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vendredi 28 novembre 2025

Comment vous pouvez aider une SDF : faites un don

Je prends la plume pour solliciter votre générosité pour aider d'urgence une femme dans le besoin. Agée de plus de 60 ans et vivant seule, sa vie n'a pas été facile et ne l'est pas encore. 

Nous avons pour la plupart de l'argent, un appartement ou une maison chauffée, de quoi manger et dormir. La femme dont je vous parle n'a rien de tout ça et pourtant un rien suffirait pour qu'elle en dispose. J'aimerais réparer cette injustice car on peut le faire.

Dernier enfant d'une famille nombreuse, elle fut pratiquement mariée de force. Après 3 ans de mariage et avoir eu une petite fille, elle divorça car son mari avait des tendances sexuelles inappropriées. Le divorce étant mal vu dans sa famille, son père et ses grands frères et grandes soeurs l'ont rejetée et ont coupé les liens avec elle. 

Sans emploi et vivant seule en Belgique, elle perdit la garde de sa chère enfant malgré les charges pesant sur son ex-mari ! Pendant des années cette femme a tenté de trouver du travail, faisant des petits boulots et trouvant même pendant un an un emploi de salarié. Mais vu la conjoncture et son manque de qualification, elle a perdu cet emploi. Elle vit actuellement de l'indemnité du CPAS belge et ne parvient pas à retrouver un emploi. Pour être clair, cette femme vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.

Comme si cela ne suffisait pas, son logement fut déclaré insalubre et elle fut mise à la rue. Par chance, pendant quelques mois, elle retrouva un logement (en fait elle squate) en colocation mais de ce fait le CPAS ne lui versa que la moitié soit 400 € du montant qu'elle aurait si elle vivait seule. Son ancien propriétaire qui réside à Arlon avait un double des clés et pénétrait dans son studio quand bon lui semblait. Il lui vola tous ses biens de valeur dont un ordinateur portable et mit le reste à la poubelle (linge corps et mobilier). Si cela ne suffisait pas, il l'a frappée et blessée. 
Malheureusement, ce logement étant également insalubre, cette femme vit dans la rue depuis décembre 2022 et sans argent...  Elle est obligée de dormir dans des dortoirs avec des SDF et des étrangers parfois malades, des vols et dans des conditions difficiles que personne ne peut supporter longtemps.

Le CPAS veut bien l'aider... mais à condition qu'elle trouve un logement déçant, paye le loyer et les 3 mois de garantie légale. Cela représente une somme de plus de 2800 € qu'elle ne possède pas. S'ajoute les frais d'avocat, de médecin, les retards de paiement de la mutuelle, les factures, etc. et bien sûr la nourriture et les vêtements qu'elle doit racheter. 

Je l'ai aidée, mais mon aide est limitée.

Si vous avez un peu d'argent et souhaitez faire une bonne action, j'en appelle à votre générosité. Si quelques lecteurs pouvaient offrir à cette femme un peu d'argent, elle pourrait trouver un logement et bénéficier de tout l'argent que lui accorderait le CPAS soit ~800 € par mois. Cela lui permettrait de retrouver un petit logement, de payer son loyer (elle devrait pouvoir en trouver entre 600-750 €/mois), voir la vie sous un meilleur jour et entrevoir l'avenir avec plus de sérénité.

Si par exemple 30 lecteurs versent chacun 100 €, on pourrait déjà lui offrir 3000 € ce qui lui permettrait de trouver un logement. Ensuite sa situation pourra se régulariser. 

Si vous voulez bien l'aider, vous pouvez verser l'argent sur mon compte au Luxembourg. Je me chargerai de lui transférer dès que la somme est réunie. 

Dons récoltés à ce jour :  100 €

Sa situation étant précaire et le besoin urgent en cet hiver, j'espère pouvoir compter sur votre générosité car elle en a plus besoin que quiconque. Merci d'avance pour votre compassion et votre générosité ;-)

Cela fait 2 ans que cette annonce reste sans suite. La situation est pourtant urgente. Je désespère...
Vous pouvez me contacter via le formulaire de contact sur mon site LUXORION.

mercredi 26 septembre 2012

Internet : entre libertés et manipulations

Febelfin, la Fédération belge du secteur financier diffuse actuellement une campagne publicitaire afin de sensibiliser les internautes et notamment les membres des réseaux sociaux sur les risques que l'on encourt en publiant des informations plus ou moins privées sur Internet.
En effet, il suffit d'être en contact avec un seul manipulateur pour voir sa vie exposée en public, son compte vidé ou ses biens dérobés.
La publicité suivante, parrainée par Fenelfin, consistait à demander à des quidams de participer à un tour de voyance sous prétexte que le programme allait ensuite être diffusé à la télévision.
Le voyant leur révélant pas mal de choses a priori privées, la plupart des participants ont été bluffés par le soi-disant médium. Finalement il leur révéla qu'il s'agissait d'une supercherie, que toutes les informations étaient disponibles en ligne, sur Facebook, sur leur blog et sur des forums notamment.

 

Moralité : Internet est un lieu de libertés certes, mais ausssi un média hors de tout contrôle. Ne publiez pas toute votre vie sur Internet car certains personnes peuvent en faire un usage malveillant.
Il va sans dire que l'agence de publicité qui diffusa ce clip a dépassé son objectif : en 3 jours il fut visionné par près de 3 millions d'internautes et fut même présenté à la télévision.

lundi 30 janvier 2012

Le coût économique d'une grève

Ce lundi 30 janvier 2012 une partie de la Belgique était en grève, surtout en Wallonie. Coup dur pour les travailleurs mais également pour les patrons...
Il y a les fervents défenseurs du droit de grève et les autres, ceux qui estiment qu'une concertation sociale vaut mieux qu'une paralysie de l'économie.
Car cette fois encore si la FGTB aurait aimé que la grève soit limitée aux seules entreprises, dans les faits les grévistes ne l'ont pas entendu de la même oreille; c'est toute l'économie qui fut touchée, en commençant par les automobilistes souhaitant se rendre à leur travail, les livreurs, etc. En effet, comme toujours les grévistes ont fait du zèle et ralenti le trafic routier voire bloqué certaines voies d'accès
Plus que les revendications, lors d'une grève nationale se pose la question de l'intérêt de bloquer l'économie de tout un pays et notamment l'activité des PME et autres SSII.
En Belgique, un jour de grève coûte 0.5% du PIB soit environ 1500 € par habitant. La perte de production dans les secteurs technologiques atteint 50 millions d'euros pour jour. Au port d'Anvers, on estime la perte financière à un million d'euros par heure de valeur ajoutée.
Pour le représentant des entreprises (FEB), le coût de la facture globale s'élève entre 600 et 800 millions d’euros par jour de grève, sans parler des coûts indirects.
Alors si nous voulons préserver notre gagne-pain vaut-il mieux faire un saut d'index qui finalement ne va toucher que quelques millions de personnes et coûter quelques centaines de millions d'euros à la communauté ou jeter 4 à 5 fois plus d'argent par la fenêtre ?... La première solution me paraît plus sage. Quant au reste, et bien apprenons à dialoguer plutôt qu'à battre le fer !

jeudi 2 septembre 2010

Diaspora* pour les anti-Facebook

Et oui, à force de subir les critiques, Facebook a trouvé un concurrent à sa taille. Imaginez un réseau social plus sécurisé, moins surveillé et plus simple que Facebook.
Diaspora* ainsi que s'appelle cet environnement est un produit concurrent de Facebook qui a l'ambition de le remplacer.
La petite histoire raconte que quatre jeunes New Yorkais mécontents de Facebook mais sans le sous ont voulu créer une startup. Ils pensaient récolter 10000 dollars en quatre mois et ont finalement levé 128000 dollars grâce aux micro-dons de quelque 3400 sympatisants. Bravo !
Diaspora*
Par rapport à Facebook, Diaspora* proposerait un contrôle d’accès simplifié et total à vos données personnelles, des données personnelles stockées uniquement sur votre ordinateur et un code source ouvert (libre de droits) afin que les internautes puissent d'une part comprendre comment fonctionne Diaspora* et d'autre part, pourquoi pas, proposer des améliorations.
Contrairement à Facebook, qui utilise des milliers de serveurs centralisés contrôlés par l'entreprise, Diaspora* permettrait à n'importe quel membre de la communauté de créer son propre serveur. La confidentialité des informations échangées serait garantie par cryptage.
La release open-source de Diaspora* sera disponible le 15 septembre 2010 (le 16 sept.GMT). La version cliente sera mise en ligne courant octobre 2010.
Respirez l'air de la liberté
Que vais-je faire ? D'abord prendre le temps d'analyser le concept et s'il me plaît faire comme beaucoup d'internautes et plusieurs de mes amis qui l'ont déjà fait, quitter Facebook.

mercredi 24 mars 2010

Luxembourg: fin de l'index et baisses salariales ?

