le filigrane du signal, y compris en changeant l'échelle de temps ou de fréquence, le pitch, et l'édition par copie/coller", précise la description de l'invention.

lundi 10 septembre 2007

Microsoft se lance dans la traduction automatique

Microsoft vient de mettre en ligne un site de traduction automatique baptisé Windows Live Translator. L'annonce s'est faite discrètement car le service est toujours en version Beta.
Ce service permet de traduire des textes ou des pages Internet à partir d'une adresse URL, de l'anglais vers le français, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le japonais, le chinois et réciproquement, complété par quelques langues moins usitées.
La présentation de l'interface est bien conçue, mettant côte à côte le texte original et sa traduction.
Actuellement, la traduction de texte est limitée à 500 mots, bien qu'il soit possible d'indiquer une URL.
Le nouvel outil de Microsoft est basé sur la technologie Systran pour la plupart des traductions mais une option permet d'utiliser le système de traduction développé en interne par Microsoft et qui sert notamment à la traduction automatique des fiches du support technique de Microsoft (les fameuses KB).
A terme, cet outil sera intégré au moteur de recherche maison, Windows Live Search.
Parmi ses concurrents Babelfish d'Altavista me paraît d'emblée plus performant au niveau de la syntaxe, commettant moins d'erreurs de style (moins d'inversion de mots par exemple), alors qu'il utilise le même moteur Systran, même si son interface est désuet.
Babelfish propose également un plus grand choix de langues que le service de Microsoft, notamment des traductions du grec, du portugais et du néerlandais vers le français et réciproquement.
On peut également citer le service de traduction de Google qui est encore plus complet.
Dans ce contexte, l'outil de Microsoft n'apporte vraiment rien de neuf.

samedi 8 septembre 2007

Visionner les vidéos YouTube sans browser

Jusqu'à présent, les internautes qui souhaitaient visionner des vidéos YouTube n'avaient pas d'autre alternative que d'utiliser leur browser (Internet Explorer, Firefox, Safari, etc).
De nouveaux programmes permettent à présent de copier les vidéos en local pour les visionner sur votre PC, votre Mac, iPod, iPhone, console PSP et même sur un lecteur DVD.
Voici un éventail de solutions proposées pour les environnements Windows, MacOS et Linux.
Pour Windows
De nombreux programmes de conversions ont été développés pour l'environnement Windows.
My Video Downloader permet de télécharger les vidéos de YouTube. Le programme coûte 30$ mais il vous propose de l'évaluer gratuitement pendant 10 jours.
La version beta de RealPlayer version 11 permet de télécharger les vidéos de YouTube, Google Video et MySpace. Vous pouvez ensuite éventuellement les copier (brûler) sur un DVD.
Le produit facturé 30$ ne fonctionne que sous Windows XP et Vista. RealPlayer ajoute également un bouton "Download" à Internet Explorer ou Firefox.
Sous Firefox, la méthode est automatisée grâce à l'add-on Download Helper. Non seulement il supporte YouTube, mais il peut capturer n'importe quel fichier multimédia provenant pratiquement de n'importe quelle source et le télécharger sur votre PC.
Dans le même genre, citons également le plugin Video Downloader (mais à tester car certains utilisateurs disent que le dernier format d'image de YouTube crée des interférences).
Pour Apple
Il existe plusieurs solutions pour les fans d'iPod et autre AppleTV. Notamment le programme Podtube 2 facturé 5$ qui permet de télécharger et de convertir les vidéos provenant de YouTube, Daily Motion et MySpace. TubeSock 2.0 ne récupère que les fichiers YouTube et coûte 15$.
Prochainement (fin d'année), le programme Tubular, une variante d'iTunes, devrait également pouvoir télécharger les vidéos de YouTube.
Enfin, vous pouvez utiliser SaveTube. C'est une méthode primitive mais efficace. Elle consiste à copier l'URL du fichier vidéo de YouTube afin que SaveTube trouve le fichier correspondant dans le cache du serveur pour vous donner ensuite un lien afin de pouvoir le télécharger.
Après téléchargement
A moins d'utiliser l'une des applications précitées, une fois que vous avez téléchargé la vidéo au format Flash Video (FLV) depuis YouTube ou un autre serveur vidéo, vous devez encore convertir votre fichier dans un format compatible avec Windows Media Player ou QuickTime (pour iTunes et AppleTV).
Le format FLV est un standard supporté par de nombreuses applications, parmi lesquelles VLC media player qui est non seulement gratuit mais compatible avec toutes les plate-formes, KMPlayer, Moyea FLV Player, BitComet FLV Player, Desgraff FLV Player, GOM Player, Perian, Kaffeine ainsi que MPlayer et xine qui utilisent toutes deux FFmpeg, une application qui fonctionne sous Windows, MacOS et Linux.
Pour convertir un fichier FLV sous Windows, vous pouvez utiliser le programme gratuit Super ainsi que Zillatube qui coûte 30$. Les deux applications proposent de nombreux formats de sortie.
Pour Mac, vous pouvez simplement utiliser iSquint, une application gratuite qui convertit le fichier en format MP4 ou utiliser le programme TubeSock 2.0 coûtant 15$.
Pour Windows et Mac, vous pouvez également utiliser MPEG Streamclip, bien que les utilisateurs de Windows XP et Vista devront également télécharger la version Windows du QuickTime d'Apple, qui est également gratuite.
Enfin, les utilisateurs de Linux devront utiliser FFmpeg. Vous devrez taper la commande suivante pour lancer le script de conversion : ffmpeg -i fichier.flv -ab 56 -ar 22050 -b 500 -s 320×240 fichier.mpg
Voilà, c'est tout ce que nous propose actuellement le web pour visionner vos fichiers YouTube où que vous soyez, sur n'importe quelle plate-forme et dans pratiquement n'importe quel format.

