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mardi 3 mars 2015

Le DARPA et Memex au service des enquêteurs

Dans une interview accordée récemment à CBS, on apprend que le DARPA, l'agence de recherche de l'armée américaine, a développé une nouvelle application pour mieux lutter contre la criminalité, Memex.
Le DARPA dispose d'un département dédié à l'Innovation de l'Information, I2O, dont le but est de développer des programmes informatiques pour mieux lutter contre la criminalité, y compris la cybercriminalité et le terrorisme.
Développé par Chris White, ingénieur au Bureau I2O du DARPA, Memex est l'héritier du fameux projet inventé par le Dr. Vannevar Bush en 1945.


Selon le DARPA, au cours des deux dernières années, 60  millions de pages web à caractère criminel ont été publiées sur le web et le Darknet. Pour un enquêteur, cela représente des "Big Data" qu'il faut pouvoir analyser afin d'extraire l'information pertinente.
Les moteurs de recherche classiques comme Google sont basés sur une fonction d'indexation du contenu des pages web triées par popularité et les internautes interrogent les serveurs au moyen de mots-clés.
Memex exploite la technique inverse de ce concept, dans la mesure où à partir d'une requête, il est capable d'établir des liens entre les données de différentes pages web, y compris entre les sites partageant les mêmes bannières promotionnelles, et surtout de dévoiler des informations cachées dans le réseau Tor du Darknet et les réseaux clandestins peer-to-peer.
Grâce à des outils de data mining, Memex est capable d'analyser ces "Big Data" afin d'y trouver des corrélations, d'identifier des organisations et des personnes. Ces données peuvent ensuite être présentées sous forme graphique afin de s'adapter aux besoins des utilisateurs.
Memex est pour le moment uniquement utilisé par le ministère américain de la Défense. Il a déjà été testé lors du Super Bowl, afin de tracer les réseaux de prostitution.
En effet, à partir des pages du Darknet faisant la promotion de services sexuels par exemple, Memex est capable de géolocaliser les serveurs de ces pages, l'auteur des publicités, son adresse IP, son numéro de téléphone, etc.
En recoupant ces données avec des portraits de femmes figurant sur ces pages, Memex a pu mettre en évidence les mouvements de différentes prostituées et apporter son support au travail de la police qui peut ainsi plus rapidement identifier les trafiquants et venir en aide aux femmes vulnérables.

Exemple d'écran de visualisation des Big Data traitées par le programme Memex du DARPA. Cet outil de data mining permet d'effectuer des requêtes sur des milliards de données afin d'établir des correspondances entre elles. Chaque noeud ou terminaison peut être agrandie et interrogée. Document DARPA/I2O.
Dan Kaufman, directeur de l'I2O du DARPA, précise que Memex préserve la privacité des données et n'a pas pour objectif de récupérer les informations à caractère privé des réseaux sociaux par exemple ni de désanonymiser des données ou des services anonymes. C'est également clairement indiqué dans la page de présentation de Memex.
Notons que dans le cadre de son rapport sur le Big Data, en janvier 2015 le président Obama a salué l'initiative du DARPA et l'aide qu'apportait Memex aux forces de police.
Memex au service des scientifiques et des particuliers
Le périmètre bien précis de Memex sous-entend qu'il n'a pas la même finalité que les programmes de la NSA et qu'il ne serait pas relié à leurs outils ni à leurs bases de données. 
Perte inutile de ressources ou volonté délibérée, à chacun de juger l'intérêt de ces restrictions.
Ceci dit, dans la lutte internationale contre le crime et le terrorisme, il est difficile de croire que Memex ne trouvera pas d'application au sein de la NSA. Ce ne sera pas la dernière invention du DARPA qui sera exploitée par l'agence de renseignement américaine pour ne citer qu'Arpanet et son protocole TCP/IP.

Exemple d'écran de visualisation de données de Memex.
Document DARPA/I2O.
Quand bien même Memex ne viserait que la recherche des criminels, il faut avouer que cette application a coûté entre 10 et 20 millions de dollars. Quand on sait que Facebook ou Google rachète des sociétés de développement pour plusieurs milliards de dollars (par ex. Facebook a racheté WhatsApp pour 19 milliards de dollars en 2014), Memex reste une "petite" application si on la compare à ces budgets extravagants.
Cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas puissante ni intelligente, c'est-à-dire capable d'extraire l'information pertinente perdue parmi des milliards de données anodines.
Actuellement Memex vient uniquement en support des enquêteurs de police (trafic d'armes, de drogue, prostitution, terrorisme, etc) mais à terme il pourrait servir les intérêts de la communauté scientifique (par ex. la lutte contre les épidémies d'Ebola) et ceux des particuliers.
Mais n'espérez pas qu'il soit intégré à Google ou Bing. L'intérêt de ces entreprises privées est pécuniaire et elles n'ont aucun intérêt à proposer des pages n'offrant aucun potentiel de revenus publicitaires.
A lire: Deep Web Search' May Help Scientists.

mardi 28 octobre 2014

Des physiciens ont mis au point le premier rayon tracteur

Des physiciens de l'Université Nationale Australienne (ANU) ont annoncé qu’ils ont créé le premier rayon lumineux tracteur capable de déplacer un objet.
Le professeur Wieslaw Krolikowski de la Research School of Physics and Engineering et son équipe ont réalisé un dispositif laser optique capable de déplacer des particules creuses de 0.2 mm de diamètre sur une distance de 20 centimètres, soit 100 fois plus loin que par le passé.

Déplacement d'une particule (le point blanc dans le tube) par un faisceau laser.
Document ANU.
Ci-dessous, une expérience réalisée en 2010 par le physicien Vlad Shvedov et ses collègues du Laser Physics Center de l'ANU montrant le transport d'une sphère de 50 microns par un rayon laser sur plus de 20 cm. Document ANU.


Le rayon laser tracteur utilisé est très particulier : il a la forme d'un "donut", brillant sur les bords et sombre en son centre. Lorsqu'il frappe des particules, son énergie est absorbée et crée des points chauds à la surface de celles-ci. Lorsque les particules entrent en contact avec l'air, ce dernier se réchauffe et repousse par réaction les premières dans la direction opposée.
Pour déplacer les particules, les physiciens doivent simplement contrôler la position des points chauds en ajustant le faisceau laser : "Nous pouvons passer en douceur d'une polarisation à une autre et ainsi arrêter la particule ou inverser sa direction à volonté", a précisé Cyril Hnatovsky dans le communiqué.
Selon Krolikowski "une démonstration à grande échelle telle que celle-ci est comme le Saint Graal pour les physiciens laser".

