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dimanche 25 octobre 2015

La ruche idéale made by Flow

Les apiculteurs ont toujours rêvé de pouvoir extraire le miel des ruches rapidement, proprement, sans tuer quelques abeilles pendant les manipulations et si possible sans effort.
L'entreprise Honey Flow vient de mettre au point une ruche répondant à tous ces critères.
Comme le montre la vidéo suivante, les alvéoles sont divisées en deux et conçues de telle façon qu'en décalant légèrement leurs parois, on permet au miel de s'écouler vers l'extérieur où il est directement conditionné en une seule étape. Prix d'une ruche Flow, 699$.

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mardi 18 août 2015

Earth, la météo dynamique globale par Cameron Beccario

Si vous êtes lassés des cartes météos stylisées, dessinées à grande échelle, incomplètes et mises à jour toutes les 24 heures, vous avez de la chance car nous avons les moyens d'y ajouter la modernité ! 
Certaines chaînes de TV telles La Une, RTL et la BBC notamment l'ont bien compris et utilisent depuis quelques années des animations vectorielles à haute résolution.
L'ère de l'architecture parallèle
Avec le développement des cartes graphiques accélératrices capable d'exploiter la programmation vectorielle 3D en haute définition, des langages de programmation adaptés à ces représentations et de l'architecture et du traitement informatique parallèles, les programmeurs ont la possibilité de créer des applications d'une puissance de calcul encore inimaginable au début des années 2000.

La météo dans tous ses états. Document PSU.
C'est dans ce contexte technologique très élaboré, qu'en 2012 les designers Fernanda Viégas et Martin Wattenberg créèrent la première carte dynamique des vents des Etats-Unis, Wind Map.
Le projet Tokyo Wind Map
L'idée de représenter vectoriellement les variables météorologhiques intéressa Cameron Beccario, un ingénieur informaticien américain qui travailla notamment chez Microsoft et actuellement pour une société privée au Japon.
Son initiative est partie d'un projet personnel d'apprendre le javascript et la programmation des navigateurs Internet. Ses travaux aboutirent au projet Tokyo Wind Map qui affiche la circulation des vents au-dessus du Japon. L'animation est mise à jour toutes les trois heures à partir de données officielles. Le projet est toujours en ligne.

Le projet Tokyo Wind Map de Cameron Beccario.
Fort de cette première expérience et des commentaires enthousiastes des utilisateurs, en 2013 Beccario étendit son projet à la terre entière en tenant compte de variables météorologiques supplémentaires, aboutissant au projet Earth.
Le projet Earth
Earth modélise les paramètres météorologiques, y compris océaniques et les présente de manière dynamique sur un globe terrestre interactif. Tenant compte de milliards de données - ce sont de Big Data -, cette représentation parle évidemment beaucoup plus qu'une carte statique.

Circulation générale des vents en temps différé (3 heures)
Circulation des vents à l'ouest de l'Alaska autour d'une dépression.
Le programme qui ne requiert qu'une connexion Internet et un ordinateur standard permet d'afficher les conditions météos synoptiques et locales partout dans le monde avec une résolution inférieure à 1 km ! Les données sont mises à jour toutes les 3 heures.
On peut agrandir l'image sur une région du monde et choisir un endroit avec une précision géographique de 2' en latitude et 4' en longitude à 50° Nord soit environ 9 km ou 5 milles nautiques.
Le programme affiche la direction des vents, leur force, la température et le degré d'humidité en surface et en altitude, les courants océaniques et leur force, la direction des vagues, la concentration de monoxyde de carbone, de dioxyde de soufre  et l'extinction due aux poussières et aux sulfates.

Carte des températures et des vents en surface.
Carte des courants océaniques et de leur force.
Zoom sur le courant du Gulf stream.
Concentration du dioxyde de soufre en surface.
Earth utilise les données météorologiques et océaniques américaines gérées par le Global Forecast System (NCEP) de la NOAA et du National Weather Service (NWS), les données océaniques de la NOAA et de programmes tels OSCAR pour la force des courants, MMAB, EMC et WAVEWATCH III pour la température de l'eau et la hauteur des vagues, tandis que les données sur les aérosols et la chimie proviennent du NCEP et du satellite GEOS-5 de la NASA.
La vidéo suivante présente la conférence que donna Cameron Beccario sur son projet Earth à l'Université de Manchester dans le cadre du programme "The Graphical Web 2014".


Pour plus d'information
Consultez l'application Earth. Son menu (via le logo "earth") liste les différents modes d'affichage tandis que la rubrique "about" décrit les détails techniques (source des données, code source du logiciel, contact, etc).

samedi 23 mai 2015

Jetman à Dubaï

Faire du sport vous donne des ailes ! Yves Rossy et Vince Reffet dans le ciel de Dubaï.



Epoustouflant ! 
A quand un modèle en vente chez Decathlon ? ;-)

mardi 3 mars 2015

Le DARPA et Memex au service des enquêteurs

Dans une interview accordée récemment à CBS, on apprend que le DARPA, l'agence de recherche de l'armée américaine, a développé une nouvelle application pour mieux lutter contre la criminalité, Memex.
Le DARPA dispose d'un département dédié à l'Innovation de l'Information, I2O, dont le but est de développer des programmes informatiques pour mieux lutter contre la criminalité, y compris la cybercriminalité et le terrorisme.
Développé par Chris White, ingénieur au Bureau I2O du DARPA, Memex est l'héritier du fameux projet inventé par le Dr. Vannevar Bush en 1945.


