Une équipe de chercheurs de l'Université du Texas à Dallas en collaboration
avec des scientifiques de Suisse et de Hongrie ont publié dans le magazine Science les
résultats d'une modélisation des flux migratoires de plus de 150000 personnes de
600 av. JC à nos jours.
Ce modèle présente le sens des migrations, les naissances (bleu) et les
décès (rouge) des individus. Ces données ont été extraites de la base
communautaire Freebase, d'une encyclopédie allemande des artistes célèbres et de
la base données des artistes de Getty.
L'échantillon comprend des personnes célèbres comme le roi David d'Israël,
Léonard de Vinci et les présidents des Etats-Unis. La base Freebase pouvant être
mise à jour par le public, l'échantillon comprend également des gens ordinaires,
rendant l'étude très intéressante sur les plans sociologique et culturel.
La vidéo montre à quel point cette migration est permanente et spécifique à
chaque pays. Ainsi, les migrants français montent généralement sur Paris alors
qu'en Allemagne les migrants ont le choix entre plusieurs grandes villes.
Aux Etats-Unis, on constate que la côte Est fut d'abord peuplée de
migrants venus d'Europe puis ce fut l'intérieur du pays jusqu'aux Rocheuses. Ce
n'est qu'avec l'installation des voies ferrées vers 1920 puis de la démocratisation des voitures que la côte Ouest fut envahie de migrants en commençant par Los Angeles puis Hollywood.
A l'avenir cette étude devrait incorporer des données hispaniques, chinoises, indiennes, etc.
Les lecteurs nés vers 1960 et les plus âgés se rappellent peut-être d'une série TV destinée aux enfants intitulée "Fireball XL5". L'ayant récemment retrouvée sous forme vidéo en naviguant sur le web et étant donné qu'il y a peu de littérature en français sur le sujet, voici ma participation à sa documentation.
Scénario
"Fireball XL5" était une série de science-fiction réalisée par Gerry Anderson avec des maquettes et des marionnettes animées électroniquement. Sa femme Sylvia Anderson participa aux dialogues.
Notez l'absence de
combinaison spatiale !
Le scénario de "Fireball XL5" raconte les aventures interplanétaires de l'équipage du vaisseau spatial Fireball XL5 patrouillant dans le Secteur 25 de la Galaxie en 2062 et 2063. Leur QG se situe à Space City d'où décolle la fusée XL5.
L'équipage visite pas moins de 22 planètes (Amazonia, Conva, Granatoid, Magneton, Planet 46, etc) parfois colonisées ou inhabitables, hostiles, chaudes, glacées, transformées en prison, riches en minerais ou abritant une faune ou une flore extraterrestre.
L'équipage se compose du Colonel Steve Zodiac de la Patrouille Spatiale Mondiale; de la jolie Docteur Vénus, spécialisée en médecine spatiale; d'un navigateur et ingénieur d'âge moyen, le professeur Matthew "Matt" Matic a l'accent prononcé et du copilote Robert le robot, anthropomorphique et transparent.
Le Commandant Wilbur Zéro (Général dans la version française) apparaît dans certains épisodes ainsi que Jock Campbell (Jacques), un Ecossais chef ingénieur de la cité spatiale.
La Dr. Vénus est parfois accompagnée d'un lazoon, un animal semi-télépatique baptisé Zoonie (Zazou en français) qui s'empêtre partout et énerve le supérieur du Colonel Zodiac...
D'autres personnages apparaîtront par la suite comme le Capitaine Dix, le Lieutenant Ninety, le Fuel controller Lane, l'opérateur radio Shute, Eleanor Zéro (la femme du Commandant), son fils Jonathan Zéro qui profita de la fusée XL5 pour son voyage de noce (album de 1964), sans oublier quelques vilains.
Robert est le seul personnage des séries d'Anderson auquel Gerry a prêté sa propre voix, il est vrai modifiée grâce à un larynx artificiel (le même qu'on utilise en médecine).
Bien entendu tous ces héros sont célibataires mais pas pour autant disponibles. Ainsi, on remarque de temps en temps que la Dr. Vénus drague le Colonel Zodiac mais celui-ci n'y voit que du feu.
De son côté, le professeur Matic passe son temps à fabriquer des gadgets en frappant du métal avec un petit marteau et le Robert le robot clame régulièrement "On our way home" (sur le chemin du retour) ! Tournage et production
La série "Fireball XL5" comprenait 39 épisodes d'environ 25 minutes filmés en noir et blanc sur une pellicule de 35 mm avec une seule caméra et en son mono.
Le projet nécessita la collaboration de 16 personnes. Reg Hill était producteur associé et cinq personnes assuraient la direction de la production : Gerry Anderson, Alan Pattillo, David Elliott, Bill Harris et John Kelly.
La supervision fut assurée par David Elliott. La direction de la photographie fut prise en charge par John Read et Ian Struthers, la direction artistique par Bob Bell.
Les effets spéciaux furent réglés par Derek Meddings qui réalisa également certains dessins du synoptique, le décor musical fut composé, arrangé et dirigé par Barry Gray, le thème musical (titre) fut arrangé par Charles Blackwell.
Les voix furent assurées par Paul Maxwell, Sylvia Anderson, David Graham (qui dessina également quelques bandes dessinées), John Bluthal et Gerry Anderson.
Les animations furent réglées par le procédé Supermarionation inventé par Anderson et Provis (voir plus bas) et le décor sonore comme les prises de vue furent soignés jusqu'à chaque plan.
Vu l'intérêt d'Anderson pour la science-fiction, le titre originel de la série était "Century 21". Estimant qu'il ne sonnait pas bien commercialement, il fut changé en "Nova X 100" en préproduction. Comme cela ne convenait toujours pas, inspiré par la marque "Castrol XL", Anderson décida de l'appeler "Fireball XL". Mais de nouveau, le titre n'était pas assez convaincant à l'écran si bien qu'on lui ajouta "-5" qui devint finalement "Fireball XL5" lorsqu'il passa en production.
Le tournage commença en avril 1962. En parallèle, Anderson et son équipe préparèrent les bandes dessinées, le merchandising et Anderson essaya de vendre sa série à l'étranger.
Sur le plan financier, sachant que trois ans auparavant, Twizzle (voir plus bas) coûta 27000£ et utilisa peu d'effets spéciaux, on peut estimer que le budget de "Fireball XL5" s'éleva à plus de 40000£ soit plus de 120000€ actualisés. Pour information, à l'époque le salaire moyen d'un homme était de 200£ par an. Distribution
La série "Fireball XL5" fut produite en association avec la chaîne britannique ATV et distribuée par ITC Entertainment (qui cessa ses activités en 1998 après le décès de son fondateur, Lew Grade).
Le premier épisode "Planet 46" fut diffusé sur ATV le 28 octobre 1962. La série sera diffusée durant 39 semaines. Le dernier épisode "Space Magnet" sera diffusé le 27 octobre 1963.
La série traversa difficilement l'Atlantique où elle ne fut diffusée aux Etats-Unis que sur une seule chaîne, NBC, entre 1963 et 1965, qui ne s'attendait pas à un tel succès. Elle fut ensuite adaptée en espagnol et en français.
Gerry Anderson tira également profit du merchandising. "Fireball XL5" sera proposée sous forme de jouets dont le "Space City Set", de poupées, de cahiers à colorier, de découpages et même d'un jeu (Fireball XL5 Space Race) proposé à l'occasion des fêtes.