Les physiciens Vladlen Shvedov (gauche) et Cyril Hnatovsky (droite) ajustant l'ouverture en forme de donut du faisceau laser dans leur laboratoire RSPE de l'ANU. Document Stuart Hay, ANU.
Actuellement les physiciens ne sont pas en mesure d'utiliser cette invention pour tracter des objets complexes et massifs comme on peut le voir par exemple dans "Star Wars".
En revanche, cette technologie pourrait servir à dépolluer l'air. En effet, le laser tracteur peut attirer certaines nanoparticules par exemple. On peut aussi l'utiliser pour manipuler en laboratoire des particules dangereuses ou très instables.
Pour plus d'informations
Physicists build reversible tractor beam, ANU, Oct 2014
A long-range polarization-controlled optical tractor beam, Nature Photonics, Oct 2014.

mercredi 12 mars 2014

Le web fête ses 25 ans

Nous fêtons aujourd'hui le 25eme anniversaire du web ! C'est en effet le 12 mars 1989 que Tim Berners-Lee et Robert Cailliau proposèrent d'installer au CERN "un système universel reliant les systèmes d'informations" afin que les universitaires itinérants travaillant à distance sur l’accélérateur de particules puissent accéder aux informations.

Tim Berners-Lee. Document W3.org
Le système d'information distribué était basé sur le concept d'hypertexte inventé par Vannevar Bush (le concept de mémoire indexée ou MEMEX, 1945), c'est-à-dire un système dans lequel les mots pertinents du texte sont reliés entre eux par des hyperliens permettant de passer d'un document hypertexte à un autre. Le web était né.
Mais personne n’imaginait que le World Wide Web deviendrait ce “réseau informatique galactique” comme l’avait intuitivement baptisé J.C. Lickelider de l’ARPA en 1963, quelques années avant la mise en service d'ARPANET.

Le projet de système d'information distribué proposé en 1989-90. Document W3.org.
Berners-Lee voulait qu'Internet devienne un média suffisamment attractif pour que les internautes y publient des informations, ce qui motiverait et encouragerait toute la communauté à suivre leur exemple.
Il voulait également qu'Internet soit accessible à tous, indépendamment de leur niveau social, de leurs idées politiques ou de leur culture, des intentions humanitaires qui sont encore à l'état d'ébauche dans beaucoup de pays non démocratiques (sans oublier que même en Occident, certains gouvernements essayent également de contrôler l'accès à Internet...)


L'idée des hyperliens
L'idée des hyperliens permettait à chacun d'alimenter Internet et de localiser par la suite facilement l'information grâce à un index (les futurs moteurs de recherche). Cette idée était géniale !
L'hypertexte est à l'origine du langage HTML (HyperText Markup Language) qui permet d'écrire les pages web et du protocole HTTP (HyperText Transfer Protocol) qui permet de les transmettre.
En 1990, le premier navigateur (browser) et le premier serveur web furent installés sur une machine NeXT alors limitée à l'environnement NeXTSTEP développé quelques années auparavant par Steve Jobs et ses collègues.
Internet  fut opérationnel au CERN pour la première fois en mars 1991 sur un petit réseau et sera totalement opérationnel en mai 1991.
C'est finalement en août 1991 que Tim Berners-Lee annonça publiquement la création du web sur le forum usernet, précisant qu'il exploite le langage SGML et donne l'URL d'un document au format .html.
Toutefois, SGML étant utilisé à des fins professionnelles, Tim Berners-Lee et Dan Connolly vont le simplifier pour créer le langage HTML qui se caractérise par une structure de texte comprenant le titre du document, les hyperliens, les titres, sous-titres et le texte, complété par un mécanisme de recherche indexée.
Le 30 avril 1993, le CERN mis le code source du logiciel du World Wide Web (l'HTML) dans le domaine public afin que le projet soit accessible au plus grand nombre de développeurs et d'utilisateurs.
Le langage HTML 2.0 fut normalisé par le consortium W3C en 1996. Il fut abandonné au profit de HTML5 en 2007.
Notons que NeXT fut racheté par Apple en 1996, NeXTSTEP devenant le noyau du système d'exploitation Mac OS, à l'origine du fameux Mac OS X. Que le monde est petit !



Internet, un réseau physique
Etymologiquement parlant, Internet tire son nom du concept de réseaux multiples et indépendants à l'architecture plutôt hétérogène, reliés entre eux.
En effet, Internet se définit avant tout comme un réseau, du matériel, constitué d'adaptateurs (carte réseau, modem, concentrateur, router, passerelle,...) et de systèmes de câblage reliant des ordinateurs et leurs périphériques entre eux.


Depuis son introduction, partout, des amateurs, des professeurs et des administrateurs réseau ont commencé par installer leurs ordinateurs, les serveurs, les mémoires, les disques durs, les périphériques, les routeurs, les modems ainsi que les logiciels pour tirer avantage de ce nouveau... médium ? Non, pas exactement.
Internet est plus qu'un médium ou moyen de communication. C'est avant tout un réseau, du matériel physique, qui demande un peu d'habitude pour ne pas être agressé par toute sa puissance. Avec le temps, Internet est devenu un moyen de diffusion d'informations.

Structure d'Internet. Le coeur du web se compose d'un réseau dense d'environ 80 noeuds (tels que les fournisseurs de service). 5000 noeuds secondaires y sont connectés et 15000 noeuds au troisième niveau. Si tous les noeuds centraux tombaient, 70% des noeuds restant pourraient assurer la continuité du service. Cette interconnectivité hybride entre la structure hiérarchique et l'assemblage total est l'un des éléments représentant la puissance d'Internet. Document MIT Technology Review.
Ce "village global" ainsi que nous l'appelons depuis qu'il a conquis toute la planète et plus de la moitié des foyers occidentaux, doit son expansion au fait qu'il s'appuye sur une technique fondamentale, la gestion de réseaux à l'architecture ouverte.
Ceci explique le manque de méthode générale pour fédérer les réseaux comme ce fut le cas auparavant; chaque sous-réseau est autonome, sans contrainte, excepté que tous les utilisateurs doivent utiliser le même protocole, TCP/IP, afin de fournir des services aux autres utilisateurs (ordinateurs) sur une même base technique, le "peer-to-peer" (P2P). En fait, Internet inclut ARPANET ou, dit autrement, ARPANET s'est développé sans le savoir dans le cadre d'Internet.


Internet en chiffres
Selon le quotidien The Guardian, en 2009 Internet contenait 500 exabytes (500 milliards de GB de données soit 0.5 zettabytes), l'équivalent de 60 fois la quantité d'informations que l'on peut enregistrer sur tous les disques durs produits en un an dans le monde !
Trois ans plus tard, une étude du cabinet de consultance IDC parrainée par EMC Gartner déclarait qu'en 2012 nous avions créé dans le monde (sur le web, dans les entreprises, dans les centres de recherches, etc) 2.8 zettabytes de données.
Pour 34% de la population mondiale soit plus de 2.4 milliards de personnes, dont trois Américains sur quatre et plus d'un Européen sur deux, posséder un ordinateur et une connexion Internet sont aussi banals que d'avoir une montre, une TV ou un GSM.
Un phénomène culturel
Ceux qui ont touché à Internet ont certainement du mal à s'en passer aujourd'hui. Et si c'est le cas, alors ils peuvent aussi se passer de tout le reste.
Comme une drogue, Internet est passé du statut d'accessoire utile à celui de bien essentiel : Internet est devenu un phénomène culturel. On s'y connecte comme on se lève et beaucoup d'utilisateurs ne débranchent même plus leur ordinateur du réseau. Les plus accrocs s'y connectent depuis leur mobile, leur tablette, leur ordinateur, leur smartwatch, bref ils sont "branchés" en permanence.
Paradoxalement, bien que l'information soit intangible, ce monde virtuel nous relie plus que jamais à la réalité.
Mieux qu'une encyclopédie lourde et encombrante ou un journal déjà vieux quand il sort de presse, en quelques clics de souris, on trouve sur le web toute les informations dont nous avons besoin, les actualités sont toujours à jour et disponibles 24 heures sur 24. Vous dites un mot, il peut être répercuté en un instant aux antipodes, vous soulevez les foules et créez une émeute en quelques heures.