samedi 25 août 2007

Le serveur WGA de Microsoft down jusqu'au 28 août

Certains d'entre vous ont probablement constaté vendredi soir ou ce samedi matin selon les pays, qu'il leur était impossible de procéder à certaines mises à jour ou à la validation de leur système d'exploitation Windows XP ou Vista sur le site Genuine Microsoft Software.
La raison est simple, le serveur WGA (Windows Genuine Advantage) de Microsoft ne répond plus. Ce serveur, qui travaille en liaison avec d'autres machines, inspecte certaines informations sauvegardées dans votre ordinateur ainsi que la clé fournie à l’installation pour valider le système.
Malgré ce problème, votre système peut continuer à fonctionner sans problème mais il pourrait également ne plus pouvoir activer les modes Aéro et Direct X.
En fait le système WGA est tombé en panne. Un message le confirme sur le forum de Microsoft : "Thank you for your response. I’m sorry to inform you that the Windows Genuine server might be down for few days. I have escalate the issue to our Genuine team, kindly try to validate again on Tuesday 28 Aug 2007." Signé Doug in Singapore.
Autrement dit, c'est par hasard qu'un employé de Microsoft a constaté le problème ce matin alors qu'il tentait également d'effectuer une mise à jour à distance.
Devant l'énervement des utilisateurs qui apprirent qu'ils allaient devoir attendre plus de 3 jours pour accéder au serveur, quelques heures plus tard, Phil Liu, le program manager du WGA a répondu sur le forum de Microsoft :
"We know, we're taking it seriously and we're working on it. I understand the frustration you all are going through. I'm investigating the issue right now.
I guarantee that we're working on this issue right now. For folks wondering, MACHINES ARE NOT SHUTTING DOWN with reduced functionality.
I guarantee that I will personally resolve this issue before I go to sleep - whether or not it is Tuesday I sleep. My goal is to identify a FIX for this issue - afterwards get you all what you are looking for, an explanation and cause.
The message from the Supportability team will be addressed appropriately as well. I encourage folks to keep an eye out on these forums.
I promise I will have an explanation and resolution as soon as humanly possible
." Affaire à suivre. Reste à chacun à prendre son mal en patience.
Après les serveurs de Google puis Blogger, ça commence à bien faire ! Tout cela ne fait que capitaliser l'intérêt pour les environnements Linux et Mac OS...
Dernières (bonnes) nouvelles
Samedi soir 25 août, heure américaine, on apprenait finalement que le serveur WGA était à nouveau "up and running". Vous pouvez donc retenter de valider votre système sur le site Genuine Microsoft Software. Voyez également les commentaires sur le blog MSDN.
Heureusement qu'il n'a pas fallut attendre 3 jours, sans quoi les techniciens de Microsoft auraient vraiment passé pour des farfelus !

