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vendredi 14 novembre 2014

Palmarès du Gault & Millau 2015

Le Guide Gault & Millau 2015 Belux a été présenté le 12 novembre 2014, un mois après le Guide français ainsi que le Gault & Millau Vert qui fait la place belle aux restaurants privilégiant les légumes. A l'approche des fêtes de fin d'année, c'est l'occasion de passer en revue les palmarès de ces trois pays.
Gault & Millau
Pour la France, le Gault & Millau révèle de nouveaux noms de la gastronomie française.
Cette nouvelle édition répertorie 3500 adresses dont 700 nouveaux restaurants, y compris 2200 restaurants à moins de 30 euros le couvert.
Honneur au "Cuisinier de l’Année" 2015, il s'agit de Yannick Alléno du Pavillon Ledoyen à Paris 8e qui a déjà 3 étoiles au Michelin.
Deux chefs décrochent 5 toques : Frédéric Anton du restaurant Le Pré catelan à Paris 16e et Alexandre Gauthier du restaurant La Grenouillère dans le Pas-de-Calais.
Le "Meilleur chef pâtissier" de l’année sont Fabien Berteau (Pur’, Paris 2e) et Alexis Albrecht (Au Vieux Couvent, Rhinau, Bas-Rhin)
Le "Meilleur sommelier" de l’année est Fabrice Sommier (Georges Blanc, Vonnas, Ain)
Le "Meilleur jeune sommelier" de l’année est Sylvain Nicolas (Guy Savoy, Paris, 17e)
Le "Meilleur directeur de salle" est Frédéric Kaiser (Épicure Le Bristol, Paris, 8e)
Le "Meilleur accueil" récompense Maryse et Michel Trama (L’Aubergade, Puymirol, Lot-et-Garonne)
Le Gault & Millau présente également 8 "Grands de demain" et 28 jeunes talents.

Restaurant Ledoyen, Paris 8e.
Gault & Millau Belux
Pour le Belux le Gault & Millau reprend plus de 1000 restaurants dont 113 nouveaux. 
Le chef Filip Claeys du Jonkman à Brugge a été nommé "Chef de l’année". Il présente également 2 étoiles au Michelin.
Parmi les "Jeunes Chefs de l’année", c’est Fabrizzio Chirico (Délice du Jour, Gerpinnes) qui remporte le titre pour la Wallonie, Michaël Vrijmoed (Vrijmoed, Gand) pour la Flandre et Damien Bouchery (Bouchéry, Bruxelles) pour Bruxelles.
Pour la première fois en dix ans, Christophe Hardiquest du restaurant Bon-Bon à Bruxelles s'est vu attribué la cote très prisée de 19.5/20 ex-aequo avec Peter Goossens qui occupent tous deux la première place de la gastronomie belge.
Concernant les thématiques, le titre d"Hôtesse de l’année" a été attribué à Monia Aouini de l’Auberge de la Grappe d’or (Torgny).
Le "Meilleur ambassadeur de la cuisine italienne" de l'année est le chef d’Il Trionfo (Knokke).
La "Plus belle terrasse" de l'année est celle de La Source (Lanaken).
La "Meilleure carte des vins" de l'année est attribué à Nuance (Duffel).
La "Grappe de sommelier" de l’année est attribuée à César Roman du Comme Chez Soi (Bruxelles).
La "Meilleure cuisine de brasserie" est attribué à l’équipe du Faitout (Baudour).
Le "Meilleur restaurant de légumes" a été attribué à Christophe Pauly (Coq aux champs, Soheit-Tinlot) pour la Wallonie et à Seppe Nobels (Graanmarkt 13, Graanmarkt) pour la Flandre.

Le restaurant De Jonkman à Brugge.
Au Luxembourg
Le Gault & Millau Belux 2015 consacre le chef Gilles Goess du restaurant De Jangeli à Mondorf-les-Bains comme "Chef de l’année" 2015 au Grand Duché de Luxembourg.
Le Clairefontaine du chef Arnaud Magnez (Clairfontaine) s'est vu attribué la cote de 18/20, de même que La Distillerie du chef René Mathieu (château de Bourglinster) et le Mosconi dans le Gründ.
Trois restaurants ont reçu la cote de 17/20, le Léa Linster (Frisange) qui a également remporté le "Bocuse d'Or", Ma Langue Sourit (Moutfort) et le Ristaurante Favaro (Esch-sur-Alzette).
Notons que le restaurant gastronomique La Gaichel qui jouxte le Golf d'Eischen (7 km d'Arlon), étoilé au Michelin, s'est vu attribué la cote de 16/20, de même que le Bouquet Garni à Luxembourg.
Bref, pour avoir été dans plusieurs d'entre eux et bien d'autres, si les bâtiments comme la décoration sont souvent splendides, le choix des restaurants gastronomiques est vaste pour les gourmets, les plats plus étonnants les uns que les autres et les surprises souvent au rendez-vous.
Amis gastronomes, la dégustation est ouverte !

Le restaurant De Jangeli à Mondorf-les-Bains.
Si vous me demandez quel est mon restaurant favori, il m'est impossible de choisir. C'est un restaurant spacieux ou un petit pavillon, à l'atmosphère feutrée certainement, décoré avec goût, qui respire la qualité et le talent, où le personnel est agréable, le service au rythme des convives, et en compagnie de ma bien-aimée. Ca laisse encore le choix.

mardi 11 février 2014

La chasse aux plaques jaunes continue en Belgique

La saga des plaques jaunes continue en Belgique... La sénatrice Dominique Tilmans a été informée par des frontaliers belges que lors de contrôles de douane à la frontière belgo-luxembourgeoise, "des femmes dont les maris sont propriétaires de véhicules immatriculés au Grand-Duché et en ordre d’attestation ont reçu une amende pour 'usage abusif' de l’attestation du véhicule". Les services de l'ordre outrepassent clairement leurs prérogatives.
Circulaire 43/2006
Dans une lettre adressée à Koen Geens, ministre des Finances, la sénatrice lui rappelle que la circulaire 43/2006 du 21 décembre 2006 relative aux véhicules des frontaliers énonce clairement que "le véhicule doit être principalement utilisé par le résident belge à des fins professionnelles, pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail et pour les déplacements professionnels sur ordre de l’entreprise, et peut seulement accessoirement être utilisé à des fins privées; le conjoint et les enfants fiscalement à charge vivant sous le même toit sont aussi autorisés à utiliser le véhicule accessoirement."
En matière d'immatriculation, le conducteur domicilié en Belgique bénéficiant d'un véhicule de société immatriculé au Luxembourg dans le cadre d'un contrat d'emploi avec une société luxembourgeoise doit disposer d'une attestation TVA fournie par le Bureau de TVA belge dont il dépend.
Si ce document est présenté lors d'un contrôle routier aux services de l'ordre, douanier ou policier, le conjoint et les enfants fiscalement à charge ne peuvent pas être verbalisés sous ce motif, la loi leur permettant d'utiliser accessoirement le véhicule à des fins privées.
Le ministre a répondu positivement: "je vous confirme que le régime de l’attestation d’affectation non imposable prévu par la circulaire autorise le conjoint et les enfants fiscalement à charge vivant sous le même toit à utiliser le véhicule accessoirement.
Si des amendes ont été réclamées sur cette base uniquement, j’invite les personnes concernées à s’adresser au bureau des douanes compétent en invoquant la circulaire précitée afin d’en obtenir l’annulation. En ce qui concerne le cas du frontalier ayant introduit une demande d’attestation au bureau de la TVA de Neufchâteau, je vous invite à me transmettre les coordonnées précises de la personne concernée afin que le dossier puisse être réglé dans les meilleurs délais."
La sénatrice conseille également aux frontaliers concernés de garder dans leur véhicule une copie de la lettre qu'elle adressa au ministre de tutelle et de sa réponse.
Ceci dit, on sait d'expérience qu'en de tels cas, douaniers et policiers peuvent faire du zèle en vous retenant une heure sur le bas côté de la route, en procédant à un test d'alcoolémie et en cherchant la petite bête. Ils sont mauvais perdants... Mieux vaut être en ordre.
En tous cas, il est triste de constater qu'il faut toujours se battre pour défendre ses droits. Qui a dit 'Vive l'Europe' ?!