Lors de la dernière réunion tripartite qui s'est tenue mercredi entre les syndicats du Grand Duché de Luxembourg et le patronat, ce dernier a fait différentes propositions afin de rétablir la situation économique du pays.
Les propositions du patronat
Les patrons ont proposé :
• la suspension de l'indexation des salaires et pensions pour une période de deux ans
• qu'il n'y ait pas d’adaptation du salaire minimum légal à l’évolution générale des salaires ( ce qui implique qu'il n'y aura pas non plus d'ajustement des retraites)
• une diminution des salaires qui seraient apparemment de 10 à 20% trop élevés par rapport à l’étranger
• une extension de la flexibilité du temps de travail (ce qui pourrait provoquer l'introduction de semaines de 56 heures dans le secteur du bâtiment)
• de ne pas augmenter la part patronale des cotisations sociales, ce qui signifie que les salariés et les pensionnées devront payer eux-mêmes leurs coûts de santé.
L'avis des syndicats
Par leurs exigences et leur arrogance, certains représentants du patronat ont véritablement exaspéré les syndicats qui sont d'ailleurs sortis de la réunion de mercredi en déclarant que les patrons avaient une pierre à la place du coeur !
"Il y a tellement de propositions concrètes sur la table pour aider les chômeurs, notamment une étude d'un système de contributions socialement plus équitables ou bien encore une analyse poussée des différents secteurs économiques pour créer de nouveaux emplois, que les positions des uns et des autres ne sont pas acceptables", a précisé Jean-Claude Reding de l'OGBL.
D'ailleurs, le syndicat appelle à une grève générale pour lutter contre le démantèlement social du modèle luxembourgeois. "Nous avons les moyens de mobiliser les salariés de ce pays, dans tous les secteurs de l'économie. Et je suis persuadé que dans le cas d'un blocage total lors de cette tripartite, l'ensemble des syndicats luxembourgeois s'associeront à notre mouvement" a encore expliqué l'OGBL. Rappelons que la dernière grève générale eut lieu en 1982.
Fonction publique
Même revue à la baisse dans la fonction publique : salaire d'entrée revu à la baisse, une durée plus longue avant d'être promu et mise en place d'évaluations.
Le syndicat de la CGFP dénonce ces propositions qui "ne présentent quasiment que des désavantages", ironise le syndicat de la fonction publique.
Des revendications inacceptables
Concernant le secteur privé, si nous étions le 1er avril, nous pourrions croire à cette plaisanterie caricaturale. Mais l'idée du patronat est bien réelle ! Elle est de très mauvais goût à une époque où la crise touche avant tout les plus démunis et la classe moyenne.
L'OGBL rappelle que "la crise ne doit pas servir de prétexte à un quelconque démantèlement social. Les salariés, les pensionnées et les bénéficiaires d'aides sociales n'ont pas causé cette crise et ne veulent pas payer la facture à deux reprises".
Ca suffit ! Les salariés ont déjà suffisamment payé la mauvaise gestion de certains grands patrons. Pour le patronat, la crise a bon dos pour faire passer toutes sortes de mesures anti-sociales. Comme d'habitude le patronat instrumentalise la crise, faisant pression sur des salariés démunis, aux pouvoirs très limités.
En tirant les leçons du passé, à travers de telles mesures, il est évident que le patronat cherche à s'enrichir sur le dos des salariés et des pensionnés.
Voyez les bénéfices engrangés par les grandes entreprises et notamment les banques en temps de crise. Ils n'ont jamais été aussi élevés !
Alors, dites-moi, de quoi veut-on discuter réellement dans ce dialogue de sourd ? Le patronat souhaite-t-il réellement sauver l'économie et donc notre argent de poche ? J'en doute. Renégocier à la baisse les conventions sectorielles et collectives de travail ? Certainement. Un patron pense d'abord à son portefeuille et donc à réduire sa masse salariale. Et c'est ici que les syndicats représentent une belle épine dans sa liberté d'action.
A travers ses revendications, on peut sérieusement se demander si le patronat n'est pas plutôt en train de chercher une excuse et un moyen de préserver les bénéfices qu'il a engrangé sur notre dos ? Qui cherche-t-on à enrichir et qui veut-on appauvrir ?
Une grève oui, mais par pour tous
L'OGBL a raison d'envisager une grève générale. De telles revendications patronales sont scandaleuses, anti-sociales et elles ne vont certainement pas relancer l'économie.
Seul bémol, il y a peu de chances que la grève soit fortement suivie dans le secteur bancaire (il y a plus de 150 banques au Luxembourg représentant des dizaines de milliers d'emplois) qui ne tolère pas ces attitudes.
De plus nous subissons encore la crise financière et économique et les salariés savent très bien qu'ils risquent leur place en se mettant leur direction à dos, même sous couvert du syndicat. Rappelons que le Luxembourg se situe à la 18e place sur les marchés financiers et qu'une grève générale sera toujours très mal vue par les maisons-mères situées outre-Atlantique ou en Asie.
Reste les voies légales. Les ministres du Travail, de la Famille et des Pensions vont-ils entendre la voix de la "base" et défendre les intérêts du peuple ? Affaire à suivre.
A propos des salaires au Luxembourg, consultez le Salairoscope sur le site des Frontaliers.lu.
Dernières nouvelles

samedi 16 mai 2009

Les frontaliers gagnent moins que les résidents

Le Statec vient de publier son étude sur les salaires au Luxembourg en 2006. Il apparaît que les frontaliers gagnent jusque 20% de moins que les résidents !
Le salaire moyen
Selon l'étude du Statec, le salaire mensuel moyen (brut) est de 2741 € pour un frontalier résident en France, 3244 € pour un frontalier résident en Allemagne, 3356 € pour un frontalier résident en Belgique et de 3464 € pour un salarié résidant au Grand Duché de Luxembourg.
Les résidents affichent un écart de 1% par rapport aux frontaliers venant de Belgique, de 6% avec les frontaliers venant d'Allemagne et de près de 20% avec les frontaliers venant de France !
Selon l'enquête, les salariés provenant de Belgique sont, avec 38% d’universitaires, en moyenne plus qualifiés et occupent plus souvent des postes de direction (directeurs ou cadres supérieurs).
Plus globalement, l'étude révèle qu'environ 83% des employés touchent un salaire inférieur ou égal à 4500 €, c’est-à-dire le triple du salaire social minimum (en 2009, il est fixé à 1570.28 € pour un travailleur non qualifié d'au moins 18 ans accomplis, Cf. Ministère du Travail).
Les femmes toujours pénalisées
En ce qui concerne le traitement hommes/femme, l'étude révèle que les salaires des hommes sont systématiquement plus élevés que ceux des femmes.
Ainsi, en octobre 2006, le salaire moyen était de 3243 €. Les femmes touchaient 3243 € alors que les hommes touchaiet 3359 € en moyenne.
L'âge et l'ancienneté
Le salaire varie également en fonction de l'âge et de l'ancienneté d'une personne. Ainsi, un salarié ayant 20 ans d'ancienneté est logiquement mieux rémunéré qu'un jeune.
Dans le cas extrême, entre un jeune de moins de 25 ans et une personne d'au moins 55 ans, le salaire passe du simple au double.
La profession
Enfin, le salaire moyen varie aussi en fonction du type de profession exercée. Ainsi, on constate sans surprise que les employés non qualifiés gagnent environ 5000 € de moins qu'un cadre supérieur, sans tenir compte des primes autres gratifications qui grèvent sérieusement les chiffres.
Pour plus d'information
Concernant les salaires au Luxembourg, consultez le Salairoscope des Frontaliers.lu.