vendredi 3 août 2007

Windows Vista: 20 services espions et 47 cookies

Voici quelques semaines, alors que nous parlions des cookies de Google, nous relations à titre d'exemple le fait que Windows Vista de Microsoft contenait également des dizaines de cookies et fonctionnalités cachées qui furent dénoncées par le webzine Softpedia.
Nous devons revenir sur cet événement car certains auteurs jugent que cette pratique n'a "rien de déviant" puisque l'utilisateur est prévenu dans les conditions générales d'utilisation ainsi que dans la licence, et qu'il peut désactiver certains de ces services dans les paramètres touchant la privacité et l'expérience qu'il souhaite ou non partager avec Microsoft.
Or cette pratique commence à fleurter dangereusement avec le respect de la vie privée, ainsi que nous allons l'expliquer.
Rappelons que Windows Vista cache pas moins de 47 cookies et 20 autres services dont la fonction consiste à collecter et à transmettre à Microsoft des informations sur les habitudes des utilisateurs, la plupart du temps à leur insu.
Les 20 services espions de Vista
Les services concernés sont décrits dans la licence EULA. Ce sont Windows Update, Web Content, Digital Certificates, Auto Root Update, Windows Media Digital Rights Management, Windows Media Player, Malicious Software Removal/Clean On Upgrade, Network Connectivity Status Icon, Windows Time Service, et IPv6 Network Address Translation (NAT) Traversal service (Teredo).
Microsoft affirme que malgré la présence de ces services et des cookies qui leur sont attachés, ces données ne sont pas envoyées à leur QG de Redmond. Dans ce cas, on peut alors se demander quel est l'intérêt de les avoir installés ?
Tout bon programmeur sait que l'interception de ces données ne pose aucun problème technique, les PC étant ouverts au monde extérieur à travers leur connexion Internet.
Mais Microsoft se contredit. Dans ses conditions générales et la licence, Microsoft précise que l'emploi des cookies vise à améliorer Windows Vista. Les données recueillies informent le constructeur des lacunes du produit afin que les programmeurs puissent l'améliorer. Elles permettent également à Microsoft de savoir quelles sont les options qui ne sont jamais ou presque jamais utilisées afin de les supprimer dans une version ultérieure.
Microsoft ne cache donc pas le fait qu'il collecte ces informations. Mais le problème est que l'utilisateur a peu sinon rien à dire à ce sujet. La seule chose qu'il peut faire est d'identifier les services assurant ce trafic et soit de les désactiver soit de ne pas les utiliser.
Si cette pratique ne lui plait pas, il l'a acceptée implicitement, car la licence stipule noir sur blanc qu'en utilisant ces options, vous consentez à transmettre ces données, tout en précisant que Microsoft n'utilise pas ces informations pour vous identifier ou vous contacter.
Mais comme Google et de nombreux fabricants de logiciels, Microsoft ne dit pas clairement ce qu'il fait de ces données et durant combien de temps il les conserve.
Seule concession faite à l'utilisateur, selon le service considéré, vous pouvez ou pas recevoir un avis vous avertissant que ces données sont collectées et partagées avec d'autres sociétés, dont seul Microsoft détient la liste et connaît le secteur d'activité.
Les cookies de Windows sont transmises à travers des "services de base d'Internet", selon le terme de Microsoft, mais dans les faits, ils permettent au constructeur d'avoir un contrôle total de l'ordinateur, y compris sur l'activation ou la désactivation de ces services à n'importe quel moment.
Vista et les 47 cookies
Comme si cela ne suffisait pas, Vista contient une collection de 47 cookies destinés à collecter vos informations "personnelles", c'est-à-dire celles de votre ordinateur et de ces programmes mais heureusement, pas encore jusqu'à votre numéro de portable, mais ce serait possible s'il est relié à votre ordinateur et si le cookie était installé.
