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vendredi 3 juillet 2015

L'envol des raies mobula

Nous savons que les raies manta (manta birostris) et les raies mobula (Mobula mobular), sa cousine, surnommés "diables des mers", sont des poissons très agiles; elles peuvent éviter des plongeurs en se cabrant à angle droit ou virer sur l'aile pour éviter un obstacle.
Ceci dit, il existe peu de vidéos où on les voit vraiment s'amuser, et ce n'est pas un point de vue anthropocentrique.
Voici trois vidéos étonnantes prises dans la mer de Cortez, au large de Baja California, en 2011 et 2012. Un banc de raies mobula s'amuse à bondir hors de l'eau.
Notons que si la raie manta est un animal solitaire, la raie mobila se déplace en banc, ce qui explique le grand nombre d'individus sur ces vidéos.


On ignore pourquoi ces raies effectuent ces acrobaties. Mais il semble que certaines d'entre elles effectent ces bonds en bordure des bancs de poissons qu'elles veulent maintenir bien serrés comme on le voit dans la vidéo suivante.
Pour confirmer qu'il s'agit bien d'un jeu pour certaines d'entre elles, à la fin de la vidéo suivante (1:58), une manta s'amuse même à faire un looping ! Elle ne le ferait pas si elle n'y trouvait pas du plaisir.



Enfin, voici un banc comprenant des dizaines de milliers de raies mobula s'adonnant au même jeu.

lundi 22 juin 2015

La mâchoire spiralée de l'Helicoprion

La récente sortie du film "Jurassic World" a revitalisé l'intérêt du public pour la paléontologie.
Les dinosaures notamment ont dominé la planète durant plus de 135 millions d'années. Parmi ceux-ci, il existait l'Helicoprion, une espèce de requin cartilagineux vivant au Permien, il y a 290 millions d'années.
Ce requin avait la particularité d'avoir une mâchoire étonnante comme on le voit sur les illustrations suivantes :  elle était en spirale, formant une sortie de scie circulaire !

L'un des aspects mais faux de l'Helicoprion adapté du Staab Studios
(mais dont ils ne sont pas l'auteur selon Garry Staab).
A l'inverse des requins modernes qui perdent et remplacent leurs dents, Helicoprion conservaient ses dents, les dents usées étant finalement cachées dans la gencive de sa mâchoire.
On imagine que lorsqu'il capturait une proie, il devait refermer sa gueule tandis que la dent spiralée déchirait les chaires.
Mais à en juger par les dessins, les paléontologues ont toujours eu du mal à se représenter cette dent en spirale dont un fossile et son modèle est présenté ci-dessous.


Si la plupart des experts s'accordent pour réfuter la forme d'une roue placée à l'avant de la mâchoire souvent évoquée, certains l'imaginent plutôt comme une gueule dont la lèvre inférieure se prolongerait en spirale. Mais cette représentation serait également fausse.

Autre représentation mais également fausse de l'Helicoprion.
En effet, dans un article scientifique publié en 2013 par le Pr. Leif Tapanila et son équipe du Musée d'Histoire Naturelle de l'Université d'Idaho, de nouvelles analyses indiqueraient que cette structure spiralée n'est pas disposée de la sorte.
Tapanila déclare notamment : "nous avons pu déterminer où se situait cette stucture dentaire dans l'animal. Elle se trouvait à l'arrière de la bouche, juste à côté de la branche de la mandibule. On a pu réfuter l'idée qu'elle se situait à l'avant de la mâchoire".
La représentation (l) sur le dessin suivant serait donc la plus conforme. Avis aux illustrateurs et aux journalistes scientifiques.

Evolution des représentations de l'Helicoprion.
Le dessin (l) serait le plus réaliste. Documents Pr. Leif Tapanila et Ray Troll.
Document Ray Troll.
La version définitive du Staab Studios élaborée en concertation avec le Pr.Tapanila.
On ferait un film avec cet animal, personne ne croirait qu'un tel monstre ait pu exister, et pourtant ! La nature est vraiment incroyable et étonnante.

mardi 17 mars 2015

Vol sur le dos d'un aigle à Dubaï

Voici une vidéo étonnante prise sur le dos d'un aigle pygargue à queue blanche. Il s'agit d'un vol d'exhibition qui fut organisé le 14 mars 2015 à Dubaï par Freedom et son aigle baptisé "Darshan" à la demande du prince héritier de Dubaï.
Equipé d'une caméra HD pesant 300 g soit 10% du poids de l'oiseau, l'aigle s'envole du sommet du plus haut building du monde, la tour Burj Khalifa culminant à 830 mètres, et effectue un petit tour panoramique. Il prend ensuite ses repères puis reconnaît la cible (le carré rouge). Il se positionne alors en vol piqué (on voit clairement qu'il replie ses ailes) et plonge à environ 80 m/s soit environ 288 km/h vers le bras de son entraîneur sur lequel il se pose en douceur. Magnifique. C'est un record mondial.
Notons qu'un aigle royal peut voler à 160 km/h (44 m/s) et effectue des piqués à 300 km/h (83 m/s). Seul le faucon pèlerin est plus rapide (piqué à 400 km/h).



Les préparatifs :



Freedom, de son vrai nom Jacques-Olivier Travers, est un fauconnier français qui élève des rapaces depuis de nombreuses années. 
A 24 ans, il a fondé le parc des Aigles du Léman à Sciez, en Haute-Savoie, où il élève 120 rapaces de 35 espèces.
Parmi ses plus beaux résultats, avec son équipe il est parvenu à libérer plusieurs aigles qui avaient toujours vécus en captivité et n'avaient jamais appris à voler ni à chasser.
Au bout de plusieurs mois d'entraînement individuels, les aigles ont fini par maîtriser le vol et se nourrir seuls, certains ont même trouvé une compagne et pris leur indépendance, à la plus grande joie de Jacques-Olivier et des amoureux des rapaces.
Dans le cas de Darshan, l'aigle a été entraîné pendant 2 ans et Jacques-Olivier le présente régulièrement lors d'exhibitions.
Un reportage sur Jacques-Olivier et son aigle Victor est actuellement diffusé sur Ushuaïa TV. Vous trouverez également un compte-rendu sur le site du Parisien.

dimanche 13 juillet 2014

Un banc d'anchois près de la plage de San Diego

Un évènement rare s'est produit le 8 juillet 2014 au large de San Diego en Californie. Un banc d'anchois de plusieurs centaines de milliers d'individus fut observé à quelques mètres de la plage de La Jolla.
Ressemblant en surface à un immense organisme sombre et lugubre voire à une marée noire, le spectacle devient splendide quand on plonge la tête sous l'eau équipée d'un masque.
Le film suivant fut réalisé par les étudiants Julia Fiedler, Sean Crosby et Bonnie Ludka de l'Institut Océanographique Scripps (SRI).