Mais cette liberté est chère payée. Revers de son succès, hors de tout contrôle et gratuit Internet est également le terrain de chasse favori de tous les déviants, cybercriminels et autres rumeurs et le support d'une publicité souvent indésirable.
A chacun donc de faire le tri des informations, de protéger sa vie privée et de garder l'esprit critique quand il navigue sur la toile. Si on en connaît les règles et les limites, le web est une source inépuisable de connaissance et offre beaucoup d'opportunités.
Pour plus d’informations
Si le sujet vous intéresse, les anglophones peuvent consulter l'ouvrage "How the Web was born" pour connaître l'histoire sans doute la plus complète d'Internet. C'est une brique de près de 400 pages écrites par deux experts du CERN, James Gillies et Robert Cailliau, le responsable du Web office.

mercredi 20 novembre 2013

Jeopardy - L'ordinateur Watson contre l'être humain : 1-0

La recherche en intelligence artificielle et dans le data-mining (la recherche d'informations dans des bases de données) continuent à nous surprendre, et l'affaire d'espionnage PRISM n'est que le sommet de l'iceberg en matière de gestion des "Big data".
Aujourd'hui les ordinateurs ont atteint un tel niveau de performance qu'il y a de quoi nous faire réfléchir sur le rôle et les fonctions qu'on doit accorder aux machines pensantes de demain.
Rappelez-vous la performance de l’ordinateur Watson d’IBM en 2011, qui avait battu à plates coutures les deux meilleurs joueurs humains au Jeopardy, un jeu similaire à "Question Pour Un Champion". Démonstration.


Le niveau d'intelligence cognitive de cette machine, en terme de reconnaissance vocale, d’interprétation des questions, de capacités d’inférences et de gestion de données, est tout simplement stupéfiant.
Mais avec ses 65 TFLOPS, Watson n'est pas le summum des ordinateurs, juste le plus puissant système cognitif. Ceci dit, IBM a déjà fabriqué un système 150 fois plus rapide, Mira, dont la puissance de calcul atteint 10 PFLOPS.
On n'ose même pas imaginer ce que donnerait ce jeu le jour où l'ordinateur quantique sera polyvalent.
Combinez cette performance à celles des robots, par exemple le modeste projet M-Blocks du MIT et aux capacités motrices du petit Asimo d'Honda, on se dit que l'être humain a bien raison de se méfier des capacités des ordinateurs et de toujours veiller à garder le contrôle !
Et d'autant plus qu'en matière de neurobiologie plus d'un laboratoire de recherche essayent actuellement de simuler les propriétés du cerveau humain sur des substrats en silicium ou hybride carbone-silicium, pour ne citer qu'un projet, Blue Brain qui est aujourd'hui tout à fait crédible...
Pour plus d'informations
Watson d'BM : IBM, IBM presskit, Forbes, engadget, le jeu Jeopardy,
Mira d'IBM : ANL.gov, Phys.org.

mardi 19 novembre 2013

M-Block, le micro-robot qui s'auto-assemble

Voici un prototype de micro-robot capable de s'auto-assembler : M-Block. C'est l'une des premières inventions de ce type. 
Muni d'un système interne de rotation et d'aimants, ce robot cubique peut se déplacer en roulant et en sautant mais aussi former des structures modulaires.
Dans cette démonstration de faisabilité, les M-Blocks démontrent à quel point ils sont autonomes et capables de s'organiser.



Le réveil des robots
Ces robots qui rappellent les Transformers et autre entités cybernétiques ont été développés par John Romanishin et son professeur Daniela Rus du laboratoire CSAIL du MIT en 2011. Ils furent présentés pour la première fois aux chercheurs lors de la Conférence Internationale de l'IEEE/RSJ sur les Systèmes et Robots Intelligents qui s'est tenue du 3 au 7 novembre 2013, à Tokyo, au Japon (IROS 2013).
Au coeur de chaque robot se trouve un moteur rotatif miniature capable d'effectuer 20000 tours/minute qui assure "l'envol" et le déplacement du M-Block. Chaque face dispose également de deux anneaux aimantés permettant aux robots de s'aligner et de se maintenir parfaitement l'un contre l'autre. Chaque face dispose en plus de quatre mini-aimants (patins) pour augmenter leur stabilité.
Lorsqu'un M-Block se fixe sur un autre, les patins fixés sur ses arêtes entrent en action : "Il y a un moment où le cube vole entièrement dans les airs et où il est dépendant des patins pour l'amener à s'aligner quand il atterrit. C'est quelque chose qui est totalement unique dans ce système", explique Kyle Gilpin, membre de l'équipe de recherche.


Les chercheurs souhaitent à présent miniaturiser les composants internes afin de pouvoir créer des structures beaucoup plus grandes, un peu à l'image des Transformers (et qui sait un jour en faire un T1000 comme dans le film Terminator 2 !).
A terme, ce genre de projet peut intéresser les militaires comme les ingénieurs. En effet, des robots capables de s'auto-assembler peuvent rendre des services ponctuellement, par exemple lors d'un désastre ou dans une situation d'urgence, ou plus simplement pour reconfigurer un projet : "Nous souhaitons que des centaines de cubes, éparpillés de façon aléatoire par terre, puissent s'identifier entre eux, s'unir et se transformer en chaise, en échelle, ou en bureau de façon autonome et à la demande", explique Romanishin.


Vous trouverez plus d'informations sur le site web du MIT.

dimanche 17 novembre 2013

La géométrie des billes aimantées en néodyme

C'est la période des cadeaux ou l'occasion de vous faire plaisir si vous êtes accroc aux gadgets !
Les aimants en alliage de néodyme (NdFeB) sont des accessoires qu'on utilise généralement en mécanique mais également en bricolage et décoration, servant par exemple de presse-papier, de butoir, de ferme-porte et autre casse-tête. S'ils sont protégés contre l'oxydation ils peuvent résister au temps.
Ces aimants peuvent également être utilisés comme gadget. Cela ne sert absolument à rien mais étant donné qu'ils sont indépendants, présentent une bipolarité (nord et sud) et un puissant magnétisme, on peut s'en servir pour explorer les subtilités de la géométrie dans l'espace.
Explorer la topologie et l'espace courbe
A partir d'une corde de sphères par exemple, vous pouvez créer un ruban de Moebius plus ou moins complexe, une sphère creuse ou extrudée, un buckyball, des polyèdres imbriqués et d’innombrables autres formes illustrant par exemple les déformations d'un plan dans un espace courbe (selle de cheval, etc). Démonstrations.