Cette méthode de collecte d'information est légale tant qu'il n'y a pas tromperie comme dans certains abus concernant l'IP tracking (sur base de l'adresse IP de votre ordinateur, le site consulté augmente ses prix à chacune de vos connexions ou vous envoie des publicités notamment)
Comment fonctionnent concrètement ces cookies ? Vous comprendrez mieux leur fonction et ce qu'ils contiennent en installant l'un des outils suivants qui permet d'examiner les cookies en détails : IECookiesView pour Internet Explorer, et MozillaCookiesView pour FireFox.
Concrètement, vous avez sans doute un jour reçu un message sur votre écran vous invitant à mettre à jour un logiciel ou un driver. Cela fut possible parce qu'il y avait un ou plusieurs cookies du fabricant de ce logiciel sur votre ordinateur ! Vous avez également besoins de cookies pour vous connecter sur certains forums.
Comme les environnements NT ou XP, Windows Vista est capable de se mettre à jour ou de vous identifier sur un serveur sans votre intervention grâce aux cookies.
Dans le cas des logiciels, cela signifie que Vista doit scanner votre ordinateur pour connaître toutes les versions existantes et les comparer avec sa base de données. C'est le rôle du programme "Malicious Software Removal" qui, comme un espion, s'empresse d'informer Microsoft de tout changement opéré sur votre ordinateur, et même des erreurs système potentielles (cookie Event Viewer).
C'est aussi grâce aux cookies que Microsoft est informé de la qualité de son produit (cookie CEIP) et notamment de la compatibilité des drivers avec les périphériques (cookies Device Manager et Dynamic Update). Il sait également si vous utilisez Word ou un autre traitement de texte (cookie IME Word registration), et même si votre imprimante est pilotée par Microsoft (cookie Internet Printing).
Quant aux sites Internet visités, c'est le cookie Parental Controls qui transmet à Microsoft toutes les URL que vous avez utilisées. Enfin, car il faut bien s'arrêter, chaque fois que vous utilisez Windows Live Mail, Hotmail ou MSN Mail, Microsoft en est informé grâce au cookie Windows Mail, et la liste est encore longue !
La voici justement cette liste de cookies indésirables. Elle est décrite dans les soi-disant conditions protégeant la vie privée "Windows Vista Privacy Statement". Toutefois, Microsoft précise bien que cette liste n'est ni exhaustive ni applicable à tous les sites webs, services ou produits de la société. C'est de bonne augure !
La liste des cookies personnelles
Les cookies collectant et transmettant vos données personnelles à Microsoft sont : Activation, Customer Experience Improvement Program (CEIP), Device Manager, Driver Protection, Dynamic Update, Event Viewer, File Association Web Service, Games Folder, Error Reporting for Handwriting Recognition, Input Method Editor (IME), Installation Improvement Program, Internet Printing, Internet Protocol version 6 Network Address Translation Traversal, Network Awareness, Parental Controls, Peer Name Resolution Service, Plug and Play, Plug and Play Extensions, Program Compatibility Assistant, Program Properties—Compatibility Tab, Program Compatibility Wizard, Properties, Registration, Rights Management Services (RMS) Client, Update Root Certificates, Windows Control Panel, Windows Help, Windows Mail (uniquement avec Windows Live Mail, Hotmail ou MSN Mail) et Windows Problem Reporting.
Si cette liste n'est même pas exhaustive, elle suffit à se poser bien des questions sur la signification du "respect de la vie privée" pour Microsoft.
Si ici également, Microsoft ne cache pas non plus ses intentions, on constate qu'il profite largement du flou juridique en matière de protection de la vie privée, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, pour étendre son contrôle sur ses clients.
Les applications espionnes
Mais ne croyez pas que le contrôle s'arrête ici, et de loin ! Cinq autres cookies (Windows Genuine Advantage, Windows Defender, Support Services, Windows Media Center et Internet Explorer 7) collectent et transmettent également à Microsoft vos données personnelles.
Heureusement, vous pouvez les désactiver ou utiliser des programmes non Microsoft, ou ainsi que nous l'avons dit, arrêter certains services pour interrompre ce véritable réseau d'espionnage dont la finalité frise avec la légalité.