On sait que beaucoup de poissons pélagiques se rassemblent en bancs pour se protéger des prédateurs notamment, mais on ignore pourquoi ils forment des bancs aussi vastes et si près des côtes. Un tel rassemblant n'a plus été observé depuis plus de 30 ans.
Les chercheurs ont prélevé quelques anchois pour les étudier en laboratoire.
Je me rappelle avoir observé un tel banc en 1976 au large de l'île Mujeres, au nord de Cancun au Mexique.
Je crois que cette année les toasts et les pizzas seront bien garnis !
Précisons que de telles apparitions se manifestent également sur la côte Est de l'Afrique du Sud lorsque les courants froids de l'Antarctique remontent l'Océan Indien près des côtes.
Mais suite aux changements climatiques, il semble que ces phénomènes deviennent moins fréquents, l'eau froide et les anchois remontant moins souvent que jadis en surface. Du coup, ces lieux attirent moins les prédateurs (dauphins, baleines, requins et oiseaux-pêcheurs).
Pour plus d'informations

mardi 28 janvier 2014

Les flammes bleues du volcan de Kawah Ijen

En Indonésie, à l'Est de Java se trouve le volcan Kawa Ijen dont le cratère contient un magnifique lac turquoise mesurant 800 m dans sa plus grande longueur. Mais ne tentez pas de vous y baigner car c'est aussi le plus grand lac d'acide chlorhydrique et sulfurique du monde.
Les pentes du cratère rejettent des gaz toxiques, soufrés et acides, issus des entrailles de la terre ainsi que du soufre liquide qui se cristallise à l'air.
De jour comme de nuit, au péril de leur vie, des mineurs à peine protégés par un tissu humide et munis d'une barre à mine s'empressent de récolter le soufre dans des paniers en osier (Cf. cette vidéo).
Chargés de 80 à 90 kg sur le dos, les mineurs font plusieurs fois par jour l'aller-retour jusqu'à l'usine tant que leur corps résiste au poids, aux émissions de radon, de gaz sulfureux et d'acides.
Chaque jour les mineurs récoltent ainsi 5 à 6 tonnes de soufre qui sont ensuite purifiés et vendus en fragments. 60% de la production sert à blanchir le sucre. Le reste est utilisé dans l'armement et l'industrie (fabrication du souffre des allumettes, parfois comme fongicide, répulsif ou antiacidifiant notamment).
Travaillant dans des conditions extrêmes, ces hommes sont reconnus par les Indonésiens comme étant les plus courageux et sont très respectés.



Une vision d'Enfer
Le Kawah Ijen est le seul volcan sur terre où nous pouvons observer des rivières de flammes bleues émises par l'hydrogène sulfuré incandescent (des récits relatent que l'Etna libérait aussi des flammes bleues du temps des Romains). On discerne aussi des flammèches oranges produites par le souffre.
Les gaz sous haute pression et corrosifs atteignent 600°C et montent sous forme de grandes volutes opaques à plus de 5 mètres de hauteur, rendant l'exploitation du site dangereuse et difficile, même la journée.
Les lueurs évanescentes bleues, généralement auréolées de fumerolles, sont surtout visibles de nuit où le paysage devient fantastique au point qu'on se croirait sur une autre planète !
Si vous passez près du Kawah Ijen, faites le détour, le spectacle est captivant ! Si l'Enfer existe, il est ici.



Les conditions de tournage
Olivier Grunewald photographia le spectacle des flammes bleues au cours de six voyages en compagnie de Régis Etienne, président de la Société de volcanologie de Genève.
Tous deux portaient quasiment en permanence un masque anti-gaz. Ils portaient aussi un talky-walky et un GPS pour ne pas se perdre la nuit car lorsque le vent rabattait les fumerolles vers eux, ils ne voyaient même plus leurs mains !


En raison de l'acidité des gaz, Grunenwald a perdu un appareil photo et deux objectifs au cours de ses expéditions. Il précisa également qu'il lui fallait deux à trois semaines après son retour en Europe pour que sa peau ne sente plus l'odeur du soufre.
Pour plus d'information consultez le site web du photographe Olivier Grunewald.

samedi 7 décembre 2013

Des étranges bruits dans l'atmosphère

En 2010 et 2011, des vidéastes amateurs équipé d'une caméra ou d'un simple smartphone ont publié sur Internet et les réseaux sociaux les enregistrements d'étranges bruits qu'ils auraient entendus dans l'atmosphère. La télévision s'en fit même l'écho.
Ces phénomènes semblent sans rapport avec une activité visible à la surface de la Terre ou dans l'air. Cela se produit de jour comme de nuit, en été ou en hiver, en ville ou dans les bois, par temps calme ou venteux, en présence ou non du Soleil ou de nuages, bref a priori dans toutes les conditions et n'importe où.
Sans exclure le canular, voici ce qu'ont rapportés les témoins.
Le phénomène
Ces bruits qui ressemblent au son émis par une corne de brume, au brame d'une horde de cerfs, aux grincement ou aux frottements d'un objet en métal sont généralement très puissants, longs (ils durent parfois plus d'une minute) et certains ont été entendus simultanément à mille kilomètres de distance, notamment en Russie et au Canada.
Selon les journalistes, ni les scientifiques (acousticiens, géophysiciens, météorologues, experts de l'ionosphère, astronomes) ni les militaires ne connaissent l'origine de ces bruits.
Il est difficile de dire s'il s'agit de l'oeuvre de plaisantins (des vidéos truquées) ou de véritables phénomènes sonores non identifiés, des OSNI.
Certains webzines à sensations évoquent déjà des résonances liées à une anomalie du champ géomagnétique ou des phénomènes liés à l'activité des tremblements de terre, des tornades, quand on n'évoque pas des phénomènes à l'échelle globale voire extraterrestres.
De tels phénomènes n'ayant jamais été reportés jusqu'à aujourd'hui, j'aurais tendance à les considérer comme des canulars et d'autant plus considérant la facilité déconcertante avec laquelle on peut truquer des vidéos de nos jours.
Mais il faut garder l'esprit ouvert tout en étant critique et bien admettre qu'il existe des phénomènes inexpliqués et ceux-ci pourraient en faire partie.
Appel aux scientifiques
Parmi les scientifiques qui seraient à la meilleure place pour avancer une explication, il y avait les chercheurs du projet HAARP qui étudent les propriétés radioélectriques de l'ionosphère, un projet géré conjointement par l'USAF et l'Université d'Alaska.
Il existe d'autres projets notamment tous ceux sponsorisés par le DARPA pour le compte de l'armée américaine.
Il serait étonnant qu'aucun scientifique des agences américaines et des laboratoires high-tech qu'il finance n'aient pas entendu parlé de ce phénomène. L'absence de toute réaction de la communauté scientifique et de la plupart des journalistes est donc déjà un signe qui ne trompe pas.
En attendant que le mystère éventuel soit levé, toutes les spéculations sont possibles et ces bruits feront encore échos dans la presse à sensations tant que les scientifiques ne se penchent pas sur la question.
Rappelons que ces dernières années l'atmosphère nous a offert quelques phénomènes très inhabituels comme les sprites découverts en 1989 dans l'ionosphère liés à l'activité des nuages d'orages et  la grande spirale bleue apparue dans le ciel de Norvège en 2009 qui était la trace laissée par le lancement raté d'un missile russe.
Alors avant de se moquer, essayons d'abord de nous renseigner et de comprendre pourquoi la Terre gémit.
Dernières nouvelles
Depuis 2011, l'affaire s'est dissipée et plus personne n'en parle à l'image de l'écho d'un mystère rapidement éventé comme le sont tous les canulars.
Notons qu'un phénomène similaire réapparut en 2016.
Plus récemment, en 2024 l'anthropologue Lionel Obadia évoqua ces étrangers sons sur la chaîne France-Culture (séquence 19:20-24:00). Obadia ne prétend qu'il s'agit de canulars car il n'est pas spécialiste du son. Mais sans être expert, il appuye l'hyphothèse proposée par certaines auteurs qu'il s'agirait de sons naturels produits dans des conditions acoustiques particulières, par exemple des effets de résonances liées à des bruits générés par des industries locales. Christian Lorenzi, professeur de psychologie expérimentale à l'Ecole normale supérieure de Paris, également présent à cette émission culturelle, a répondu qu'il ne savait interpréter ces sons. En réalité, personne ne connaît l'origine de ces étranges sons. Et s'il s'agit de canulars, les auteurs ne l'ont jamais avoué. Donc le mystère demeure.