dimanche 5 avril 2009

La crise touche aussi le Luxembourg

Comme les autres pays européens, le Luxembourg est touché par la récession, et de manière plus forte que l'estimation faite par le Statec il y a quelques mois, estimant la baisse de croissance à 1.8% alors qu'elle était supérieure ailleurs en Europe.
La population luxembourgeoise et les frontaliers qui étaient jusqu'ici un peu épargnés par la crise, devront déchanter.
En effet, selon les derniers chiffres du FMI, le PIB du Luxembourg devrait subir une chute proche de 3.8%, soit plus forte que la moyenne des pays de la zone euro estimée à moins de 3.2%. "Ce sera certainement une première mais, en 2009, le Luxembourg aura un taux de croissance proche de celui du reste de la zone euro", a déclaré Jürgen Odenius, chef de la mission économique du FMI. Et de poursuivre, "La reprise est prévue pour le milieu de l'année 2010, mais la croissance annuelle devrait continuer à stagner". Selon Jürgen Odenius, la reprise n'est pas attendue avant... 2011 !
Des effets concrets
Après la vague déferlante de la crise financière qui toucha l'Europe fin 2008, des signes avant-coureurs laissaient à penser que la place financière de Luxembourg serait peu touchée par la crise.
Mais au fil des mois, les financiers comme les économistes ont dû se rendre à l'évidence : le Luxembourg accuse aussi la crise et affiche tous les symptômes d'une économie en berne.
Même si le pays est peu peuplé, son PIB est lié au système économique européen et à la finance mondiale; il n'y a donc aucune raison que ce pays soit épargné.
Depuis la crise, le chômage a atteint un sommet historique : 5.6% de la population luxembourgeoise en âge de travail est sans emploi. Cela représente un bond de 27.7% en un an ! Notons que la moyenne européenne est d'environ 7% (et même supérieure à 8% en France).
Une crise majeure
Au Luxembourg, aucun secteur n'a été épargné par la crise qui toucha autant la PME que la filiale d'une holding multinationale.
Le secteur automobile fut le premier touché par la crise. Les commerciaux ont vu du jour au lendemain leur carnets de commandes fondre comme neige au soleil, la majorité des clients potentiels postposant le remplacement de leur voiture.
Ensuite la crise toucha le secteur de la construction. De nombreux projets ont été annulés ou ont été repoussés. Par effet domino, le secteur de l'immobilier a subit une baisse de 5 à 20%.
Puis ce fut le tour du secteur bancaire de subir la crise. Après une chute du bénéfice net de 7.7% et de 5.8% sur les commissions en 2008, les banquiers s'attendent à des chiffres encore plus alarmants en 2009.
Aussi, en prévision de cette chute des bénéfices, la plupart sinon toutes les banques de dépôts ou d'affaires ont gelé leurs offres d'emplois quand elles n'ont pas licencié du personnel. Dans la foulée, les bonus accordés aux employés suite aux évaluations annuelles ont été revus à la baisse.
Certains patrons aimeraient même bloquer les augmentations de salaire liées à l'index.
Les Luxembourgeois doivent donc se rendre à l'évidence : des nuages sombres se profilent à l'horizon.
Une crise qui touche la Grande région
En conséquence, la crise financière est devenue socio-économique et touche avant tout les travailleurs frontaliers, belges, français et allemands, et donc toute la Grande région.
D'un taux de chômage faible (moins de 4% jusqu'en 2008) et principalement structurel, le Luxembourg accuse aujourd'hui un chômage important et sans doute durable car structurel.
Ainsi depuis décembre 2008, environ 1000 travailleurs frontaliers belges ont été licenciés et viennent allonger la liste des demandeurs d'emplois de l'ONEM.
Au total, début avril 2009, toutes nationalités confondues, ce sont quelque 10400 travailleurs frontaliers supplémentaires qui sont confrontés au chômage économique.
Au total, dans la province du Luxembourg (B), un habitant actif sur trois travaille au Grand Duché de Luxembourg. C'est dire combien la crise peut avoir d'impact dans la Grande région.
Des temps difficiles pour les chômeurs frontaliers
Comparé au chômeur résident luxembourgeois, l'avenir des chômeurs frontaliers est sombre et difficile.
La Belgique par exemple n'offre aucun complément à l'indemnité de chômage et les aides à l'emploi sont anecdotiques.
Ainsi, un employé de banque frontalier célibataire licencié se retrouve du jour au lendemain avec un revenu qui passe de 3000 ou 5000 € net s'il a de l'expérience à un peu plus de 800 € net. Ce chômeur frontalier belge passe sous un régime fiscal très défavorable, avec 45% de taxes contre à peine 30% maximum au Luxembourg.
Le travailleur frontalier français comme le résidant luxembourgeois mis au chômage se trouvent dans une situation financière un peu plus confortable.
En effet, durant un an, le Luxembourg lui versera 80% de la moyenne de ses trois derniers salaires, mais dès la deuxième année de chômage il ne bénéficiera plus que du minimum vital garanti, le RMG au Luxembourg et le SMIC en France.
Si cette indemnité est supérieure au Luxembourg que partout ailleurs, dans les faits elle est proportionnelle au niveau de vie dans le pays (et notamment au prix très élevé des loyers et des services en général).
Seul problème, contrairement à la Belgique, une fois que le chômeur résident au Luxembourg touche le RMG - donc dès la 2eme année de chômage - il ne cotise plus pour sa pension. Il a donc tout intérêt à retrouver rapidement un emploi. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Car quand on consulte les chiffres de l'ADEM, on constate qu'environ 30% des demandeurs d'emploi sont au chômage depuis plus d'un an (ils sont 60% dans ce cas en Belgique).
Bonne nouvelle si l'on peut dire, l'ADEM va de nouveau subir un lifting et son organisation sera modifiée pour mieux répondre à la crise.
L'avantage de vivre au Luxembourg
Contrairement aux pays limitrophes, être résident luxembourgeois au chômage présente des avantages.
D'abord, le demandeur d'emploi bénéficie d'un abonnement gratuit pour les transports en commun (train, bus) et d'une prime pour le chauffage. L'un dans l'autre l'avantage financier s'élève à plus de 1000 € chaque année, c'est loin d'être négligeable.
Le chômeur luxembourgeois bénéficie également des ressources du Centre National (ou Régional) d'Aide Sociale (qui dépend du Ministère qui le paye au terme de la première année de chômage) dont le but est notamment de réinsérer au plus tôt les chômeurs de longue durée dans le circuit du travail.
Le CNAS (ou CRAS) va rechercher des employeurs et leur proposer d'engager leur protégé (ne fut-ce que quelques mois), le salaire étant pris en charge par le Ministère.
Si ça paye juste 10% de plus que le chômage pour un emploi qualifié, cette personne mise au travail cotise au moins pour sa pension et retrouve le moral en travaillant à temps plein. De plus, bien souvent, elle retrouve un CDI grâce à cette première réinsertion.
Le Luxembourg propose également des aides à l'emploi dont peut bénéficier l'employeur, aides financières ciblées en fonction de l'âge du candidat. Peu d'employeurs sont au courant de ces aides publiques.
Gardez le moral
Si une personne reste longtemps sans emploi ou ne trouve que des emplois précaires, la perte de revenu et les éventuels crédits en cours auront vite fait d'épuiser ses maigres économies. A terme, cette situation affectera son moral et, au pire, sa situation familiale.
La situation économique actuelle est difficile et on ne peut que souhaiter bonne chance - car il en faut aussi - à tous ceux et celles qui recherchent un emploi.
Trois conseils pour terminer : ne comptez que sur vous, sachez que l'avenir sourit toujours aux audacieux et démarquez-vous.
Formez-vous
En tant que demandeur d'emploi, vous avez du temps libre. Profitez-en pour compléter votre formation, que ce soit en langue ou sur le plan technique voire les deux. Ce sera un atout supplémentaire sur votre CV.
Inscrivez-vous par exemple à une formation diplomante ou certifiée (cours du jour ou du soir) organisée par le ministère, la commune, la chambre de commerce ou une école supérieure. Vous pouvez également vous inscrire comme élève libre dans une Haute Ecole ou une université, nationale ou étrangère.
En autodidacte, vous pouvez aussi passer une certification, certaines étant très recherchées, notamment en IT, en audit, en finance, en gestion, en écologie, etc.
Seul inconvénient, les supports de cours et l'examen sont cher (de 150 à 500 € et même jusqu'à 4000 € dans des domaines pointus) mais si vous avez la volonté de réussir, l'investissement peut être rentable.
Sortir du lot
Outre la formation, comment se faire remarquer dans la foule des candidats et avoir une chance d'avoir un entretien d'embauche ?
En plus d'envoyer votre CV par e-mail, faxez-le à l'employeur. Ainsi au lieu de devoir lire en diagonale des dizaines d'e-mails pour trouver le bon profil, l'employeur aura votre CV directement à sa disposition, sur papier.
Autre suggestion surtout valable pour les petites PME, contactez par téléphone l'employeur à qui vous avez envoyé votre CV quelques jours auparavant.
En effet, il n'a peut-être pas le temps de répondre à ses e-mails avant plusieurs jours. En revanche, il pourra rapidement convenir d'un rendez-vous par téléphone.
L'avantage de ces deux formules, le fax et le téléphone, est d'une part que l'employeur vous répondra beaucoup plus vite et d'autre part il y a de fortes chances que votre CV soit lu en priorité, le téléphone offrant l'avantage supplémentaire de pouvoir convenir rapidement d'un rendez-vous, parfois dans la journée.
Restez optimiste
Mais rassurez-vous, s'il y a crise il y a forcément une après-crise; après le passage des nuages sombres et des mesures d'austérités, ce sera le temps des éclaircies et des effets des mesures d'austérités. Quand ? Nul ne le sait. Dans 6 mois, dans 1 an, ...