La boîte de jouets “Fireball XL5 Space City Set” comprenant une fusée XL5 de 21",
les fusées portatives, les jetmobiles et les figurines de Steve et ses amis. Aujourd'hui,
selon sa qualité ce collector se négocie entre 200$ et 800$, certains
proposant même plus de 2000$ pour un kit complet.
A l'époque des dizaines de magazines présentaient les séries TV sous forme de bandes dessinées ou "Comic strips". Anderson profita de ce canal de distribution, vendant des licences à différents éditeurs.
Etant une adaptation de la série TV, le récit des bandes dessinées fut écrit par le scénariste Alan Fennell et les panneaux furent dessinés par Neville Main, puis Graham Coton et Mike Noble (qu'on retrouvera dans les bandes dessinées de Star Trek).
Pour la première édition, les planches ayant dû être déposées chez l'éditeur avant le tournage du premier film, la première BD fait encore référence à la fusée "C-21", certains détails des appareils sont approximatifs et les couleurs des costumes sont basées sur les concepts de préproduction. Ils seront conformes à la série TV dans les publications suivantes.
Ci-dessus, le dessin de préproduction de la fusée "C-21" proposé par Derek Meddings en 1962 et la version finalement acceptée "XL5"
"Fireball XL5" sera proposée sous la forme d'une bande dessinée de 4 pages publiée chaque semaine dans le magazine "TV Comic" en commençant par le N°565 du 13 octobre 1962, jusqu'en 1964. Elle sera ensuite publiée dans le magazine "TV21" (anciennement "TV Century 21") entre 1965 et 1967. Il y eu une dernière publication dans le magazine "Countdown" en 1971. Quatre albums annuels (les "annuals") de 92 pages comprenant 4 bandes dessinées en couleurs, 7 histoires sous forme de textes et 6 ou 7 jeux et puzzles seront également publiés entre 1962 et 1966 plus un album publié par TV21 en 1966 comprenant un écorché de la fusée en double page.
Les scénarii comme les textes de ces cinq albums ne respectent pas exactement la séries TV mais l'esprit y est. Seuls les textes de l'album de 1964 ont été écrits par Alan Fennel, tous les autres furent écrits et dessinés par de nouveaux talents.
Parmi ces dessinateurs il y eut Eric Eden, Eddie Paul, Gerry Embleto,Gerry Wood, B.Walduck, R.Hamilton, T.Hurst et H.Turner.
En 1963, le thème du générique "Fireball" (dont voici les paroles et la version longue) chanté par Don Spencer fit l'objet d'un single qui resta 12 semaines dans les charts anglais, atteignant la 32eme place.
La série TV sera diffusée sur certaines chaînes francophones sous le titre "Fusée XL5", de mémoire vers 1966, à confirmer.
En tous cas je me rappelle que je la suivais assidûment étant petit, me rappelant très bien du titre "XL5". J'étais frappé par l'effet de ralenti que donnaient les évolutions dans le vide et par la texture des paysages planétaires....
Etant donné que c'est l'un des premiers souvenirs que j'ai de l'astronautique et de l'astronomie, il est probable que cette série a contribué à ma passion pour ces disciplines. Cela valait donc la peine que je la retrouve !
Vu les difficultés que j'ai eu pour l'identifier avec mes souvenirs, je peux imaginer que d'autres amateurs prendront également plaisir à la revoir et de connaître l'histoire derrière la série.
Voici donc un échantillon de "Fireball XL5" pour les fans de Gerry Anderson et les nostalgiques des sixtees suivi d'une biographie de Gerry Anderson, probablement l'une des rares rédigées en français.
Biographie
Gerry Anderson est né le 14 avril 1929 au Royaume-Uni. Il travailla comme photographe puis dans un studio de cinéma. Durant la Seconde guerre mondiale, il travailla comme opérateur radio dans la RAF. Après la guerre, il entra aux Pinewood Studios. C'est à cette époque qu'il rencontra Lynda, sa première épouse. Ils auront deux enfants.
En 1955, il entra chez Polytechnic Films, une petite maison de production qui proposait des programmes pour la télévision. C'est à cette occasion qu'il fit la connaissance du caméraman Arthur Provis. La maison de production tomba rapidement en faillite.
Gerry Anderson et Arthur Provis décidèrent alors de fonder leur propre entreprise, Pentagon Films. Ils engagèrent trois anciens employés de Polytechnic Films dont une secrétaire nommée Sylvia que Gerry épousera un peu plus tard.
Mais après avoir réalisé quelques publicités, leur société fit également faillite. Anderson et Provis fondèrent alors AP Films, alias APF. Ils louèrent un manoir edwardien à Maidenhead, dans le Berkshire, à quelques kilomètres de la Tamise, connu sous le nom d'Islet Park.
Ils installèrent un téléphone en espérant recevoir rapidement leur première commande. Ils attendirent ainsi pendant 6 mois.
Pratiquement à court d'argent, ils reçurent un appel de Roberta Leigh, une auteur qui écrivait des romans pour les enfants et de sa collègue Suzanne Warner qui travaillait pour la chaîne Associated Rediffusion Television Company. Leigh cherchait une maison de production pour son personnage "Twizzle" qu'il fallait animer; c'était une marionnette.
Ce n'était pas la première expérience d'Anderson et Provis avec des marionnettes. Quand ils travaillaient pour Pentagon Films, ils avaient eu l'occasion de réaliser une courte publicité pour Kellogg's Corn Flakes, toujours très proche des enfants, avec un petit personnage baptisé Noddy, qui était apparu à la télévision dans la série Noddy en 1955 (Noddy, personnage créé par Enid Blyton en 1949 est très connu des enfants Anglo-Saxons qui suivent encore ses aventures aujourd'hui).
Bien qu'Anderson et Provis étaient plutôt prêts à réaliser "Les Dix Commandements" et bien que le budget n'était pas élevé, 450£ par épisode, environ 1300€ actualisés, l'idée de la marionnette leur plut et ils signèrent le contrat.
Pour éviter que le personnage ne paraisse grotesque à la télévision, ils développèrent de nouvelles techniques de film (zoom, close-up, travelling, contrechamp, effets spéciaux) et de postproduction, quitte à couper des plans ou effectuer des truquages.
"The Adventures of Twizzle" fut diffusée le 13 novembre 1957 à 16h30. La série reçut une bonne critique. AP Films recevra une nouvelle commande pour 26 épisodes d'une nouvelle série basée sur une fiction écrite par Leigh baptisée "Torchy the Battery Boy". Cette fois ils disposaient d'un budget de 27000£.
Ils recevront ensuite la commande de la série "Space Patrol" puis d'une troisième série intitulée "Four Feather Falls" en 1960 comprenant 39 épisodes de 13 minutes.
Supermarionation
C'est pour la série 'Four Feather Falls" en particulier qu'Anderson et Provis inventèrent le procédé qui sera plus tard baptisé "Supermarionation". Ils ajoutèrent aux marionnettes mécaniques des systèmes électroniques afin d'obtenir une synchronisation aussi précise que possible, notamment entre les mouvements de la bouche des marionnettes et la parole ainsi qu'entre les déplacements des objets et le déclenchement des effets spéciaux (éboulements, explosions, effets lumineux, etc). Selon Anderson, cette technique fonctionnait dans 90% des cas.