vendredi 15 février 2013

L'Oural frappé par une pluie de météorites

Une pluie de météorites s'est abattue dans l'Oural et fait des centaines de blessés vendredi 15 février au matin. "Une météorite s'est désintégrée au-dessus de l'Oural, brûlant partiellement dans les couches basses de l'atmosphère", a indiqué l'antenne locale du ministère russe des situations d'urgence dans un communiqué. "Des fragments de la météorite ont atteint la Terre et sont tombés dans des zones peu habitées de la région de Tcheliabinsk."
Les témoins ont vu une trace brillante traverser le ciel du Sud-Est au Nord-Ouest en quelques secondes et exploser près de l'horizon dans un éclat très vif, beaucoup plus brillant que le Soleil. Elle laissa derrière elle un grand panache de fumée blanche.
Ce n'est que quelques secondes plus tard que les témoins les plus proches de la trajectoire furent secoués par l'onde de choc. Quelques secondes s'écoulèrent encore avant qu'ils n'entendent la déflagration et même plusieurs détonations successives mais plus faibles huit à dix secondes plus tard, comme on peut le voir sur la vidéo suivante.


Selon des modèles développés au LLNL, lors d'un tel évènement l'onde de choc qui enveloppe et précède les débris arrive au sol environ une seconde avant eux (pour un corps de 0.1 g/cm3 et de 50 m de diamètre). Après réflexion, l'onde se propage sur la surface de la Terre et est déjà à 1 km de distance quand les premiers débris touchent le sol.
Quant au son, se déplaçant dans l'air à environ 340 m/s (au niveau de la mer à 15°C et à 310 m/s par -30°C), il est normal que les témoins n'aient entendu la déflagration que plusieurs secondes après le passage de l'objet.


Le bilan de l'explosion est assez lourd. Environ 3000 immeubles ont été endommagés à Tcheliabinsk. Des vitres ont volé en éclats, des châssis de fenêtres ont été déplacés, des faux-plafonds et des parois isolantes se sont effondrés et des murs de briques se sont écroulés, sans parler des centaines d'alarmes qui se sont déclenchées.
Cinq personnes ont été hospitalisées, dont trois dans un état grave tandis que 1202 autres personnes, y compris des écoliers, ont été blessés à divers degrés par des éclats de verres et d'autres débris tombés des bâtiments atteints par les ondes de choc. Au total, l'explosion affecta plus d'un million de perosnnes.
Plusieurs membres de la Fédération de Russie ont mis en place une cellule de crise car la zone d'impact est très étendue : les régions de Tcheliabinsk, Kourgan, Sverdlovsk, de Samara et Saratov ont été touchées. L'évènement a même été observé depuis le Kazakhstan situé à plus de 200 km au sud.
Les principaux dégâts sont dus à l'énergie dissipée par les déflagrations qui se sont produites dans les basses couches de l'atmosphère et non loin de lieux habités ou de zones industrielles.

Trajectoire estimée de la météorite. Document T.Lombry.
La zone d'impact couvre un vaste territoire qui s'étend sur des centaines de kilomètres couverts de forêts et de lacs.
Un fragment de la météorite est tombé dans un lac gelé à 80 km au nord-ouest de Tcheliabinsk, près de Zlatoust, faisant un trou de 6 mètres de diamètre dans la glace. Il devrait prochainement être récupéré.
Précisons que cet évènement unique en son genre n'est pas en relation avec le passage de l'astéroïde 2012 DA14 survenu ce même jour.
Vous trouverez plus d'informations et d'autres images sur le site Huffingtonpost.
PS. On parle de météore quand un corps céleste entre dans l'atmosphère et s'y consume totalement. On parle de bolide quand il est très brillant (magnitudes négatives). On parle de météorite uniquement lorsqu'il atteint le sol.
Dernières nouvelles
Février 2013 : La NASA estime que l'énergie dissipée au moment de l'impact équivaut à l'explosion de 500 kT de TNT, soit 30 fois l'énergie libérée par la bombe d'Hiroshima.
L'objet devait mesurer environ 20 mètres de diamètre lors de son entrée dans l'atmosphère, sa vitesse était de 80 m/s et explosa à 23 km d'altitude où sa vitesse chuta à moins de 20 m/s. Sa masse initiale serait d'environ 10000 tonnes (mais probablement surestimée).
Août 2013: Grâce à un modèle climatique utilisé pour l'étude de la couche d'ozone, la NASA a découvert que cet impact eu des conséquences inattendues.
Des observations par satellites indiquent que l'explosion engendra un immense nuage de poussières dans la haute atmosphère jusqu'à 40 km d'altitude.
Entraînée dans la circulation atmosphérique générale, la plume fit le tour de la Terre en 4 jours et enveloppa toute l'hémisphère Nord en l'espace de 2 mois. Ces poussières devraient tomber très lentement sur terre ainsi que l'explique la vidéo suivante préparée par la NASA.
Novembre 2013 : A ce jour quatre gros fragments ont été découverts dans un lac dont une météorite mesurant 1.5 m et pesant près de 600 kg. Au total on a récolté 6 tonnes de roches météoritiques soit 0.05 % de la masse totale de l'objet.
Pour plus d'informations
Rappelons que chaque année ou presque une météorite pesant parfois plusieurs kilos tombe sur Terre : en 2012 à Oslo, en 2011 en Bretagne, en 2009 en Allemagne, etc, occasionnant des dégâts matériels et blessant exceptionnellement une personne. Mais la plupart du temps le bolide n'atteint pas le sol (cf. en 2008 en Canada, en 2009 au Texas) et certains suivent une telle trajectoire qu'ils retournent dans l'espace (cf. en 1972 au Canada).
Consultez l'article sur la fréquence des impacts météoritiques.