mercredi 9 octobre 2013

L'UIT a publié son indice de la société de l'information 2013

L'Union Internationale des Télécommunications (UIT) vient de publier la nouvelle édition 2013 de son étude "Measuring the Information Society".
Cette étude comprend notamment un indice composite dénommé ICT (Information and Communication Technologies, TIC en français) Development Index (IDI) développé par l'UIT en 2008. Cet indice permet de comparer le développement de la société de l'information dans 157 pays à travers le monde.
L'indice IDI est construit à partir de 11 indicateurs de base répartis dans trois sous-catégories liées au développement des TIC : l'accès, l'utilisation et les compétences. Il comprend notamment des indicateurs de base comme le taux d'utilisation d'ordinateurs par les ménages, le taux de pénétration de l'Internet à haut débit, etc. Le score de l'indice composite varie entre 1 (mauvaises performances) et 10 (meilleures performances).
Dans cette édition 2013, en tête du classement mondial IDI nous trouvons la Corée du sud, suivie par la Suède et l'Islande.
Le Luxembourg occupe la 9ème place (score de 7.93 sur 10), un rang stable par rapport à 2012. La France occupe la 18ème place, l'Allemagne la 19ème place et la Belgique se classe 25ème.
Dans le classement européen de l'UE-28 la Suède occupe la première place tandis que le Luxembourg occupe la 6ème place.


Pour plus d'informations
The World in 2013: ICT Facts and Figures, UIT
Internet World Stats, A Stat a day Open, Technorati, Mediappro, ComScore
L'article sur l'état du web, Internet pour le meilleur et pour le pire.

vendredi 6 septembre 2013

MIG21 pour un meilleur contrôle du risque en finance

Princeton Financial Systems (PFS) une succursale de State Street Corp., division Global Exchange, annonce le lancement de la dernière version de son logiciel MIG21® dédié à la compliance et au contrôle du risque dans le domaine financier. 


La version MIG21 7.4 dont il existe des versions web (eMIG21 et MIG21 Web) incorpore les changements imposés par la directive UCITS IV entrée en vigueur en 2011 et tient également compte des fonds non UCITS (dérivés, hedge, etc).
La classification des biens a été revue et fait à présent appel à une simple fonction standard. La vitesse d'exécution et les performances des calculs d'exposition au risque ont également sensiblement été améliorés.
MIG21 permet d'optimiser et d'automatiser les contrôles de conformité des investissements avant ou après transaction, d'améliorer l'administration des aspects légaux, les prospectus et les guides internes d'investissements ainsi que la résolution des diagrammes de flux (validation des fonds, contrôle de NAV par la compliance, détection des erreurs de NAV, etc).
Au coeur de MIG21
Un moteur de règles flexible complété par des données financières et légales ainsi que des outils de gestion fournissent à l'expert toute une série d'options d'audits du processus d'investissement. 
Ainsi, grâce au module LawCards® le programme est capable d'inclure très rapidement de nouvelles juridictions légales et de s'adapter aux nouvelles règles sans frais ni délai.
En effet, le coût administratif a significativement été réduit grâce à des automatismes et un contrôle permanent renforcé.
L'interface web permet autant aux employés des départements de compliance que des clients d'obtenir en quelques clics de souris des statuts et des rapports sur la gestion des titres, leurs valeurs, les politiques d'investissements, les ratio légaux, contractuels, internes, des informations sur les gestionnaires de fonds ainsi qu'un suivi complet des éventuelles brèches et de leur résolution parmi d'autres données.
Aujourd'hui MIG21 est notamment utilisé dans les banques luxembourgeoises et demeure sans rival.


Vu la puissance et l'intérêt de cet outil très ergonomique dans un secteur où la règlementation se renforce tous les jours, MIG21 a été adopté par de grands noms du secteur financier dont sept parmi les dix plus grandes banques dépositaires, des gestionnaires de biens et de fonds, de fonds alternatifs et des assureurs pour citer Allianz, BNP PAM, Citi, ComInvest, Caseis, Commerzbank, Crédit Suisse, HSBC, la Société Générale, State Street, UBS, Union Investment,Ikano, Warburg Invest, etc.
Point de vue technique, MIG21 est géré par une base de données Oracle. Le programme est écrit en langage C# et en Java. Il tourne sur les plates-formes Windows XP, 2003 et Windows 7. Le prix de la licence dépend du volume.
Pour plus d'informations
Consultez la présentation de MIG21 Web sur le site d'UBS.

lundi 1 octobre 2012

Luxembourg : obligation des pneus hiver

Le 29 juillet 2011, le Conseil de gouvernement luxembourgeois avait adopté un projet de règlement grand-ducal obligeant les conducteurs à monter des pneus hiver sur leur véhicule en cas de conditions météorologiques hivernales (verglas, neige tassée, neige fondante, plaques de glace ou de givre).
La nouvelle règle s’applique à tous les conducteurs qui empruntent le réseau routier national quel que soit le pays d’immatriculation du véhicule qu’ils conduisent.
Subtilité du règlement, il ne s’agit pas d’une obligation générale d’équiper les véhicules automoteurs avec des pneus hiver pendant la saison hivernale. L’obligation ne jouera que lorsque le véhicule est conduit dans des conditions météorologiques hivernales. Les véhicules en stationnement sur la voie publique ne sont pas visés par cette mesure.
L'entrée en vigueur de la nouvelle règlementation est fixée au 1er octobre 2012.
Pour en savoir plus, consultez l'actualité parue le 2 août 2011 sur le site du ministère du Développement durable et des Infrastructures.
La reglementation grand-ducale ne mentionne pas la date à laquelle on peut monter les pneus été. Il va de soi que tant que les routes sont enneigées ou verglacées, les pneus hiver sont de rigueur.
En pratique la majorité des conducteurs remontent les pneus été entre le 15 mars et Pâques.

Législation en Europe
En Belgique : pas d'obligation
En France : pas d'obligation sauf en présence du panneau de signalisation B23 (pneus hiver à chaînes obligatoires) entre le 1er octobre et le 30 avril
Allemagne : pneus hiver obligatoires en cas de neige (depuis le 4 décembre 2010)
Suisse : pas d'obligation mais votre responsabilité peut être engagée en cas d'accident si les pneumatiques ne sont pas adaptés
Italie : pas d'obligation, sauf dans le Val d'Aoste et certaines provinces du Nord
Autriche : pneus hiver obligatoires (depuis le 1er janvier 2009).
Bref, c'est le bon sens et la sécruité qui doivent dicter votre conduite. Un dérapage ou un accident suffit pour vous faire comprendre tout l'intérêt de monter des pneus hiver.

mercredi 21 mars 2012

Le BEUC opposé aux conditions de garantie d'Apple

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) comprenant notamment L’Union Luxembourgeoise des Consommateurs (ULC) ainsi que les associations de consommateurs de 10 autres Etats membres ont conclu après un examen coordonné que Apple Sales International - responsable des sites et réseaux de vente en Europe - trompe les consommateurs sur leurs droits légaux de garantie en leur faisant croire, à tort, qu’ils ne bénéficient que d’une garantie contractuelle gratuite d’un an sur les produits Mac, iPod, iPhone et iPad.
Apple leur indique au contraire qu’ils ont tout intérêt à souscrire financièrement à AppleCare Protection Plan pour les deuxième et troisième années après l’achat !
Selon le BEUC, le site Apple Store uniquement réservé aux commandes par des résidents luxembourgeois, ne respecte pas le Code de la consommation luxembourgeois qui stipule que toute garantie commerciale doit indiquer la durée de la garantie légale qui est de 2 ans, que les termes de la garantie commerciale doivent être clairs et compréhensibles et surtout que la garantie commerciale ne peut pas exclure ou limiter les droits légaux de garantie.
Apple fait également croire au consommateur qu’il doit signaler tout défaut avant l’expiration d’un délai de 14 jours alors que la loi permet d’invoquer une non-conformité pendant au moins 2 ans après la livraison voire plus en cas de vice caché.
Rappelons que l’avantage des garanties commerciales est d’être plus flexible que la garantie légale, notamment en matière de preuve. Selon la loi le consommateur ne doit pas prouver que le défaut existait au moment de l’achat s’il se manifeste endéans les 6 mois après la livraison, après le vendeur peut exiger cette démonstration qui n’est pas toujours facile. Pourquoi Apple Sales International ne met-il pas en exergue ces avantages particuliers de sa propre garantie au lieu de vouloir cacher les droits que les consommateurs tirent directement de la loi ?
L’action européenne conjointe fait suite à une première condamnation de Apple par l’Autorité italienne de surveillance de la concurrence et du marché qui a infligé le 21 décembre 2011 une amende de 900000 € à Apple Sales International et deux sociétés de distribution.
L’ULC a envoyé le 14 mars 2012 une mise en demeure formelle à Apple Sales International pour que leurs site et ventes au Luxembourg se mettent en conformité avec les dispositions du Code de la consommation relatives à la garantie commerciale, la garantie légale, les pratiques commerciales trompeuses et les clauses abusives. L’ULC se réserve le droit d’intenter une action en cessation devant les tribunaux luxembourgeois et a mis en garde l’entreprise qu’elle risque aussi au Luxembourg une amende pour pratique commerciale trompeuse voire agressive.
Les associations de consommateurs des pays suivants ont porté plainte : l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal et la Slovénie.