Complété par de nouveaux effets spéciaux et pyrotechniques, le procédé Supermarionation assoira définitivement la réputation du studio d'Anderson et Provis qui deviendra une référence pour tous les amateurs, et professionnels, d'effets spéciaux.
Version colorisée en 1994 par Colour Systems Technologies
L'épisode pilote fut proposé à Granada Television qui commanda 39 épisodes. Entre-temps, le manoir devint trop étroit pour leurs ambitions et AP Films déménagea dans une ancienne ferme à Ipswich Road.
Granada ne financera pas d'autres séries, ce qui déçut fortement Anderson. Néanmoins il avait déjà préparé une autre série, "Supercar".
Cette nouvelle série fut diffusée sur le petit écran en 1961 sur le réseau de la chaîne anglaise ATV puis vendue à 107 chaînes américaines, devenant le programme le plus regardé par les enfants.
Notons que l'épisode "Rescue" fait référence à la conquête spatiale. En 3 ans, cette série et le merchandising qui l'accompagna rapportèrent 750000£ soit 2.1 millions d'euros actualisés.
Fort de ce succès, en suivant l'actualité et notamment la compétition entre Russes et Américains pour la conquête de l'espace et le discours du président John F. Kennedy de 1961 déclarant qu'il voulait "envoyer des hommes sur la Lune et les ramener sain et sauf dans moins d'une décennie", Anderson profita de l'opportunité pour se tourner vers la science-fiction.
En 1962, il proposa la série "Fireball XL5" et enchaîna ensuite les séries de science-fiction, mais cette fois en couleurs, chaque nouvelle série apportant des améliorations sur les plans de l'animation et de l'image.
AP Films qui sera renommée Century 21 Production en 1965 créa ainsi "Thunderbirds" (1963) qui apporta à Anderson une renommée internationale, puis "Stingray" (1964), "Captain Scarlet and the Mysterons" (1967), "Joe 90" (1968) et "The Secret Service" (1969).
Ensuite Gerry Anderson réalisa des séries de fiction avec des personnages réels comme "UFO, alerte dans l'espace" (1970), "The Protectors" (1972), "Space 1999" alias "Cosmos 1999" (1975), "Terrahawks" (1983), "Dick Spanner, P.I." (1987), "Space Precinct" (1994), "Lavender Castle" (1999)", le dessin animé japonais "Firestorm" (2003) et "Gerry Anderson New Captain Scarlet" (2005).
Cette dernière série a coûté 23 000 000£. Selon la BBC, c'est le programme pour enfant le plus cher de la télévision britannique.
Gerry Anderson réalisa également 4 longs métrages : "Crossroads to Crime" (1960),
"Thunderbirds Are Go" (1966), "Thunderbird 6" (1968) et "Doppelgänger" (1969) mieux connu sous le titre anglais "Journey to the Far Side of the Sun".
Plus récemment, des amateurs ont créé à petite échelle des versions numériques de certaines séquences de Fireball XL5 et Thunderbirds en images de synthèse 3D.
En 2004, Jonathan Frakes réalisa le film "Thunderbirds" (Les sentinelles de l'air) inspirée de la série TV pour Universal Pictures. En résumé, c'est une mauvaise série B qui n'atteint même pas la moyenne.
Dans une interview accordée à la BBC, Gerry Anderson déclara en 2004, que quatre semaines avant la première du film, Universal Pictures lui proposa 750000$ pour de la consultance mais il refusa, jugeant que son rapport ne serait pas favorable.
Et de fait, quand il visionna le DVD qu'un ami lui prêta, il fut déçu par sa qualité et le manque de respect du producteur comme du réalisateur pour tout le travail que son équipe et lui avaient accompli pour réaliser la version originale en Supermarionation. Son opinion négatif fut partagé par d'autres fans (Cf. IMDb).
Gerry Anderson nous quitta le 26 décembre 2012. Il avait 83 ans.
Et dire que Gerry déclara un jour "je n'aime pas travailler avec des marionnettes, le plus difficile". Il avait bien du talent !
Les techniques cinématographiques qu'il inventa avec son équipe influenceront beaucoup de cinéastes et de réalisateurs, des producteurs de Star Trek à Stanley Kubrik et George Lucas. Gerry Anderson passa en quelques années du statut de bricoleur de génie à celui de légende du 7eme art.
Pour conclure, voici deux reportages sur l'oeuvre de Gerry Anderson :
*
Pour plus d'informations
Il existe sur YouTube et Dailymotion quelques versions françaises des séries de Gerry Anderson.
La série "Fireball LX5" est disponible en ligne sur TV.com mais uniquement aux Etats-Unis.
Garry Anderson, sa biographie rédigée en anglais Fireball XL5 sur Wikipedia UK TV Comic pour les bandes dessinées ATV
Le blog Studio 77 dont plusieurs articles présentent des planches des bandes dessinées
Le site de Robin Day consacré à Fireball XL5 (images 3D, albums, etc).
Il s'agit d'une exposition d’une dimension spectaculaire et respectueuse d’un patrimoine exceptionnel de l’Humanité. Elle offre au public une expérience unique par une mise en scène originale et pédagogique. Sur les traces des explorateurs, le visiteur pénètre au coeur du tombeau et découvre les trésors à travers les yeux d’Howard Carter !
Cinq années ont été nécessaires pour préparer cette exposition qui dévoile au public plus de 1000 objets funéraires, prévus pour accompagner le jeune pharaon dans son voyage dans l’au-delà.
Parmi ces objets incontournables - des répliques réalisées à l’échelle sous supervision scientifique par les meilleurs artisans égyptiens - on peut découvrir : le char doré, le lit rituel à têtes de lionne, les cercueils de ses enfants morts nés, les coffres, le célèbre trône, les grandes chapelles dorées ainsi que le légendaire masque mortuaire de Toutankhamon (chef d’oeuvre du trésor dont l’original ne voyage plus depuis les années 1980).
Adresse : Paris expo, 1 place de la Porte de Versailles 75015 Paris
Date : du 12 mai au 1er septembre 2012.
L'exposition est ouverte tous les jours de 11h à 19h, fermé le mardi (sauf juillet et août). Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Prix d'entrée : de 12.50 € à 15.90 €
Réservation : en ligne ou par téléphone au 0 892 050 050.
La science-fiction s'installe pour la première fois dans la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris. L'exposition s'étend sur 1600 m² et fut réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France et de collectionneurs privés.
Science et Fiction, aventures croisées est une balade dans une collection d’objets ayant servis aux tournages de films et séries cultes de science-fiction, une immersion dans l’univers de la SF (littérature, cinéma, BD, mangas, arts graphiques) et une découverte des interactions entre les sciences et la science-fiction.
En effet, à côté des romans de fiction pure et des "space opera" à la Star Wars, des termes comme "robot" et "cyberespace" ont été inventés par des auteurs de science-fiction avant de se retrouver dans les articles de presse et scientifiques.
A l'image de Jules Verne, la majorité des auteurs de science-fiction s'intéressent aux sciences, certains étant même astrophysicien ou ingénieur de formation. Ces auteurs font plus qu'écrire une oeuvre de fiction, elle en devient une fiction sociale : ils s'interrogent sur les futurs possibles et les conséquences que peuvent avoir la science et la technologie sur la société et sur l'homme.