mercredi 5 décembre 2012

HyperStealth Biotechnology a fabriqué une cape d'invisibilité

L'entreprise canadienne HyperStealth Biotechnology travaille depuis 1999 sur des tissus de camouflage rendant les soldats pratiquement invisibles sur l'arrière-plan, que ce soit devant du feuillage, un mur de pierre ou dans le désert. Mais ces motifs bariolés n'offrent pas un camouflage universel et une tenue claire par exemple devant un mur sombre ne rendra jamais le soldat invisible.
C'est pourquoi Guy Cramer, CEO de l'entreprise, travaille actuellement sur des matières dites "Smartcamo" dont les couleurs changent en fonction du climat, de la saison et même de l'heure de la journée


Guy Cramer a dernièrement développé un nouveau type de revêtement à partir d'une matière qualifiée de "quantique furtive". Les composants de cette matière dont les brevets sont tenus secrets sont capables de courber les ondes électromagnétiques autour du sujet dans les ondes visibles, infrarouges (vision nocturne) et thermiques, rendant le sujet qui le porte invisible comme on le voit ci-dessous.
Cette matière diffuse 95% des ondes électomagnétiques. Les 5% restants appaissent sous la forme d'une ombre ou d'une légère déformation autour du sujet. Le produit peut rendre invisible une personne ou un objet, y compris un char ou un avion. A l'inverse des modèles concurrents, cette technologie fonctionne sans caméra, sans batterie et sans miroir.
Pour des raisons évidentes de sécurité, en accord avec le Ministère de la Défense, Guy Cramer a déclaré que les médias et le public n'auront pas la possiblité de voir le véritable produit mais uniquement une maquette, à l'image des photos présentées ci-dessous. Le public et les entreprises ne pourront pas non plus l'acheter et seuls quelques experts "ayant besoin de savoir" y auront accès.
Après de nombreux commentaires publiés dans la presse américaine, un prototype opérationnel fut présenté à des militaires américains et canadiens lors d'une démonstration.

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A lire également sur ce blog, Des chercheurs ont rendu un objet invisible (2007).

mardi 27 novembre 2012

William Close et sa Earth Harp

Nous connaissons tous l'émission "Incroyable Talent" diffusée à travers le monde qui nous permet d'apprécier une incroyable diversité d'artistes et parfois de découvrir des disciplines étonnantes.
Cette fois c'est au cours de l'émission "America's Got Talent" 2012 présentée sur NBC que le jury et le public ont découvert William Close et la harpe de son invention dont les cordes sont attachées entre la scène et les balcons du théâtre.
Ecoutez sa prestation lors de sa première audition.


C'est impressionnant, le genre de prestation que nous attendions tous; une véritable invention, quelque chose de tout à fait original et que personne n'a jamais entendu, et qui plus est de très grande qualité. A ce titre William a bien mérité un accessit et les applaudissements du jury.
William reviendra en quart de finale puis en demi-finale. Ici encore le jury a salué l'artiste à la hauteur de son mérite.

dimanche 14 octobre 2012

Félix Baumgartner saute depuis 39000 mètres d'altitude

Le parachutiste autrichien Félix Baumgartner déjà connu pour son saut en chute libre depuis 21800 mètres d'altitude, a sauté ce 14 octobre 2012 depuis la nacelle d'un ballon stratosphérique situé à 39045 mètres d'altitude au-dessus de Roswell, dans le désert du Nouveau Mexique, battant ainsi le record du monde de saut en chute libre.


Après une ascension qui dura 2h36m, équipé de sa combinaison pressurisée et d'une bouteille d'oxygène portative lui permettant de respirer durant 10 minutes, Félix ouvrit la capsule, se désangla, se déconnecta du système de monitoring et d'oxygène et s'avança vers l'ouverture. La température extérieure était de -65°C et la pression atmosphérique réduite à 2 mb.
En posant ses pieds aux bords du vide et observant le monde en contrebas, il prononça ses mots : "Je sais que le monde entier est en train de regarder et j'aimerais que vous voyiez ce que je vois... Parfois il faut monter très haut pour comprendre à quel point on est petit". Puis il se jetta dans le vide bien décidé à franchir le mur du son.
Chaque seconde sa vitesse augmenta d'environ 10 m/s. Après 45 secondes et parcouru plusieurs kilomètres en chute libre (h=v2/2g) il franchit le mur du son à la vitesse de 1341.9 km/h (~373 m/s), soit Mach 1.24, battant ainsi le record du monde de vitesse en chute libre !
Poursuivant sa descente, à quelques secondes près il battait aussi le record du monde de la plus longue chute libre mais il ouvrit son parachute après 4 min 19 sec. (le record est détenu par le Col. Joe Kittinger avec 4m36s de chute libre en 1960).
Félix a ensuite plané jusqu'au sol durant près de 9 minutes pour finalement se poser tout en douceur sur ses deux pieds et être félicité à la hauteur de son exploit.

L'exploit

La vidéo promotionnelle
 

"C'était difficile de ressentir un quelconque changement quand j'ai dépassé la vitesse du son à cause de la combinaison. Je ne sentais pas à quelle vitesse je tombais", a déclaré Baumgartner une fois revenu au sol. "Quand on se tient là, au sommet du monde, on devient si humble... La seule chose que l'on souhaite, c'est de revenir en vie", a-t-il confié à des journalistes à Roswell.
Cet extraordinaire évènement n'a été possible que grâce au parrainage de Red Bull Stratos et la collaboration d'une centaines de scientifiques et passionnés qui ont travaillé sur ce projet durant 5 ans. La retransmission vidéo a été assurée par une trentaine de caméras dont une infrarouge pour filmer le ballon en haute altitude, 16 autres caméras HD installées au sol et dans la capsule ainsi que trois caméras placées sur la combinaison de Félix Baumgartner.
Dans l'éventualité où un problème serait survenu, la retransmission a été différée de 20 secondes.
Au moment de l'exploit YouTube a comptabilisé le plus grand nombre de connexions depuis sa création avec plus de 8 millions d'internautes connectés sur la chaîne du sponsor.
Outre le mérite sportif et technologique de cet exploit, le saut de Félix Baumgarter va aider les avioneurs et autres concepteurs de capsules spatiales à améliorer les moyens de survie et d'éjection des pilotes d'aéronefs.


Le parachutisme
Et vous, êtes-vous prêt à faire le grand saut ? Faites l'expérience d'un saut en chute libre à Temploux en Belgique. Vous vous en souviendrez longtemps, foi d'expérience !
Vous sautez accompagné ou en tandem depuis 4000 mètres d'altitude. La chute libre dure environ 1 minute à plus de 200 km/h...
A titre d'information le saut revient à 250€ assurance comprise et comptez 70€ pour le souvenir en vidéo.

samedi 21 juillet 2012

Un peu de pluie sur le Soleil

Le 19 juillet 2012, à 12h30 locale et durant plus de 9 heures, l'observatoire solaire SDO de la NASA a filmé une éjection de masse coronale (CME) vraiment extraordinaire sur le Soleil : une boucle associée à une pluie de plasma incandescent.