dimanche 28 novembre 2010

Choisir son vin: de la vinothèque au guide

Les fêtes approchent et vous allez sans doute déguster de bons vins ou créments. Mais le choix est tellement vaste qu'il vaut parfois mieux se fier à l'avis d'un expert.
Pour vous aider, voici deux vinothèques en ligne :
Le site marchand La vinothèque où vous avez la possibilité de vous familiariser avec la classification, les régions et le prix des vins et champagne ;
le site anglais très bien documenté de Winedoctor tenu à jour par Chris Kissack dont les conseils avisés et les cotations vous aideront à sélectionner les meilleurs crus.
Profitez également des "Foires aux Vins" du Luxembourg et autres salons de dégustations pour compléter votre cave à vins.
Enfin, citons le palmarès des 500 vins proposé par L'Express et les conseils de Sommelier-Consultant à Paris.
Vous cherchez un livre ? Entre les guides classiques de chez Hachette, Larousse ou Robert Parker, Amazon vous propose un vaste choix d'ouvrages.
A votre santé et faites le bon choix !

mercredi 16 juin 2010

La boisson Outox fait polémique

La boisson Outox sort cette semaine en France et ce vendredi au Luxembourg. Selon Maurice Penaruiz de la société Outox International qui commercialise la boisson, elle pourrait atténuer de « façon très importante » le taux d'alcoolémie dans le sang.
Mais ce soda anti-gueule de bois fait déjà polémique. Outox, détox ou intox ?
Il faut savoir que la boisson Outox n'est pas nouvelle. Elle fut commercialisée en Belgique par la société Lifestyle Drink SA en 2003 mais fut interdite à la vente suite à une publicité mensongère. Aujourd'hui le produit a été racheté par une société luxembourgeoise qui espère relancer les ventes.
Selon les experts en nutrition, Outox est essentiellement constituée de fructose, de jus de citron, d'acide citrique et d'acide malique (conservateurs organiques provenant de la pomme). En aucun cas, cette boisson est en mesure de réduire le taux d'alcoolémie dans le sang. Elle peut tout au mieux ralentir sa diffusion, mais elle ne peut nullement modifier la quantité d'alcool présente dans l'organisme.
De plus l'effet prétendûment annoncé par le fabricant n'a jamais été démontré scientifiquement !
Le professeur Albert Hirsch, vice-président de la Ligue contre le Cancer et secrétaire d’Alliance Prévention Alcool en France dénonce « l'irresponsabilité de la société qui met en vente ce produit et celle de l’autorité publique » qui l’a autorisé. Il demande que « le produit soit interdit le plus vite possible ». Il y a donc tromperie sur la marchandise, que cela se sache !

mercredi 5 mai 2010

Les salaires et l'impôt augmentent au Luxembourg

En mars 2010, le patronat et certains ministres luxembourgeois évoquaient l'idée de suspendre l'index automatique des salaires et des pensions et envisageaient même une baisse des salaires.
Rassurez-vous, cela n'aura pas (encore) lieu mais le Gouvernement a trouvé une autre solution.
Réduire le déficit public à zéro en 2014
Selon les économistes, actuellement le déficit budgétaire du Luxembourg s'élève à 3.5% du PIB (contre 6.1% en Belgique et 8.5% en France).
Le Premier ministre Jean-Claude Juncker qui est également président de l'Eurogroupe (regroupant les ministres des Finances de la zone euro) veut montrer l'exemple. "Notre objectif est un déficit budgétaire à zéro en 2014", a-t-il déclaré devant les députés.
Et pour y parvenir, outre des restrictions budgétaires qui toucheront les budgets de fonctionnement et les salaires des fonctionnaires, M.Juncker ne voit pas d'autre solution que de lever un nouvel impôt.
Une contribution de crise de 0.8%
En effet, on apprend dans le journal Le Quotidien du 5 mai 2010 que M.Juncker a confirmé qu' "un nouvel impôt verra le jour, la contribution de crise. Les bénéficiaires du salaire social minimum en seront exemptés mais cette retenue de 0.8 % affectera tous les revenus, qu'il s'agisse des salaires, loyers ou dividendes".
Dans la foulée, le Statec a estimé le taux d'inflation à 2.3% pour avril 2010, ce qui devrait induire une indexation de 2.5% des salaires de juillet 2010. Les patrons ne vont pas être contents...
Mais relativisons cette hausse. Avec l'impôt de crise qui vient se greffer sur cet index et l'augmentation de 0.15% de la cotisation de sécurité sociale (CNS) prévue en automne, au final tout cela allégera votre portefeuille.
Ainsi un célibataire isolé gagnant 3500€ par mois payera 600€ d'impôt en plus par an. Une famille ayant 6000€ de revenus perdra 930€ par an.
Concrètement, tous les mois cela représente l'équivalent d'une semaine de nourriture pour une personne ou un plein de carburant perdu...
Hausses prévues
Sinon bonne nouvelle pour les parents, le gouvernement envisage d'augmenter les bourses et les prêts étudiants, passant de 3900€ (ou 5000€ pour le 3e enfant) par année d'étude par an à 6000€. Il maintient également les 3700€ pour les frais d'inscription et les 1000€ pour les étudiants handicapés.

mercredi 24 mars 2010

Luxembourg: fin de l'index et baisses salariales ?