Cette plongée dans notre imaginaire est passionnante tant elle englobe de nombreux thèmes. L'exposition s'article autour de deux grands plateaux : le premier consacré aux voyages dans l'espace et le temps, le second aux oeuvres consacrées aux hommes, aux sociétés et aux machines. Infos pratiques
Tout est clairement expliqué sur le site web de la Cité des sciences. L'exposition temporaire est ouverte du 21 octobre 2010 au 3 juillet 2011.
La Cité est située au nord de Paris (30 avenue Corentin Cariou, 75019). Pour s'y rendre, prenez le bus ou le Métro et sortez "Porte de la Villette".
Prix de l'entrée : 11€ plein tarif, 8€ tarif réduit, gratuit pour les moins de 6 ans. Vous pouvez acheter votre billet en ligne. Tel. 01 40 05 70 00.
NB. Profitez de votre passage culturel à Paris pour visiter le Palais de la Découverte et la Géode.
A partir d'une idée originale proposée par l'Association pour la nouvelle orthographe, le Conseil supérieur de la langue française (F) et le Groupe de modernisation de la langue (un groupe de réflexion constitué de représentants de France, de Belgique et de Suisse) notamment ont décidé de rectifier l'orthographe française. On peut déjà dire avant même qu'elle ne soit appliquée que la nouvelle orthographe recommandée ne plaît guère aux maîtres d'écoles. Car les simplifications vont imposer des mises à jour dans tous les manuels scolaires sans parler de la confusion qu'un tel changement va entraîner dans l'esprit de nos jeunes têtes blondes ! En revanche, sur le fond, le choix est judicieux dans la plupart des cas et va effectivement dans le sens d'une officialisation des usages, en supprimant notamment des orthographes désuettes ou trop complexes voire inutiles et en harmonisant l'accord ou l'orthographe des mots empruntés. Ainsi, à présent il convient d'écrire buche, crème fraiche, weekend, portemonnaie, assoir, ruissèle, règlement, des après-midis, révolver et pas autrement (d'autres exemples sont présentés plus bas). Cela ne signifie pas que la langue française perde ses racines ou devienne moins subtile (notez l'usage du subjonctif qui sera aussi un jour en désuétude!). Etant une langue moderne, le français évolue constamment et ces changements font partie de sa dynamique. Il est donc normal que, dans la continuité des réformes opérées par le passé, l'orthographe du français connaisse aujourd'hui une nouvelle évolution. En tous cas, les étrangers apprenant le français apprécieront ces simplications ! Résumé des principales nouvelles règles Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union.
Exemples : vingt-et-un, deux-cents, trente-et-unième Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.
Exemples : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis On emploie l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.
Exemples : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient L'accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et dans cinq cas d'ambigüité.
Exemples : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).
Exemples : j'amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s'appliquent aux mots français.
Exemples : des matchs, des miss, révolver La soudure s'impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-, dans les mots composés avec des éléments « savants » et dans les onomatopées et dans les mots d'origine étrangère.
Exemples : contrappel, entretemps, extraterrestre, tictac, weekend, portemonnaie Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s'écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu'un nom en -otte (comme botter, de botte).
Exemples : corole ; frisoter, frisotis Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.
Exemples : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer Enfin, certaines anomalies sont supprimées.
Ajoutons qu'on écrit e-mail, les mois du calendrier sans majuscule et qu'en Europe francophone on met un espace, ne fut-ce que réduit, avant le point-virgule.
Personnellement, ces nouvelles règles élucident bien des doutes.
Ces changements ne vous autorisent pas pour autant à faire des fautes d'orthographe dans les documents que vous envoyez à vos collègues !!
Consultez également l'article Question de langue sur le site de l'Académie française.
Le chanteur français Alain Bashung est mort ce 14 mars 2009 à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer, a annoncé sa maison de production, Garance Productions.
Depuis l'automne 2007, il était atteint d'un cancer du poumon et suivait une chimiothérapie qui l'avait fort affaibli. Alain Bashung est décédé entouré des siens à l'hôpital Saint-Joseph à Paris, précise le communiqué. Bashung laisse derrière lui sa femme Chloé et deux enfants.
Histoire d'un rocker
Né à Paris le 1er décembre 1947, Alain Baschung est élevé par la famille de son beau-père et sa grand-mère qui vivaient en Alsace, dans la région de Strasbourg. A 5 ans Alain s'achète un harmonica.
La famille Baschung monte à Paris en 1959. Alain y découvre le rock américain et monte un groupe éphémère, les Dunces (les Cancres), avec quelques amis.
Quelques années plus tard, fort de cette expérience, Bashung crée une nouvelle formation, change son patronyme en Bashung et débute véritablement sa carrière de chanteur.
En octobre 1966, à l'âge de 19 ans, Bashung est remarqué par un directeur artistique de chez Philips qui lui propose d'enregistrer son premier 45 tours «Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ?». Mais le succès ne vient pas.
Bashung utilise alors des pseudonymes tels que David Bergen et Hendrick Darmen sous lesquels il publie une douzaine de titres. Il compose également pour d'autres artistes comme Noël Deschamps ou Dick Rivers.
Bashung mettra du temps pour être apprécié du public. D'une part son rock trop délavé n'est pas apprécié des puristes et d'autre part son style original ne fait pas vraiment dans la variété. De plus ses chansons parlent de ses sentiments dans certaines situations de la vie et sont autant d'introspections très personnelles.
Ses premiers albums sont des "succès d'estime" comme il le dit lui-même, des échecs («Romans photos» sorti en 1977 et «Roulette russe» en 1979). Mais Bashung est confiant et continue à composer. Il connaît son talent et veut persévérer dans son style de rocker underground.
Il connaît finalement le succès en 1980 avec le titre «Gaby, oh Gaby» vendu à 300 000 exemplaires. Puis il interprète des titres comme «Vertige de l'amour», «Ma petite entreprise», «La nuit je mens», «Madame rêve» ou plus récemment «Résidents de la république», autant de titres très riches sur le plan musical parfois teintés de blues ou de folk et très bien arrangés, qui le placeront définitivement parmi les plus grands sur la scène de la chanson française.
Alain Bashung - Gaby, oh Gaby, (C)1981 Barclay.
D'un caractère réservé, Bashung reste un homme simple et modeste qui n'aime pas la lumière des projecteurs. Mais son personnage de mec tendre a une prestance naturelle et désinvolte sur scène. C'est assurément un artiste à l'aura importante et ses chansons à texte comme ses mélodies séduisent finalement le grand public comme les amateurs éclairés.
Bashung laisse derrière lui une oeuvre considérable, unanimement appréciée par la critique et un large public francophone : 16 albums dont 2 en public, il participa à 16 films dont un dessin animé (voix de M. Le Maudit dans "Arthur et les Minimoys" de Luc Besson) et à la comédie musicale "La Révolution française" de Claude-Michel Schönberg.
"Bashung est mort debout" a écrit Le Figaro. En effet, jusqu'au bout, Bashung est resté près de son public, notamment à travers son émouvante tournée «Bleu pétrole» dont les chansons sont résolument tournées vers le monde et abordent des questions de société.
Ce n'est que très récemment que Bashung dut annuler des concerts en raison de son état de santé.