mercredi 25 février 2009

L'Europe consulte ses citoyens

Dans le cadre de son "Débat Europe", la Commission européenne co-finance un projet paneuropéen visant à favoriser la participation des citoyens qui se tiendra en même temps que la campagne pour les élections européennes de juin 2009.
L’appel à proposition a été attribué au projet "European Citizens’ Consultations" (ECC 2009) coordonné par la Fondation Roi Baudouin. Le projet permettra d’approfondir le travail pionnier de 2007 pour favoriser le dialogue entre les décideurs politiques européens, la "société civile", les médias et, avant tout avec les citoyens de l’Union européenne.
Proposer vos idées
L’European Citizens’ Consultations 2009 a commencé officiellement le 3 décembre 2008 avec le lancement de 27 sites web nationaux.
Les citoyens de toute l’Europe sont invités à débattre de leurs idées au sujet du rôle de l’Union européenne dans l’élaboration de notre avenir économique et social.
Par la suite, lors de consultations nationales, des citoyens reflétant la diversité de chaque pays de l’Union, seront choisis et invités pendant deux jours pour délibérer et mettre au point des recommandations destinées aux décideurs politiques.
Pour le Luxembourg, c’est de nouveau le Programme de recherche sur la Gouvernance européenne (axe 2 Démocratie et Processus de décision) de l’Université du Luxembourg qui est responsable de la coordination du projet et de l’organisation de la consultation nationale. Cette dernière se tiendra le week-end du 14 et 15 mars 2009 et impliquera entre 30 et 40 citoyens qui seront choisis par un institut de sondage afin de refléter au mieux la diversité de sa population résidente.
ECC 2009 se concentrera sur les questions actuellement les plus saillantes pour les citoyens de l’Union, en cherchant notamment à répondre à la question : "Que peut faire l’Union européenne pour façonner notre avenir économique et social dans un monde globalisé ?"
Votre participation est vivement attendue sur le forum de discussion de votre pays : en Belgique (Fr.), en France, au Luxembourg ou auprès de l'un des autres pays participants.
Pour plus d'information, consultez également la bibliothèque de l'IEHEI concernant l'Avenir de l'Europe.

mercredi 17 décembre 2008

La proportion de personnes célibataires augmente

Une enquête publiée en Belgique rapporte que le nombre de personnes célibataires augmente régulièrement depuis les années 1960. On compte environ 700000 hommes pour 800000 femmes célibataires en Belgique.George Clooney et Sarah Larson lors d'un cocktail.
Toutes catégories confondues, les personnes seules consomment plus que les foyers, notamment pour leurs loisirs.
Quelque 12% des célibataires sont financièrement aisés et intéressent donc particulièrement les agences de marketing et la grande distribution notamment qui leur font aujourd'hui des offres personnalisées (par ex. et selon le secteur, on leur vend des légumes prélavés, des plats préparés, des petites bouteilles de vins, on leur propose des mini-trips ou des sorties en groupe, des forfaits sur des sites de rencontres, du speed-dating, des publicités ciblées, etc).
A ce sujet, une étude du cabinet Acxiom publiée début 2008 montrait que non seulement il y a de plus en plus de célibataires en France comme en Belgique, mais qu'en plus on peut les classer en différentes catégories.
Les "Eco-Singles" concernent 6% des foyers français. Ils ont entre 18 et 34 ans et gagnent entre 600 et 1500 € net par mois. Les "Eco-Singles" surveillent de près leur budget sortie et ont donc une consommation limitée. Pour rompre la solitude, Internet et les nouvelles technologies sont plébiscitées. La part de célibataires regroupés était de 4.25% en 2004.
Les "City-Singles" représentent 4.6% des foyers français, dont la tranche d'âge moyenne varie entre 35 et 49 ans. Les "City-Singles" disposent, pour 79% d'entre eux, de revenus élevés. Résolument urbains, ils aiment se faire plaisir, aiment les nouveautés et se facilitent la vie pour gagner du temps. Ils sont donc de grands adeptes de fast-food et micro-ondes. Cette catégorie représentait 2.34% des foyers en 2004.
Les "Classic Solos" représentent la génération des 50-64 ans, regroupant 5.1% des foyers français. Aisés avec des revenus compris entre 1500 et 3000 €, ce sont de grands amateurs de voyage. Leur proportion était de 3.52% en 2004.
Les "Papy et Mamy Tonic". Il s'agit des célibataires de 65 ans et plus. Ils représentent 2.8% des foyers français. Ils disposent d'un bon pouvoir d'achat et aiment passer leur temps à s'occuper d'eux et d'autrui. Leur part est restée stable depuis 2004.
L'étude Acxiom a été conduite auprès de 429238 sondés dont la liste a été redressée afin d'être représentative de l'ensemble des foyers français.
Ces réponses ont été collectées à partir de la Grande Enquête sur la Consommation des Foyers (près de 90 questions auto-administrées) diffusée entre mars et avril 2007 auprès de plusieurs millions de foyers français par Acxiom.

dimanche 7 décembre 2008

Les salaires belges varient entre 1680 € et 4207 €

Une enquête sur le salaire des belges a été réalisée en novembre 2008 par le quotidien "Le Soir" en collaboration avec la KUL de Louvain.
Il ressort de cette enquête conduite auprès de 86782 personnes que les salariés belges gagnent entre 1680 € et 4207 € brut par mois (taxés à 45%).
Le profil type du travailleur touchant le meilleur salaire en Belgique est celui d'un homme, titulaire d'un diplôme universitaire, qui travaille dans la chimie ou le secteur pharmaceutique et y exerce une fonction dans le management, la finance ou la comptabilité, la recherche et développement ou l'informatique.
Dans notre pays, la ventilation des salaires reste relativement limitée et oscille, en salaire brut, du simple au double, de 1680 € (le plancher de l'échantillon) à 4207 € (le plafond en dessous duquel se situent 90% des répondants). Ce qui donne, au final, un salaire mensuel brut moyen de l'ordre de 2805 €.
Sans surprise, la satisfaction relative au salaire évolue avec le niveau de celui-ci. Elle n'est pas corrélée avec la satisfaction au travail, qui reste globalement constante selon le niveau de rémunération des répondants.
Près de 75% des répondants ne souhaitent pas changer de travail, seuls 14.4% se déclarant à la recherche active d'un nouvel emploi.
Un peu moins de 10% souhaiteraient changer, mais n'effectuent pas d'efforts en ce sens. Parmi les motivations à changer figurent le salaire (45%), un job au contenu plus intéressant (34%), de meilleures perspectives de carrière (31%), une meilleure articulation entre vies professionnelle et privée (13%) ou encore une meilleure sécurité d'emploi (10%).
Par ailleurs, selon Gert Theunissen, "il existe un lien direct et indubitable entre le niveau d'études et celui du salaire".
En effet, du bas de l'échelle (secondaire inférieur) au plus haut niveau (universitaire), le salaire de départ passe de 1460 € à 2241 € en moyenne. Cette "prime au diplôme" peut en outre être maximisée eu égard aux besoins du marché.
Ainsi, le secteur pharmaceutique, en bonne santé, est l'un de ceux qui paient le mieux en Belgique (salaire supérieur de 18.7% à la moyenne du marché), après la chimie (+22.6%), mais loin devant l'horeca (inférieur de 13.4% à la moyenne) ou le socioculturel (-11.6%).
L'écart salarial entre hommes et femmes se confirme: si un tiers des hommes qui gagnent 1500 € bruts par mois déclarent que leur partenaire gagne davantage, trois quarts des femmes sont dans cette situation (leur compagnon gagne plus).
Même lorsque leur salaire atteint 4000 € bruts par mois, un tiers des femmes déclarent que leur compagnon gagne plus, contre 6% des hommes qui sont dans ce cas.
Et les professions libérales ?
Notons tout de même qu'il y a près d'un million de personnes excerçant une profession libérale en Belgique, allant de l'avocat au dentiste en passant par l'architecte ou l'agent immobilier.
Les rémunérations et autres émoluments de ces indépendants sont souvent sans rapport avec ces chiffres qui peuvent parfois être multipliés par 5 ou même par 20 pour une affaire qui marche, ce qui ferait exploser la moyenne de cette enquête qui n'est donc pas représentative de tous les secteurs du travail.
Et à titre de comparaison, que gagne-t-on dans les autres pays ? Voyez ce qu'un salarié gagne par exemple au Luxembourg (sur ce blog) et en France (Insee) ainsi que la distribution des salaires européens (jdn).