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Si vous êtes artiste et ingénieux, vous pouvez également utiliser des billes, mais cette fois non aimantées et suspendues, pour créer des sculptures cinétiques comme l'a fait BMW par exemple.
Revendeurs
Vous trouverez ces billes aimantées également appelées "zen magnets" ou "nanodots" chez Neobilles, Amazon et Ultra Deal notamment. Elles existent dans toutes les couleurs mais le plus souvent en argenté, doré et noir et sont proposées par paquet de 216 billes à partir de 15 €.
Un bon conseil, si vous voulez fabriquer des formes complexes, achetez 10 boîtes de billes de 5 mm car il vous faudra 2000 billes, parfois plus. Un mélange de billes argentées et noires permet également de souligner certaines formes.
Notons qu'à titre professionnel, Superaimants propose des billes dont le diamètre varie entre 5 mm et 13 mm ainsi que des aimants cubiques, cylindriques et d'autres formes.
Bon amusement !

jeudi 19 septembre 2013

L'Homme qui vivra 1000 ans est déjà né

Le Dr Laurent Alexandre est chirurgien-urologue et neurobiologiste, diplômé de Science Po, d'HEC et de l'ENA. Il est également fondateur de plusieurs start-ups dont "Doctissimo" et auteur de l’essai "La mort de la mort". Il dirige aujourd'hui le laboratoire DNAVision, la plus grande société européenne spécialisée dans le séquençage de l'ADN.
Ce scientifique qui vit à Bruxelles s'est penché sur les bouleversements de l'humanité face aux progrès en biotechnologies.
De manière générale l'évolution démographique peut suivre quatre courbes :
- Effondrement de l'espérance de vie (suite aux impacts environnementaux)
- Arrêt de la technologie (limitation du progrès)
- Poursuite lente (naturelle mais contrôlée)
- Evolution exponentielle (évolution artificielle).
Dans les sociétés modernes nous observons une évolution exponentielle, conséquence du progrès tous azimuts.
L'homme vivra 1000 ans
Rappelez-vous le film "L'homme bicentenaire" avec Robin Williams. Un robot prend apparence humaine et le devient grâce à la biotechnologie. De la Science-fiction ? Aujourd'hui certainement mais demain ?
A l'inverse, les prothèses intelligences (bioniques) tendent à démontrer qu'un jour la plupart d'entre nous auront des membres ou des organes synthétiques. Ce n'est déjà plus de la science-fiction. Même "L'homme qui valait trois milliards" est aujourd'hui au seuil de la scienti-fiction.
Il y a 50 ans, le patient mourait si l'un de ses organes internes était mal formé ou malade. Aujourd'hui on remplace le coeur, on rend la vue à certains aveugles, on reconstruit les poumons, on opère le cerveau, on greffe une hanche, un rein, un pied, une main, un bras ou même un visage...

Document Le Figaro, 2011.
Si d'aventure on ne mourrait plus de maladie ou de malformation, dans ces conditions qu'en est-il de notre espérance de vie ? Peut-elle aussi être affectée par le progrès ?
Le Dr Alexandre est convaincu que l’Homme qui vivra 1000 ans est déjà né ! Non pas que cela soit déjà possible avec les technologies actuelles, mais les progrès auxquels nous assistons rendent cette éventualité tout à fait plausible.
En effet, grâce à la chirurgie et aux nombreuses innovations en nano-biotechnologie (cellules souches, thérapies géniques, séquençage de l’ADN, prothèses, etc), les technologies vont radicalement changer l’espérance de vie des humains.
Dans une interview accordée au journal La Libre, le Dr Alexandre déclare : "En 250 ans l’espérance de vie en Belgique a triplé, passant de 25 à plus de 80 ans. Actuellement, elle croît de 3 mois par an. [...] toutes [ces] technologies qui permettent de modifier nos comportements biologiques ont une croissance de leurs capacités comparable à l’explosion des microprocesseurs avec la Loi de Moore."
Dans un effort de prospective, le Dr Alexandre entrevoit l'avenir de la médecine sereinement : "Dès les années 2018, le bricolage de nos chromosomes deviendra possible [...]. Progressivement et d’ici 2025-2030, le cancer va devenir une maladie banale et chronique, et ce, au même titre que le Sida [...]. L’hybridation de notre corps avec des composants électroniques est en cours et va s’accélérer. Quant à la démocratisation de ces technologies, je n’ai pas d’inquiétudes le prix devrait baisser très rapidement.[...] Il y a un courant de pensée aux Etats-Unis pour envisager une forte augmentation de l’espérance de vie, mais les technologies dont je vous parle (cellules souches, séquençage ADN,…) sont très récentes ! Le corps médical commence juste à découvrir ces technologies qui semblaient ‘impossibles’. Ils envisagent à peine les possibles applications futures."
Voici l'une de ses conférences :



Impacts socio-économique et psychologique
Si le Dr Alexandre dit vrai, il n'aborde ni la question socio-économique ni psychologique de cette longévité artificiellement étendue. C'est une chose de dire que l'on peut vivre longtemps encore faut-il que la personne le souhaite et que la société puisse le gérer...
Actuellement on peut compter sur les doigts d'une main les personnes de notre entourage ayant atteint les 100 ans de manière naturelle. Alors n'imaginons même pas atteindre les 200 ans et plus.
Quand la maladie frappe, prolonger la vie de quelques années est déjà pénible pour beaucoup de patients et leurs proches. Il faudrait avoir la certitude de conserver la santé et donc de guérir toutes les malades aujourd'hui incurables.
N'en déplaise au Dr Alexandre, c'est un rêve pieux voire une utopie quand on constate à quelle vitesse les virus peuvent émerger ou muter. Sa thèse n'est plausible que dans l'éventualité où la médecine pourrait tout guérir et les biotechnologies palier à toutes les déficiences.
Il faudrait aussi que ces personnes soient toujours capables de travailler si on souhaite prolonger notre espérance de vie. Car rester à charge de la société n'est pas une solution qui fera prospérer l'économie. Et finir neurasthénique ou dépressif pour une raison extérieure (perte de travail, décès du conjoint, etc) équivaut à refuser de vivre plus longtemps.
En fait la théorie du Dr Oliver Curry, spécialiste de l'évolution à l'Ecole d'Economie de Londres (LSE) est plus réaliste : l'espérance de vie naturelle sera de 120 ans vers l'an 3000.
L'homme augmenté
Ceci dit, les biotechnologies alliées aux majors de la cybernétique, de l'informatique et des télécommunications (pour citer AT&T, Google, Honda, et IBM notamment sans oublier le DARPA) nous préparent un avenir très technologique et digital où l'homme augmenté, bourré de capteurs électroniques et d'aides à la décision apparaît déjà à l'horizon. Mais ce n'est pas pour autant qu'il vivra 1000 ans.
De toute façon toutes les personnes qui ont essayé de faire de la prospective à plus de deux générations se sont toujours fourvoyées. Il y a trop d'aléas qu'on ne peut prévoir.
Pour plus d'informations
Lisez les livres de Laurent Alexandre La mort de la mort et Google Démocratie écrit avec David Angevin en 2011.
Sur le site LUXORION, consultez l'article sur les technologies du futur, notamment le chapitre sur la médecine à l'ère numérique, celui sur l'avenir de l'homme et sur l'espérance de vie d'une société.
Transhumain oui. Posthumain non, Cube revue
Transhumanisme : demain, l'Homme amélioré, CNet
ADN: Année Zéro, Huffington Post.