Qualifié en 2008 de "dernier des géants" par l'hebdomadaire culturel "Les Inrockuptibles", la dernière apparition publique de Bashung s'est déroulée lors des dernières "Victoires" de la musique, le 28 février dernier, cérémonie qui récompense les meilleurs artistes de la chanson française. Bashung y avait remporté trois nouveaux trophées, s'ajoutant aux huit autres obtenus précédemment. C'est à ce jour l'artiste le plus primé de l'histoire des Victoires. Mais paradoxalement Bashung ne placera que deux titres dans le Top 50.
J'ai connu Bashung au début des années 80 et il est toujours resté fidèle à lui-même. Je le sens encore marqué par l'émotion, ses chansons enveloppées dans une atmosphère d'ambiance très particulière, douces mais parfois révoltées, colorées de nostalgie, parfois tristes ou heureuses mais toujours porteuses de sens.
Pourquoi les meilleurs doivent-ils toujours partir avant les autres...
Le tableau suivant contient plus de 100 personnalités. Je vous mets au défi de les reconnaître. On prétend que si vous en reconnaissez au moins 25, vous êtes une personne cultivée...
Personnellement je parviens à reconnaître (et nommer) au moins 50 personnages, ce qui me semble être un score honorable. Toutefois je ne prétends pas être cultivé quand je vois le score auquel certains candidats arrivent à un jeu comme "Questions pour un champion" par exemple.
Au jeu des personnages, on constate que les Européens connaissent bien mal les personnalités d'Asie ou du monde arabe (d'autres vous diront qu'ils ne reconnaissent même pas les personnalités scientifiques, sportives, les artistes, les aventuriers, etc).
En marge des JO de Pékin, les restaurants de la capitale chinoise rivalisent d'imagination pour séduire les 7 millions de visiteurs attendus pendant les JO : ormeau en forme de bateau avec des rames d'asperges, battes de baseball en mini-épis de maïs, paniers de nouilles en forme du "nid d'oiseau", surnom du stade olympique de Pékin...
Mais sous ces airs festifs et vertueux l'air ne fait pas la chanson...
N'oublions pas qu'à côté de la violation des Droits de l'Homme, la torture des animaux existe toujours en Chine et en Asie du sud-est ainsi que le montre ce reportage insoutenable nous montrant comment on peut dépecer un animal vivant en Chine ! Âmes sensibles s'abstenir... Ces tortures perdurent depuis des années et rien ne semble changer !
Un représentant de l'agence de voyage China International Travel Service (CITS) a déclaré que les visiteurs seraient peut-être choqués par certains aliments consommés en Chine mais qu'ils devaient "franchir le fossé culturel et les considérer avec l'esprit ouvert". Qu'en pensez-vous ?
Personnellement, comme d'habitude dirais-je, ce Chinois se voile la face et défend son mode de vie sans même le remettre en question.
Devant de telles tortures infligées aux animaux, si je le pouvais, je mettrais illico la Chine au ban de la société jusqu'à ce qu'elle se décide à bannir ce genre de barbaries, sinon que mort s'en suive ! A croire qu'en Chine "culture" rime avec "torture" et "dictature" !
Changer les mentalités
En voyant ces images, rien ne sert de réagir au premier degré car le problème ne va pas se résoudre en boycottant à 3 ou 4 les restaurants chinois de votre quartier !
Toute la Chine est près de chez vous ou dans votre habitation car dans beaucoup de domaines ils commencent à remplacer le "Made in Japan" : dans les composants de votre TV ou PC, dans les jouets, dans les vêtements, dans votre voiture, dans votre nourriture, même dans vos actions ou fonds de pension gérés par votre banque, votre assureur (Axa, Dexia, ING, etc., sont présents en Chine !) ...Seuls vous ne pouvez pas vous battre contre un tel dragon.
Changer les mentalités asiatiques est un travail de longue haleine qui commence sur les bancs d'école. A défaut, cela passe par l'instauration de nouvelles lois et, plus compliqué encore, par la surveillance de leur bonne application sur le terrain. Or peu de lois de protection des animaux existent en Chine ou leur contrôle est souvent factice.
Quand on sait comment certains de nos fermiers traitent leurs animaux envoyés à l'abattoir alors que nos pays disposent de lois de protection et font payer des amendes aux contrevenants, on se rend compte combien le chemin sera long pour les Chinois...
On ne peut donc que remplir des pétitions, notamment celles proposées par le réseau libre R.A.G.E. et demander à nos chefs d'Etats et autres politiques d'aborder la question lorsqu'ils iront en Chine ou recevront un officiel chinois en visite officielle.
Ailleurs, les ONG peuvent également avertir les médias et signaler les abus. A force d'en parler, les Chinois les plus sages devront bien poser la question à leurs compatriotes sanguinaires. Cela se fait déjà, car il existe des associations écolo et de protection des animaux en Chine, la liste est longue, mais le changement de mentalité et de coutumes est lent, trop lent.
L'acteur et réalisateur américain Charlton Heston est décédé le 5 avril 2008 à Beverly Hills (Los Angeles) des suites de la maladie d'Alzheimer. Il avait 83 ans.
Né John Charles Carter, le 4 octobre 1924 à Evanston, Illinois, Charlton Heston est très tôt devenu une figure emblématique du cinéma américain.
Comédien à la technique d'acteur parfois déficiente, c'est sa stature imposante (1.93m), son carisme certain et son expérience inégalée qui firent de lui l'un des meneurs du cinéma américain pendant plus d'une génération.
C'est à l'âge de 17 ans que Charlton Heston tourna son premier film "Peer Gynt" qui ne sortira sur les écrans qu'en 1965.
De 1941 à 1945, il mis sa carrière d'acteur entre parenthèses et devint opérateur radio et mitrailleur à bord des B-25.
En 1947, il intégra la troupe de théâtre de Katherine Cornell et travailla pour le théâtre et la télévision dans des adaptations de William Shakespeare notamment.
Repéré par le producteur de cinéma Hal Wallis, Charlton Heston signera son premier contrat en 1950 sans même passer de bout d'essai. Il obtint son premier rôle dans "La Main qui venge" de William Dieterle et débute ainsi une carrière exceptionnelle.
Charlton Heston eu la chance de toucher à tous les genres : tout d'abord à la comédie dramatique avec "Sous le plus grand chapiteau du monde" en 1952, puis au film d'aventure avec "Les 10 Commandements" en 1956, le policier, le peplum avec "Ben-Hur" en 1959, pour lequel il recevra un oscar, le western et le film dramatique avant de s'attaquer au cinéma fantastique et de science-fiction avec notamment "La Planète des singes" (1967) et "Soleil Vert" (1973). On le reverra ensuite dans "La Planète des singes" de Tim Burton en 2001, mais cette fois sous les traits cachés d'un vieux singe, le père du Général Thade, plutôt que d'un homme. Il sera notamment dirigé par Orson Welles, Cecil B DeMille et Franklin J. Schaffner.
C'est le rôle de Moïse dans "Les 10 Commandements" suivi trois ans plus tard par celui de "Ben-Hur" qui propulseront Charlton Heston au sommet de la gloire alors qu'il avait à peine 32 ans.