Lors de la dernière réunion tripartite qui s'est tenue mercredi entre les syndicats du Grand Duché de Luxembourg et le patronat, ce dernier a fait différentes propositions afin de rétablir la situation économique du pays.
Les propositions du patronat
Les patrons ont proposé :
• la suspension de l'indexation des salaires et pensions pour une période de deux ans
• qu'il n'y ait pas d’adaptation du salaire minimum légal à l’évolution générale des salaires ( ce qui implique qu'il n'y aura pas non plus d'ajustement des retraites)
• une diminution des salaires qui seraient apparemment de 10 à 20% trop élevés par rapport à l’étranger
• une extension de la flexibilité du temps de travail (ce qui pourrait provoquer l'introduction de semaines de 56 heures dans le secteur du bâtiment)
• de ne pas augmenter la part patronale des cotisations sociales, ce qui signifie que les salariés et les pensionnées devront payer eux-mêmes leurs coûts de santé.
L'avis des syndicats
Par leurs exigences et leur arrogance, certains représentants du patronat ont véritablement exaspéré les syndicats qui sont d'ailleurs sortis de la réunion de mercredi en déclarant que les patrons avaient une pierre à la place du coeur !
"Il y a tellement de propositions concrètes sur la table pour aider les chômeurs, notamment une étude d'un système de contributions socialement plus équitables ou bien encore une analyse poussée des différents secteurs économiques pour créer de nouveaux emplois, que les positions des uns et des autres ne sont pas acceptables", a précisé Jean-Claude Reding de l'OGBL.
D'ailleurs, le syndicat appelle à une grève générale pour lutter contre le démantèlement social du modèle luxembourgeois. "Nous avons les moyens de mobiliser les salariés de ce pays, dans tous les secteurs de l'économie. Et je suis persuadé que dans le cas d'un blocage total lors de cette tripartite, l'ensemble des syndicats luxembourgeois s'associeront à notre mouvement" a encore expliqué l'OGBL. Rappelons que la dernière grève générale eut lieu en 1982.
Fonction publique
Même revue à la baisse dans la fonction publique : salaire d'entrée revu à la baisse, une durée plus longue avant d'être promu et mise en place d'évaluations.
Le syndicat de la CGFP dénonce ces propositions qui "ne présentent quasiment que des désavantages", ironise le syndicat de la fonction publique.
Des revendications inacceptables
Concernant le secteur privé, si nous étions le 1er avril, nous pourrions croire à cette plaisanterie caricaturale. Mais l'idée du patronat est bien réelle ! Elle est de très mauvais goût à une époque où la crise touche avant tout les plus démunis et la classe moyenne.
L'OGBL rappelle que "la crise ne doit pas servir de prétexte à un quelconque démantèlement social. Les salariés, les pensionnées et les bénéficiaires d'aides sociales n'ont pas causé cette crise et ne veulent pas payer la facture à deux reprises".
Ca suffit ! Les salariés ont déjà suffisamment payé la mauvaise gestion de certains grands patrons. Pour le patronat, la crise a bon dos pour faire passer toutes sortes de mesures anti-sociales. Comme d'habitude le patronat instrumentalise la crise, faisant pression sur des salariés démunis, aux pouvoirs très limités.
En tirant les leçons du passé, à travers de telles mesures, il est évident que le patronat cherche à s'enrichir sur le dos des salariés et des pensionnés.
Voyez les bénéfices engrangés par les grandes entreprises et notamment les banques en temps de crise. Ils n'ont jamais été aussi élevés !
Alors, dites-moi, de quoi veut-on discuter réellement dans ce dialogue de sourd ? Le patronat souhaite-t-il réellement sauver l'économie et donc notre argent de poche ? J'en doute. Renégocier à la baisse les conventions sectorielles et collectives de travail ? Certainement. Un patron pense d'abord à son portefeuille et donc à réduire sa masse salariale. Et c'est ici que les syndicats représentent une belle épine dans sa liberté d'action.
A travers ses revendications, on peut sérieusement se demander si le patronat n'est pas plutôt en train de chercher une excuse et un moyen de préserver les bénéfices qu'il a engrangé sur notre dos ? Qui cherche-t-on à enrichir et qui veut-on appauvrir ?
Une grève oui, mais par pour tous
L'OGBL a raison d'envisager une grève générale. De telles revendications patronales sont scandaleuses, anti-sociales et elles ne vont certainement pas relancer l'économie.
Seul bémol, il y a peu de chances que la grève soit fortement suivie dans le secteur bancaire (il y a plus de 150 banques au Luxembourg représentant des dizaines de milliers d'emplois) qui ne tolère pas ces attitudes.
De plus nous subissons encore la crise financière et économique et les salariés savent très bien qu'ils risquent leur place en se mettant leur direction à dos, même sous couvert du syndicat. Rappelons que le Luxembourg se situe à la 18e place sur les marchés financiers et qu'une grève générale sera toujours très mal vue par les maisons-mères situées outre-Atlantique ou en Asie.
Reste les voies légales. Les ministres du Travail, de la Famille et des Pensions vont-ils entendre la voix de la "base" et défendre les intérêts du peuple ? Affaire à suivre.
A propos des salaires au Luxembourg, consultez le Salairoscope sur le site des Frontaliers.lu.
Dernières nouvelles

dimanche 28 juin 2009

Manque de transparence chez Luxair ?

Le retour de vacances des 98 passagers du vol LG216 Hourghada-Luxembourg ne s'est pas passé aussi bien que prévu, selon les rédacteurs du journal "L'essentiel".
Alors que les touristes devaient rentrer chez eux samedi 27 juin 2009 au petit matin, ils sont finalement arrivés... dimanche, peu avant 7 h !
Le retard de plus de 24 heures s'explique par une panne. En effet, peu avant l'embarquement en Égypte, des techniciens ont remarqué qu'une pièce de l'aile était abîmée. Il a fallu procéder à son remplacement. La pièce de rechange n'a finalement été trouvée qu'à Amsterdam et fut rapatriée en Égypte.
A leur retour à Luxembourg les passagers se sont plaints de ne pas avoir été pris en charge comme il se doit, ni même avoir été informé des opérations ou des risques encourrus. Seuls les quelques agents de Luxair présents en Egypte ont fait leur possible pour aider les touristes. Questionné sur le sujet, Luxair n'a pas voulu faire de commentaire.
Au vu de cette attitude peu transparente, on peut sérieusement se demander à quoi a servi la certification ISO9001 de Luxair ? Qui parle de service de qualité chez Luxair ? Au prix du ticket, les passagers s'attendent à plus de considération...

samedi 16 mai 2009

Les frontaliers gagnent moins que les résidents

Le Statec vient de publier son étude sur les salaires au Luxembourg en 2006. Il apparaît que les frontaliers gagnent jusque 20% de moins que les résidents !
Le salaire moyen
Selon l'étude du Statec, le salaire mensuel moyen (brut) est de 2741 € pour un frontalier résident en France, 3244 € pour un frontalier résident en Allemagne, 3356 € pour un frontalier résident en Belgique et de 3464 € pour un salarié résidant au Grand Duché de Luxembourg.
Les résidents affichent un écart de 1% par rapport aux frontaliers venant de Belgique, de 6% avec les frontaliers venant d'Allemagne et de près de 20% avec les frontaliers venant de France !
Selon l'enquête, les salariés provenant de Belgique sont, avec 38% d’universitaires, en moyenne plus qualifiés et occupent plus souvent des postes de direction (directeurs ou cadres supérieurs).
Plus globalement, l'étude révèle qu'environ 83% des employés touchent un salaire inférieur ou égal à 4500 €, c’est-à-dire le triple du salaire social minimum (en 2009, il est fixé à 1570.28 € pour un travailleur non qualifié d'au moins 18 ans accomplis, Cf. Ministère du Travail).
Les femmes toujours pénalisées
En ce qui concerne le traitement hommes/femme, l'étude révèle que les salaires des hommes sont systématiquement plus élevés que ceux des femmes.
Ainsi, en octobre 2006, le salaire moyen était de 3243 €. Les femmes touchaient 3243 € alors que les hommes touchaiet 3359 € en moyenne.
L'âge et l'ancienneté
Le salaire varie également en fonction de l'âge et de l'ancienneté d'une personne. Ainsi, un salarié ayant 20 ans d'ancienneté est logiquement mieux rémunéré qu'un jeune.
Dans le cas extrême, entre un jeune de moins de 25 ans et une personne d'au moins 55 ans, le salaire passe du simple au double.
La profession
Enfin, le salaire moyen varie aussi en fonction du type de profession exercée. Ainsi, on constate sans surprise que les employés non qualifiés gagnent environ 5000 € de moins qu'un cadre supérieur, sans tenir compte des primes autres gratifications qui grèvent sérieusement les chiffres.
Pour plus d'information
Concernant les salaires au Luxembourg, consultez le Salairoscope des Frontaliers.lu.