Selon le DARPA, au cours des deux dernières années, 60  millions de pages web à caractère criminel ont été publiées sur le web et le Darknet. Pour un enquêteur, cela représente des "Big Data" qu'il faut pouvoir analyser afin d'extraire l'information pertinente.
Les moteurs de recherche classiques comme Google sont basés sur une fonction d'indexation du contenu des pages web triées par popularité et les internautes interrogent les serveurs au moyen de mots-clés.
Memex exploite la technique inverse de ce concept, dans la mesure où à partir d'une requête, il est capable d'établir des liens entre les données de différentes pages web, y compris entre les sites partageant les mêmes bannières promotionnelles, et surtout de dévoiler des informations cachées dans le réseau Tor du Darknet et les réseaux clandestins peer-to-peer.
Grâce à des outils de data mining, Memex est capable d'analyser ces "Big Data" afin d'y trouver des corrélations, d'identifier des organisations et des personnes. Ces données peuvent ensuite être présentées sous forme graphique afin de s'adapter aux besoins des utilisateurs.
Memex est pour le moment uniquement utilisé par le ministère américain de la Défense. Il a déjà été testé lors du Super Bowl, afin de tracer les réseaux de prostitution.
En effet, à partir des pages du Darknet faisant la promotion de services sexuels par exemple, Memex est capable de géolocaliser les serveurs de ces pages, l'auteur des publicités, son adresse IP, son numéro de téléphone, etc.
En recoupant ces données avec des portraits de femmes figurant sur ces pages, Memex a pu mettre en évidence les mouvements de différentes prostituées et apporter son support au travail de la police qui peut ainsi plus rapidement identifier les trafiquants et venir en aide aux femmes vulnérables.

Exemple d'écran de visualisation des Big Data traitées par le programme Memex du DARPA. Cet outil de data mining permet d'effectuer des requêtes sur des milliards de données afin d'établir des correspondances entre elles. Chaque noeud ou terminaison peut être agrandie et interrogée. Document DARPA/I2O.
Dan Kaufman, directeur de l'I2O du DARPA, précise que Memex préserve la privacité des données et n'a pas pour objectif de récupérer les informations à caractère privé des réseaux sociaux par exemple ni de désanonymiser des données ou des services anonymes. C'est également clairement indiqué dans la page de présentation de Memex.
Notons que dans le cadre de son rapport sur le Big Data, en janvier 2015 le président Obama a salué l'initiative du DARPA et l'aide qu'apportait Memex aux forces de police.
Memex au service des scientifiques et des particuliers
Le périmètre bien précis de Memex sous-entend qu'il n'a pas la même finalité que les programmes de la NSA et qu'il ne serait pas relié à leurs outils ni à leurs bases de données. 
Perte inutile de ressources ou volonté délibérée, à chacun de juger l'intérêt de ces restrictions.
Ceci dit, dans la lutte internationale contre le crime et le terrorisme, il est difficile de croire que Memex ne trouvera pas d'application au sein de la NSA. Ce ne sera pas la dernière invention du DARPA qui sera exploitée par l'agence de renseignement américaine pour ne citer qu'Arpanet et son protocole TCP/IP.

Exemple d'écran de visualisation de données de Memex.
Document DARPA/I2O.
Quand bien même Memex ne viserait que la recherche des criminels, il faut avouer que cette application a coûté entre 10 et 20 millions de dollars. Quand on sait que Facebook ou Google rachète des sociétés de développement pour plusieurs milliards de dollars (par ex. Facebook a racheté WhatsApp pour 19 milliards de dollars en 2014), Memex reste une "petite" application si on la compare à ces budgets extravagants.
Cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas puissante ni intelligente, c'est-à-dire capable d'extraire l'information pertinente perdue parmi des milliards de données anodines.
Actuellement Memex vient uniquement en support des enquêteurs de police (trafic d'armes, de drogue, prostitution, terrorisme, etc) mais à terme il pourrait servir les intérêts de la communauté scientifique (par ex. la lutte contre les épidémies d'Ebola) et ceux des particuliers.
Mais n'espérez pas qu'il soit intégré à Google ou Bing. L'intérêt de ces entreprises privées est pécuniaire et elles n'ont aucun intérêt à proposer des pages n'offrant aucun potentiel de revenus publicitaires.
A lire: Deep Web Search' May Help Scientists.

mercredi 12 novembre 2014

Suivez l'atterrissage en direct de Philae sur la comète 67P

Nous allons assister aujourd'hui à un évènement exceptionnel dans l'histoire de l'astronautique. 
En effet, si tout se déroule comme prévu, ce mercredi 12 novembre 2014 vers 17h heure de Paris (CET ou GMT+2), la sonde spatiale Philae devrait atterrir en douceur sur la surface du noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko alias "Choury".
L'évènement est unique car contrairement à la Lune, Mars, Vénus ou Titan sur lesquelles les sondes spatiales se sont déjà posées et dont nous connaissons la structure de la surface et même parfois du sous-sol, nous ignorons la consistance de la surface des comètes et donc si l'atterrissage va se passer dans de bonnes conditions sur 67P.
Les principales étapes de l’atterrissage qui seront retransmises en direct par l'ESA sont les suivantes (heure CET) :
09:35 : largage de Philae par Rosetta
10:03 : réception sur Terre du signal de confirmation du largage
16:34 : atterrissage de Philae sur le site J (baptisé Agilkia)
17:02 : réception sur Terre du signal confirmant l’atterrissage (il pourrait s’écouler un délai de 15 minutes supplémentaires)
19:00 : réception sur Terre d’une image panoramique à 360° du site d’atterrissage.
Ne manquez pas cet évènement !



NB. L'information en livestream est diffusée en anglais avec l'avantage de disposer d'une image HD. Le site de YouTube propose un commentaire en français mais l'image est en résolution 720p.
Anatomie de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko
La comète Churyumov-Gerasimenko fut découverte en 1969. Il s'agit d'une comète à courte période (6.44 ans) dont le noyau mesure 3x5 km et qui tourne sur lui-même en quelque 12.8 heures. Il s'est formée par l'accrétion de milliers de petits objets autour de deux corps plus importants.
Il s'agit donc d'un tout petit corps dont l'ombre couvre partiellement une ville comme Bruxelles ou Paris comme je l'ai représenté ci-dessous.

La taille du noyau de la comète 67P "Choury" comparée à Bruxelles. Document T.Lombry inspiré par l'ESA.
Churyumov-Gerasimenko est une comète libérant deux fois plus de poussières que de gaz. Lorsqu'elle s'approche au plus près du Soleil (entre 4 et 3 U.A.), elle libère entre 60 et 220 kg de poussières par seconde.
Sa queue orangée constituée de poussières et de gaz (queue de type II) contient principalement de la vapeur d'eau. Rosetta a également identifié des gaz comme l'ammoniac, le méthane et le méthanol ainsi que des traces de formol, de sulfure d'hydrogène, d'acide cyanhydrique, de dioxyde de soufre et de sulfure de carbone.
Enfin des traces de sodium, de magnésium et de fer ont été détectées dans les poussières de la coma interne, c'est-à-dire l'enveloppe vaporeuse qui entoure son noyau.
Pour la première fois dans l'histoire de l'astronautique, la sonde Philae devrait atterrir à la surface de la comète, un évènement que nous pouvons suivre en direct sur le site de l'ESA ce 12 novembre.