Voici un aperçu de son extraordinaire filmographie qui compte plus de 80 films : La Main qui venge (1950), Sous le plus grand chapiteau du monde (1952), Les 10 Commandements (1956), La Soif du mal (1958), Ben-Hur (1959), Le Cid (1961), Les Cinquante-Cinq Jours de Pekin (1963), Major Dundee (1965), Le Seigneur de la guerre (1965), Khartoum (1966), La planète des singes (1967), Le survivant (1970), L'homme Omega (1971), Soleil Vert (1973), Tremblement de Terre (1974), 747 en péril (1975).
Dans les années '80 Charlton Heston ne trouva plus de rôles au cinéma.
Il se tourna alors vers la télévision, produisant ou jouant des rôles dans des séries TV ou assurant le commentaire de différents documentaires, notamment "The Mysterious Origins of Man - Forbidden Archaeology" en 1996, un film d'une heure présenté en prime-time dans lequel il aborde des sujets scientifiques controversés (la découverte de soi-disant empreintes d'hommes à l'époque des dinosaures, de mystérieuses cartes marines ou de l'Antarctique, l'origine des constructions précolombiennes ou de Stonehenge, les ressemblances entre les pyramides d'Egypte et du Mexique, etc) qui souleveront de nombreux débats dans les universités américaines tant les commentaires des intervenants furent irrationnels; au désespoir des scientifiques, Charlton Heston s'aventurait en pleine patascience !
Dans les années 1990 et 2000 Charlton Heston revint au cinéma et joua dans des films comme Wayne's World 2 (1993), Tombstone (1993), True Lies (1994), Hamlet (1996), La Planète des singes (2001) et Bowling for Columbine (2002).
C'est pour ce dernier film réalisé par Michael Moore qu'il sera interrogé et très critiqué pour ses prises de position en faveur du port d'armes à feu, Charlton Heston étant président de la National Rifle Association (NRA), le principal lobby qui prone le port libre des armes à feu aux Etats-Unis.
Suite à ces critiques, le 27 avril 2003 Charlton Heston abandonne la présidence de la NRA. Ce sera aussi sa dernière apparition à l'écran.
S'il gagna son combat contre un cancer de la prostate, en août 2002, à l'âge de 78 ans, Charlton Heston annonça qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer et mis ainsi fin à sa carrière d'acteur.
Rongé par la maladie et s'affaiblissant, ces dernières années on avait peine à reconnaître l'homme athlétique et alerte qu'il fut jadis.
Quoiqu'aient pu être ses positions politiques, Charlton Heston eut une grande influence et fut un personnage très respecté à Hollywood et dans le monde. Il nous manquera.
En 2007, un homme qui se dit "artiste" a fait crever un chien dans une salle d'exposition et compte réitirer son geste lors d'une Biennale culturelle qui se déroulera en 2008 au Honduras !
N'oubliez pas de signer la pétition contre l'exposition de ce malade nommé Guillermo Vargas Habacuc. A ce jour la pétition compte déjà plus de 1.6 millions de signatures et se complète de dizaines de signatures chaque seconde.
La Deux, chaîne culture de la RTBF, s'est donnée pour objectif pour la saison 2007-2008 de diffuser notamment de nouvelles séries de fiction. Si nous sommes envahi par la musique et les produits anglo-saxons, paradoxalement les Européens continentaux ne parlant pas la langue de Shakespeare ignorent pratiquement tout de la culture anglaise et notamment des émissions diffusées sur les chaînes de la BBC dont très peu sont traduites et diffusées en francophonie. Nous connaissons bien quelques séries humoristiques en commençant par les "Monthy Pyton's", les séries policières comme "Chapeau Melon et Bottes de cuir" et autre "Amicalement Vôtre" et plus récemment les documentaires scientifiques ou culturels au sens large parfois coproduits avec la NHK. Nous les connaissons car elles ont été adaptées en français. Mais à côté de combien d'autres perles passons-nous ainsi par ignorance ? Docteur Who Pour déroger à cette règle, la chaîne belge nous propose la série "Docteur Who". Il s'agit d'une très ancienne série culte britannique qui fut diffusée sans interruption entre 1963 et 1989, totalisant pas moins de 26 saisons et plus de 600 épisodes ! Même des séries comme "Star Trek", "X-Files" ou "Stargate SG-1" (9 saisons) font pâles figures devant un tel score !
"Docteur Who" est devenu une véritable institution en Grande-Bretagne. Cette série relate les aventures d'un extraterrestre, le Seigneur du temps, qui est venu sur Terre pour échapper à la guerre qui a détruit sa planète.
Agé de 900 ans, le docteur Who est capable de voyager dans l'espace-temps. Il apparaît ainsi à diverses époques et toujours au moment des catastrophes (éruption du Krakatoa, du nauvrage du Titanic, de l'assassinat de Kennedy, etc), à se demander s'il n'est pas à l'origine de ces malheurs. Aussi, chaque fois qu'on l'aperçoit, sa présence inquiète les rares personnes qui connaissent son existence... En fait, le héro n'a rien d'un destructeur de monde, que du contraire : son but est de protéger notre planète en compagnie de son assistante. Petit détail, pour passer inaperçu, le docteur Who utilise un vaisseau spatial ressemblant à une cabine téléphonique de police des années 1950... Ce côté kitsch peut suprendre et déplaire à certains mais cette naïveté fait aussi tout le charme de la série qui ne se prend vraiment pas au sérieux. Telle est la trame de la série. Devant le succès incontestable de "Docteur Who", en 2005 la BBC a décidé de produire la suite de ses aventures. Scénarisée par Russell T. Davies ("Queer as folk"), la série britannique totalise déjà quatre saisons dont la dernière sera diffusée à partir de mars 2008 sur la BBC. Elle eut un tel succès au Royaume-Uni que deux séries dérivées ont été produites, "Torchwood" et "The Sarah Jane Adventures". Un héro aux multiples visages Fait plutôt particulier pour une série, le personnage du "Docteur Who" est incarné par plusieurs acteurs. Depuis 1963, pas moins de dix acteurs ont incarné le rôle du Seigneur du temps ! Il y en eu deux rien que pour la nouvelle série... Dans la saison 1 c'est Christofer Eccleston ("60 secondes Chrono", etc) qui joue le rôle du docteur Who. Dans la saison 2, c'est David Tennant ("Harry Potter et la coupe de feu", etc). Ce changement de personnage est propre à cette série. En effet, depuis toujours quand le docteur Who est blessé ou agonisant, il a la possibilité de changer de corps. Et hop, le tour est joué. De cette manière la série peut durer dix fois plus longtemps que la longévité de ses acteurs !
Son assistante n'est pas vraiment fidèle non plus. Durant les deux premières saisons elle sera incarnée par la chanteuse pop Billie Piper qui tient le rôle de Rose Tyler mais dont on perdra ensuite la trace dans des univers parallèles. Elle reviendra en guest star dans les séries suivantes. A partir de la saison 3 le docteur Who trouvera une nouvelle asssistante sous les traits de Freema Agyeman qui tient le rôle de Martha Jones.
La série connaîtra-t-elle le même succès sur les chaînes francophones ? Certainement auprès des amateurs d'humour anglais et d'effets spéciaux ou des maquillages qui n'ont rien à envier aux séries américaines.