dimanche 5 avril 2009

La crise touche aussi le Luxembourg

Comme les autres pays européens, le Luxembourg est touché par la récession, et de manière plus forte que l'estimation faite par le Statec il y a quelques mois, estimant la baisse de croissance à 1.8% alors qu'elle était supérieure ailleurs en Europe.
La population luxembourgeoise et les frontaliers qui étaient jusqu'ici un peu épargnés par la crise, devront déchanter.
En effet, selon les derniers chiffres du FMI, le PIB du Luxembourg devrait subir une chute proche de 3.8%, soit plus forte que la moyenne des pays de la zone euro estimée à moins de 3.2%. "Ce sera certainement une première mais, en 2009, le Luxembourg aura un taux de croissance proche de celui du reste de la zone euro", a déclaré Jürgen Odenius, chef de la mission économique du FMI. Et de poursuivre, "La reprise est prévue pour le milieu de l'année 2010, mais la croissance annuelle devrait continuer à stagner". Selon Jürgen Odenius, la reprise n'est pas attendue avant... 2011 !
Des effets concrets
Après la vague déferlante de la crise financière qui toucha l'Europe fin 2008, des signes avant-coureurs laissaient à penser que la place financière de Luxembourg serait peu touchée par la crise.
Mais au fil des mois, les financiers comme les économistes ont dû se rendre à l'évidence : le Luxembourg accuse aussi la crise et affiche tous les symptômes d'une économie en berne.
Même si le pays est peu peuplé, son PIB est lié au système économique européen et à la finance mondiale; il n'y a donc aucune raison que ce pays soit épargné.
Depuis la crise, le chômage a atteint un sommet historique : 5.6% de la population luxembourgeoise en âge de travail est sans emploi. Cela représente un bond de 27.7% en un an ! Notons que la moyenne européenne est d'environ 7% (et même supérieure à 8% en France).
Une crise majeure
Au Luxembourg, aucun secteur n'a été épargné par la crise qui toucha autant la PME que la filiale d'une holding multinationale.
Le secteur automobile fut le premier touché par la crise. Les commerciaux ont vu du jour au lendemain leur carnets de commandes fondre comme neige au soleil, la majorité des clients potentiels postposant le remplacement de leur voiture.
Ensuite la crise toucha le secteur de la construction. De nombreux projets ont été annulés ou ont été repoussés. Par effet domino, le secteur de l'immobilier a subit une baisse de 5 à 20%.
Puis ce fut le tour du secteur bancaire de subir la crise. Après une chute du bénéfice net de 7.7% et de 5.8% sur les commissions en 2008, les banquiers s'attendent à des chiffres encore plus alarmants en 2009.
Aussi, en prévision de cette chute des bénéfices, la plupart sinon toutes les banques de dépôts ou d'affaires ont gelé leurs offres d'emplois quand elles n'ont pas licencié du personnel. Dans la foulée, les bonus accordés aux employés suite aux évaluations annuelles ont été revus à la baisse.
Certains patrons aimeraient même bloquer les augmentations de salaire liées à l'index.
Les Luxembourgeois doivent donc se rendre à l'évidence : des nuages sombres se profilent à l'horizon.
Une crise qui touche la Grande région
En conséquence, la crise financière est devenue socio-économique et touche avant tout les travailleurs frontaliers, belges, français et allemands, et donc toute la Grande région.
D'un taux de chômage faible (moins de 4% jusqu'en 2008) et principalement structurel, le Luxembourg accuse aujourd'hui un chômage important et sans doute durable car structurel.
Ainsi depuis décembre 2008, environ 1000 travailleurs frontaliers belges ont été licenciés et viennent allonger la liste des demandeurs d'emplois de l'ONEM.
Au total, début avril 2009, toutes nationalités confondues, ce sont quelque 10400 travailleurs frontaliers supplémentaires qui sont confrontés au chômage économique.
Au total, dans la province du Luxembourg (B), un habitant actif sur trois travaille au Grand Duché de Luxembourg. C'est dire combien la crise peut avoir d'impact dans la Grande région.
Des temps difficiles pour les chômeurs frontaliers
Comparé au chômeur résident luxembourgeois, l'avenir des chômeurs frontaliers est sombre et difficile.
La Belgique par exemple n'offre aucun complément à l'indemnité de chômage et les aides à l'emploi sont anecdotiques.
Ainsi, un employé de banque frontalier célibataire licencié se retrouve du jour au lendemain avec un revenu qui passe de 3000 ou 5000 € net s'il a de l'expérience à un peu plus de 800 € net. Ce chômeur frontalier belge passe sous un régime fiscal très défavorable, avec 45% de taxes contre à peine 30% maximum au Luxembourg.
Le travailleur frontalier français comme le résidant luxembourgeois mis au chômage se trouvent dans une situation financière un peu plus confortable.
En effet, durant un an, le Luxembourg lui versera 80% de la moyenne de ses trois derniers salaires, mais dès la deuxième année de chômage il ne bénéficiera plus que du minimum vital garanti, le RMG au Luxembourg et le SMIC en France.
Si cette indemnité est supérieure au Luxembourg que partout ailleurs, dans les faits elle est proportionnelle au niveau de vie dans le pays (et notamment au prix très élevé des loyers et des services en général).
Seul problème, contrairement à la Belgique, une fois que le chômeur résident au Luxembourg touche le RMG - donc dès la 2eme année de chômage - il ne cotise plus pour sa pension. Il a donc tout intérêt à retrouver rapidement un emploi. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Car quand on consulte les chiffres de l'ADEM, on constate qu'environ 30% des demandeurs d'emploi sont au chômage depuis plus d'un an (ils sont 60% dans ce cas en Belgique).
Bonne nouvelle si l'on peut dire, l'ADEM va de nouveau subir un lifting et son organisation sera modifiée pour mieux répondre à la crise.
L'avantage de vivre au Luxembourg
Contrairement aux pays limitrophes, être résident luxembourgeois au chômage présente des avantages.
D'abord, le demandeur d'emploi bénéficie d'un abonnement gratuit pour les transports en commun (train, bus) et d'une prime pour le chauffage. L'un dans l'autre l'avantage financier s'élève à plus de 1000 € chaque année, c'est loin d'être négligeable.
Le chômeur luxembourgeois bénéficie également des ressources du Centre National (ou Régional) d'Aide Sociale (qui dépend du Ministère qui le paye au terme de la première année de chômage) dont le but est notamment de réinsérer au plus tôt les chômeurs de longue durée dans le circuit du travail.
Le CNAS (ou CRAS) va rechercher des employeurs et leur proposer d'engager leur protégé (ne fut-ce que quelques mois), le salaire étant pris en charge par le Ministère.
Si ça paye juste 10% de plus que le chômage pour un emploi qualifié, cette personne mise au travail cotise au moins pour sa pension et retrouve le moral en travaillant à temps plein. De plus, bien souvent, elle retrouve un CDI grâce à cette première réinsertion.
Le Luxembourg propose également des aides à l'emploi dont peut bénéficier l'employeur, aides financières ciblées en fonction de l'âge du candidat. Peu d'employeurs sont au courant de ces aides publiques.
Gardez le moral
Si une personne reste longtemps sans emploi ou ne trouve que des emplois précaires, la perte de revenu et les éventuels crédits en cours auront vite fait d'épuiser ses maigres économies. A terme, cette situation affectera son moral et, au pire, sa situation familiale.
La situation économique actuelle est difficile et on ne peut que souhaiter bonne chance - car il en faut aussi - à tous ceux et celles qui recherchent un emploi.
Trois conseils pour terminer : ne comptez que sur vous, sachez que l'avenir sourit toujours aux audacieux et démarquez-vous.
Formez-vous
En tant que demandeur d'emploi, vous avez du temps libre. Profitez-en pour compléter votre formation, que ce soit en langue ou sur le plan technique voire les deux. Ce sera un atout supplémentaire sur votre CV.
Inscrivez-vous par exemple à une formation diplomante ou certifiée (cours du jour ou du soir) organisée par le ministère, la commune, la chambre de commerce ou une école supérieure. Vous pouvez également vous inscrire comme élève libre dans une Haute Ecole ou une université, nationale ou étrangère.
En autodidacte, vous pouvez aussi passer une certification, certaines étant très recherchées, notamment en IT, en audit, en finance, en gestion, en écologie, etc.
Seul inconvénient, les supports de cours et l'examen sont cher (de 150 à 500 € et même jusqu'à 4000 € dans des domaines pointus) mais si vous avez la volonté de réussir, l'investissement peut être rentable.
Sortir du lot
Outre la formation, comment se faire remarquer dans la foule des candidats et avoir une chance d'avoir un entretien d'embauche ?
En plus d'envoyer votre CV par e-mail, faxez-le à l'employeur. Ainsi au lieu de devoir lire en diagonale des dizaines d'e-mails pour trouver le bon profil, l'employeur aura votre CV directement à sa disposition, sur papier.
Autre suggestion surtout valable pour les petites PME, contactez par téléphone l'employeur à qui vous avez envoyé votre CV quelques jours auparavant.
En effet, il n'a peut-être pas le temps de répondre à ses e-mails avant plusieurs jours. En revanche, il pourra rapidement convenir d'un rendez-vous par téléphone.
L'avantage de ces deux formules, le fax et le téléphone, est d'une part que l'employeur vous répondra beaucoup plus vite et d'autre part il y a de fortes chances que votre CV soit lu en priorité, le téléphone offrant l'avantage supplémentaire de pouvoir convenir rapidement d'un rendez-vous, parfois dans la journée.
Restez optimiste
Mais rassurez-vous, s'il y a crise il y a forcément une après-crise; après le passage des nuages sombres et des mesures d'austérités, ce sera le temps des éclaircies et des effets des mesures d'austérités. Quand ? Nul ne le sait. Dans 6 mois, dans 1 an, ...