La surface de la comète photographiée par Rosetta le 3 août 2014 à 285 km de distance. Document ESA.
Selfie de Rosetta à 16 km de distance de la comète le 14 octobre 2014. Document ESA.
La surface de la comète photographiée à 10 km de distance par Rosetta.
Les plus petits détails mesurent 857 mètres. Document ESA
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Le principal site d'atterrissage photographié le 15 octobre 2014 à 30 km d'altitude par Rosetta.
La photo couvre une surface de 1x1 km. Les plus petits détails mesurent 50 cm. Document ESA.
Philae est un module mesurant environ 1 mètre cube pesant 100 kg contenant une charge utile de près de 27 kg constituée de dix instruments. Ils sont tellement miniaturisés et intégrés que par endroit il n'y a que 7 mm de jeu entre les instruments, ce qui est déjà en soi une prouesse technique.
Grâce à une batterie et des panneaux solaires, Philae développe 32 watts de puissance. Ce module est fixé sur un trépied souple équipé d'amortisseurs. Il peut en principe atterrir sur une surface dure sans rebondir ou sur une surface relativement meuble faite de poussière.
Le noyau de la comète présente une densité de 0.45 et sa gravité est si faible que Philae pèsera environ 1g sur sa surface.
Les dix instruments embarqués vont permettre d'effectuer des analyses chimiques, thermiques, électriques et acoustiques de la surface et du sous-sol de la comète afin de déterminer sa composition et la structure de son noyau.
L'atterrisseur est notamment équipé d'un microscope optique couplé à un spectromètre IR (CIVA-M/V) destiné à étudier des particules microscopiques (plus petites qu'un cheveu) avec une résolution de 7 microns.
La mission Rosetta
L'atterrissage de Philae est l'aboutissement d'un projet de l'ESA qui débuta en 1993 et qui coûta 1.3 milliards d'euros. La sonde spatiale et son module d'atterrissage furent lancés par une fusée Ariane 5G+ le 2 mars 2004.
Pour rejoindre la comète qui se déplace à plus de 55000 km/h (15 km/s), Rosetta bénéficia de l'effet d'assistance gravitationnelle de la Terre, de Mars et une deuxième fois de la Terre comme on le voit ci-dessous.

L'effet de "fronde gravitationnelle" ou d'assistance gravitationnelle dont bénéficia la sonde spatiale Rosetta pour rejoindre l'orbite de 67P "Choury" début 2014. Document ESA/WSJ.
La mission Rosetta bénéficia également du support des antennes du réseau DSN de la NASA pour capter et relayer les signaux de la sonde spatiale vers le centre de traitement de l'ESA.
En 2011 Rosetta fut mise en sommeil pour économiser son énergie (à cette distance elle ne reçoit que 4% de l'énergie solaire qui atteint la Terre) jusqu'à ce qu'elle soit à proximité de la comète qu'elle rejoignit en janvier 2014, après un voyage de 10 ans et parcouru 405 millions de kilomètres dans l'espace. C'est alors que ses systèmes furent réactivés à distance.

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Le planning consista ensuite à placer Rosetta en orbite autour de la comète, ce qui fut réalisé en août 2014, puis d'identifier un site primaire et de backup pour l'atterrissage, calcul la trajectoire de descente et enfin à larguer Philae à sa surface le 12 novembre au matin.
L'atterrissage aura lieu 7 heures plus tard, à 16h34 CET. Le temps que le signal arrive sur Terre, nous recevrons la confirmation vers 17h02 CET ±15 minutes. La comète se situera alors à plus de 511 millions de kilomètre de la Terre. La mission Rosetta s'achèvera fin 2015.
Ce jour là on pourra peut-être répondre à la question de savoir d'où provient l'eau et le carbone qu'on trouve sur Terre, deux éléments essentiels au développement de la vie.


Dernières nouvelles
10:03 : La mission se déroule comme prévu, la télémétrie et tous les autres signaux des instruments embarqués sont nominaux. Philae s'est bien détachée de Rosetta et se dirige actuellement en chute libre vers la surface de la comète qui se situe à environ 20 km de distance.

Philae en route vers la comète photographié depuis Rosetta peu après 10h. Document ESA.
15:30 : "We are on track" a déclaré Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta. La descente de Philae suit son cours comme prévu.


17:03 : "Touch-Down" green ! Yes ! Philae a atterri sans encombre sur la surface de la comète Churyumov-Gerasimenko !


Les données télémétriques sont à présents vérifiées. La stabilité de la sonde semble poser de légers problèmes ainsi que l'orientation des panneaux solaires mais cela ne devrait pas remettre la mission en question.
19:00 : tout le monde attend la première image panoramique... Un briefing est prévu à 20h.
20h10: les communications entre Philae et Rosetta ont été interrompues en raison des aspérités de la surface de la comète qui empêchent la transmission des signaux vers Rosetta. Cette coupure était prévue.
Analyse de la télémétrie
L'analyse des données télémétriques indiquent que Philae atterrit sur une pente accidentée et, étant donné la faible gravité, elle rebondit deux fois à une vitesse de 38 cm/s et finalement de 3 cm/s avant de s'arrêter.
On ignore exactement à quel endroit Philae atterrit. De plus ses crampons ne se sont pas accrochés dans le sol. L'un de ses pieds serait également dans le vide, rendant sa position instable. Nous verrons dans les prochains jours comment corriger ces problèmes et si cela aura un impact sur sa mission.
L'ESA prévoit un nouveau briefing le 13 novembre 2014 à 14h CET.
Un exploit technologique et scientifique
D'ores et déjà la phase la plus difficile et la plus risquée de cette mission constitue un exploit et représente un succès mémorable pour l'Histoire de l'astronautique européenne et mondiale.
Donner à une machine pour mission de rechercher l'origine de l'eau et de la vie a des relents de science-fiction mais avec Philae la réalité est plus étonnante encore.
Imaginez que pour la première fois depuis que l'homme existe et se pose des questions en regardant les comètes un temps annociatrices de malheurs, il est parvenu non seulement à comprendre leur véritable nature mais à y déposer une sonde spatiale en douceur équipée d'un appareil photo et d'un véritable laboratoire portatif !
Sir Edmund Halley qui fut le premier à prédire le passage périodique des comètes et Sir Isaac Newton dont les lois nous permettent d'envoyer des satellites dans l'espace seraient ravis !
La mission suit à présent son cours malgré les aléas que comprend toujours ce genre d'exploit.
Félicitations à toutes les équipes de l'ESA et des sous-traitants ayant travaillé sur ce projet.
Plus de 460000 internautes ont suivi l'évènement en direct sur Internet.
Astrophotographie
A l'attention des astronomes amateurs, "Choury" est invisible à l'oeil nu avec un noyau de magnitude +18.4 et une coma de magnitude +24 actuellement, donc bien plus pâle que Pluton, qui nécessite un télescope d'au moins 200 mm d'ouverture et des éphémérides précises pour la localiser photographiquement.