mercredi 5 décembre 2012

HyperStealth Biotechnology a fabriqué une cape d'invisibilité

L'entreprise canadienne HyperStealth Biotechnology travaille depuis 1999 sur des tissus de camouflage rendant les soldats pratiquement invisibles sur l'arrière-plan, que ce soit devant du feuillage, un mur de pierre ou dans le désert. Mais ces motifs bariolés n'offrent pas un camouflage universel et une tenue claire par exemple devant un mur sombre ne rendra jamais le soldat invisible.
C'est pourquoi Guy Cramer, CEO de l'entreprise, travaille actuellement sur des matières dites "Smartcamo" dont les couleurs changent en fonction du climat, de la saison et même de l'heure de la journée


Guy Cramer a dernièrement développé un nouveau type de revêtement à partir d'une matière qualifiée de "quantique furtive". Les composants de cette matière dont les brevets sont tenus secrets sont capables de courber les ondes électromagnétiques autour du sujet dans les ondes visibles, infrarouges (vision nocturne) et thermiques, rendant le sujet qui le porte invisible comme on le voit ci-dessous.
Cette matière diffuse 95% des ondes électomagnétiques. Les 5% restants appaissent sous la forme d'une ombre ou d'une légère déformation autour du sujet. Le produit peut rendre invisible une personne ou un objet, y compris un char ou un avion. A l'inverse des modèles concurrents, cette technologie fonctionne sans caméra, sans batterie et sans miroir.
Pour des raisons évidentes de sécurité, en accord avec le Ministère de la Défense, Guy Cramer a déclaré que les médias et le public n'auront pas la possiblité de voir le véritable produit mais uniquement une maquette, à l'image des photos présentées ci-dessous. Le public et les entreprises ne pourront pas non plus l'acheter et seuls quelques experts "ayant besoin de savoir" y auront accès.
Après de nombreux commentaires publiés dans la presse américaine, un prototype opérationnel fut présenté à des militaires américains et canadiens lors d'une démonstration.

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A lire également sur ce blog, Des chercheurs ont rendu un objet invisible (2007).

dimanche 24 juin 2012

Démonstration de l'invisibilité temporelle

Vous connaissez "Star Trek" et leur système d'invisibilité, le fameux "cloaking device". Jusqu'à présent c'est de la pure fiction. Mais qui sait un jour... Dans tous les cas aussi folle que soi cette idée, elle devient lentement réalité... Voici l'histoire des toutes premières étapes de cette extraordinaire invention.
Créer un trou temporel
Tout commença en 2006. Des physiciens démontrèrent que certains matériaux synthétiques pouvaient complètement courber la lumière autour d'un objet, comme l'eau s'écoule autour d'un rocher. Sans la moindre réflexion de la lumière sur l'objet, celui-ci disparaît au regard; l'appareil d'invisibilité était né !
En 2007, V.M. Shalaev, un physicien spécialisé en nanoptique et nanophotonique de l'Université de Purdue à West Lafayette, Indiana, a créé un système plasmonique cabale de dissimuler un objet avec un minimum de diffusion.
Le premier système d'invisibilité fonctionnait uniquement aux fréquences micro-ondes mais en quelques années les physiciens ont trouvé le moyen de fabriquer des dispositifs fonctionnant en lumière visible, dans le spectre sonore et celui des vagues océaniques.
En 2008, les chercheurs du Caltech ont créé une matière capable d'incurver la lumière d'une manière impossible pour une mantière naturelle. Bien qu'il ne s'agissait pas d'un dispositif d'invisibilité, cette structure rassemblant à un filet de pêche a permis de démontrer que l'on pouvait courber la lumière autour d'un objet et le cacher au regard humain.
En 2009, Yun Lai et son équipe ont fabriqué un système d'invisibilité donnant à un objet l'aspect visuel d'un autre.
En 2010, Alexander Gaeta de l'Université Cornell a été interviewé par un reporter qui lui demanda son opinion à propos d'un étrange article publié dans le magazine Journal of Optics : une équipe de scientifiques prétendait qu'il était possible de créer un système d'invisibilité temporel, c'est-à-dire un appareil qui rendrait les événements indétectables...
En bref, plutôt que de simplement dévier les rayons lumineux frapant un objet, ce dispositif temporel serait capable de dévier tous les faisceaux lumineux frappant un objet pendant qu'il évolue dans l'espace. Cet appareil créerait une brèche temporelle durant laquelle toutes les informations concernant l'objet disparaissent.
L'auteur, le physicien théoricien Martin McCall de l'Imperial College de Londres proposait de diviser le faisceau lumineux en deux parties qui se déplaceraient ensuite à une vitesse différente. Comme l'un des faisceaux précéderait l'autre, un espace complètement obscur s'ouvrirait entre les deux. En d'autres mots, tout ce qui se passerait dans cet intervalle de temps serait impossible à détecter puisqu'il n'y aurait pas de lumière à diffuser. Ensuite McCall reconstituerait les deux faisceaux afin que la lumière atteignent finalement l'observateur qui n'aurait aucun moyen de savoir qu'un trou temporel a existé.
Bien que McCall estimait que la construction d'un tel appareil prendrait plus de 10 ans, le groupe de Gaeta s'est mis au défi de construire ce dispositif beaucoup plus rapidement.
En effet, depuis 2007 le groupe Gaeta développe un appareil appelé la lentille temporelle ou time lens capable de modifier la vitesse d'un faisceau lumineux. Ce système combine deux techniques : il utilise l'impact d'un rayon laser sur un faisceau lumineux au moment où ce dernier traverse une fibre optique ce qui permet de contrôler la vitesse du faisceau.


L'expérience
Gaeta et son équipe ont assemblé un dispositif complexe fait de fibres optiques et de lasers. Pendant l'intervalle durant lequel le faisceau a été divisé, celui-ci a parcouru 1 kilomètre et le trou temporel a duré 1/15 trillionième de seconde. Pendant ce temps l'équipe a introduit un marqueur matérialisé par une impulsion laser envoyée à travers la fibre optique.
D'habitude le laser doit légèrement modifier la couleur du faisceau de lumière original. Mais le dispositif d'invisibilité a parfaitement fonctionné : du fait que le laser est passé à travers un espace obscur, la couleur du faisceau n'a pas été altérée, comme si ses propriétés avant et après reconstitution n'avait jamais été modifiées. Un observateur indépendant n'aurait eu aucun moyen de savoir qu'un laser a été tiré.
Dans une seconde expérience, la lentille temporelle a ouvert un trou temporel de 1/40 trillionième de seconde. Le magazine Nature a approuvé la publication dans son édition de Janvier 2012.