Parfois, heureusement, le logiciel vous demandera explicitement votre consentement pour transmettre l'information. Répondez "Non".
La lutte anti-terrorisme
Revers de la médaille, il faut enfin savoir que les données transmises à Microsoft peuvent être utilisées contre vous. C'est clairement indiqué dans un autre paragraphe du "Windows Vista Privacy Statement" qui précise que Microsoft peut divulguer les informations personnelles vous concernant si la justice l'exige ou si une telle action paraît justifiée pour protéger soit les intérêts de Microsoft soit la sécurité de l'un de ses salariés, d'un utilisateur de ses produits ou service ou encore un membre des services publics.
Derrière ces clauses, on comprend qu'il y a une décision de l'Administration Bush pour lutter contre le terrorisme.
Si l'internaute ne veut pas entendre parler de cookies, il n'a pas d'autre choix que de travailler hors réseau et ne jamais vouloir faire de mise à jour système ni de ses applications. Il n'y a pas d'alternative, si ce n'est de ne plus travailler sur ordinateur !
Si Microsoft prétend qu'il ne veut pas identifier ses clients ou leurs besoins, il faut savoir qu'à travers l'adresse IP et les cookies, Microsoft en sait suffisamment pour connaître votre pays, votre ville, jusqu'à l'armoire de répartition de l'opérateur installée dans votre rue, parfois jusqu'à votre habitation, la version et la langue de votre système d'exploitation, le type de navigateur Internet et la liste des logiciels que vous utilisez ainsi que les sites que vous visitez ! Le détail des connexions est encore plus précis si l'internaute est câblé en fibre optique.
En fait, Microsoft ou plutôt ses sociétés clientes ont surtout besoin de votre adresse IP et des cookies à des fins commerciales.
Windows ou plutôt Linux ou Mac OS ?
Si on recule de quelques pas et que l'on compare à présent Windows aux autres systèmes d'exploitation, que constate-t-on ? En fait, contrairement aux environnements système Unix et apparentés (Mac OS X, Linux, etc), il est notoirement connu que toutes les versions de Windows ont toujours manqué de sécurité, car il faut bien considérer les cookies comme étant parfois une porte secrète au service des fabricants.
Mais même des environnements comme Linux ou Mac OS X, réputés plus sécurisés, exploitent les cookies, notamment pour effectuer des mises à jour système et logicielles et pour vous connecter à certains forums.
En revanche, vous ne trouverez pratiquement jamais (mais il en existe) de spyware ou de virus sous Mac OS X ou Linux. Il y a bien quelques virus "proof-of-concept" mais ils ne sont pas vraiment là pour détruire (leur virulence est limitée à leur répertoire d'installation et s'ils s'effacent facilement), mais pour apporter la preuve aux concepteurs qu'il est possible de contaminer ces environnements.
Les environnements Unix et apparentés sont des systèmes fiables et performants, les programmeurs respectant des standards qui ont fait leur preuve.
Mais qu'il ne vous prenne pas l'idée d'installer une partition Windows sur votre Apple (via BootCamp) ou d'utiliser Windows CE sur un PDA, ce serait à nouveau ouvrir cette partition système aux virus, spywares et autres malwares.
Les produits Microsoft ont toujours été bugués et il n'est pas excessif de dire qu'ils font la honte de la micro-informatique. Dire que Microsoft est un virus n'est parfois pas exagéré !
Ceci dit, Microsoft reste le leader incontesté du marché avec plus de 90% des ventes d'OS, ne laissant que quelques pourcents du marché à Unix, Linux et autre Mac OS X. Alors, à vous de voir si vous voulez continuer à jouer le jeu de Microsoft, et jusqu'à quel point. Vous voilà averti.
D'un point de vue commercial, fin 2008, selon la société d'audit Net Applications, Microsoft représentait plus de 89% de parts de marché d'un gâteau estimé à 60.8 milliards de dollars. MacOS vient loin derrière avec 9.6% de parts de marché tandis que Linux ferme la marche avec 0.88% de parts de marché.