mercredi 18 février 2009

Questions à la une : les paradis fiscaux

A voir sur La Une (RTBF) ce 18 février 2009 à 20h20 : "Questions à la une : on ira tous au paradis…"
Vous comprendrez comment, à travers le secret bancaire, les banques aident leurs clients à frauder le fisc en facilitant l'évasion fiscale vers Monaco, le Panama, le Grand Cayman, Antigua et d'autres paradis fiscaux.
NB. Dans le lien indiqué, consultez également les commentaires de certaines internautes bien placés auprès du ministère des Finances belges. Ils ne font que confirmer les propos tenus dans le reportage.
Quand l'éthique est bafouée
Les banques européennes respectent soi-disant un "code de bonne conduite européen", un code d'éthique qui doit en théorie éviter ce genre de pratiques frauduleuses.
Or si vous posez la question à un banquier, rien n'est plus simple que d'éluder la taxe européenne parmi d'autres impôts. Rendement garanti : au moins 20%.
Comme l'explique le reportage suivant filmé en caméra cachée dans une banque installée au Luxembourg - la filiale de Fortis pour dire clairement les choses - , il leur suffit de créer en votre nom une société off-shore qui sera gérée par la filiale ou la succursale off-shore de cette banque !
Vous voulez ensuite retirer de l'argent ici en Belgique ou au Luxembourg ? Pas de problème. Ce n'est qu'une question administrative. La banque de droit luxembourgeois vous proposera une carte bancaire anonyme dite "Primo" et le tour est joué.
Bien sûr toutes ces opérations doivent se faire discrètement et si vous voulez éviter des ennuis avec le fisc, mieux vaut ne pas porter sur soi ou avoir à son domicile des papiers relatifs à l'existence de ce compte off-shore...


Les Belges et le fisc
Le ministère belge des Finances estime qu'un belge sur dix fraude le fisc et disposerait d'un compte au Luxembourg. Si c'est vrai, par extrapolation on peut imaginer que la plupart des chefs d'entreprises fortunés ainsi que les stars ont un compte off-shore.
Bien sûr ils ne l'avoueront jamais... d'autant moins que ce compte numéroté est souvent mis au nom d'une autre personne de confiance (sa femme voire même une autre société par exemple) qui a tout intérêt à se taire car elle tire de plantureux avantages de cette situation !
Un secret bancaire bien gardé
Actuellement, il existerait 80 paradis fiscaux dans le monde dont plusieurs en Europe (Monaco, Jersey, Lichtenstein et Andorre) sans parler des pays où le secret bancaire est inscrit dans la constitution (Luxembourg) ou appliqué scrupuleusement (Autriche et Belgique). A quoi sert-il ? Ce secret bancaire est notamment mis à profit pour aider les clients souhaitant frauder le fisc !
La Belgique traque donc en théorie les gros fraudeurs mais étant donné le secret bancaire, elle ne communique aucune information aux pays étrangers, qui de se fait ne coopèrent pas non plus ! Le secret demeure et le serpent se mord la queue.
Un paradis... réservé aux gens fortunés
Toutes les grandes banques que vous connaissez (Dexia, Fortis, HSBC, ING, etc) sont représentées dans les paradis fiscaux, évidemment souvent sous d'autres enseignes.
Si vous avez de l'argent, ces paradis fiscaux sont donc à votre portée.
Vous" signifie-t-il que vous et moi pouvons en bénéficier ? Pas vraiment. En effet, les produits permettant d'éluder le fisc ne s'adressent pas aux salariés ordinaires ni même aux petites professions libérales qui peinent à trouver des clients. Pas plus qu'au petit directeur d'une PME qui travaille avec moins de 10 personnes et travaille 60 heures par semaine pour gagner à peine plus que vous (4000-10000 € brut/mois). Dans le monde du travail, tous ces "petits" profils de travailleurs représentent la majorité des emplois.
Ce ne sont pas ces éventuels petits fraudeurs que le Fisc recherche en priorité mais ceux à qui s'adressent les banquiers indélicats.
Qu'on ne se trompe pas de débat : dans tous les cas les banquiers parlent bien de personnes fortunées (suffisamment riches en tout cas pour perdre cent mille ou 1 million d'euros sans que cela n'affecte leur train de vie) et donc de produits financiers uniquement accessibles aux plus riches, aux grands chefs d'entreprises notamment.
L'évasion fiscale en chiffres
Combien de banques proposent des services facilitant l'évasion fiscale ? Pour fixer l'étendue de la fraude fiscale (car c'est bien l'objectif que vise sciemment le client : éluder le fisc), sachez que Fortis gère indirectement pas moins de 400 filiales off-shore, la Dexia une quarantaine !
Or, rien qu'au Luxembourg, il existe plus de 150 banques. Faites le calcul... Au bas mot, il existe plus de 5000 banques off-shore et autant de moyens offerts aux plus riches pour dissimuler leur argent.
Ces banques brasseraient quelque 11000 milliards d'euros, soit 11 fois le budget de la Belgique ! Rien que pour la Belgique, on estime que l'évasion fiscale représente au moins 30 milliards d'euros par an.
Que font nos ministres des Finances européens pour lutter contre cette fraude ? Ils sont impuissants et écoeurés devant ces pratiques car il n'y a aucun contrôle ! Devant les faits, plutôt que de perdre la face devant le public, aucun d'eux ne souhaite discuter du sujet avec les journalistes.
Car à défaut de pouvoir attraper les "gros poissons" (les chefs d'industries notamment), les contrôleurs des contributions se rabattent sur des proies plus faciles, celles qui ne pas protégées par leurs relations, les plus petits fraudeurs; ce sont souvent des personnes physiques (du salarié ou du pensionné ayant quelques économies à la profession libérale) et les directeurs des petites PME qui tous aimeraient bien ne pas donner 55% de leur bas de laine au Fisc...
En fait le problème de l'évasion fiscale concerne avant tout les grosses fortunes et les banques mettant des produits fiscaux à leur disposition. Sachant cela, la solution passe obligatoirement par une décision à l'échelle mondiale, impliquant l'OCDE notamment, tous les pays membres devant exiger la fin des paradis fiscaux ou leur inscription sur une liste noire...
Les présidents Obama et Sarkozy en ont parlé récemment. Rien ne les empêche de faire des rêves éveillés. Mais il y a un pas entre les idées et la réalité. Appliquer ces beaux principes à l'échelle mondiale est sinon illusoire, du moins peu réaliste voire illégal et dangereux.
Des riches influents
En effet, essayer d'interdire légalement les paradis fiscaux constitue un obstacle à la libre circulation des capitaux.
De plus, dans le monde exclusif des grandes fortunes, les riches veillent jalousement sur leur magot et leurs privilèges. Ils ont des relations et sont influents.
Tout à un prix, tout s'achète même la confiance aveugle des politiciens. La preuve, tous les ministres de Jersey sont de grosses fortunes et aucun d'eux ne va cracher dans la soupe...
Pire, certains sont en relation avec des hommes d'affaires influents. Les banques travaillant les unes avec les autres sur base de la confiance, si leur empire financier vacille, c'est tout un pan de l'économie qui risque de chuter, et par effet domino tout un système socio-économique qui peut s'écrouler, entraînant une crise majeure (comme celle que nous avons connue dans les années 1930 et celle de fin 2008 est loin d'être terminée...).
Des paradis fiscaux plus transparents
Bien malin ou plutôt dépourvu d'intelligence celui qui voudrait fermer ou bânir les paradis fiscaux du jour au lendemain. Plus malin sera celui qui essayera de négocier un accord ou d'édicter de nouvelles règles...
En effet, depuis octobre 2008 l'OCDE comme l'Europe font pression sur les banques et les Etats appliquant le secret bancaire afin qu'ils adoptent de nouvelles règles de bonne gouvernance, concrètement qu'ils offrent plus de transparence.
Petit à petit, les membres du G20 espèrent que les banques et pays concernés rentreront dans le circuit classique, et qu'un jour ou l'autre des pays comme le Lichtenstein (35000 habitants pour un PNB de... 1.2 milliards de $US !) ne seront plus sur la liste noire. Est-ce viable ?
En tous cas c'est un scénario qu'essayent d'appliquer l'Administration américaine ainsi que la Commission européenne avec un certain succès, même si les résultats sont encore timides. Mais l'essentiel n'est-il pas d'avancer.
Réactions
19 février 2009 : Il n'a pas fallu longtemps. Au lendemain de la diffusion de l'émission, une enquête parlementaire a été ouverte. Comme si nos ministres et autres sénateurs ne connaissaient pas le dossier. Pour qui nous prennent-ils ?
Ou sont-ils à ce point naïfs de croire que les banquiers sont au-dessus de tout soupçon et que tout le monde accepte sans réagir de payer jusqu'à 55% de taxes sur son salaire ou jusqu'à 80% de taxes sur ses revenus (notamment sur les droits de succession au 2°) ?
Tous les pays européens sont concernés. Dans leur bureau feutré et à l'abri des regards indiscrets, aucun banquier ne refusera d'aider un client. Enfin, nous verrons jusqu'où ira cette enquête et les Eurocrates de bonne volonté.
Dernières nouvelles
Mi-mars 2009 : à 3 semaines de la réunion du G20, il semble que tous les pays européens garantissant le secret bancaire n'aient pas envie de recevoir un blame de leurs confrères respectueux des "bonnes pratiques" et de figurer sur la liste noire des paradis fiscaux...
Ainsi au Luxembourg, Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget a confirmé qu'il maintiendra le secret bancaire mais qu'il était "prêt à discuter des moyens pour améliorer la coopération internationale dans la lutte contre les délits fiscaux".
Andorre s'est également engagé à faire de même d'ici le mois de novembre et le Liechtenstein va entamer des négociations avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en vue d'accords bilatéraux d'échange d'informations. La Suisse doit également annoncer des "mesures concrètes" à ce sujet. Jersey a multiplié les accords d'échanges d'informations et devait conclure un accord avec la France.
Enfin, la Belgique a annoncé qu'elle allait supprimer son secret bancaire en 2010 avec les pays de l'Union européenne, puis progressivement avec les autres pays.
En parallèle, la Belgique a travaillé sur d'autres moyens pour lutter contre l'évasion fiscale, notamment sur les produits pétroliers. Ainsi, il y a quelques années la Belgique fixa une nouvelle loi concernant la vente des carburants à bas prix; c'est ainsi qu'en concertation avec les groupes pétroliers, on ne voit plus de pompes à essence "produit blanc" sur le territoire belge.
Avril 2009 : l'enquête parlementaire auprès du ministère des Finances n'a rien donné, comme si le Fisc refusait de parler, de peur sans doute d'avouer son impuissance à juguler le problème.
Bref, ne nous voilons pas la face : derrière les beaux discours, les règles et la vitrine transparente des banques, la fin des paradis fiscaux est loin d'être annoncée.