Série d'images de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko prises entre le 27 mars et le 4 mai 2014 par la sonde Rosetta. La comète se situait alors tout près de l'amas globulaire M107 dans l'Ophiuchus (Mv. +7.9) et à 5 millions de kilomètres de la sonde spatiale. Notez la présence d'une queue en fin de séquence (vers fin avril). Document ESA.





Localisation de 67P "Choury" dans le sagittaire le 12 novembre 2014 simulé avec le logiciel Stellarium. Comme le précise le descriptif, la comète est invisible au télescope, "brillant" seulement à la magnitude +18.4. Document T.Lombry.
En effet, actuellement (11/2014) seule la photographique au télescope permet de l'enregistrer tel un petit point perdu entre les nombreuses étoiles du Sagittaire dans l'hémisphère sud.
Ce n'est qu'en août 2015 qu'elle brillera un peu plus (Mv. +13.2 maximum) et qu'elle sera à la limite de la visibilité dans un télescope de 150 mm d'ouverture (Mv limite +13.8) par une nuit claire et sans Lune à la limite des constellations du Taureau et des Gémeaux et idéalement depuis les régions équatoriales car vers minuit ces deux constellations seront sous l'horizon aux latitudes nord moyennes).
Pour plus d’informations
Photos depuis la surface de la comète 67P "Choury" (le lendemain, sur ce blog)
Blog Rosetta, ESA
Eléments et éphémérides de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, MCP
Anatomie des comètes, Luxorion.

dimanche 9 novembre 2014

L'impact de la publicité pour le téléviseur LG Ultra HD 84"

Il y a un peu plus d'un an, LG Chile diffusa une publicité ventant les qualités de son nouveau téléviseur Ultra HD 4K de 84" offrant des sensations "d'ultra réalité", dixit LG.
Pour cela, ils ont fait appel à la supercherie d'une caméra cachée. Des demandeurs d'emploi étaient invités à une interview dans un local situé dans les étages supérieurs d'un building.
Au cours de l'interview factice un phénomène inattendu est apparu derrière la pseudo fenêtre du local : une immense météorite était en train de s'écraser sur la ville !
Les effets spéciaux furent tellement réalistes et impressionnants et l'interviewer jouant si bien son rôle que les personnes interviewées furent littéralement secouées par cette expérience. Le film se terminait par ce slogan "Bem-vindos à ultrarrealidade". Visiblement certains invités n'ont pas du tout apprécié cet humour...
Voici les réactions étonnantes des interviewés.


Waow ! Vous pouvez reprendre votre souffle ! Voilà une pub dont l'impact sur le public n'est pas a démontré ! Félicitations aux graphistes. Difficile de faire mieux pour convaincre un client...
Décidément l'impact d'une météorite séduira toujours les publicitaires. Après les constructeurs automobiles et les assureurs, ce sont à présent les fabricants de TV qui exploitent le filon pour notre plus grand plaisir.
Des acteurs ?
Certaines personnes ont prétendu que cette publicité fut entièrement jouée par des acteurs sous prétexte qu'une personne normale aurait vu l'absence de parallaxe dans la fenêtre dès qu'elle serait entrée dans la pièce ou en se levant de sa chaise.
C'est possible comme il est encore plus probable que la personne se soit concentrée sur son interlocuteur et n'ai pas regardé par la fenêtre.
Comme il est probable que sous le choc de cette vision, ces personnes qui sont sérieuses et concentrées sur leur interview n'aient pas fait attention à ce détail. Elles ont probablement réagi d'instinct, par réflexe, l'ampleur de l'événement et sa signification immédiate ayant suffit à les faire paniquer.
Maintenant il est possible que rétrospectivement, certains se soient rappelés que l'image ne présentait pas d'effet de parallaxe sur les bords de la fenêtre, le panorama étant figé relativement au local.
Mais peu importe qu'il s'agissait d'acteurs ou non. Dans tous les cas, LG vend un support d'images, pas une réalité même si la publicité veut nous faire croire le contraire.
Quoiqu'il en soit la campagne de pub fut un succès puisqu'on en parle encore !

samedi 16 août 2014

Après les selfies, voici les dronies

Après les "selfies" et les "groupies", voici les "dronies", un nouveau concept qui nous vient tout droit de Nouvelle-Zélande. Cette nouvelle mode a été lancée durant la saison de ski hivernale qui débuta en juin dernier en Nouvelle-Zélande.

Document Tourism NZ.
Le principe est simple. La société Tourism New Zeland propose aux amateurs de sports d’hiver de les filmer en plan serré puis de s'éloigner en terminant avec un plan large montrant les paysages grandioses de la Nouvelle-Zélande.
Le drone permet de créer une vidéo de 8 secondes que l'auteur peut ensuite partager avec ses amis sur les réseaux sociaux (cf. par ex. #NZdronie).
Vous trouverez plus de détails sur ce service et le fonctionnement de ce drone sur les comptes Instagram et Facebook de Tourism New Zeland (Tourism NZ).
A n'en pas douter, après avoir séduit les reporters et les naturalistes, on retrouvera des drones équipés de moyens vidéos sur les pistes de ski européennes cette année.