Forcé de suivre les lignes du champ magnétique solaire, le plasma chaud chargé a formé une gigantesque boucle ruissellante dans ce film enregistré à 304 Angströms où la matière est portée à quelque 50000 K.
Un phénomène d'une telle ampleur n'avait été jamais été observé jusqu'à présent !
Le film en time-lapse est constitué d'une séquence de 9.5 heures à raison d'une image toutes les 12 secondes. Au montage, la séquence a été accélérée 360 fois et présentée à la vitesse de 30 images/seconde. Dans ce film, chaque seconde correspond à 6 minutes en temps réel.

jeudi 7 avril 2011

Vague d'OVNI sur la Belgique: 20 ans d'enquête

Le COBEPS organisera un colloque sur le thème "Vague d'OVNI sur la Belgique: 20 ans d'enquête" le samedi 14 mai 2011 au Centre Culturel de Perwez (Brabant Wallon) à partir de 15h00. Pour des raisons pratiques, la réservation est indispensable.
Pour tout renseignement consultez le site du COBEPS.
Photo prise le 31 mars 1990 à 2h20 (peu après le décollage des F-16) dans la région de Wavre :


Photo prise à Petit-Rechain par Patrick M. et traitée en fausses couleurs sur ordinateur :


Pour plus d'information
A propos de la vague belge de 1989-91 et du fameux "triangle" observé par les témoins, consultez le dossier sur le phénomène OVNI.

dimanche 24 octobre 2010

Poséidon, le premier hôtel sous-marin au monde

Posé dans le décor paradisiaque d'une île privée située au nord-est des îles Fidji, le Poseidon Undersea Resort est le premier complexe hôtelier sous-marin permanent au monde. Les premiers invités s'y sont présentés en 2010.


De l’Atlantis aux Fiji
Platon avait rêvé de l’Atlantis et Jules Vernes imaginait qu’un jour nous vivrions sous l’eau. Leur rêve est devenu réalité au XXeme siècle.
Depuis l’habitat sous-marin Conshelf I créé en 1962 par Jacques-Yves Cousteau, quelques 70 projets d’habitats pressurisés sous-marins ont vu le jour, la plupart destinés à des travaux scientifiques et des séjours de très courte durée.
Jusqu’en 2010, il n’existait que 2 habitats sous-marins, tous deux situés dans les Keys de Floride : l’US Aquarius de la NOAA réservé aux scientifiques et le motel de 3 chambres Jules Undersea Lodge à Key Largo réservé aux plongeurs expérimentés.


L'archipel des îles Fidji compte désormais un hôtel 5 étoiles à 15 mètres de profondeur ! L’établissement compte 24 chambres de 51 m2 (10x5.1m) ainsi que deux appartements de luxe.
Il comprend également un centre de fitness, une bibliothèque, des restaurants, des bars, une salle de conférence tandis qu'un sous-marin est mis à disposition des invités.
Des matériaux nobles ont été utilisés pour la décoration des chambres : marbre, cuir et tissus embelissent les sols et les murs, rendant l’atmosphère moderne et très luxueuse. L’espace intérieur est également décoré à la manière dont Jules Vernes imaginait le Nautilus. Sur l'île, 48 bungalows (bures) complètent l'infrastructure hôtellière.

Construction
L’infrastructure sous-marine a été conçue par L. Bruce Jones, président de U.S. Submarines, Inc. et financée par TOPA Equities Corp. de John Edward Anderson. U.S. Submarines est une société mondialement connue pour son expertise dans la fabrication des sous-marins et de vaisseaux pressurisés. Le complexe aurait coûté 80 millions de dollars (ce qui semble bon marché). La structure immergée accessible par un ascenseur est composée de modules à flotabilité nulle assemblés le long d’un corridor. Chaque module se compose d’une porte en fibre de carbone et d’une baie vitrée arrondie en plastique acrylique de 100 mm d’épaisseur. Les parois sont constituées de plaques d’acier de 25 mm d’épaisseur.
70% de la surface des chambres sont transparents, offrant une vue panoramique et spectaculaire sur l’océan. Les poissons peuvent interagir avec les invités, chaque chambre étant équipée d’une commande permettant de leur offrir de la nourriture. Chaque chambre dispose également d’un rideau permettant si nécessaire de protéger la vie privée des invités. Combien ça coûte ? Comptez 15000 dollars par personne pour un séjour d’une semaine (vols inclus depuis Nadi/Suva). L’hôtel espère attirer plus de 4500 visiteurs par an.
Autres projets
Si le Poséidon est actuellement le seul complexe sous-marin, d’autres projets ont été imaginés. Citons l'Hydropolis, un hôtel de 220 chambres qui devait être érigé à Dubaï. Mais avec un investissement réévalué à 2 milliards de dollars, sa construction aurait été abandonnée.
Le Shanghai Shimao Wonderland à Shanghai dont le projet n'est toujours pas finalisé pour des raisons financières. Ce complexe devait être inauguré en 2009.
Seuls projets achevés, le complexe hôtelier Atlantis The Palm à Dubaï et son équivalent aux Bahamas qui permettent déjà aux touristes de flirter avec le monde sous-marin.

mercredi 1 septembre 2010

Dino Moline sort miraculeusement du crash de son avion

Le 15 août 2010, à Santa Fe en Argentine, le jeune pilote Dino Moline terminait une acrobatie en piqué quand son aile gauche s'est détachée...

 

Heureusement, le parachute de secours de l'avion s'est immédiatement déclenché mais son explosion mis le feu à l'essence contenue dans l'aile brisée, l'intoxication et la densité de la fumée empêchant Dino de sortir du cockpit.
Le parachute permit à l'avion accidenté de se stabiliser et de tomber nez en avant à vitesse réduite mais tout de même estimée à environ 40 m/sec (150 km/h).
Le nez de l'appareil toucha finalement le sol dans une relative douceur. Une minute après l'accident, alors que tous le monde pensait que le pilote avait été tué, une ombre sortit du nuage de fumée, Dino était vivant !
Une semaine après cet accident Dino refaisait des acrobaties !
A ne pas confondre avec ce canular trop beau pour être vrai...