vendredi 21 novembre 2008

Les pneus hiver sont-ils obligatoires ?

Ca revient comme l'Arlésienne dès les premiers frimats hivernaux... Les pneus hiver (anciennement pneus "neige" mais comme ils sont également adaptés à la pluie, on les appelle aujourd'hui pneus "hiver") sont-ils obligatoires au Luxembourg, en Belgique ou en Allemagne ?
Les lois respectives de ces pays sont claires : Non ! Au Luxembourg, soit vous montez 4 pneus été ou tout-temps (MS, "Mud and Snow") soit 4 pneus hiver. Il est interdit de les combiner par essieu alors qu'en Belgique c'est autorisé.
En Allemagne la loi est imprécise à ce sujet. Elle dit simplement que le conducteur est obligé d'adapter l'équipement de sa voiture aux conditions météorologiques, le non respect de cette règle pouvant être sanctionné d'une amende (mais la police effectue peu de contrôles). De plus, en cas d'accident sur une route enneigée ou verglacée, si vous n'avez pas monté de pneus hiver, les assurances allemandes pourraient augmenter votre degré de responsabilité, même si vous êtes en droit.
Qualité des pneus hiver
Sur le plan technique et de la sécurité, il faut reconnaître que les pneus hiver sont très utiles. Comme un doigt ou des chaussettes collent sur une surface froide, du fait qu'ils contiennent du caoutchouc thermique et plus de silice, les pneus hiver sont plus souples et "collent" mieux à la route que les pneus été.
En effet, contrairement aux pneus ordinaires, les pneus hiver gardent toutes leur souplesse et leur adhérence en dessous de 7°C, certains modèles (Marangoni GRIP E+ par exemple) étant même spécialement conçus pour garder le contact sur du verglas (en revanche, ils s'usent vite).
Du fait de leur meilleure adhérence par temps froid que les pneus été, les pneus hiver vous permettent également de réduire la distance de freinage de 5 à 10%, et donc d'éviter l'obstacle.
Il va sans dire que le relief des pneus neige est également plus épais que celui des pneus été, atteignant 8 à 10 mm de profondeur.
Sachez également que plus la température extérieure est basse, plus la pression mesurée diminue (0.1 bar par tranche de 8°C). En général, on gonfle les pneus hiver avec 0.2 bars de plus que la valeur constructeur d'un pneu normal (certains conseillent même 0.4 bars).
Vous ne pouvez plus utiliser vos pneus lorsque le profil a perdu plus de 50% de son épaisseur, soit 4 mm pour les pneus hiver (contre 1. 6 mm pour les pneus été). De toute façon en-dessous de cette épaisseur minimale le pneu perd ses performances.
Précisons que vous pouvez rouler en pneus hiver durant l'été tant que le repère d'été n'est pas usé. Seule différence, constitué de thermo-gomme, même à faible vitesse ils risquent de crisser dans les tournants serrés et s'useront un peu plus vite que les pneus d'été.
La taille des pneus et des jantes
Il faut également savoir que plus un pneu est large plus vous aurez de difficultés sur la neige ou le verglas. En effet, pneu large signifie perte de performance : il y a plus de surface au sol, plus d'adhérence, donc une perte sensible de puissance. Voitures équipées de pneus hiver Marangoni METEO HP.
C'est pourquoi la fameuse 2CV et ses pneus étroits de 125R15 passait partout et en tout temps.
C'est pourquoi une voiture de sport équipée de jantes larges de 8" et de pneus de 18" ou 19" à 300 euros pièce aura plus de difficultés pour gravir une côte enneigée qu'une petite voiture équipée de pneus standards à 30 euros...
D'un autre côté, il faut savoir qu'un pneu sous dimensionné provoque du patinage.
Enfin, par rapport aux pneus de 15", les 17" présentant moins d'épaisseur, la suspension sera un peu plus dur (et plus encore si vous avez une suspension sportive et des sièges en cuir). Vous pouvez régler les amortisseurs en conséquence, voire même les remplacer si vous aimez la conduite sportive. Mais ici d'autres facteurs techniques entrent en jeu.
Si vous voulez changer soit le type soit la taille de vos pneus, vous devrez donc faire des compromis entre performance, adhérence, vitesse, prix, etc, et pour cela, rien ne vaut les conseils d'un expert.
De plus, vous ne pouvez pas monter n'importe quelle taille de jante sur votre véhicule : seuls sont agréées les tailles indiquées au dos de votre certificat de conformité. Si votre véhicule n'est pas conforme, il ne passera pas le contrôle technique. Au mieux les nouvelles jantes devront être indiquées sur votre certificat de conformité (à condition d'avoir l'attestation du garage).
Concernant la taille des pneus hiver, si sur une voiture puissante vous pouvez monter en été des pneus de 245/45 de 18", en hiver vous devez vous limiter à des pneus de 225/60 de 16" (diamètre et largeur de jante plus petits). Ainsi le rapport de performance sera à peu près conservé, la perte d'accélération se chiffrant au maximum à 0.2 sec aux 100 mètres.
En revanche, sur une voiture ordinaire (jusqu'à 2 litres ou 130 CV), un mauvais choix de pneus neige peut se chiffrer par une perte d'accélération de 2 secondes aux 100 mètres une consommation de 1 litre de carburant supplémentaire aux 100 km.
Notons également que les propulsions ont toujours plus de difficultés et ont une tendance naturelle à chasser de l'arrière sur la neige ou le verglas comparées aux tractions. Au prix où sont ces voitures, il serait temps que l'électronique de bord de BMW notamment gère correctement ce problème !
Conduisez plus cool
Sachez aussi que vos pneus hiver ne vont pas rendre votre voiture antidérapante pour autant, notamment dans les côtes, les descentes ou les virages mouillés, enneigés ou verglacés pris à vive allure.
Si vous utilisez une boîte de vitesse automatique, même séquentielle (genre Tiptronic et autre 7G-Tronic), si le sol est très glissant, désactivez l'antipatinage (EPS) car l'ordinateur risque de saturer d'information (le voyant EPS va clignoter tant que les pneus n'adhèrent pas au sol) et vous aurez beaucoup de mal à contrôler votre véhicule. Repassez sur la boîte automatique traditionnelle.
Si votre voiture à boîte automatique en est pourvue, activez la "petite vitesse" (sur Volvo) ou passez en mode séquentiel qui va tirer profit du frein moteur et faciliter votre conduite sur sol glissant.
Dans tous les cas, sur route mouillée, enneigée ou verglacée, ayez les bons réflexes de conduite et le pied souple. Evitez les mouvements brusques, réduisez votre vitesse, utilisez le frein moteur et augmentez la distance de sécurité. Vous éviterez ainsi bien des sueurs froides !
Et rappelez-vous que ce sont les premiers jours de neige, de brouillard givrant ou de verglas qui sont les plus risqués. Après on a appris la leçon et on change ses habitudes ! Mais n'oubliez jamais que le sol reste froid et souvent humide.
NB. La question des chaînes est en revanche différente et elles sont obligatoires dans certaines régions montagneuses dès le mois d'octobre.
Mon avis ? Sur une voiture ordinaire, coupé sport compris, montez des pneus hiver sur des jantes de 15" ou 16" maximum. Même si vous ne roulez qu'une seule fois sur sol enneigé ou verglacé, ils peuvent vous éviter un accident. La sécurité prime sur la frime !