samedi 21 juillet 2007

Les sites Internet les plus fréquentés

Internet est fréquenté par deux Américains sur trois (70%) et par un Européen sur deux (40%). Connaissant par ailleurs les profits faramineux du secteur informatique et du e-commerce (Microsoft a fait un chiffre d'affaires de 12.5 milliards de dollars en 2006 et Google de 3.87 milliards de dollars), il est intéressant de nous pencher sur la liste des sites Internet les plus fréquentés.
Le site Internet le plus visité est MSN géré par Microsoft, qui reçoit quelque 220 millions de visiteurs uniques par jour, sachant toutefois qu'il intègre Hotmail, la plus grosse messagerie électronique du monde et Web Messenger, le chat room le plus fréquenté également. Google reçoit plus de 17.3 millions de visiteurs par jour (536.4 millions de visiteurs au mois de mai 2007), ce qui représente 12% de la population mondiale de plus de 15 ans, devançant le site de Microsoft qui reçoit 17 millions de visiteurs par jour et Yahoo! avec 15.2 millions de visiteurs par jour. Le site de rencontre AdultFriendFinder reçoit 7.2 millions de visiteurs par jour à la recherche de rencontres soft ou hard.
Dans ce Top 10, derrière eBay (5eme), Wikipédia (6eme) et Amazon (8eme), nous trouvons le premier site d'actualité, celui du New York Times qui reçoit 4.1 millions de visiteurs par jour. Apple arrive en 10eme place avec 3.9 millions de visiteurs par jour. Le site européen de partage vidéo Dailymotion reçoit 3 millions de visiteurs par jour, juste devant YouTube qui reçoit 2.9 millions de visiteurs par jour.
Ceci dit, un événement d'actualité peut également augmenter l'affluence : durant la mission spatiale MRO par exemple qui déposa les rovers d'exploration Spirit et Opportunity sur Mars (qui dure depuis 2004), les serveurs de la NASA ont enregistré 11 milliards de connexions en quelques mois, soit à peine moins que MSN !
Dans ce Top 10 ne se trouvent pas nécessairement les principales sociétés à travers lesquelles les transactions commerciales sont établies, mais elles représentent malgré tout pour les entreprises un point d'accès à un nombre inimaginable de clients potentiels, notamment à travers la gestion des "cookies" et autres mouchards (spyware) que ces sites webs installent sur nos ordinateurs dès que nous nous y connectons.
Ces données proviennent entre autre du site ComScore, un institut américain spécialisé dans les mesures d'audience. Vous trouverez également d'autres statistiques sur Internet WorldStats et A Stat a day.