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Prochaines étapes
La prochaine étape du groupe de Gaeta est d'augmenter le trou temporel jusqu'à 1 milliardième de seconde ce qui requiert 20 fois plus de puissance ! Un tel trou temporel pourrait avoir immédiatement des implications dans l'industrie de pointe, notamment dans les télécommunications streaming (diffusion en mode continu, par opposition au téléchargement) par fibre optique.
Ainsi, l'amateur de streaming vidéo pourrait potentiellement utiliser ce dispositif pour créer une brèche dans le flux de streaming et télécharger un fichier sans interrompre la vidéo.
Une invisibilité temporelle pourrait aussi permettre à des agents du cybercrime de surveiller les télécommunications ennemies sans être détecter. Les agents pourraient ralentir le flux des données, enregistrer les informations et réaccélérer le flux sans que ni l'émetteur et le récepteur ne sachent qu'il a été intercepté.
Mais il pourrait y avoir des conséquences bien pires : des terroristes ou même l'Armée pourrait dissimuler non seulement des objets ou leurs actions mais également prétendre qu'ils n'ont rien fait du tout...
Mais pour Gaeta ces types de projets sont loin d'être opérationnels. "C'est juste le premier pas. Il faut encore 100000 étapes avant qu'on puisse créer un dispositif spatio-temporel capable de dissimuler des personnes," dit-il. "Et à nouveau, comme ce fut le cas pour le transistor inventé il y a 50 ans, je ne pense pas que quelqu'un pensait alors à quelque chose comme l'iPhone. Nous ne savons pas où cela peut nous conduire."

mercredi 9 février 2011

Le futur selon Samsung

Née en 1938, la petite épicerie de riz et sucre "Samseong" (qui signifie "trois étoiles" en coréen) fondée par Lee Byungchul et actuellement dirigée par Lee Kun-hee, est aujourd'hui devenue le leader du marché des technologies électroniques, avec un bénéfice annuel supérieur à celui de Microsoft, Apple et Google réunis !
Avec l'envie de vendre partout dans le monde des produits de qualité, Samsung peut se venter de compter sur le savoir-faire de 40000 chercheurs, trois fois plus que le CNRS français ! Samsung embauche 5000 employés chaque année...
Aujourd'hui Samsung planche sur nos écrans souples, nos smartphones et nos robots de demain. Il y a une chance sur deux que vous disposiez déjà de produits fabriqués par Samsung : TV, GSM, APN, lecteur MP3, PC, moniteur, caméscope, gros électroménager, etc.
Voici une idée de la culture d'entreprise de Samsung et du futur que nous réserve le géant sud coréen.


Lee Myung-bak, le jeune président de la Corée du Sud, partage évidemment l'enthousiasme de Samsung et autre Hyundaï. Sa politique se résume à un nombre, "747" : 7% de croissance, 40000$ de PIB par an par habitant et 7eme puissance mondiale. La Corée du Sud n'y est pas encore (croissance de 6.1% et PIB de 30k$), mais elle est sur la bonne voie.
Pour plus d'informations
Si vous passez par Séoul, ne manquez pas les expositions permanentes de Samsung, d'light, le Digital Pavilion, le musée T.um et l'incontournable Tomorrow City.
Consultez également le World Factbook de la CIA.

jeudi 14 octobre 2010

Le vêtement en spray

Oubliez vos vieux vêtements ! Une nouvelle matière peut être projetée directement sur votre corps et se transformer en vêtement prêt-à-porter en quelques minutes. Démonstration.


L'ingénieur des particules Paul F. Luckham de l'Imperial College de Londres et le styliste de mode Manel Torres ont combiné des fibres de coton, des polymères et un solvant sous forme liquide qui se transforment en tissu une fois projetés à la manière d'un spray.
Cette nouvelle matière permet de superposer les couches pour obtenir l'épaisseur désirée ou des motifs colorés notamment. Elle peut également être lavée et nettoyée comme un tissu ordinaire.
En plus de pouvoir créer une mode "instantanée", cette technologie pourrait avoir d'autres usages comme la fabrication de bandages en spray : "C'est une matière stérilisée projetée sous forme d'aérosol, vous pouvez lui ajouter un médicament pour guérir une blessure", explique Torres.
En septembre dernier, le laboratoire londonien a présenté une collection de vêtements créés avec ce matériau.

samedi 28 août 2010

Microsoft Kinect : une nouvelle façon de jouer

Nintendo et Sony ont de quoi s'inquiéter avec la nouvelle invention de Microsoft : Kinect pour la console Xbox 360.
"Kinect" est un néologisme né de la contraction des mots "kinetic" (cinétique) et "connect".
Sans manettes de jeu
En effet, contrairement aux consoles WII et autres PS3, vous n'avez plus besoin de manettes ou de capteurs fixés sur le corps pour jouer.
L'installation comprend une console Xbox 360 redessinée (slim) équipée d'un disque dur de 250 GB et d'une connexion Wi-Fi, deux caméras et un micro que l'on place sur l'écran (TV).
Le système reconnaît votre voix, votre visage et vos mouvements. Vous pouvez ainsi jouer dans votre salon ou votre chambre en toute liberté.
Selon Microsoft, Kinect sortira le 4 novembre 2010 un peu partout dans le monde. La console sera vendue 249 € avec le jeu "Kinect Adventures" proposé à 149 €.
Démonstration :

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Avec cette nouvelle façon de jouer, Microsoft vient de se démarquer de ses concurrents. Malheureuseument Microsoft n'est pas réputé pour la qualité de ses produits, encore moins de ses consoles Xbox qui accusent un pourcentage certain de pannes. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Une invention, pas une révolution
Si l'invention revisite la manière de jouer virtuellement, ce n'est pas encore une révolution car il lui manque un élément essentiel : les sensations, le "retour de force".
En effet, c'est grâce à des manettes que vous prenez en main ou des capteurs corporels, que les consoles de jeux modernes vous permettent de ressentir la réaction du système, le volant ou l'objet qui résiste quand il répond à vos actions ou lorsque vous approchez des limites du système.
Or en utilisant un système comme Kinect, purement virtuel, sans aucun contact physique ou capteur corporel, il vous est impossible de ressentir l'action dans votre corps.
Vous ressentez juste vos propres gestes : les effets de vos propres mouvements exécutés virtuellement "dans le vide". Vous n'avez aucun objet en main qui pourrait produire un retour de force. C'est ici que Kinect atteint ses limites.
Ceci dit, la nouvelle console Xbox 360 accepte évidemment les manettes de jeu. Vous pourrez continuer à ressentir le retour de force et les vibrations mais pas avec les jeux Kinect.
Un marché de 53 milliards de dollars
En fait, en sortant cette nouvelle console, Microsoft s'adresse aux nouveaux clients qui n'ont pas encore acheté de console de jeu, faisant le pari qu'il prendra des parts de marché à ses concurrents. Nous verrons.
Actuellement les consoles Playstation de Sony représentent plus de 50% des ventes, c'est le leader inconstesté. Sony vend 4 fois plus de consoles que ses concurrents.
Microsoft peut-il relever le défi avec Kinect ? En tout cas, le géant de l'informatique se devait de réagir. En revanche, a-t-il choisi la meilleure solution ? Je ne pense pas.
Pour rappel, le marché des consoles de jeu est estimé à 53 milliards de dollars en 2010 et devrait, selon les experts, atteindre 87 milliards de dollars en 2014.
Dernières nouvelles : l'open source a gagné
Début novembre 2010, Phillip Torrone de la société new-yorkaise Adafruit spécialisée dans la vente de matériel électronique a offert 3000$ de récompense à la première personne qui créerait des pilotes open source (gratuits) permettant de faire fonctionner Kinect sur autre chose qu'une console Xbox.
A l'annonce de cet projet, le 7 novembre le usergroup "OpenKinect" a vu le jour et rassemble déjà 522 collaborateurs. Les choses ont ensuite été très vite. Le 10 novembre Hector Martin Cantero, un jeune informaticien espagnol âgé de 20 ans a publié des pilotes pour Linux accompagnés d’une démonstration en vidéo de ses possibilités. Démonstration.