Pour plus d'information
Les catalogues listent plus de 2700 pneus dont les prix varient de 50 à près de 500€ pièce. Concernant les caractéristiques des pneus, consultez avant tout l'applet comment lire un pneu et ses autres menus.
Pour choisir vos pneus, consultez le site Pneus-Online (disponible en F, B, LU, CH, etc) qui décrit les caractéristiques des principaux modèles commercialisés et propose un comparatif.
Sur Pneu-test vous trouverez les avis des utilisateurs de différents marques et modèles de pneus, mais avis à prendre sous caution car on ignore leur qualité de conducteur et leur style de conduite, deux questions qui deviennent pertinentes sur sol glissant.
Concernant le choix de la largeur des pneus (flancs de 50, 55, 60, etc) en fonction de la largeur des jantes (6.0, 6.5, etc), pour éviter les "flancs tirés" et autres problèmes, consultez ce tableau. MTK-Tuning vous propose également une calculette établissant une correspondance entre pneus et jantes.
A propos des pneus à clous et des chaînes, contactez le Touring Club de Belgique qui vous expliquera les législations en vigueur dans de nombreux pays européens.
Fourniture de pneus hiver
En Belgique, à l'époque des premières chutes hivernales, les garages sont fort sollicités pour monter les pneus hiver au point que les rendez-vous peuvent être repoussés à plus d'un mois. Autant être prévoyant et les monter dès le 1 ou le 15 novembre au plus tard.
Durant ces périodes de forte activité pour les garages, il est parfois difficile de trouver des pneus hiver dans certains marques et certaines tailles très prisées (par ex. les Bridgestone Blizzak, Goodyear UltraGrip et autre Michelin Alpin en 16"). Mais sachez que le réseau de distribution varie d'un pays à l'autre.
Si tous les garages vous prétendent qu'ils n'ont plus de stock ou ne peuvent plus être livrés, pas de panique. Contactez un garage installé au Luxembourg ou en Allemagne. Comme par magie il pourra vous procurer les pneus ad hoc en quelques jours. Au pire, commandez-les sur Internet (sur 123pneus ou Alpha Pneus). Restera à trouver un garage qui aura du temps pour vous les monter.
Dernière nouvelle
Le 29 juillet 2011, Le Luxembourg a voté une loi obligeant les conducteurs à monter des pneus hiver sur leur véhicule dès que les conditions météos l'exigent. Le nouveau règlement entre en vigueur le 1er octobre 2012.
PS. Un bon conseil, ne faites pas d'économie de bouts de chandelles sur vos pneus et si nécessaire montez toujours des pneus homologués. Rappelez-vous que c'est grâce à ces quatre pneus que votre véhicule colle à la route et peuvent vous sauver la vie. Il en va de votre sécurité.

mardi 28 octobre 2008

Le 3eme salon virtuel "Working Worlds"

Les candidats et les recruteurs européens se donnent rendez-vous sur "Second Life" le jeudi 27 novembre 2008 pour le ‘Working Worlds 3.0’, la troisième édition du salon de recrutement et de formation.Le salon virtuel du recrutment Working Life sur Second Life. Document GAX.
Mieux répondre aux attentes des entreprises européennes, mais aussi des candidats du Monde entier cherchant un emploi est l’objectif ambitieux que s’est fixé il y a deux ans maintenant l’agence de Communication Active, GAX Technologies.
Les deux dernières éditions avaient déjà connu un succès significatif, réunissant des professionnels tels que Amazon EU, Accent for People, Banque Privée Edmond de Rothschild Europe, Brown Brothers Harriman, Bull, FDLV Advisory & Technology, Dexia, Hays, Manpower, Noble & Scheidecker, Openfield, Randstad, Sit Group, SS&C, et TPH Services.
Avec déjà 20 entreprises et plus de 3500 candidats inscrits, Working Worlds 3.0 laisse présager d’un engouement sans précédent.
Un salon virtuel
Le recrutement par le biais de salons virtuels de l’emploi répond à une nouvelle approche plus active, qui améliore les résultats du recrutement international tout en diffusant une image plus accessible des entreprises participantes.
Sur Working Worlds, les sociétés participantes accueillent les candidats sur un stand virtuel à leur effigie.
Le salon propose également un espace détente, une salle de presse, une salle de conférence, mais aussi un espace de formation.
Comme dans un bureau idéal, les entreprises ont à leur disposition toute une palette d’outils dédiés au recrutement et à la formation des candidats.
« Outre sa particularité de ne pas engendrer de coûts supplémentaires liés au déplacement pour le candidat, Working Worlds permet de créer un premier contact original qui débouche souvent sur un second rendez-vous, puis une véritable embauche », explique Cornelia den Hartog, Managing Director de GAX Technologies.
Derrière les écrans d’ordinateurs, on trouve de vrais candidats motivés à la quête d’entreprises partageant leurs valeurs.
En effet, que l’entreprise cherche de jeunes diplômés, des talents dans le domaine de l’IT ou des cadres expérimentés, les salons de l’emploi sont de plus en plus importants dans la stratégie des recruteurs qui cherchent des candidats de tous niveaux. Avis aux intéressés.
Consultez également l'article publié l'année dernière sur ce sujet qui aborde notamment la configuration hardware et software nécessaires et décrit sommairement l'objet du logiciel "Second Life".
Je remercie Cécile Tétaud du GAX pour cette information.