Le drone Phantom2 de DJI utilisé par Tourism NZ.
L'usage (très) réglementé des drones
Si chacun peut acheter un drone et l'équiper d'une caméra GoPro par exemple ou d'un APN commandé à distance depuis une console ou un iPad, vous n'êtes pas pour autant autorisé à l'utiliser pour filmer ou photographier l'environnement, et certainement pas les régions habitées comme le révèle cet article publié récemment dans le journal "L'essentiel".
En effet, le drone est considéré comme un aéronef et son exploitation exige une autorisation de l'Aviation civile. Mais ce n'est pas tout.
Vous devez également réussir un examen théorique de pilote d'ULM (un QCM) et utiliser un drone homologué (tous ceux vendus en France ou Benelux le sont généralement).
Si le drone est équipé de moyen photo ou vidéo vous devez également fournir à la préfecture le plan de vol de la région que vous voulez survoler au moins 15 jours à l'avance.
Pour plus d'information consultez les législations française, luxembourgeoise et belge (projet).
Assouplissement de la loi mais pas de libéralisation
La législation sur l'usage des drones va s'assouplir, notamment en Belgique comme l'explique cet article publié dans le journal "Le Soir" en avril 2014. Ceci dit, il ne faut pas s'attendre à une libéralisation totale, c'est-à-dire une utilisation hors de tout contrôle.
En effet, un drone reste un appareil volant qui peut être piloté jusqu'à 1000 ou 1500 m d'altitude. Les plus sophistiqués peuvent même maintenir leur position par GPS.
Un drone est équipé d'une batterie Lithium Polymère (LiPo) et pèse quelques kilos. Autrement dit, il peut se retrouver sur la trajectoire des avions privés, des avions de chasse en "low level" et des ULM.
Le risque de collision est donc bien réel et la batterie LiPo peut faire exploser le réacteur d'un avion. L'usage des drones doit donc respecter des règles de sécurité propres à l'aviation ainsi que la vie privé.

Drone Phantom2 de DJI équipé d'une caméra GoPro Hero3.
Amendes et emprisonnement
En attendant un peu de souplesse de la part du législateur, les personnes qui ne respectent pas la loi et qui notamment portent "atteinte à la vie d'autrui" en survolant des piétons ou des zones habitées à basse altitude encourent une amende jusque 15000€, une confiscation du matériel et un an d'emprisonnement.
La police utilisant elle-même des drones, elle commence à bien les connaître et n'hésite pas à verbaliser les pirates... Tout ceci a de quoi décourager les photographes ou vidéastes les plus avertis.
Quant au prix et les spécifications de ces appareils, précisons qu'un drone coûte entre 300-2500€ pour un modèle de loisir à plus de 6000€ pour un modèle pro. Il pèse entre 2 et 15 kg selon le modèle et fait pas mal de bruit.
Son autonomie est voisine de 20 minutes pour les modèles grand public à 2 heures pour les modèles pro (type Infotron) et il peut emporter une charge variant entre 1 et 5 kg selon le modèle.
Si cela vous intéresse toujours et détenez vos autorisations et permis, voici deux boutiques en ligne : Drones.lu et Droneshop.


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A défaut d'autorisation et de permis, vous pouvez louer un drone équipé de moyen photo ou vidéo et piloté par une personne autorisée. Le marché étant tout récent, les prix restent élevés (aussi élevés qu'un vol d'initiation dans une école de pilotage d'avion !).
Ainsi, une location de drone avec moyen photo ou vidéo et assistant revient entre 100-290€ l'heure selon le modèle et le projet et entre 800-3000€ htva par jour.
Evidemment, dans ce secteur les plus petites entreprises, souvent des photographes ou vidéastes indépendants, sont les moins chères.
Mais dans tous les cas, si vous faites régulièrement des photos ou vidéos aériennes, l'achat est vivement conseillé !
Voici quelques adresses :
Belgique :  PixarDrone, SVA Belgium, Studio ADR, Vue Aérienne, Sky Gaume
Luxembourg : Cominlux, Drones
France : Above My Place, Drone Camera Service, Sky Drone, Vision-Drones Location, Vision du Ciel
Pour plus d'informations
Drones civils : de nouvelles réglementations en perspective, deJuristen (Belgique)
Drone et respect de la loi, HelicoMicro (un article long mais qui vaut la peine d'être lu)
Fédération Professionnelle du Drone Civil (France).

vendredi 15 août 2014

Le clone du futur iPhone 6 est déjà sur le marché !

Apple n'a pas encore présenté son nouvel iPhone 6 dont les rumeurs (cf. cette vidéo en français et ces deux vidéos US et celle-ci) annoncent la sortie en septembre 2014 que la nouvelle génération d'iclone est déjà sur le marché !
Si c'est paradoxal dans les termes, c'est en tout cas le message que les vendeurs essayent de faire passer en proposant l'iclone présenté ci-dessous vendu comme une soi-disant réplique de l'iPhone 6 (comme ce fut déjà le cas avec l'iclone de l'iPhone 5S en début d'année, cf. cette vidéo).
Cet iclone n'est évidemment pas équipé du processeur A8 de 64 bits d'Apple ni de l'iOS, pas plus que de l'identificateur d'empreinte (Touch ID) ou de l'écran en saphir. En revanche tout le reste est bien présent et fonctionnel : le menu multilingue, l'écran tactile de 4.7" format 16:9, le système de débloquage, le capteur de lumière, le micro, l'APN, le bluetooth, la radio FM, ainsi que les apps.
Ce clone à peine plus petit que le Galaxy S5 de Samsung, fonctionne sous Andoid 4.2.2. (alors que la dernière version d'Android est la 4.4.3) et est équipé d'un processeur ARM MT6572 de 1 GHz dual core (sans coprocesseur) et de 467 MB de mémoire. Il accepte les cartes SD de 8 à 32 GB.
En fait ses performances sont similaires à celle de l'iPhone 5S. Il ne s'agit donc pas du clone du futur iPhone 6 comme le prétendent certains vendeurs, d'ailleurs ils auraient du mal... !