Microsoft n'a pas réagi et c'est sans doute là que réside l'idée géniale du géant américain ! En effet, on peut supposer que Microsoft pense déjà qu'il va décupler ses ventes de Kinect en acceptant cette ouverture.
Notons que des chercheurs se sont également intéressés à la Kinect mais cette fois à des fins scientifiques.
Bravo Microsoft ! Mais curieusement son action côtée en bourse (MSFT) n'a pas encore accusé de hausse importante, même si la tendance est haussière. En toute logique, cela ne devrait pas tarder, avis aux amateurs.

samedi 10 juillet 2010

Citroën Survolt : premiers essais sur circuit

Présentée au Salon de Genève en 2010, la Citroën Survolt représente la première véritable voiture de course 100% électrique. Elle vient de faire ses premiers tours de roues sur le circuit du Mans le 10 juillet, avec Vanina Ickx à son volant.

Comme le dit son concepteur, la "Citroën Survolt renverse les idées reçues et adopte un mode de propulsion 100 % électrique qui lui permet de conjuguer sportivité et performances avec respect de l'environnement".
Résultat, avec ses dimensions compactes (longueur de 3.85 m, largeur de 1.87 m et hauteur de 1.20 m), un châssis tubulaire, un fond plat avec extracteur et une carrosserie en carbone font de la Survolt une véritable voiture électrique de compétition.
Performances
La Survolt est propulsée par deux moteurs électriques d'une puissance combinée de 300 ch passant de 0 à 5000 tr/min qui lui permettent d'atteindre une vitesse maximale de 260 km/h. Son poids limité à 1150 kg lui permet de passer de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes et le 1000 m départ arrêté en 22 secondes.
La Survolt est équipée de deux batteries Lithium-ion de 140 kg chacune et d'une capacité de 31 kW chacune lui donnant une autonomie de 2 heures ou environ 200 km (30 minutes sur circuit).
Les batteries peuvent être rechargées en seulement 2 heures grâce à une alimentation spécifique ou en 10 heures sur le réseau classique de 220V.
Avec ce prototype unique dans le monde de la compétition, Citroën nous offre une nouvelle vision de l'automobile, un regard futuriste tourné vers la créativité et la technologie.
Premiers essais sur circuit :

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vendredi 21 mai 2010

Création d'une cellule vivante de synthèse

Le généticien américain Craig Venter du J. Craig Venter Institute (JCVI) a annoncé le 21 mai 2010 dans la version électronique du magazine Science que son équipe a créé une cellule bactérienne vivante à partir d'un génome de synthèse.
Un chromosome synthétique
Mycoplasma mycoides transformées. Doc. Graig Venter Graig Venter est un poids lourd de la génétique et n'hésite pas à fanfaronner à l'occasion et à utiliser des tournures ronflantes pour qualifier ses avancées plus ou moins importantes en génétique, une manière de s'attirer les médias et indirectement l'attention des sponsors.
Craig Venter dit notamment ceci à propos de son invention : "Nous parlons de cellule synthétique parce qu'elle est totalement dérivée d'un chromosome synthétique, fabriqué à partir de quatre bouteilles de produits chimiques dans un synthétiseur chimique, d'après des informations stockées dans un ordinateur".
En fait, seul le génome est synthétique, copie quasi parfaite de celui de la bactérie Mycoplasma mycoides. Et pour que ses gènes s'expriment, il a fallu les insérer dans une véritable bactérie dont le propre ADN a été préalablement retiré. Craig Venter n'a donc pas (encore) créé une cellule artificielle de toute pièce, la nuance est de taille !
Le résultat de 15 années de recherches
Bien que la nature artificielle de la nouvelle cellule soit donc limitée, les travaux de Craig Venter sont salués par la communauté scientifique comme une étape majeure de la biologie synthétique.
"Tout le monde est impressionné", témoigne le généticien Philippe Marlière, cofondateur de la start-up Global Bioenergies. "C'est un peu comme le jour où Gutenberg a imprimé sa première Bible. Certes, il avait emprunté la presse aux Romains et les caractères en relief aux Chinois, mais l'assemblage de ces techniques a changé l'histoire."
L'équipe de Craig Venter a en effet dû patiemment créer une ligne d'assemblage génétique inédite.
En 1995, elle fut la première à séquencer les 600 000 bases du chromosome de la bactérie Mycoplasma genitalium, considéré comme le plus petit ADN d'un organisme vivant.
Par la suite, en supprimant des gènes un à un, les chercheurs ont constaté qu'on pouvait passer de 500 à 400 gènes sans que la bactérie paraisse affectée. Ce résultat obtenu en 2003, l'a confortée dans la recherche d'un "génome minimal", nécessaire et suffisant à la reproduction cellulaire.
Restait à refabriquer un tel génome. Craig Venter, qui est accompagné dans ce projet par Hamilton Smith, Prix Nobel de médecine en 1978, et Clyde Hutchison, avait déjà synthétisé en 2003 un virus fonctionnel, le bactériophage PhiX174, de 5386 bases. Mais reconstituer un génome bactérien représentait un défi d'une toute autre envergure.
Les défis
L'équipe américaine a abordé le problème de deux manières. En 2007, elle a démontré qu'il était possible de transplanter un chromosome d'un microbe à un autre, de Mycoplasma mycoides vers Mycoplasma capricolum.
La démonstration suivante fut apportée en 2008, lorsqu'ils décrivirent l'assemblage chimique et le clonage du génome de Mycoplasma genitalium.
La publication actuelle n'ajoute "que" les deux étapes précédentes. Mais les difficultés étaient à la hauteur des ambitions des chercheurs.
En effet, le génome circulaire de Mycoplasma mycoides contient 1 million de bases. Pour le copier, il a fallu assembler un puzzle de 1000 fragments de 1080 bases, l'extrémité de chacun se fixant au suivant.
Cet ADN, où Craig Venter avait pris soin d'inscrire une signature (filigranes) prouvant qu'il était bien d'origine artificielle, a été assemblé par étapes, à l'intérieur d'une levure.
Le chromosome a ensuite été extrait et injecté dans la bactérie Mycoplasma capricolum. Après plusieurs mois de transplantations infructueuses, une colonie de bactéries bleues est apparue dans les boîtes de Petry, preuve que la greffe avait pris.
Les brevets
Graig Venter, qui aurait déjà investi 40 millions de dollars dans ce projet innovant, a déposé de nombreux brevets pour protéger sa "chaîne de montage" biotechnologique baptisée Mycoplasma laboratorium.
La prochaine étape de Venter consiste à assembler un organisme artificiel plus massif (au moins 2 millions de bases) et de concevoir de nouveaux génomes artificiels, ce qui suppose la connaissance préalable des fonctions des gènes, ce qui n'est pas encore gagné.
Enfin, si la nature est capable de contrôler le vieillissement cellulaire, un organisme artificiel ne peut se reproduire qu'un nombre limité de fois. Vender et ses confrères devront faire des compromis, et en cette matière on touche vite à la question de fond : jusqu'où peut-on aller ?
Et l'éthique ?
Peut-on en toute liberté créer des organismes vivants ? Peut-on à loisir programmer la durée de vie ou l'heure de la mort d'un organisme ? Telles sont bien quelques unes des questions de fond auxquelles les comités d'éthique et le pouvoir législatif devront bientôt répondre si on ne veut pas que la génétique dérape vers des pratiques douteuses.
Pour plus d'information
Consultez l'article "First self-replicating synthetic bacterial cell" sur le site du JCVI.