mardi 24 août 2010

Renflouage virtuel du Titanic

Une équipe de scientifiques va tenter de renflouer le Titanic. Le projet est dirigé par RMS Titanic Inc, une société américaine qui a déjà monté plusieurs expéditions pour récupérer des objets sur l'épave.Document R.Ballard/Jason.
Le président de RMS Titanic, Christopher Davino, a déclaré que son objectif était de "créer l'image actuelle la plus détaillée du site de l'épave". Il a qualifié cette entreprise de "renflouage virtuel" pour "fixer à jamais son état actuel dans les esprits et les coeurs de l'humanité". Le projet consiste à modéliser l'épave en 2D et 3D.
Les scientifiques vont d'abord scruter l'épave du navire, afin d’évaluer son état.
Les internautes peuvent suivre leur exploration en temps réel, via Twitter et Facebook.
Avant de plonger dans le Grand Bleu, vous pouvez consulter des vidéos, des photos cartographiées et vous familiariser avec le sous-marin téléguidé (ROV) qui sera le seul à évoluer sur place via le site Expedition Titanic.
Pour rappel, le Titanic coulé dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 après avoir heurté un iceberg lors de sa traversée inaugurale de l'Atlantique, entraînant la mort de 1500 personnes. L'épave a été localisée en 1985 au large de Terre-Neuve par 41°45'4.04" N et 50°14'49.43" O, gisant par 3810 m de profondeur.
Pour plus d'information
Un document rédigé en anglais intitulé "The Titanic Tragedy, Sunk between CQD and SOS" relate l'accident et les appels au secours par les opérateurs morse.

mercredi 30 juin 2010

Découverte de métazoaires de 2.1 milliards d'années

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Abderrazak El Albani du laboratoire "Hydrogéologie, argiles, sols et altérations" du CNRS/Université de Poitiers a découvert au Gabon un gisement de plus de 250 fossiles d'organismes pluricellulaires ayant vécu il y a 2.1 milliards d'années.
Une découverte capitaleMacrofossile multicellulaire complexe et organisé trouvé au Gabon. © CNRS Photothèque /  Kaksonen
Jusqu'à présent, les premiers métazoaires remontaient à environ 600 millions d'années, à l'époque de "l'explosion du Cambrien".
De formes et de dimensions diverses, ces nouveaux fossiles en excellent état de conservation remontent l'apparition des organismes complexes au Protérozoïque, à une époque où la concentration en oxygène dans l'atmosphère était faible qu'au Cambrien.
C'est au cours de cette époque lointaine que la vie se diversifia : aux cellules procaryotes (sans noyau) se sont ajoutés les eucaryotes (cellules à noyau), les organismes uni et pluricellulaires dont l'organisation et le métabolisme sont plus complexes. De plus grande taille, ces organismes contiennent un génome de nature ADN, porteur d'information héréditaire.
Le gisement
Les fossiles ont été découverts à Franceville au Gabon en 2008 tout à fait par hasard. Parfaitement préservés dans des sédiments âgés de 2.1 milliards d'années, la morphologie de ces fossiles ne peut pas s'expliquer par des mécanismes purement chimiques ou physiques.
D'une taille atteignant 10 à 12 centimètres, trop grands et trop complexes pour être des procaryotes ou des eucaryotes unicellulaires, ces spécimens établissent que différents types de vie co-existaient durant le début du Protérozoïque.
Pour démontrer qu'il s'agit bien de formes de vie fossilisées, les chercheurs ont mesuré le rapport isotopique du soufre et mesuré la distribution relative de la matière organique (transformée en pyrite au cours de la fossilisation). Les chercheurs ont ainsi pu différencier la matière fossile du sédiment gabonais constitué d'argiles.
Les organismes découverts vivaient en colonies : localement plus de 40 spécimens au demi-mètre carré ont été recueillis. Ils constituent à ce jour les eucaryotes pluricellulaires les plus anciens jamais décrits.Site fossilifère gabonais près de Franceville, où ont été découverts dans des sédiments vieux de 2,1 milliards d'années, des macrofossiles centimétriques.  © CNRS Photothèque/F. Ossa Ossa
En étudiant les structures sédimentaires du gisement, les scientifiques ont pu déterminer que ces organismes pluricellulaires vivaient dans un environnement marin d'eau peu profonde (20 à 30 mètres), souvent calme mais périodiquement soumise à l'influence conjuguée des marées, des vagues et des tempêtes.
Pour se développer, on suppose que ces organismes ont bénéficié d'une augmentation significative mais temporaire de la concentration en oxygène dans l'atmosphère. Celle-ci s'est produite entre 2.45 et 2 milliards d'années. Puis, il y a 1.9 milliards d'années, le taux d'oxygène dans l'atmosphère a brusquement chuté.
Jusqu'à présent, on supposait que les formes de vie existant avant 600 millions d'années étaient majoritairement peuplées d'organismes unicellulaires (microbes). Or cette nouvelle découverte prouve que des formes de vie complexes et beaucoup plus grandes existaient déjà 1.5 milliards d'années plus tôt.
Questions en suspens
Parmi les questions en suspens, il reste à décrire l'histoire du bassin gabonais, les conditions biochimiques ayant permis le développement de cette vie organisée et complexe, à explorer ce site pour enrichir la collection de fossiles mais également comparer l'histoire de l'oxygénation de la Terre à la minéralisation des argiles. Dans l'immédiat les chercheurs vont protéger ce site exceptionnel.
Pour plus d'information
Consultez le dossier consacré à la Bioastronomie.

lundi 17 août 2009

Usain Bolt : 9.58 secondes aux 100 mètres !

Le sprinter jamaïcain Usain Bolt vient de réaliser l'inimaginable au stade de Berlin : 9.58 secondes aux 100 mètres ! Depuis 3 ans, il bat chaque année ses propres records du monde ! Incroyable !


En effet, en 2008 déjà, aux Jeux Olympiques de Pékin, Usain Bolt courut les 100 mètres en 9.69 secondes, remportant la médaille d'or.
En 2007, alors qu'Usain Bolt était encore passablement inconnu, au Reebok Grand Prix de New York, il courut les 100 mètres en 9.72 secondes !


Quand on sait qu'un athlète ordinaire court les 100 mètres en 11 secondes et un bon amateur en 13 voire 14 secondes, ayant pratiqué ce sport, j'apprécie d'autant plus la performance. Chapeau bas !
Mais on peut se demander à quoi Usain Bolt doit-il ses prestations hors du commun ? A sa taille : 1.98m et donc à de très longues jambes, et une puissante musculature, nerveusement très active qui réagit extrêment vite à l'effort; c'est littéralement une bête de course !
Selon certains experts, l'homme ne pouvait pas descendre sous 9.6 secondes... record battu ! D'autres considèrent que l'homme ne pourrait pas descendre en-dessous de 9.5 secondes. Qui parie ? On y arrivera peut-être d'ici une ou deux générations, qui sait...