lundi 20 octobre 2008

Hommage à soeur Emmanuelle (1908-2008)

Soeur Emmanuelle née Madeleine Cinquin s’en est allé au Paradis dans la nuit du 19 au 20 octobre 2008 à l’âge de 99 ans. Elle aurait eu 100 ans le 16 novembre prochain.
Biographie d’une femme de coeur et de convictions
Née le 16 novembre 1908 à Bruxelles dans une famille bourgeoise franco-belge. Elle passe une jeunesse paisible entre Paris, Londres et Bruxelles. Mais un drame va se produire. A 6 ans, Madeleine voit son papa se noyer sous ses yeux. Ce fut le jour le plus dramatique de sa vie.Soeur Emmanuelle.
A l’âge de 20 ans Madeleine décide de rentrer au couvent. Sa soeur et sa mère pensent qu’il s’agit d’une blague tant Madeleine apprécie la vie, aime son confort, les belles choses et plaire aux garçons. Mais ils savent aussi que la jeune fille est rebelle et a du caractère.
Sa décision est irrévocable. Madelaine prononce ses voeux en 1931 dans la congrégation de Notre-Dame-de-Sion.
Diplômée en lettres et philosophie, elle enseignera durant 40 ans en Egypte, en Turquie et en Tunisie.
C'est en 1971, à l'âge de la retraite, que soeur Emmanuelle décide de se mettre au service des plus pauvres et des exclus. Elle s'établit au Caire avec les chiffonniers, dans le bidonville d'Ezbet-El-Nakhi.
Par ce geste fort de sens, soeur Emmanuelle devient une célébrité. Elle oeuvre sans répit dans la misère quotidienne jusqu'à fonder en 82, à l’âge de 74 ans, une association baptisée “Association soeur Emmanuelle” (ASMAE) pour professionnaliser ses actions et assurer sa relève. ASMAE aide aujourd'hui plus de 60000 enfants dans le monde entier.
Courageuse, toujours de bonne humeur et jamais rassasiée, à 93 ans, en collaboration avec l'association “Les Amis de Paola” soeur Emmanuelle aide des SDF dans un centre situé près de Fréjus. Son courage et sa générosité sont récompensés en 2002 quand elle reçoit le grade de Commandeur de la Légion d'honneur puis est élevée à la dignité de Grand officier en 2008.
Soeur Emmanuelle pense que c'est dans l'action que se vit la chrétienté. Par sa générosité et sa tolérance, mais également par sa franchise et son tutoiement elle sait remporter le soutien de nombreuses personnalités.
Soeur Emmanuelle n'a jamais hésité à médiatiser ses révoltes à la télévision même si son franc-parler dérange quelquefois les catholiques rigoureux.
Icône emblématique de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, en 1993, soeur Emmanuelle rédige des ouvrages inspirés par sa foi inébranlable comme “Chiffonnière avec les chiffonniers”, “Vivre, à quoi ça sert ?” ou “Richesse de la pauvreté”.
Confrontée à une surnatalité due à la carence de moyens de contraception, soeur Emmanuelle milite pour la nécessité de la prise de la pilule. Elle a d'ailleurs tenté d'en convaincre le pape, sans succès...
Son dernier livre “'Confessions d'une religieuse” : les mémoires de soeur Emmanuelle vient de sortir chez Flammarion. Selon son souhait, le livre est publié de façon posthume "pour pouvoir dire des choses qu'elle n'a jamais dites avant, soit par pudeur…".
Sœur Emmanuelle est morte dans son lit. Elle était affaiblie ses dernières années, restant souvent chez elle à prier mais elle n'a jamais eu de gros problèmes de santé.
"Yella" comme elle disait, continuons la lutte.


Une sale histoire de gros sous
En marge de son décès, soeur Emmanuelle n'aurait pas apprécié la manière dont certains médias ont utilité ses obsèques (qu'elles voulaient dans la stricte intimité) à l'image des "marchands du temple" !
En effet, on apprend que les droits de diffusion de ses obsèques qui se sont déroulés le 22 octobre à Notre Dame - des événements habituellement proposés gracieusement - ont été... mis à prix à 30000€ par TF1 et France 2, provoquant la colère de Thierry Thuillier, directeur de la rédaction d’I Télé.
Dans l’émission Média, présentée par Thomas Hugues sur France 5, il a ainsi exprimé son mécontentement, et expliqué qu’il avait refusé de les diffuser sur sa chaîne. Une affaire de gros sous qui entache la commémoration de celle qui se battait justement contre la pauvreté.
Soeur Emmanuelle disait qu'il ne fallait pas croire en Dieu mais en l'Homme. Mais décidément, en matière de charité l’Homme dont elle parlait n’a pas encore appris la leçon.

vendredi 1 août 2008

Quel salaire gagne-t-on au Luxembourg ?

Le site "Lesfrontaliers.lu" est une référence dans la Grande région, et notamment pour ses actualités transfrontalières et son forum toujours très fréquenté et souvent de bon conseil.
Au cours de cette année 2008, un internaute a eu l'initiative de créer une nouvelle discussion dans laquelle il demandait aux participants s'ils voulaient bien communiquer ou publier honnêtement le montant total de leur rémunération avec suffisament de détails sur leur profil (âge, expérience, secteur, avantages, etc) pour pouvoir établir des comparaisons.
La réponse fut immédiate et dépassa largement ses espérances. En quatre mois plusieurs centaines d'employés ont participé à ce sondage qui totalise actuellement plus de 630 réponses.
Ce sondage-vérité en dit beaucoup plus sur le salaire réel que perçoivent les salariés luxembourgeois que ce que veulent bien nous dire parfois les managers ou les RH.
Pour plus d'informations
A propos des salaires au Luxembourg, consultez les liens suivants sur le site des Frontaliers.lu :
- 3992€, c'est le revenu median au Luxembourg ! (2008)
- Comparez votre salaire (l'enquête de Fast dans le secteur financier, 2008)
- 3.720 Euros : le salaire brut moyen en 2002
- La rubrique Finances des Frontaliers.lu.
Enfin, les données statistiques et économiques du Statec.