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Les seuls inconvénients de cet iclone est le profil proéminent de la caméra qui risque de s'abîmer à force de frotter sur les tables et les bureaux. Sa carrosserie semble également fragile et perd facilement sa peinture.
Ce qui est également intéressant, c'est que ce modèle révèle les limite de son ergonomie. Soit on aime soit on n'aime pas ses dimensions.
Car même s'il est légèrement plus mince que l'iPhone 5S, avec 12 cm de hauteur il devient difficile de mettre ce smartphone en poche. Les femmes pourront encore le mettre dans leur fourre-tout mais je vois mal les hommes se balader avec une sacoche rien que pour y placer leur GSM et éventuellement leur portefeuille ! Bon, certains le font.
Quand un produit est surdimensionné, il faudrait tout de même que les ingénieurs relisent la définition de ce mot !
Ceci dit, les mauvaises langues diront qu'il faut bien qu'Apple réagisse face à l'univers envahissant des Galaxy et autres HTC qui grignotent ses parts de marché... Nous verrons si cela se confirme en septembre et si Apple a plus d'imagination que ses concurrents coréens et chinois.

L'iPhone 5S (gauche) et le clone du futur iPhone 6 (droite).
Le clone du futur iPhone 6.
Commercialisation
Cet iclone est proposé à 128$ chez Ali Express et sans frais de port (à confirmer) et à 159.99$ chez Goophone à New York. Il est livré avec un connecteur adapté aux prises de courant américaines. Si vous l'importez, attendez-vous à payer entre 25-50$ de frais de port plus entre 19-21% de taxes de douane et quelques pourcents d'accise, soit une facture totale qui oscille entre 160$ et 250$ soit moins de 200€.
S'il vous intéresse, vous devrez également acheter un adaptateur secteur Europe/USA (par exemple sur Amazon où bonne nouvelle, vu son prix, quand vous en commandez un vous en recevez trois).
Ce clone est en fait une contrefaçon du futur iPhone 6. Il est fabriqué pour Goophone Californie - c'est inscrit au dos du smartphone - mais il est assemblé en Chine. A se demander comment Goophone passe ses clones à travers les douanes (au départ comme aux Etats-Unis) et comment ces vendeurs sont autorisés à le vendre, encore plus aux Etats-Unis où tous deux sont installés.
Quand bien même sa commercialisation serait autorisée sous le motif qu'il s'agit d'un clone pour lequel Goophone a payé une licence, ne faites surtout pas la mise à jour vers Android 4.4.3 sans avoir au préalable débloqué le bootloader (il serait en principe débloqué) au risque de vous retrouver avec un smartphone inutilisable. Et vu qu'il s'agit d'un iclone d'un fabricant chinois inconnu, personne ne vous garantit que la mise à jour fonctionnera, même si Android est un standard. Votre seul recours serait de trouver un arrangement avec Goophone.
Notons que cette autre vidéo qui n'a rien d'officiel et basée sur des concepts présente une version virtuelle de l'iPhone 6 légèrement différente, avec un écran de 5" et une caméra plus discrète.

jeudi 10 juillet 2014

IHS Airport360 est en ligne

IHS est une entreprise américaine spécialisée dans le marché de l'information. Elle couvre les secteurs de l'industrie et en particulier les projets touchant l'aérospatiale et la défense.
L'entreprise a récemment lancé un nouveau site web baptisé IHS Airport360. Il aborde les développements touchant la sécurité aérienne, le contrôle du trafic aérien, les équipements aéroportuaires et l'actualité générale de l'industrie.
IHS Airport360 publie également des articles rédigés par des experts et des personnalités du secteur.
Les responsables de ce jeune projet sont à l'écoute de toute réaction des lecteurs concernant leur site et encourage les internautes à souscrire à leur flux RSS pour obtenir les dernières informations en ligne.


Merci à Audrey G. de IHS.

mercredi 11 juin 2014

Un plastique qui s'auto-répare !

Une équipe de chercheurs américains de l’Université de l’Illinois a annoncé avoir mis au point un nouveau matériau qui non seulement cicatrise mais s'auto-répare. Cette matière est un polymère plastique capable de réparer seul une zone endommagée de plusieurs centimètres de largeur.

Du plastique qui s'auto-répare grâce à l'action de deux liquides. Document U.Illinois.
S'inspirant du système sanguin humain, cette matière est constituée d'un système de réseaux capillaires dans lequel circule deux liquides différents.
Ce plastique est même capable de saigner... En effet quand ce nouveau plastique se fracture ou lorsqu’il est troué, il libère du "sang". 
En fait, ce "sang" est constitué de deux types de liquides. Le premier est un gel ressemblant à de la résine qui permet dès l'instant de la fracture du plastique de stopper l'extension de la brèche. Le second liquide est un polymère qui reconstruit la surface endommagée et durcit.


Selon les chercheurs, ce plastique auto-réparant sera bientôt une réalité dans notre quotidien et trouvera des applications dans tous les domaines.
Il y a tout d'abord les verres protecteurs des appareils mobiles, smartphones et autres GPS qui pourront se réparer seuls ainsi que les pare-brises et pare-chocs des véhicules notamment.
A l’avenir, les applications médicales comme les prothèses de hanche pourront s'auto-régénérer.
Mais c'est dans l’aéronautique et l'astronautique que cette technologie est très attendue. Equipée de ce plastique, la coque d’un avion ou le revêtement extérieur d'un vaisseau spatial pourra se réparer seul sans interrompre le vol.
Voilà une invention extraordinaire. Félicitations aux chercheurs !

lundi 10 février 2014

La poussette Origami pour les Geeks

La poussette 4moms fabriquée par la société canadienne Origami a toutes les chances de plaire à beaucoup de parents et grands-parents. En effet, c'est une poussette électrique connectée !
Grâce à un bouton de sécurité, elle se déplie et se replie automatiquement, ce qui est souvent un casse-tête sur les modèles manuels, et son inclinaison est variable entre 40° et 72°.
Elle dispose également d'options inattendues : de feux de croisement LED, de feux de route, de suspension sur les quatre roues, d'un harnais de sécurité en 5 points, de ventilateurs aux pieds, d'un capteur signalant la présence ou non de bébé à bord et bloquant le système de pliage, de quatre sacs de rangement, d'un ciel de toit amovible pour surveiller bébé, de quatre porte-gobelets et d'un tableau de bord !
Cet écran LCD affiche la vitesse de marche, le kilométrage de la promenade et le kilométrage total, la température extérieure, un témoin de charge et dispose d'un témoin de présence de bébé (l'écran flashe en rouge s'il est absent).
Mais ce n'est pas tout. En plus, elle est équipée de deux dynamos permettant de recharger la poussette tout en l'utilisant mais également d'alimenter un smartphone via un port USB ! Trop de gadgets ? Démonstration.