mardi 7 juillet 2009

Namaqualand, ou quand le désert fleurit

Il existe en Afrique du Sud, au nord-ouest de la province du Cap, à environ 500 km au Nord-Ouest de Cape Town ou 5 heures de route, par 29° Sud, une région appelée le Namaqualand qui s'étend sur la façade Atlantique sur environ 225000 ha.
Cette zone proche des Tropiques est quasi-désertique et constitue l'une des régions les plus arides de l'Afrique du Sud-Ouest.
Or une fois par an, cette région désolée alternant de grandes plaines et des montagnes granitiques subit une métamorphose inattendue.
Entre le mois de juillet et septembre, des milliards de fleurs s'épanouissent, offrant au visiteur des tapis floraux aux palettes de couleurs chatoyantes qui changent de la monotonie qui règne habituellement dans ce désert.
Le spectacle est fascinant et connu de tous les botanistes et de plus en plus de touristes.
Cette région présente l'une des biodiversités florales les plus riches de la planète avec plus de 3000 espèces de plantes endémiques.
Les réserves
Pour préserver cette nature, l'Etat Sud-Africain a d'ailleurs créé trois réserves dans ce territoire :
- Skilpad Wild Flower Reserve qui s'étend sur environ 60000 ha près des montagnes de Kamiesberg Range dont le pic de Rooiberg culmine à 1700 m,
- Goegap Nature Reserve située à 15 km de Springbok qui s'étend sur 15000 ha. Elle abrite le jardin d'Hester Malan Wild Flower Garden où sont rassemblées des plantes succulentes et des rocailles. On y trouve notamment les lithops ou "fleurs-cailloux" qui ressemblent à s'y méprendre à des pierres avant de fleurir. Cette réserve abrite également 45 espèces de mammifères, près de 100 espèces d'oiseaux et environ 600 espèces de fleurs.
- Richtersveld National Park classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il couvre 160000 ha près de la frontière avec la Namibie, dans la région la plus aride du pays. Ce parc rassemble près de 30% de toutes les espèces de plantes succulentes d'Afrique du Sud (et forcément celles que vous pourriez acheter chez votre fleuriste).

*

Par quelle magie ce désert fleurit-il ? En fait, en ce lieu unique au monde survivent des plantes qui se sont adaptées aux conditions désertiques il y a 50 millions d'années.
Pour éviter de brûler sous l'ardeur des rayons du Soleil estival, les graines gorgées d'eau après la saison des pluies (juin-août avec un pic de précipitations en juin) germent dès le printemps austral sous un climat moins rude et tapissent le désert dans une explosion de mille couleurs.
Visiter le Namaqualand
Le Namaqualand bénéficie d'un climat aride mais son exposition maritime apporte des pluies en hiver (entre juin et août) dont la quantité est relativement faible (entre 4 et 25 mm ou litres/m2 par mois, contre 60 à 120 mm par mois en Europe).
Non seulement il pleut dans cette région mais il peut même y avoir des orages dans la région de Springbok.
Ce paysage est un spectacle à voir absolument mais qui ne dure que quelques semaines chaque année.
L'explosion des fleurs se produit en général entre mi-août et fin septembre mais tout dépend des pluies. 
Entre août et septembre, les précipitations moyennes sont respectivement de 23 mm et 16 mm ou litres/m2 par mois. 
Certains touristes ont visité la région fin août sans observer le tapis floral et leur frustration fut à la hauteur de leurs espérances. 
Il faut également savoir que beaucoup de fleurs s'ouvrent quand il y a du Soleil mais restent fermées quand le ciel est couvert. 
L'idéal est de consulter la météo de Springbok ou d'une ville proche et de téléphoner à plusieurs gîtes et hôtels B&B de la région en leur demander quand le désert fleurit ou s'il est sur le point de l'être et de partir dans la semaine.


Comme tout phénomène naturel, prévoir un tel événement est aussi difficile que prévoir les grandes migrations des mammifères. Aussi, à défaut de pouvoir vous y rendre sur le champ, disons que vous avez certainement plus de chances de voir cette explosion florale si vous planifiez ce voyage début septembre.
Attendez-vous à une température moyenne de 18°C avec un maximum pouvant dépasser 32°C et comptez sur la chance.

*
Enfin, si vous séjournez dans la région et aimez l'astronomie, profitez-en pour aller observer et photographier le ciel à 800 km plus au nord, dans la "Réserve de Ciel Nocturne "de NamibRand en Namibie, un sanctuaire pour les astronomes.
Vols aériens
Pour se rendre en Afrique du Sud, les destinations les plus fréquentes sont Cape Town sur la côte Atlantique qui est aussi la plus proche du Namaqualand et Durban sur la côte de l'Océan Indien.
Pour l'Afrique du Sud, au départ d'Amsterdam, Bruxelles, Francfort, Luxembourg ou Paris, la plupart des compagnies aériennes proposent des vols Cape Town ou Durban.
Selon les compagnies, il y a 1 esclade à Istanbul ou Dubaï et plus souvent même 2 escales. Le vol dure généralement 18 heures à l'aller et 19 heures au retour car le temps d'attente peut dépasser 9 heures à l'escale !
On peut également envisager un vol vers Windhoek en Namibie. Avec Air Namibia, au départ de Bruxelles avec une escale de 2 heures à Francfort, le vol dure 13.5 heures. On trouve des vols au départ de Paris mais ils durent entre 19-23 heures.
Les vols les plus "courts" sont ceux du weekend car en semaine les vols durent entre 20-24 heures en raison des longues escales. Oubliez également les petits aéroports régionaux car ils n'ont pas de correspondance dans l'heure et le vol peut durer... entre 30 et 44 heures si vous voulez être déposé près de chez vous.
En 2016, les billets d'avions A-R vers Cape Town au départ de Bruxelles sont proposés à partir de 620 € (2 escales) ou 830 € (1 escale) par personne et à partir de 998 € vers Winhoek avec 1 escale. Il y a des vols Paris-Winhoeck à partir de 968 € par personne.
Pour plus d'informations
Namaqua National Park : Tel. +0027 (0) 27 672 1948
South Africa Tourism : Tel. +0027 83 123 6789
Opodo (billet d'avion)
Météo à Springbok, Afrique du Sud.
Google Map
Hôtels et Cottage au Namaqualand (LekkeSlaap)
Langebaan Lagoon (Logements près de Postberg Nature Park, à 130 km au nord de Cape Town)
Namaqualand fin août 2013 (blog Mostly Birding)
The blooming spectacular Namaqualand wild flowers, Travel Ground.