samedi 14 juillet 2007

One Laptop Per Child ou le PC à 100$

Le 16 novembre 2005, le Président tunisien Ben ali inaugura le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) en présence d'une cinquantaine de chefs d’Etats et de gouvernements, de Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, auxquels se sont joints environ 10000 délégués.
L'initiative OLPC de Nicholas Negroponte
L’objectif de ce sommet fut d’examiner les moyens de combattre la "fracture numérique" Nord-Sud et de débattre de la gouvernance d'Internet, actuellement entre les mains de la société privée américaine ICANN qui gère seule les noms de domaine et les adresses IP.
Le prototype du PC à 100$ présenté au SMSI de Tunis en 2005 par Nicholas Negroponte en présence de Kofi Annan notamment. Notez la manivelle.Au cours du SMSI, le visionnaire professeur de technologie des médias et écrivain Nicholas Negroponte, ancien directeur et l'un des fondateurs du célèbre "MIT Media Lab" et du magazine "Wired", avait présenté son initiative "One Laptop Per Child" ou OLPC, un projet visant à offrir un ordinateur portable tel celui présenté ci-dessus, aux enfants des pays en voie de développement. Son projet consistait à fabriquer 15 millions d'ordinateurs portables vendus 100$ pièce aux Etats pauvres en l'espace d'un an.
Nicholas Negroponte avait déclaré : "Les ordinateurs portables sont à la fois une fenêtre et un outil : une fenêtre sur le monde, et un outil avec lequel penser. C'est un excellent moyen pour tous les enfants 'd'apprendre à apprendre' par le biais d'une interaction indépendante et de l'exploration".
Kofi Annan avait qualifié cette initiative de "stimulante" et affirmé qu'elle pouvait changer la vie dans les nations pauvres. "Elle détient la promesse de progrès majeurs pour le développement économique et social", avait-il affirmé lors de ce sommet.
L'initiative OLPC avait fait forte impression mais avait également généré des réactions défavorables (notamment du rédacteur du site Africa Computing) à la fois pour des raisons politiques (l'ordinateur passerait avant les questions de nourriture et de logement) et technologiques, notamment en raison de certaines particularités du prototype et des conditions de vente (une dynamo reliée à une manivelle faisait office d'alimentation, la taille du petit écran, l'absence de disque dur, le manque soi-disant de logiciels, 5 à 10 millions de commandes fermes et payées pour démarrer la chaîne de production, etc). Mais la plupart des griefs n'étaient pas entièrement fondés.
Depuis, on n'avait presque plus entendu parlé du projet. En fait Negroponte recherchait un fabricant et améliorait son prototype. En 2007, il présenta le modèle commercial : le portable XO.
Le portable XO
Le projet d'ordinateur à 100$ remonte à une idée imaginée par Nicholas Negroponte en 1980, mais l'idée ne se concrétisa pas. La concrétisation du projet OLPC : le portable XO.Ce n'est qu'en 2005 que son projet aboutit à la fabrication d'un prototype et qu'en 2006, Negroponte parvint à convaincre Quanta Computers (QCI), le premier fabricant d'ordinateurs portables et de composants électroniques basé à Taïwan, de fabriquer le portable XO.
Le portable XO est un concept autant ludique qu'éducatif dont le boîtier vert pomme et vert pâle de 24.2 cm×22.8 cm×3.2 cm pèse moins de 1.5 kg. Il présente deux configurations : la configuration portable classique où l'écran est relevé et perpendiculaire au clavier, les antennes Wi-Fi déployées, et celui de livre ou d'album photo lorsque l'écran est rabattu sur le clavier (voir image plus bas).