dimanche 27 juillet 2008

Offres d'emploi : entre arnaqueurs et pétasses

Historie vécues qui font réfléchir et peuvent décourager certaines personnes en quête d'emploi au Luxembourg. Mais c'est sans doute valable ailleurs.
Les petites annonces et les forums
Premier cas, assez banal, une demandeuse d'emploi lit les petites annonces privées et répond à l'une d'entre elles. Un soi-disant recruteur arlonnais lui propose en fait de prendre un rendez-vous dans... un hôtel, évidemment pour autre chose que négocier du travail !
Notons qu'à une époque où je fus demandeur d'emploi, s'il m'est arrivé d'accepter un rendez-vous dans un hôtel, c'est parce que le commercial travaillait pour une société ayant pignon sur rue, qu'il passait pas loin de chez moi et que le restaurant-hôtel-golf club avait bonne réputation. Nous avons pris ce rendez-vous en fin de journée vers 17h.
Un autre directeur d'une toute jeune société m'a reçu avec sa femme, sa conseillère, dans un grand hôtel de la ville car il s'y trouvait et n'avait pas de bureau autre que sa maison.
Dans les deux cas cela s'est très bien passé. Ce sont les seules exceptions... qui confirment la règle : Hôtel = plan Q.
Un autre arnaqueur participe aux forums discutant emploi ou passe carrément ses annonces sur les forums emploi, prétextant qu'il est recruteur et pourrait aider les jeunes femmes en quête d'emploi.
Sa méthode étant inhabituelle (cachée, incidieuse, à la Hamburg-Mannheim), j'enquête sur Internet à la recherche de son adresse e-mail (greg...). Je découvre que c'est un amateur vivant à Bettembourg répondant au téléphone 661... Il n'a rien du prétendu profil du recruteur. Que conclure ? Il a été dénoncé.
Une autre amie s'est faite insultée par un Français contacté par e-mail, car elle refusait un emploi qui lui semblait bidon. Il lui a alors dit textuellement "c'est plus intéressant de faire la pute dans votre quartier"... Sympa les mecs !
Les boîtes d'interim
Enfin, il y a le comportements des agents de certaines boîtes d'interim de la place (Lux Interim et Vedior Interim Luxembourg notamment).
Une demandeuse d'emploi a contacté Lux Interim et a entendu au téléphone que la préposée parlait d'un ton condescendant à un intérimaire.
Une autre personne, belge, âgée de 50 ans, plus de 15 d'expérience commerciale s'est vue dénigrée par ces mêmes agents sous prétexte soit-disant qu'elle ne pouvait pas mentionner sur son CV que son français était "parfait" (!). Elle fut remise à sa place parce qu'elle n'avait pas le niveau bac+2 ou bac+3 minimum !
Qu'est-ce qui justifie cette attitude et ce dénigrement systématique des demandeurs d'emploi ?
Un autre candidat, de niveau bac+2, n'a jamais été recontacté par Lux Interim ni par Creyfs malgré ses rappels alors qu'il avait 25 ans d'expérience en IT et technico-commerciales...
Sûr que dans leur esprit le diplôme a plus d'importance que l'expérience...!!
Il est évident qu'une pétasse de 25 ans, bac +3 ou bac +5 en RH mais sans mention, qu'aucune grosse boîte ne veut et qui doit bien accepter un salaire de misère dans une boîte d'interim, à une longue expérience de la vie et du recrutement... Serait-elle jalouse ? Une façon de se venger ? Sans doute. Un manque d'éducation, surtout, et un sens anti-commercial, certainement.
Car cette candidate commerciale de 50 ans lui proposait en fait un éventuel contrat avec une banque qu'elle avait déjà négocié auparavant mais l'agence a jugé a priori que cette intérimaire n'avait aucun avenir !
C'est dommage, car non seulement Lux Interim a perdu ce contrat qui lui était offert mais également une cliente et elle s'est faite une mauvaise réputation dans ce tout petit pays où tout se sait très vite...
Pour leur part les agents de Vedior Interim Luxembourg font part d'une impolitesse choquante, au point que certaines jeunes femmes ont dû remettre le réceptionniste et certaines préposées à leur place.
Alors que les agences d'Interim sérieuses vous interviewent réellement, posant toutes sortes de questions en relation avec le métier et d'ordre personnelle (motivation, disponibilité, prétentions, etc), Vedior Interim Luxembourg n'a que quatre questions à vous poser : Can you introduce yourself, Can you talk about your hobbies, Can you describe me your last job, et la meilleure avec les fautes de grammaire en sus, Which was your tasks. C'est avec ce genre de questions types qu'ils cernent une personnalité et son adéquation avec le poste !
Mémorisez les réponses par coeur et vous aurez peut-être 100% des points mais pas de place pour autant car les agents de Védior ne vous comprendront pas; elles baragouinent un anglais scolaire !
Bref, leur façon de travailler actuelle n'a plus rien à voir avec le sérieux que présentait jadis cette société et les critères que recherchent les employeurs.
En revanche toutes les femmes consultées sont d'accord pour reconnaître le sérieux de Manpower et Adecco. On me précise également que c'est Randstad qui paye le plus.
Commentaires
Devant autant de dérapages et d'irrespects de la personne de la part de certaines agences d'interim, je n'ai pas pu me retenir et j'ai informé les ministères concernés. Car de telles attitudes sont révoltantes de la part de soi-disant professionnels du recrutement et vont à l'opposé de toutes les actions nationales et européennes envers l'emploi. Que cela se sache pour la santé du secteur et dans l'intérêt des demandeurs d'emploi.
Morale de l'histoire : Aide-toi et le ciel t'aidera ! Que les demandeurs d'emploi ne se découragent pas. Continuez à postuler en ligne et à envoyer des CV spontanés. Sachez toutefois que certains sont restés sans emploi durant 2 voire 4 ans sinon plus, mais ils ont fini par retrouver un emploi.
Gardez aussi l'esprit critique, méfiez-vous des annonceurs anonymes - demandez-leur au moins à quel titre et pour quelle société ils travaillent - et ne répondez pas à n'importe qui dans ce domaine.
Si vous voulez d'autres échos de l'emploi au Luxembourg, consultez le forum lesfrontaliers.lu rubrique Emploi. Vous y trouverez notamment les commentaires de demandeurs d'emploi frontaliers ou résidents ayant subi des vexations et des discriminations à l'embauche. Autant savoir chez qui ne pas postuler, ça vous évitera de perdre votre temps !
Pour les demandeurs d'emploi cherchant un travail au Grand-Duché, consultez les sites Eures, Monster.lu et Jobs.lu parmi d'autres.
Dernière (bonne) nouvelle
J'ai eu un contact avec le Ministère, notamment le Centre pour l'égalité de traitement (Patrick de Rond, Président, Tél: +352 247 82181, Fax: +352 47 02 85, E-mail: info@sip.etat.lu) Monsieur de Rond me dit en suspens qu'ils sont prêts à étudier la question et aider les demandeurs d'emploi victime de discrimination : "...En ce qui concerne votre mail, je vous demande d'encourager les personnes citées dans votre mail de demander l'avis du Centre pour l'égalité de traitement dans leur cas précis. Ceci nous permettra de définir ensemble avec le demandeur la procédure afin de baser l'avis du Centre sur des éléments concrets... "

samedi 26 juillet 2008

Un gamin mord un pit-bull !

L'agence Belga rapporte ce jour un fait divers insolite.
Le petit Gabriel da Silva, 11 ans, jouait dans le jardin quand le pit-bull de la famille l'a attaqué.
Pour se défendre, il a mordu le chien dans le cou et celui-ci s'est enfui. Résultat, le gamin a une dent cassée et quelques blessures à un bras.
Le chien a été capturé par les pompiers et restera en captivité pendant dix jours. La famille, originaire de Belo Horizonte, dans l'Etat de Minais Gerais, aura alors le choix de récupérer le chien ou de le faire euthanasier, ce qui est envisagé.
Selon la grand-mère du petit Gabriel, le chien était dans la famille depuis son plus jeune âge et n'avait jamais attaqué personne. (Belga).
Ben zut diraient les adeptes de la SPA : ils n'euthanasient pas le gamin ?
Note en marge
Alors, messieurs les éleveurs, toujours aussi sympa les pit-bulls ? Vous me direz tout ce que vous voulez, en de telles circonstances, un chien de cette race attaque plus que probablement pour des raisons génétiques. Même si celui-ci a eu peur, il n'a pas hésité à s'en prendre à un enfant alors qu'il sait très bien que ce petit d'homme est un dominant. Ce n'est visiblement pas le meilleur ami de l'homme.

mercredi 6 février 2008

Les femmes sont... féminines et parfaites !?