En revanche, je ne suis pas certain que le public de la Deux adore ce genre de films, la série "Eureka" par exemple n'ayant pas fait long feu alors que le public anglo-saxon l'a fort appréciée. A vous de juger. Signe que la RTBF ne croit qu'à moitié à cette série à la fois fantastique et pleine d'humour, "Docteur Who" sera diffusé sur la Deux à partir du samedi 9 février 2008 à raison de deux épisodes successifs à partir de 17h. La série culte n'a même pas été diffusée en prime time.
Les DVD de la nouvelle série sont disponibles en anglais et en français chez Warner Bros Vidéo.
Pour plus d'information, consultez le site de la BBC.
La bioastronomie et la recherche d'intelligence extraterrestre (SETI) sont des sujets passionnants. Non seulement ils sont multidisciplinaires et suscitent notre curiosité mais les conséquences d'une découverte majeure peut révolutionner notre culture.
Suite à l'intérêt que les téléspectateurs ont manifesté lors de la diffusion du programme "Cosmic Connexion" consacré à SETI, la chaîne de TV ARTE a annoncé sa rediffusion.
Celle-ci a été programmée le dimanche 28 octobre à 00:05 locale. Précisons que le message SETI a proprement dit ne sera pas réenvoyé dans l'espace.
Rappelons que les émissions diffusées sur ARTE avant 19 heures ne sont disponibles qu'en numérique via CANALSAT, le câble numérique, l'ADSL ou la TNT.
Cosmic Connexion
A l'heure actuelle plus d'une dizaine de messages ont été envoyés dans l'espace ou déposés sur la Lune ou sur Mars.
Le 30 septembre 2006, en collaboration avec Jean-Jacques Beineix, réalisateur et producteur de Cargo films, le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) diffusa simultanément sur les ondes de la chaîne TV ARTE et dans un radiotélescope installé à Aussaguel (Toulouse) une émission télévisée intitulée "Cosmic Connexion".
D'une durée de 2h50, le message télévisé présenté à 20h40, une heure de grande écoute, fut envoyé en temps réel à destination de l'étoile "Errai", Gamma Cephei. Il s'agit d'une étoile de magnitude 3.2 située à 45 années-lumière dans la constellation de Céphée, au sud-est de la Grande Ourse (A.D.: 23h 39m 20.8s; Décl.: +77° 37' 56.2''). C'est une étoile sous-géante orange de classe spectrale K2 V, d'une masse relative de 1.4 Ms et d'un rayon de 6.2 Rs âgée de 6.6 milliards d'années. Sa température effective est de 4800 K.
Errai (Gamma Cephei) et l'exoplanète Gamma Cephei B. Credit: T.Lombry.
Gamma Céphée est entourée par une exoplanète, Gamma Cephei B dont l'existence fut annoncée dès octobre 2002 et confirmée en 2003 par les astronomes de l'Observatoire McDonald de l'Université du Texas. L'exoplanète présente une masse de 1.6 fois celle de Jupiter et gravite à 2.0 UA de l'étoile. Sa période est de 903 jours.
Errai a été choisie car suite au mouvement de précession des équinoxes (et le lent déplacement du Point vernal), la projection de l'axe du pôle Nord suit approximativement un cercle sur la voûte céleste, donnant le rôle d'étoile Polaire à différentes étoiles au cours d'un cycle de 25800 ans. Ainsi, il y a 2300 ans, c'était une étoile du Dragon qui servait d'étoile Polaire. Aujourd'hui c'est Polaris et dans 25 siècles, en l'an 4500, ce sera Errai. Aldéramin, Alpha Cephei, sera notre étoile Polaire en l'an 7500 et Véga, Alpha Lyrae vers l'an 12000.
Le message transmit au cours de l'émission "Cosmic Connexion" n'avait rien d'un formulaire mathématique ou d'un simple catalogue d'images destinés à d'éventuels extraterrestres.
Exploitant toute la puissance du support audio-visuel (image, film, son, animations, dessin animés, etc), un couple de présentateurs nus présentés en clair-obscur et symbolisant le dessin élaboré par Carl Sagan et Frank Drake décrivait de manière simple et très illustrée ce qui nous caractérisait en tant qu'être humain et civilisation technologique, bref en quoi nous étions originaux.
Les auteurs sont partis de l'idée que même si les mathématiques sont un excellent support universel pour véhiculer une information entre intelligences technologiques, les images ou les films présentent un contenu informatif encore supérieur et d'autant plus s'ils touchent aux sentiments les plus profonds.
Illustrée sous formes de cartes postales et de nombreuses images statiques, l'émission visait à convaincre nos éventuels contacts que nous valions la peine d'être connus.
Objectivement on peut dire que l'objectif de l'émission fut atteint dans tous les sens du terme. Non seulement le message atteindra Errai dans 45 ans, mais certaines séquences furent émouvantes quand ils abordèrent la question de l'amour ou de la possibilité d'une rencontre extraterrestre.
Le message contenait également des dizaines de commentaires envoyés par les internautes francophones au CNES et les points de vue de quelques exobiologistes parmi lesquels André Brack en France et Jill Tarter de l'Institut SETI américain.
Un livre et un DVD (1h) ont également été édités suite à l'émission. Notons pour l'anecdote que le titre original du livre était "COSMIC... à la recherche de mondes habités". Il est devenu "COSMIC : En attendant les extraterrestres", sans doute plus approprié et à l'impact "marketing" évident.
Pour plus d'information, consultez le dossier consacré au programme SETI, notamment l'article décrivant les messages envoyés dans l'espace.
L’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et le portail LeWebPédagogique ont annoncé ce 17 octobre 2007 leur collaboration. Les 1200 blogueurs déjà inscrits sur la plate-forme LeWebPédagogique pourront insérer gratuitement dans leurs blogs des vidéos issues du fonds de l'INA, soit plus de 100000 émissions de radio et de télévision.
Ce site, réalisé par l’INA, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, propose plus de 1000 archives audiovisuelles sur les grands moments du XXe siècle, accompagnées de leur contexte historique et médiatique. "Voilà une excellente nouvelle", a déclaré Hugo Billard, professeur d’Histoire Géographie à Meaux et auteur du blog Le jardin des retours. "Les élèves vont pouvoir avoir des cours encore plus vivants !".
"Nous souhaitons apporter un outil efficace à la communauté pédagogique. Le partenariat avec l’Ina permettra à nos blogueurs de publier des billets plus riches donc plus attractifs pour les élèves ! ", a souligné Vincent Olivier, le fondateur de cette start-up.
L’INA s’est associé à cette initiative qui s’inscrit dans sa stratégie de partenariats notamment à destination des élèves et des enseignants. "Nous apportons aux professeurs une ressource audiovisuelle importante, leur indiquons des pistes pour une exploitation pédagogique, mais ils leur reste à préparer et à animer leur cours, y compris sur leurs blogs", a déclaré Roei Amit, responsable des éditions de l’INA. A propos du WebPédagogique Le Web Pédagogique est la plate-forme 2.0 de la communauté éducative. Elle est gratuite tant pour les professeurs que pour les élèves qui bénéficient ainsi d’une forme originale et efficace de soutien scolaire en ligne. Plus de 1200 blogs y ont été ouvert depuis le lancement de l’offre en septembre 2006. A propos de l’INADepuis février 2004, l’INA propose aux professionnels un service unique sur inamedia, première banque mondiale d’archives audiovisuelles numérisées et accessibles en ligne. Depuis avril 2006, le grand public a un accès direct, en simple consultation ou en téléchargement, à plus de 100000 émissions de télévision et de radio sur le site de l'INA. Cette offre s’enrichit de 50000 émissions par an et s’est étendue au domaine pédagogique avec "Apprendre", un outil éducatif audiovisuel en ligne.