Concernant les spécifications, le portable OX exploite un processeur AMD Geode LX-700 cadencé à 433 MHz consommant 0.8 W, le disque dur est remplacé par une mémoire Flash NAND de 1 GB, il dispose de 256 MB de RAM dynamique (DRAM), d'un écran tactile TFT (LCOS) et orientable de 7.5" (15.2 cm×11.4 cm) d'une résolution de 1200 x 900 pixels, monochrome ou couleur, de 4 ports USB, d'une connexion Wi-Fi dont les antennes sont intégrées à l'écran, d'une carte son avec micro, d'une caméra vidéo de 640×480 pixels et d'une alimentation sur batterie (NiMH de 4 à 6 V ou de 10 à 20 V sous 1A).
Côté résistance, il supporte les spécifications militaires en ce qui concerne la température, l'humidité et les poussières. Il fonctionne entre -15 m et 3048 m d'altitude, supporte des chocs jusque 125 g durant 2 ms sous tension et des vibrations de 0.75 à 1.5 g entre 10 et 500 Hz.
Premiers contrats
Le 10 octobre 2006, avec le soutien du PNUD, l'OLPC est parvenu à un accord avec le Gouvernement libyen qui proposerait le portable XO aux 1.2 millions d'écoliers du pays d'ici 2008. Negroponte avait indiqué que le Colonel Moammar Kadhafi avait très vite compris les avantages qu'il y avait à devenir le cinquième pays au monde à adhérer à ce programme.
Le portable OX en configuration 'livre' ou 'album photo', c'est-à-dire lorsque l'écran est rabattu sur le clavier.Si l'accord se conclut, la Libye sera le premier pays au monde où chaque écolier disposera d'un accès à l'Internet et d'un ordinateur portable ! Cet accord prévoit également la présence d'un serveur dans chaque école, de conseillers techniques, d'une connexion Internet par satellite, et d'autres infrastructures et services.
Aujourd'hui le projet OLPC est entré dans sa phase commerciale. Paradoxalement, alors que le portable XO était a priori destiné aux pays émergeants et donc à l'Afrique, mis à part la Libye, les premiers pays ayant fait part de leur intérêt pour le portable XO sont l'Uruguay, l'Argentine, le Brésil et le Pakistan, des pays développés. L'Egypte et la Tunisie font également partie des douze pays intéressés par ce projet.
Au lieu des 5 millions de commandes exigées pour que le projet soit rentable, Negroponte exige au moins 3 millions de commandes fermes et payées pour que la production puisse démarrer. Mais Quanta ne peut pas vendre ce portable au prix de 100$ annoncé, sans faire de perte. S'il le vend à 175$ pièce plus 1$ de frais de distribution, l'entreprise ferait un bénéfice de 3$ par ordinateur et le projet serait rentable. Negroponte espère toutefois baisser le prix de vente à 100$ d'ici quelques années. La production devrait commencer en septembre 2007 dans l'usine de Quanta de Shanghai.
L'OLPC vecteur de démocratisation
Sur la question politique évoquée précédemment à propos de l'OLPC, Negroponte répond : "S'il est vrai que trop de personnes de par le monde ont besoin de nourriture et d'un toit, il existe des multitudes de personnes qui vivent dans des zones rurales ou suburbaines et qui ont de quoi manger et disposent de logements décents. Ce que ces gens n'ont pas, c'est un accès décent à [une] bonne éducation."
Le portable OX.A ce jour, le portable XO utilise un système d'exploitation libre et gratuit dérivé de Linux dont les utilisateurs prennent tous les jours des parts de marchés de Microsoft.
Bill Gates avait tout d'abord critiqué cet ordinateur dépourvu de disque dur et dotée d'un petit écran. Il a changé d'avis en voyant le modèle commercial et a finalement choisi la raison en décidant de collaborer avec les membres du projet OLPC pour élaborer un système d'exploitation adapté au XO. Microsoft envisage de vendre un pack regroupant Windows XP Starter Edition et la suite Office 2007 au prix "sacrifié" de 3$ dans les pays en voie de développement.
Pour plus d'information, consultez le site de l'OLPC ainsi que l'article "OLPC" sur le site anglais de Wikipédia, plus complet que la version française.