Le blog d'RTL rapporte que le journal helvétique Le Temps vient de se livrer à un exercice assez peu habituel dans la presse, pour la commémoration de ses 10 ans d'existence.
Document www.atmf.ras.eu.orgEn effet, il a permis à une soixantaine de femmes d’écrire le journal, de la première à la dernière ligne. Résultat: un sondage qui tend à montrer que les femmes sont incroyables, intuitives, communicantes… alors que les hommes sont ambitieux, et ont le goût du pouvoir (sic!). "Amusant" comme conclusion rapporte le journaliste d'RTL.
Les résultats du sondage
elon les rédactrices du journal, on apprend (?) que la capacité d’écoute et de dialogue, l’intuition, la capacité d’anticipation et le sens de la communication, et des relations sont typiquement féminines.
Dans ce même sondage, elles avancent que les qualités pour être un bon manager sont celles-la même qui sont jugées typiquement féminines par une majorité des sondés !
Quant aux hommes, il leur resterait l’ambition, le goût du pouvoir, l’esprit de compétition, le courage et le goût du risque, l’autorité et le leadership... des qualités qui n’arrivent qu’au sixième rang de ce sondage.
D’après ce sondage, 65 % des gens interrogés jugent difficiles de concilier vie privée et vie professionnelle.
Commentaires
Certaines lectrices ont même été jusqu'à conclure "évidemment que les femmes sont parfaites...", ce à quoi je répondrais, c'est sûrement la raison pour laquelle un coiple sur deux divorce et qu'il y a toujours plus de femmes seules...
Le problème est que ceux et celles qui se croient parfaits mettent la barre si haut dans leur relation et ont de telles exigences qu'ils finisssent généralement leur vie seuls... L'imperfection rend à l'Homme son humanité. A méditer !
Représentation des sexes en politique.Personnellement, dans la grande société pour laquelle je travaille il y  1500 employés de 25 nationalités dont 55% de femmes et beaucoup de BAC +3 et Masters sinon plus. L'âge moyen est de 35 ans, donc assez représentative d'un secteur privé qui se porte bien.
Je peux vous assurer que les femmes ont les dents aussi longues que celles des hommes et sont tout aussi opportunistes qu'eux, qu'elles aient 25 ou 45 ans.
Par ailleurs, le sens de la communication et du management ne sont pas innés ou le propre des femmes quoiqu'en dise ce sondage.
En effet, ces critères peuvent être contrecarrés par le manque de culture d'entreprise, de l'immaturité de la société (de sa jeunesse et de son manque d'organisation interne) et de son taux de rotation notamment. Bien qu'il s'agisse de facteurs importants qui peuvent influencer les stratégies de la société, ils n'empêchent pas la société de gagner des marchés et des clients pour autant.
Non seulement ce sondage suisse ne nous apprend rien de nouveau, mais il est superficiel et biaisé. Gardez l'esprit critique !

lundi 3 décembre 2007

Journée européenne de la personne handicapée

Depuis 1993, nous célébrons le 3 décembre la "Journée européenne de la personne handicapée".
L'événement doit être souligné car si les mentalités changent vers un mieux à l'égard des personnes handicapées, elles sont encore passablement ignorées dans beaucoup de secteurs de la vie, et plus encore quand elles deviennent adultes ou atteignent l'âge de la pension, où il n'existe pratiquement plus de structures spécialisées pouvant les accueillir.
Le même problème se pose dans les hôpitaux sans parler des nombreux employeurs qui refusent d'engager ces personnes du seul fait de leur handicap.
De tels constats sont scandaleux dans des Etats soid-disant de droits et nous devons tout faire pour changer les lois et les mentalités en appelant les gouvernements et la population à plus de considérations envers ces personnes.
Mais que peut-on faire en une journée sachant que les handicaps sont multiples et divers ? Cela va des handicapés sensoriels (malvoyants, malentendants, etc), aux handicapés moteurs (amputés, paralysés) en passant par les handicapés mentaux sans parler de toutes les personnes en convalescence.

Document Adepa.

La première chose à faire est de sensibiliser votre entourage aux problèmes que rencontrent les personnes handicapées au quotidien : accès limité aux comptoirs, difficultés dans les ascenseurs, accès au téléphone public, problème de lecture des signaux routiers, non respect des réservations des places de parking, etc.
Combien de fois ne sommes-nous pas témoins de l’occupation d'un parking réservé à une personne à mobilité réduite par une voiture qui n'a pas le droit d’y être parquée ? L'excuse de dire "je ne savais pas" quand l'automobiliste roule sur le sigle ou "je n'en ai que pour 5 minutes" et refuser de déplacer sa voiture est une gifle au handicapé.
Pour ceux qui se déplacent sans difficulté, faire dix ou cinquante mètres de plus n'offre aucune difficulté. En revanche, pour un handicapé qui a déjà des difficultés pour marcher ou qui est paralysé, c'est un ennui majeur et quotidien. Mettez-vous à la place d'un handicapé, et vous comprendrez son sentiment.
Une solution pour remédier à cette situation serait d'autoriser la police à intervenir sur les parkings privés des surfaces commerciales pour mettre à l'amende les personnes en contravention qui ne respectent pas les sigles apposés au sol. Et cela concerne également les zones de déchargement des livreurs souvent occupées par des clients inciviques.
Le document présenté ci-dessus est une vignette créée par l'association française Adepa. Le message est clair. Si vous avez déjà constaté ce genre d'incivilité et souhaitez y remédier à votre mesure, l'association vous propose un lot de 12 vignettes pour 2 € payable par chèque ou timbre. Pensons aux handicapés. Leur mobilité dépend aussi de nous. Faites passer le message.

jeudi 22 novembre 2007

Les bébés savent juger avant de pouvoir parler

Les bébés âgés de 6 et 10 mois préfèrent clairement les personnes sociables que celles qui les empêchent d'agir ou les ignorent, selon une étude américaine publiée dans le magazine Nature.
L'étude conduite par Kiley Hamlin et ses collègues de l'Université de Yale montre que les bébés ont la capacité d'évaluer les motivations des personnes avant même de pouvoir parler.
Selon cette étude, les bébés développent une sorte de sens éthique qui valide l'adage "agis comme tu le ferais pour toi".Un bébé de 6 mois. Documment iStockphoto.com/René Jansa.
L'âge très jeune auquel cette aptitude apparaît, avant même que les bébés aient le temps d'être profondément socialisés (à la crèche notamment) indique qu'il s'agit probablement d'un instinct évolué plutôt qu'un comportement lié à l'apprentissage enseigné par les parents ou d'autres adultes.
"L'existence d'une évaluation sociale si tôt dans l'enfance suggère que l'évaluation des individus par la nature de leurs interactions avec les autres est au centre de leur façon de traiter le monde social, à la fois sur le plan évolutionnaire et du développement", expliquent les chercheurs. "Cette capacité peut servir de base à la pensée et l'action morales, son apparition très tôt dans la vie soutenant l'idée que l'évaluation sociale fait partie d'une adaptation biologique".
L'expérience du bon samaritain
Au cours de leur étude, l'équipe de chercheurs a utilisé un ensemble de poupées élémentaires qu'elles ont animées dans un décor, pour examiner les réponses de bébés âgés 6 et 10 mois.
Dans la première expérience, les bébés ont observé une marionnette en bois (un cercle rouge) ayant de grands yeux, appelée "le grimpeur", qui essayait à plusieurs reprises de gravir une colline. Une deuxième poupée a ensuite été introduite et interagissait avec le grimpeur de différentes manières.
Une poupée représentée par un triangle jaune semblait aider le grimpeur à gravir la pente en le poussant vers le sommet comme on le voit ci-dessous. Une autre poupée, de forme carrée, semblait au contraire gêner le grimpeur en bloquant son chemin et en le poussant vers le bas.
Après avoir visionné ces scènes, les scientifiques ont étudié la réponse des bébés en leur offrant les poupées carrée et triangulaire, et en notant laquelle ils choisissaient. Les 12 bébés âgés de 6 mois ont choisi la poupée triangulaire, de même que 14 des 16 bébés âgés de 10 mois.
Dans une deuxième expérience, les chercheurs ont renversé le scénario, le grimpeur descendant la colline, pour savoir si les bébés répondaient en fonction de la direction du mouvement. Dans un tiers des cas, les bébés des deux âges ont préféré une poupée neutre qui ne faisait rien plutôt que celle qui gênait le grimpeur, ou choisissaient une poupée utile plutôt qu'une poupée neutre, désintéressée.
Les résultats suggèrent aux scientifiques que dès la prime enfance, les personnes sont programmées pour distinguer les individus utiles des inutiles. Ces capacités sont critiques dans le cadre d'activités coopératives comme la chasse, le rassemblement et la guerre.
Pour les scientifiques, "la capacité d'évaluer d'autres personnes est essentielle pour évoluer dans la société. Les êtres humains doivent pouvoir évaluer les actions et les intentions des gens qui les entourent". "Beaucoup d'aspects du système moral sont au delà des capacités concientes des bébés. Pourtant, la capacité de juger différentiellement ceux qui exécutent des actes sociaux positifs et négatifs peut former une base essentielle dans n'importe quel système qui conduit par la suite à différencier le bon du mauvais".
L'intelligence des enfants
Cette expérience confirme qu'une fois de plus les bébés ou les jeunes enfants ne sont pas aussi immatures qu'on le pense parfois, notamment en se fondant sur leur façon de s'exprimer.
Si bébé imite les gestes et la voix de ses parents vers 6 mois et ne prononce ses premiers mots qu'à 8 mois environ avec "maman", "papa" sans distinction de sexe (cela ne viendra que vers 11 mois), il sait déjà parfaitement lequel des deux est le plus facile à vivre, lequel lui met des "bâtons dans les roues" ou hausse le ton ou fait des grands yeux quand bébé n'en fait qu'à sa tête. Si les bébés ont beaucoup à apprendre de leurs parents, ils nous étonneront encore beaucoup par leur bon sens.