vendredi 12 juin 2009

Un adolescent blessé par une météorite

Un jeune Allemand de 14 ans a survécu à une collision avec une météorite de la taille d'un pois et animé d'une vitesse de 48000 km/h. L'ado eut une "méchante" entaille de 7 cm sur la main, rapporte le journal britannique The Telegraph dans son édition du 12 juin 2009.Gerrit Blank en 2009.
Selon le Telegraph, Gerrit Blank était sur le chemin de l'école à Essen quand une lumière brillante apparut dans le ciel, se transformant rapidement en une roche d'un rouge ardent. Elle rebondit sur le dos de sa main avant de tomber au sol où elle forma un cratère de 30 cm de diamètre.
Blank nous raconte les faits : « D'abord j'ai vu une grande boule de lumière, et ensuite j'ai soudainement senti une douleur dans ma main. Puis une fraction de seconde plus tard il y avait un énorme bruit comme un grondement de tonnerre. »
« Le bruit qui suivit le flash lumineux fut si fort que mes oreilles ont sonné durant plusieurs heures. Quand la météorite m'a frappé, elle m'a renversé et alla ensuite encore assez vite pour aller s'enterrer dans la route. »
Des fragments du météorite ont été découverts sur le site. « Je suis vraiment passionné de sciences et mes professeurs ont découvert que les fragments étaient magnétisés », expliqua Gerrit.
En 1954, Ann E. Hodges raconta aux policiers comment une météorite traversa son toit et la blessa au flanc.Des analyses chimiques ont confirmé l'origine extraterrestre de la météorite. Ansgar Kortem, directeur de l'Observatoire de Walter Hohmann en Allemagne confirme que : « c'est une vraie météorite, qui a donc une grande valeur pour les collectionneurs et les scientifiques ».
Kortem rappelle également que « la plupart [des aérolithes] n'arrivent pas jusqu'au sol car ils se désintègrent dans l'atmosphère. Parmi ceux qui parviennent jusqu'au sol, 85% tombent dans l'eau. »
Blank a rejoint le club exclusif des survivants frappés par une météorite, doublant le nombre de ses membres.
En effet, ainsi qu'on le voit sur la photographie présentée ci-dessus à gauche, en 1954 Ann Elizabeth Hodges était assise dans son divan à Sylacauga, en Alabama, quand une météorite de 3.86 kg a défoncé son toit, rebondit sur sa radio avant de la blesser très sérieusement au flanc.
Autres impacts de météorites
Des blessures provoquées par des météorites sont excessivement rares et c'est déjà trop ainsi. Cela dit, bien que cela reste un phénomène rare, ce n'est pas la première fois qu'une météorite tombe près d'une personne ou dans une habitation.
Ainsi, en 1971 deux météorites sont tombées sur des habitations à Wethersfield, dans le Connecticut, sans faire de victime. Une météorite de plusieurs kilos est tombée dans l’état de New York en 1992 et à Madrid en 1994. Deux météorites sont tombées en 1995, l’une dans une ville japonaise, l’autre sur une voiture du Queensland, en Australie.
Le 26 mars 2003 une météorite de 927 gr et d'environ 10 cm de diamètre est tombée dans le bureau de Colby Navarro à Park Forest près de Chicago, toucha son imprimante et s'écrasa à un mètre de lui.
Enfin, le 13 juin 2004 une météorite de 1.3 kg est tombée dans le salon de Phil et Brenda Archer en Nouvelle Zélande.
Pour plus d'information, consultez l'article Histoires d'impacts.

samedi 11 avril 2009

Susan Boyle, une voix méconnue s'est fait entendre

Ce 11 avril 2009, pour sa troisième saison, l'émission "Britain's Got Talent", une version anglaise d'"Incroyable Talent", diffusée sur la chaîne Unreality TV, se déroulait à Glasgow, en Ecosse.
A cette occasion, les membres du jury et le public ont accueilli sur scène une candidate inattendue, Susan Boyle.
Quand l’Ecosse profonde nous donne une leçon d’humilité
Faisant fi des regards critiques et des sourires moqueurs, cette femme grisonnante, sans emploi, aux formes rondes, au look Susan Boyle lors de sa prestation à l'émission Britain's Got Talent le 11 avril 2009. Document UnrealityTV.endimanché et sans sex-appeal se présenta : "Je m'appelle Susan Boyle et j'ai 47 ans [...] Je suis célibataire et je vie avec mon chat". Avouant n'avoir "jamais eu de rendez-vous galant ni même avoir été embrassée", elle disposait en revanche "d'une sorte de talent" caché. Elle prétendait chanter dans la chorale de sa paroisse, s'adonner au karaoké et avait "un rêve, devenir chanteuse professionnelle comme Elaine Paige". Quelques rires s'élevèrent de la salle.
Forts de ses préjugés, le public continua gentillement à se moquer d'elle et on voyait bien que les membres du jury n'en pensaient pas moins et étaient sceptiques.
Cette candidate n'avait a priori aucune chance d'être reconnue ni même récompensée quand on sait que l'âge moyen des chanteurs amateurs était de 21 ans... jusqu'à ce que le jury lui demande ce qu'elle allait chanter. Susan répondit : "Je vais chanter 'I Dreamed a Dream' de la comédie musciale 'Les Misérables'". Et le silence régna dans la salle. Puis, Susan se mit à chanter. Au premier son de sa voix, elle conquit le coeur du public.
Jugez par vous-même. Révélation d'un talent.

Extrait de l'émission "Britain's Got Talent" du 11 avril 2009. Prestation de Susan Boyle.

Fantastic, isn't it ? Quelle voix ! Au point qu'un membre du jury ne put retenir une larme d'émotion.
Les membres du jury n'en revinrent pas, soulignant au passage qu'après les moqueries d'usage du public et les doutes des membres du jury, personne ne riait plus.
L'un d'eux avoua que c'était la première fois en 3 ans qu'il entendait une voix si extraordinaire. A son tour, la seule femme du jury dit à Susan qu'elle fut honorée de l'avoir entendue.
Par dessus les applaudissements et les cris d'enthousiasme du public, Simon Cowell, producteur, acteur et président du jury lui annonça ensuite qu'elle venait de remporter la "Palme de la révélation".
Au tour de Susan Boyle ensuite de remercier le jury, d'avoir été acclamée de la sorte par le public et de recevoir cette récompense inestimée.
De retour en coulisses, Susan finit par craquer d'émotion. "It is fantastic", conclut-elle.
Alors que jusqu'à présent Susan vivait dans l'anonymat, aujourd'hui c'est une star que des millions de téléspectateurs connaissent. Preuve que l'oreille du grand public peut reconnaître un talent quand il l'entend. Dieu sait combien y a-t-il encore de talents cachés...
Dernières nouvelles
14 avril 2009 : Simon Cowell annonça à Susan Boyle qu'il lui offrit un contrat d'enregistrement avec une maison de disques, qu'elle gagne ou non la compétition.
17 avril 2009 : Effet de presse oblige, depuis le début de la semaine cette vidéo a été visionnée... plus de 20 millions de fois ! Susan Boyle est devenue une star sur Internet !
En l'espace d'une semaine, la performance exceptionnelle de Susan Boyle a été présentée sur toutes les chaînes de TV. Sa prestation vient d'être diffusée sur les chaînes francophones. Une star est née. Congratulations, Susan !
17 juillet 2009 : La prestation de Suzan Boyle a été visionnée près de 100 millions de fois sur YouTube !
La carrière de Suzan Boyle a pris un nouveau tournant depuis qu'elle est gérée par un manager qui lui a proposé une tournée internationale et de chanter avec différents artistes de renom.
La chanteuse est apparue sur NBC. Tailleur, hauts talons, maquillage sobre, coupe de cheveux soignée, elle était métaphorphosée. Elle s'est présentée en tenue de soirée pour une séance de photos pour le magazine Harper's Bazaar, voyez le résultat. Mis à part les rumeurs, tout va bien pour Suzan.