L’INA est également un laboratoire unique de recherche qui développe de nouvelles technologies telles que "Signature", procédé technique de protection des contenus sur le web.
Premier pôle européen de formation aux métiers de l' image et du son, l'INA est aujourd'hui un des acteurs européens majeurs de l'enseignement professionnel à l'audiovisuel.
Depuis octobre 2007, Ina’Sup, l’école supérieure de l’audiovisuel et du numérique, propose deux masters. (INA).
Nous avons soulevé voici quelques semaines la question de la crédibilité des informations contenues sur Internet et notamment celles publiées sur l'encyclopédie libre Wikipédia.
Par une heureuse coïncidence, la Fondation Wikimedia a décidé d'améliorer la qualité de ses informations tout en préservant l'esprit de ce projet qui est de rester communautaire et gratuit, a expliqué Florence Devouard, présidente du conseil d'administration de la fondation gestionnaire de Wikipédia. "Nous venons d'ouvrir un site de réflexion, quality.wikimedia.org, pour avancer sur cette voie", a-t-elle déclaré.
"Au fil des ans, la qualité des articles, rédigés et modifiés par les internautes, s'est accrue. Mais elle est susceptible de se dégrader sur un simple ajout. Nous travaillons donc sur la stabilité de l'information", explique Mme Devouard.
Un système de "flag" à apposer sur les articles validés pour leur bonne qualité est à l'étude. Reste à gérer les versions (l'internaute doit-il consulter la version vérifiée du texte ou la dernière version), les personnes habilitées à apposer cette estampille, etc.
Si les participants allemands à Wikipédia sont en pointe sur la question de la fiabilité et semblent prêts à accepter une certaine hiérarchie au sein des contributeurs, les Français et les Britanniques semblent moins enclins à accepter ce contrôle. Publication, correction et vandalisme
Rappelons que depuis son lancement en 2001, Wikipédia compte plus de 100000 articles rédigés dans une quinzaine de langues, dont un quart en langue anglaise, vient ensuite l'allemand et le français.
Mais du fait que l'encyclopédie est en libre accès et que tout un chacun peut ajouter des articles ou corriger des paragraphes, le site fait l'objet de vandalisme, notamment à l'égard des textes relatifs aux entreprises ou concernant la biographie de personnes vivantes, des sujets très sensibles et qui peuvent tomber sous le coup de la loi. "Actuellement, par exemple, nous avons dû geler un article sur un journaliste britannique qui protestait car il était mis en cause par un internaute. Nous avons ôté les passages controversés ou non sourcés", indique Mme Devouard. "Souvent, des personnes aimeraient que l'on retire leur biographie de l'encyclopédie. Mais on refuse à partir du moment où elles ont un peu de notoriété", souligne-t-elle.
Personnellement, ayant rédigé de nombreux articles scientifiques sur Wikipédia (et continant à un rythme moins soutenu) et étant auteur en parallèle, j'ai également dû exiger de Wikipédia France qu'ils suppriment mes références nominatives et ajoutent une notice de copyright suite à des plagiats et de la jalousie orchestrée par certains internautes français, mais certains jeunes administrateurs ne s'y sont pas pliés volontiers invoquant la publicité de l'information, ce qui est évidemment contraire à la protection des données personnelles, des droits d'auteurs et du droit de correction de l'auteur.
Grâce à l'outil Wikiscanner développé par Virgil Griffith, les gestionnaires de Wikipédia savent aujourd'hui qui sont les personnes qui interviennent sur Wikipédia, du moins elles connaissent leur adresse IP. "Avant, ils ne savaient pas qu'on savait. Maintenant, ceux qui veulent nous manipuler agiront depuis un café internet", considère Mme Devouard.
L'affaire Sciences Po
Concernant les textes rédigés en français, récemment des étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po de Paris ont publié une étude sur les faiblesses de Wikipédia. Ainsi que le relate Wikipédia, le 13 juillet 2007, ces élèves ont inséré volontairement des erreurs qui n'ont été corrigées qu'au bout d'un certain temps, parfois plusieurs semaines, ont-ils constaté.
Comment considérer l'attitude de ces étudiants en journalisme ? Pour participer depuis des années aux versions anglaises et françaises de Wikipédia dans de nombreuses matières scientifiques (physique et astronomie notamment), je considère vraiment leur attitude comme du vandalisme et stupide.
En effet, toute personne ayant un minimum de sens critique doit d'abord se demander de quel droit ces étudiants ont agi de la sorte et sans le consentement des administrateurs de Wikipédia. Qu'ils soient de futurs journalistes ou les représentants d'une grande école n'est pas une excuse et devrait même les faire réfléchir sur l'image qu'ils donnent en ayant agi de la sorte.
Que nous soyons dans un Etat de droits qui garantit la liberté d'expression est une chose, encore faut-il en connaître les limites et vérifier comment cette liberté est appliquée et respectée. Or les avocats de Sciences Po devraient savoir mieux que quiconque que l'action de ces étudiants souffrent de quelques défauts. Qu'ils fassent une étude, d'accord, mais en y mettant les formes, c'est-à-dire en respectant les règles !
A ce jour, la question de leur intervention n'est toujours pas réglée, l'initiateur de cette idée prétendant n'avoir agit que dans le bien de l'encyclopédie et certainement pas pour nuire à Wikipédia. Il n'empêche que la méthode a été qualifiée par tous les "wikimania" de vandalisme.
Quand au fond du problème, il faut être naïf ou exigeant (mais con) pour imaginer que les corrections se font sur l'instant. Les participants peuvent être absents ou n'ont peut-être pas les connaissances requises pour effectuer la correction.
Il y a ensuite des milliers d'articles à vérifier et à corriger, des réponses à donner dans les discussions, et cela ne se fait pas non plus en cinq minutes.
Enfin, ces élèves ont sans doute oublié que Wikipédia fonctionne grâce à des bénévoles. S'ils étaient payés pour leur travail - ce qu'ils ne demandent pas - , ils réagiraient sans doute plus rapidement aussi.
Quant aux corrections à proprement dites, tout bon journaliste va recouper ses sources, ce qui prendra un certain temps, parfois plusieurs jours. Quand bien même il connaîtrait la "bonne réponse" ou l'explication ad hoc, que ces élèves se rappellent que personne n'est 24 heures sur 24 rivé derrière son ordinateur. Laissez encore cette liberté aux internautes !
Désolé messieurs et mesdames les journalistes en herbe, mais votre "étude" ne respecte aucune méthode et aucune déontologie. Retournez sur les bancs d'école, vous y avez encore bien des choses à apprendre !
Espérons qu'à l'avenir, cette démarche qualité écartera un peu plus les actes de vandalisme et sera bénéfique à tous. Pour plus d'information
Consultez l'article sur le Wikiscanner, la réaction des administrateurs de Wikipédia suite au vandalisme des étudiants de Sciences Po ainsi que l'article intitulé Internet pour le meilleur et pour le pire dans lequel sont notamment abordés les questions du manque de crédibilité et les dérives pseudoscientifiques de nombreux blogs et sites Internet.