jeudi 20 août 2009

Les additions et les nombres palindromes

Si vous cherchez de quoi vous occuper, voici un problème de mathématiques à la portée de tous.
Un palindrome est un texte ou un mot que l'on peut lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche : "RADAR", "Engage le jeu que je le gagne", etc.
Evidemment les palindromes s'appliquent aux nombres : 11, 121, 12321, etc.
Savez-vous qu'il existe également des additions donnant pour résultat des nombres palindromes. Prenons deux exemples :

Selon le nombre, vous devrez procéder à une ou plusieurs additions successives du même type, mais à un certain moment, le résultat de l'addition donnera toujours un palindrome.
Pourquoi ? Nul ne le sait et les mathématiciens cherchent encore le nombre dont la ou les additions ne donneraient pas de palindrome.
On peut considérer cette découverte comme une invention de l'homme à la seule exception que les mathématiques détiennent un secret que nous ignorons tous !
PS. Je recherche un applet Java permettant de réaliser ce genre de calcul et capable de supporter des additions de grands nombres sans overflow.

samedi 25 avril 2009

JetLev : le nouveau sport nautique prend son envol

Raymond Li et ses collègues canadiens ont mis au point une invention révolutionnaire : un machine volante individuelle propulsée par deux jets d'eau sous pression.
L'invention baptisée "JetLev", abréviation de Jet Levitation, permet à tous les adeptes de sports nautiques d'effectuer des vols au dessus de plans d’eau. L'engin peut atteindre une vitesse de 65 km/h et monter à 10 mètres d'altitude, pour une autonomie variant entre une et deux heures.
Le JetLev fut développé à partir de 2000 et fut brevetée voici 2 ans. Les concepteurs qui vivent aujourd'hui en Floride planchent actuellement sur de futurs modèles offrant de meilleures performances, atteignant 15 mètres d'altitude, une vitesse de... 300 km/h et une autonomie de 5 heures tout en étant capables de supporter une charge de 454 kg.

L'engin traîne derrière lui un compresseur délivrant une puissance comprise entre 155 et 300 chevaux.
Du point de vue de la sécurité, la pression de l’eau nécessaire pour faire fonctionnement cet appareil est relativement basse (6.9 bar), évitant toute possibilité de blesser le pilote.
Le JetLev peut exécuter un vol stationnaire, faire un arrêt et changer rapidement de direction.
Reste un détail. Cette invention dont il n'existe encore que trois exemplaires est en vente à un prix qui varie entre 98 000 et 127 000 €. A qui le tour ?

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mardi 14 avril 2009

Un prototype de lecteur RFID pour l'iPhone

Des chercheurs norvégiens du projet "Touch", qui explorent les moyens de communications entre GSM et les objets physiques, ont intégré avec succès un lecteur RFID dans l'iPhone d'Apple, apprend-on ce 14 avril 2009 sur leur site web NearField.
Déclenchement d'une vidéo sur l'iPhone lorsque son lecteur RFID s'approche de la figurine taggée avec une puce RFID. Document NearField.
Si vous ne voyez pas immédiatement l'intérêt de cette application, pensez en terme d'accès à l'information.
Rappelons que la puce RFID (Radio Frequency Identification) est un minuscule circuit électronique passif exploitant une technologie permettant d'établir une communication à distance avec un lecteur RFID.
En pratique, elle permet d'identifier des objets à distance ou d'activer par exemple son contenu multimédia.
Quand on sait que le Nabaztag de Violet, ce petit lapin équipé d'une liaison Wi-Fi est capable de vous informer ou de déclencher automatiquement des contenus multimédias selon certains critères prédéfinis, il n'a pas fallut longtemps aux chercheurs norvégiens pour trouver une application géniale au RFID.
Des objets médiatiques
Imaginez un monde dans lequel tous les objets porteurs de sens ou commercialisés (poster, livre, tasse de café, facture, carte d'accès, etc) disposeraient d'une puce RFID.
En approchant un lecteur RFID de cet objet, une communication s'établirait, l'objet porteur de la puce déclenchant une action (transmission d'une information, crédit de votre compte, déclenchement d'un portique, etc).
C'est exactement ce à quoi sont parvenus les checheurs du projet "Touch" en tirant profit du SDK 3.0 de l'iPhone grâce auquel ils ont été capables d'interagir avec des accessoires hardware externes.
Concrètement, en approchant l'iPhone équipé de son module RFID d'une figurine représentant un Moomin et taggée avec une puce RFID programmée, l'iPhone lança le dessin animé de la fameuse série TV finlandaise.
En d'autres termes, à l'instar du Nabaztag, les objets usuels munis d'une puce RFID voient leur contenu sémantique augmenter du fait qu'ils deviennent interactifs.
La philosophie RFIDCette technologie permet d'accéder à une information que même l'écran d'un ordinateur ou d'un smartphone ordinaire relié à Internet, ne peut pas accéder, celle contenue dans des objets physiquement indépendants du système d'information.La puce RFID. Elle est équipé d'un circuit intégré (puce de silicum), d'une mémoire (base de données) et d'une antenne. Document REXAM.
Finalement, les chercheurs du projet "Touch" comparent leur prototype d'iPhone muni d'un lecteur RFID à un appareil communicant très facile à utiliser dont l'écran serait à l'image d'un objectif tourné vers des objets porteurs de sens mis à notre disposition à travers le monde.
A technologie nouvelle, applications nouvelles. On se rend compte que ce concept va bien au-delà de ce qu'on peut imaginer aujourd'hui.
En effet, dans le domaine RFID tout reste à inventer. On parle déjà de passeport équipé de puce RFID, de carte d'accès RFID, de produits vendus en supermarché équipés d'une puce RFID, d'affiches de rue munies d'une puce RFID, etc.
Bref, vue sous cet angle, la technologie RFID touche à notre style de vie et s'applique à des secteurs aussi variés que les services, le marketing, les jeux et les médias au sens large.
Pour plus d'information
Le chercheur Durrell Bishop qui gère le projet "Touch" a répondu à une interview en anglais dans laquelle il explique la révolution que représente ce nouveau concept. Bishop travaille dans le département Interaction Design de l'Ecole d'Architecture et de Design d'Oslo.