vendredi 2 novembre 2007

Intel et Microsoft proposent un PC portable à 200$

L'agence Reuters nous informe qu'Intel et Microsoft ont annoncé avoir livré 150000 ordinateurs portables "Classmate" au gouvernement Libyen au mois d'août dernier.Le PC portable Classmate.
Modèle alternatif au laptop XO proposé par la fondation OLPC, le Classmate est également destiné aux enfants des pays en voie de développement. Le prix est d'environ 200$, et donc en concurrence directe avec le modèle XO.
Ainsi, la concurrence s'attaque aujourd'hui au tiers-monde. L'OLPC de Nicholas Negroponte se demandait depuis quelques temps pourquoi ses ventes plafonnaient à 300000 unités... elle a aujourd'hui un début de réponse ! Intel annonce qu'il livrera d'autres PC à bas prix au Pakistan et bientôt au Nigéria.
Comme quoi, il n'y a pas de petits bénéfices pour les grands constructeurs qui se font même de la concurrence sur le dos des plus pauvres ! Décidémment, ces capitalistes n'ont aucune éthique.

Le monde comme vous ne l'avez jamais vu

L'association Worldmapper a publié le 19 octobre 2007 une centaine de cartogrammes montrant l'importance relative d'un critère social (population, territoire, maladie, cancer du poumon, SIDA, meurtres, suicides, etc) dans la population mondiale d'un point de vue géographique.
Quelques exemples sont présentés ci-dessous. Il s'agit de planisphères dans lesquelles chaque pays peut se gonfler ou se dégonfler en fonction de l'importance du critère considéré dans l'absolu. D'autres cartogrammes disponibles sur Worldmapper présentent les mêmes données en tenant compte de la taille du pays et de sa population.
*
Territoire attribué à chaque nation (carte classique)
*
Répartition de la population
*
Distribution des personnes souffrant de problèmes de santé
*
Distribution des malades du SIDA (VIH) *
Décès liés au cancer du poumon*
Décès liés directement à la guerre et aux mines*
Décès par meurtre*
Décès par suicide

Ces cartogrammes se basent sur des données recueillies par l'OMS en 2002 dans le cadre du projet Global Burden of Disease.
Ces documents ont été préparés par le groupe de recherche SASI de l'Université de Sheffield (GB) en collaboration avec Mark Newman de l'Université de Michigan (USA).

mercredi 17 octobre 2007

Journée mondiale du refus de la misère

"Misère, misère", disait Coluche, "c'est toujours sur les pauvres gens que tu t'acharnes obstinément".
A l'occasion de la "Journée mondiale du refus de la misère", célébrée ce 17 octobre 2007, de nombreuses associations se mobilisent pour sensibiliser la population aux inégalités économiques.
A l'heure actuelle, une grande partie de la population des pays en développement vit toujours dans des conditions d'extrême misère.
En Belgique par exemple, la pauvreté touche une personne sur sept, alors que son PIB est l'un des plus élevés du monde ! La disparité entre pauvres et riches est donc considérable.
L'état de pauvreté concerne avant tout les personnes isolées dont les revenus ne dépassent pas 822 € par mois ainsi que les ménages (2 adultes et 2 enfants) ayant des rentrées inférieures à 1726 € par mois.
Au Luxembourg, pays encore plus riche, ces chiffres sont certes plus élevés, respectivement de 1200 € pour un isolé et 2000 € pour un couple sans enfant, mais se loger y coûte une fortune et le coût de la vie y est aussi plus élevé. En revanche, chaque personne bénéficiant du RMG peut demander une allocation de chauffage de 850 € par an (isolé) et peut recevoir une carte de transport gratuite. Même si c'est encore très insuffisant pour vivre décemment, cette aide est très appréciable.
En France, selon ATD Quart Monde, 3 millions de personnes sont mal logées, contraintes de vivre dans des studios ou des mansardes insalubres, et 80000 à 100000 enfants vivent dehors avec leurs parents.
Travailler 40 ans pour une misère
Outre les personnes exclues du système, les SDF, pratiquement tous les chômeurs, et ils sont des millions, sont touchés par la misère, de même que beaucoup de mères célibataires et de petits pensionnés. Et là, cela devient révoltant.
Parmi eux, il y a tous les jeunes de bonne volonté mais peu qualifiés qui cherchent désespérément un emploi, beaucoup d'anciens salariés qui ont travaillé plus de 20 ans avant d'être licenciés pour "raison économique", des ouvriers et des employés nés avant 1940 ayant pourtant plus de 40 ans de carrière et des personnes veuves ou invalides qui ont une pension dite de "survie", le mot est approprié... Dans nos Etats de droits, de telles situations sont intolérables.
Mais l'Etat ne fait pas grand chose et les services sociaux, à peine mieux, comme si Jacques Dutronc disait juste à propos des privilégiés, "dans leurs mains il y a des cactus".
50000 personnes meurent de misère chaque jour
Au niveau mondial, ce sont 980 millions de personnes qui vivent avec moins d'un dollar par jour et plus de 800 millions de personnes qui vont se coucher tous les soirs en ayant faim. Chaque jour, il meurt 50000 personnes victimes de la misère, et le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de s'élargir. Selon le Rapport Mondial sur le Développement Humain, 6 millions de personnes mourront cette année de malnutrition avant leur cinquième anniversaire.
Une histoire de coeur
Si vous ne comprenez pas comment des gens se retrouvent dans la misère, dites-vous que si vous avez un salaire aujourd'hui, rien ne garantit que vous l'aurez encore demain. Soyons tous solidaires.
La misère du quart-monde dans la région parisienne. Document ATD Quart Monde, 2006.Si vous voulez faire un geste pour aider les pauvres, n'hésitez pas. Contactez les associations caritatives et philantropiques de votre région. Elles vous attendent les bras ouverts.
Faites preuve d'humanité, de compréhension et d'empathie. Si nécessaire, interrogez vos amis isolés. Si de prime abord ils vous disent que "tout va bien", insistez un peu et demandez leur si vous pouvez leur rendre visite. Vous découvrez peut-être que sous leur carapace et leur beau petit appartement éventuel, ils sont en pleine dépression et ont besoin de votre aide.
A force de subir la conjoncture sans voir la fin du tunnel, y compris les effets négatifs des cycles hormonaux, même les plus résistants et les plus intelligents succombent.
Misère, Misère, disait Coluche...
Voici une chanson malheureusement dans l'air du temps, écrite par Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean, et interprétée par notre ami Coluche parti trop tôt :
Misère, misère ! C'est toujours sur les pauvres gens Que tu t'acharnes obstinément.
Misère, misère ! Ca sera donc toujours les salauds Qui nous boufferont le caviar sur le dos.
Misère, misère ! Tu te fais l'ennemie des petits, Tu te fais l'alliée des pourris.
Des pourris… L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres, Ce qui est la moindre des choses, Convenons-en !
Misère, misère ! Peut-être qu'un jour ton président, Sentant monter notre colère,
Misère, misère ! Devant les peuples sans frontières, Alors il s'en mordra les dents !
Misère, misère ! Tu repartiras d'où tu viens En emportant tous tes chagrins. Tes chagrins…
L'argent fera bien le bonheur des pauvres, Ce qui sera la moindre des choses, Convenons-en ! Convenons-en !
Aux origines
La date du 17 octobre fait référence au rassemblement qui eut lieu sur le Parvis des Droits de l'Homme et des Libertés, à Paris, le 17 octobre 1987. Ce jour-là, une dalle était inaugurée en souvenir de toutes les victimes de la faim, de l'exclusion ou de la violence. Depuis, chaque 17 octobre, des organisations se réunissent dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est aussi une violation des Droits de l'Homme. Réagissez !