La poussette Origami 4moms est adaptée aux bébés et petits enfants jusque 18 kilos. Commercialisée depuis fin 2011, elle est proposée entre 700€ et 1500€ selon les options (mais on peut la trouver à moins de 500$ à New York si vous passez par là).
Rappelons qu'une poussette manuelle du même style revient déjà entre 500 et 600€. A quand la version coupé "4dads" ? ☺

Des routeurs privés victimes de cyberpirates en Pologne

Une attaque informatique a dernièrement été rapportée par le centre d'urgence de prévention des risques informatiques de Pologne (CERT) impliquant le piratage des routeurs domestiques afin de modifier leurs paramètres DNS dans le but d'intercepter les communications Internet entre les internautes et leur banque.
Le CERT estime que les pirates pourraient également s'en prendre aux systèmes d'autres pays en moyen de techniques similaires.
"L'attaque est possible car plusieurs vulnérabilités existent dans les routeurs domestiques permettant de modifier la configuration DNS (Data Name Server) à distance et sans autorisation", ont expliqué  les chercheurs du CERT le 6 février 2014 sur le blog de l'organisation polonaise.
Analyse de l'exploit
L'attaque de type "man-in-the-middle" (l'homme au milieu), visant à intercepter les communications entre deux systèmes, a permis à ces pirates d'attaquer les sites web de banques proposant des services en ligne.
Concrètement, via le routeur de la victime, qu'il soit Wi-Fi ou pas, le pirate injecte des programmes (JavaScripts) qui interceptent l'identifiant (pseudonyme ou UserID) et le mot de passe de l'utilisateur ainsi que son code TAN (Transaction Authentication Number). Muni de ces informations secrètes, le pirate dispose de tous les accès pour voler l'argent déposé sur les comptes bancaires.
Rappelons que le code TAN est un système de contrôle d'accès comme le "token" et autres cartes à puce tels les modèles présentés à gauche (les indications sont fictives).
C'est une sécurité supplémentaire d'authentification forte qui délivre un mot de passe unique et aléatoire (One-Time Password) pour la durée de la connexion sur le site sécurisé. Ce système gère une clé d'encryption privée et un certificat numérique.
Cette solution offre de bonnes garanties de sécurité : elle assure le contrôle d'accès, la confidentialité, l'intégrité et la traçabilité. Aussi, sa compromission ouvre aux pirates une voie d'accès directe aux données privées de la victime.
A moins d'être intentionnellement configurés pour fonctionner différemment, les périphériques connectés à un réseau local utilisent le serveur DNS inclut dans le routeur du réseau pour résoudre les noms de domaines en adresses IP (il convertit par exemple le nom Domaine.com en 123.456.789.001).
Si le pirate compromet le routeur et le configure pour contrôler le serveur DNS, il peut lui répondre avec de fausses adresses IP et effectuer des requêtes sur le nom de domaine cible qu'il convoite, en l’occurrence celui de la banque où l'internaute à ouvert ses comptes.
Dans l'attaque qui s'est produite en Pologne, les cyberpirates ont utilisé le serveur DNS et créés de fausses adresses IP et ont accédé à cinq banques de Pologne.
Ces adresses IP correspondent à un serveur qui agit comme un proxy (un serveur intermédiaire gérant la sécurité entre Internet et l'ordinateur distant), fournissant au pirate situé entre les deux systèmes les moyens d'intercepter et de modifier le trafic entre l'internaute et le site de sa banque en ligne comme le montre le schéma suivant.

Le piratage informatique perpétré sur les routeurs en Pologne. Document CERT.
La difficulté pour les pirates est que les sites bancaires sont évidemment sécurisés et utilisent le protocole HTTPS (HTTP avec l'encryption SSL), rendant impossible toute usurpation sans disposer de certificat valide émit par une autorité certifiante (VeriSign, etc).
De ce fait, les pirates utilisent des techniques moins sophistiquées comme le stripping SSL afin de détourner la protection informatique.
Les banques utilisent généralement l'encryption SSL pour leur service en ligne mais pas sur la totalité de leur site web.
Dans la plupart des cas, l'internaute se connecte d'abord sur le portail web du site en HTTP et clique ensuite sur un lien pour accéder à la page sécurisée du site où le SSL est activé.
Heureusement, certaines banques forcent d'office la connexion HTTPS sur la page d'accueil.

Les pages d'accueil de deux banques offrant des services e-banking.
A gauche, une page non sécurisée. Elle ne le devient que si l'internaute
se connecte au sous-menu d'accès au service en ligne. A droite, une page sécurisée.
Mais dans l'éventualité où la page d'accueil serait en HTTP, cette faille permet aus pirates d'empêcher l'établissement d'une connexion sécurisée. Leur faux proxy server établit une connexion encryptée vers le site de la banque mais la connexion est en fait établie entre l'internaute, le pirate et la banque sans encryption; les codes sont donc lisibles en clair par le pirate situé au milieu de la ligne.
"Au cours d'une cyberattaque, l'icône indiquant qu'il s'agit d'une connexion SSL sécurisée ne s'affiche pas dans le navigateur. Toutefois, en général les victimes ne le remarquent pas car elles cliquent sur le favori ou le lien (URL) de la banque qu'elles ont sauvegardé et ne soupçonnent donc pas qu'elles font l'objet d'une attaque", a expliqué Przemyslaw Jaroszewski, le responsable du CERT de Pologne.
L'attaquant peut alors progresser et réécrire l'URL que voit le client en ajoutant dans l'adresse URL du navigateur la mention "ssl-" devant le nom de domaine.
Bien que ce type d'attaque ne soit pas nouveau, selon Jaroszewski, à sa connaissance c'est la première fois que des cyberpirates réalisent une attaque massive visant les clients des systèmes bancaires en ligne.
L'analyse de l'expxloit a révélé le mois dernier une vulnérabilité dans le firmware du routeur ZyNOS développé par ZyXEL Communications qui permet a priori de pouvoir également utiliser d'autres modèles de routeurs de fabricants tels que TP-Link, ZTE, D-Link et AirLive.
La vulnérabilité permet aux pirates de télécharger le fichier contenant la configuration du routeur sans être authentifiés sur le système. Le fichier peut alors être scanné pour extraire le mot de passe du routeur (et de l'interface d'administration).
Selon le CERT des exploits (Zéro Day) sont déjà survenus en décembre 2013, avant que la vulnérabilité ne soit divulguée publiquement.
"Il y a de nombreuses manières de modifier les entrées DNS d'un routeur domestique, certaines d'entre elles étant connues depuis des années", a déclaré Jaroszewski. "Il est surprenant que ce soit donc la première fois qu'elle soit exploitée à grande échelle."
Suppression de l'accès anonyme
(invité ou guest) dans le menu
d'administration d'un routeur Wi-Fi
.
Trois vulnérabilités ont été découvertes en janvier 2014 sur le routeur EE BrightBox proposé par défaut par le fournisseur d'accès britannique EE à ses clients. L'une de ces vulnérabilités pourrait potentiellement permettre aux cyberpirates de modifier la configuration DNS de ce routeur.
Le CERT estime qu'il est probable que des attaques DNS similaires visant les systèmes bancaires se produisent dans d'autres pays dans le futur. Toutefois, à ce jour, aucun évènement similaire n'a été reporté en dehors de la Pologne.
Bien que l'administration des routeurs à distance via Internet (par Wi-Fi) soit évidemment la technique la plus utilisée, Jaroszewski rappelle que des codes JavaScripts malicieux injectés à partir d'un site web ont déjà été utilisés pour indiquer au navigateur de l'internaute d'envoyer de fausses commandes vers des routeurs pirates via les réseaux locaux en utilisant les permissions par défaut. C'est ce qu'on appelle une attaque par redirection croisée ou CSRF (cross-site request forgery attack).
Comment se protéger ?
Les risques associés à ce type d'infrastructure sont égaux à la somme des risques d'un réseau câblé plus des risques introduits par les vulnérabilités des protocoles sans fil et des périphériques (ordinateur, routeur, etc).
Selon le CERT, "pour protéger un routeur domestique de toute attaque, toute administration à distance depuis Internet devrait être désactivée. Le nom de l'utilisateur et le mot de passe devraient être modifiés avec des noms uniques et non révélés au public".
On pourrait même ajouter que les identifiants ne devraient même pas être connues de l'opérateur (le service technique connaît parfois l'identifiant et le mot de passe si leurs agents ont effectué la première installation à votre domicile et qu'elle n'a pas été modifiée depuis).
Consultez le manuel d'utilisation de votre routeur pour la méthode à suivre ou contactez le service technique de votre opérateur.
Pour déjà savoir si votre routeur est accessible à distance, à condition de passer par Internet et d'avoir un compte sur un serveur NAS (donc l'ordinateur ne doit pas être physiquement connecté au routeur via le câble réseau), cliquer sur le lien correspondant à la marque de votre routeur :


S'il est allumé et ne répond pas, tant mieux. Mais si vous arrivez sur la page d'accueil du routeur, pensez à modifier ses paramètres et réduire les possibilités d'accès aux seuls que vous utilisez (supprimez par exemple les adresses MAC des appareils inconnus, l'accès LAN/WAN par la téléphonie, l'accès anonyme, etc). Il en va de la sécurité de vos données personnelles.
Ce type d'attaque diffère des attaques troyennes plus subtiles et peut être remarquée si l'internaute fait bien attention à l'adresse mentionnée dans la barre supérieure de son navigateur qui doit indiquer HTTPS en permanence lorsqu'il surfe sur un site sécurisé (e-banking, webmarchands, etc).
Il faut également savoir qu'on peut aussi modifier les paramètres DNS statiques d'un routeur pour éviter toute propagation malicieuse des paramètres vers un autre système.
Enfin, le logiciel et le firmware d'un routeur peuvent être mis à jour. Ces corrections ne sont pas automatiques et doivent être appliquées manuellement (téléchargées et installées). Consultez également le manuel de votre routeur ou le site du fabricant pour les détails.
A ce sujet, même si vous ne parvenez pas à vous connecter sur votre routeur à distance, cela ne prouve pas qu'il n'est pas vulnérable à certains types d'attaques, même si le fabricant et l'opérateur effectuent des tests d'intrusion avant de commercialiser leurs produits.
Ainsi, ce 10 février 2014 le fabricant de la Fritz!box a proposé une mise à jour logicielle pour certains de ses routeurs Wi-Fi car en Allemagne des pirates sont parvenus à pirater les lignes téléphoniques de particuliers via le port 443 dédié au protocole HTTPS, une bonne raison pour le désactiver pour la téléphonie (c'est en principe le cas par défaut).
Sachant cela, prenez cinq minutes pour consulter le site du fabricant de votre router (il doit y avoir une rubrique Actualité ou Téléchargement), il y a peut-être une mise à jour à appliquer ou des vérifications à effectuer.
Et rassurez-vous, si d'aventure un pirate essayait d'accéder à votre routeur, il doit connaître votre identifiant et votre mot de passe, sachant que ce dernier est crypté.
Actions et aspects légaux
Sans vous alarmez, si vous constatez que votre ordinateur est piraté, coupez immédiatement votre routeur (ou votre modem si vous utilisez encore une ancienne technologie). Contactez votre opérateur et le CERT le plus proche par téléphone ainsi que la police.
Point de vue légal, sachez que la jurisprudence a déjà condamné la victime plutôt que le pirate pour ne pas avoir sécurisé son accès Internet.
Le point de vue du législateur est clair : comme l'usage des logiciels antivirus, chacun est responsable de la protection de son ordinateur (routeur, smartphone, etc). Si vous ne le faites pas, vous facilitez le travail des pirates, les aider à propager les programmes malicieux et encouragez la cybercriminalité.
Pour plus d'informations
CERT-IST (industrie, services, et tertiaire)
Procédures de login pour les sessions d'eBanking
Prévention du piratage informatique sur Luxorion.